Ascenseur. Les ascenseurs, monte-charge et appareils analogues sont le plus souvent munis d'une sonnette d'alarme située à l'extérieur de l'ap pareil et reliée à une source de courant par l'intermédiaire d'un bouton de commande placé dans la cabine.
En général, la sonnette d'alarme ne fonc tionne pas quand on désire l'utiliser. En effet, la source de courant d'alimentation .est habi tuellement constituée soit par un transformateur connecté au secteur, de sorte que la sonnette ne peut être alimentée en cas de panne du secteur ou de fusion des fusibles de branche ment, soit par une pile. Mais dans ce dernier cas, la pile, qui n'est pas fournie par le cons tructeur et ne subit aucune vérification, est presque toujours hors d'usage.
Lorsqu'il s'agit d'installations anciennes avec des cabines sans toit et disposées dans des vides d'escaliers ou dans des trémies dont les protections ne sont pas très hautes, l'occupant de l'ascenseur ou du monte-charge peut, en cas de pagine et de non-fonctionnement de la sonnette d'alarme, sortir de la cabine par ses propres moyens. Par contre, dans les instal lations modernes, les cabines sont couvertes par un toit et disposées dans des trémies entiè rement closes ou tout au moins dans des cages d'escaliers dont la face de service est complè tement grillagée des planchers aux plafonds; l'occupant ne peut alors sortir seul par ses propres moyens et doit attendre qu'une per- sonne montant ou descendant l'escalier en tende ses appels.
D'un autre côté, les circuits de manoeuvre sont jusqu'à présent alimentés par le courant du secteur, ce qui est un inconvénient quand une panne de secteur se produit, en particulier parce que la lampe d'éclairage de la cabine s'éteint et que l'occupant se trouve dans l'obs curité.
La présente invention a pour objet un ascenseur qui évite les inconvénients mention nés ci-dessus et dans lequel, de plus, les circuits de manoeuvre peuvent être parfaitement isolés du secteur, même si le courant de ce secteur est continu.
Dans ce qui suit, le terme ascenseur doit également englober des monte-charge et des appareils analogues.
L'ascenseur selon l'invention est caracté risé par une batterie destinée à alimenter les circuits de manoeuvre, en cas de panne du secteur, d'alarme et d'éclairage, cette batterie étant connectée à un dispositif de charge uti lisant le courant du secteur lorsque l'ascenseur n'est pas en marche.
De cette manière, quand la cabine de l'ap pareil est immobilisée entre deux étages, son occupant dispose, grâce à la batterie de la sonnerie d'alarme, de l'éclairage et des circuits de manoeuvre; cette batterie sera normalement nécessairement chargée puisque sa charge se fait chaque fois que l'ascenseur est inutilisé. Un autre avantage de l'appareil selon l'invention est que la fabrication de l'appa reillage électrique de man#uvre peut être unifiée, puisque l'appareillage alimenté parla batterie est le même aussi bien lorsque le courant du secteur est alternatif que lorsqu'il est continu.
Les moyens pour interrompre la charge de la batterie pendant la marche de l'ascenseur peuvent être constitués, par exemple, par un interrupteur interposé sur le circuit de charge et, commandé par un relais de manière à, être ouvert quand l'appareil est en marche. Les circuits de manoeuvre sont ainsi isolés com plètement du réseau de distribution pendant la marche.
Le dispositif de charge peut être de tout type connu. Si le courant du secteur est alter natif, ce dispositif peut être constitué par un transformateur et un redresseur ou par un convertisseur. Si ce courant est continu, le dispositif de charge peut être constitué par une simple résistance. Des appareils accessoires tels qu'un régulateur de tension peuvent être prévus pour améliorer les conditions de charge et augmenter la durée de la batterie. Comme la durée de marche de l'ascenseur est relati vement faible par rapport à son temps d'arrêt, il suffit d'un courant de faible intensité pour recharger la batterie, ce qui est favorable à la conservation de cette dernière.
Dans un mode de réalisation préféré de l'ascenseur selon l'invention, cet appareil com porte un moteur d'entraînement auxiliaire susceptible d'être connecté à la batterie par un bouton de secours placé dans la cabine, et des moyens pour embrayer le moteur sur le treuil de l'appareil, ainsi que pour débloquer le frein lors de la manoeuvre du bouton de secours. De cette manière, l'occupant immo bilisé dans la cabine entre deux étages peut regagner un étage proche sans aide extérieure.
Les moyens pour embrayer le moteur sur le treuil peuvent être de tout type connu; ils peuvent, par exemple, être analogues à ceux utilisés dans les démarreurs de voitures auto mobiles ou encore être magnétiques.
Les moyens pour débloquer le frein, lors de la manoeuvre du bouton de secours, peuvent être constitués par exemple par un électro- aimant auxiliaire connecté en parallèle avec le moteur auxiliaire ou par l'électro-aimant servant pour le déblocage normal du frein; mais, dans ce dernier cas, on n'est pas prémuni contre une panne de cet électro-aimant, panne qui peut être justement la raison de l'arrêt de l'ascenseur. Les moyens de déblocage du frein peuvent également être commandés mécani quement par le moteur auxiliaire lui-même.
On a représenté schématiquement à la figure unique du dessin annexé un exemple de réalisation de l'ascenseur selon l'invention.
Dans cet ascenseur, tel. qu'il est représenté au schéma, les circuits de manoeuvre normale, symbolisés par le conducteur 1, sont alimentés par une batterie 2 par l'intermédiaire d'un contact travail d'un relais 3 et d'un contact repos d'un bouton-poussoir de secours 4 placé dans la cabine 5.
La batterie 2 est susceptible d'être rechargée par le courant du secteur 6 grâce à un circuit comprenant une valve 7 qui ne laisse passer que le courant de charge, un redresseur 8 et un transformateur-abaisseur 9 sur le primaire duquel est interposé un contact repos d'un relais 10, ce dernier étant relié aux circuits de manoeuvre normale de manière à être fermé quand l'ascenseur est en marche. Le relais 3 est connecté au redresseur 8 en parallèle avec la batterie 2. En cas de manque de courant du secteur, la batterie 2 ne peut alimenter le relais, car la valve 7 empêche le passage du courant de décharge de cette batterie.
La batterie 2 est connectée à la lampe d'éclai rage 11 de la cabine 5 par l'intermédiaire d'un contact 12 fermé quand une personne se trouve dans la cabine. Elle est également connectée à une sonnerie d'alarme 13 par l'intermédiaire d'un bouton-poussoir 14 de la cabine, à un moteur d'entraînement auxi liaire 15 par l'intermédiaire d'un contacteur 16, et au circuit de commande-de ce contacteur par l'intermédiaire du contact travail du bou- ton-poussoir 4. Le moteur 15 peut être mis en prise avec le treuil de l'ascenseur au moyen d'un embrayage 19, cet embrayage fonction nant automatiquement lors de la mise en marche dudit moteur. Un électro-aimant 17 pour desserrer le frein est connecté en paral lèle avec le moteur 15.
La référence 18 dési gne des conducteurs souples reliant la cabine à la partie fixe de l'installation.
Lorsque l'ascenseur n'est pas utilisé, la batterie est en charge. Par contre, lorsqu'il est en marche, le relais 10, excité, coupe le circuit de charge. En cas de manque de courant du secteur 6, le relais 3 coupe l'alimentation des circuits de manoeuvre normale de l'ascenseur, et l'ascenseur s'arrête. La coupure de l'alimen tation des circuits de manceuvre normale évite la décharge complète de la batterie 2 et rend impossible la mise sous tension des organes de man#uvre normale.
Quand une panne se produit soit par suite d'un manque de courant du secteur, soit pour toute autre cause, l'occupant de la cabine peut avertir de la panne par action sur le bouton 14; s'il appuie sur le bouton 4, le frein est desserré et le moteur 15 s'embraye et assure le déplacement de la cabine tant qu'une action est exercée sur ledit bouton 4, ce qui permet à l'occupant de gagner seul un étage proche.