Installation pour l'entretien des voies ferrées. La présente invention a pour objet une installation pour l'entretien des voies ferrées, caractérisée en ce qu'elle comprend, montés sur divers véhicules d'in train de service et en combinaison avec des moyens, d'une part, pour soulever et maintenir soulevée une por tion de voie, d'autre part, pour piocher le ballast, sous la portion de voie soulevée, des moyens pour le criblage du ballast et sa sépa ration en diverses catégories, des moyens pour ramener sur la voie lesdites diverses catégo ries de ballast épuré, des moyens pour l'éva cuation des détritus,
des moyens pour l'égali sation du ballast répandu après épuration. Les moyens pour l'évacuation des détritus et pour la remise en place du ballast épuré peu vent également servir pour la mise en cor dons ou en tas des petits ballasts épurés et, au besoin, d'une partie du gros ballast.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, deux formes d'exécution et des variantes de l'installation faisant l'objet de la présente invention.
La fig. 1 est la vue en élévation d'une première forme d'exécution du train de ser vice de l'installation sur lequel sont montés une dégarnisseuse et ses accessoires.
Les fig. 2, 3 et 4 sont des vues de détail de certains organes représentés à la fig. 1. Les fig. 5 et 6 sont des vues de détail mon trant la disposition de cribles, de goulottes et de transporteurs de ballast. La fig. 7 est une vue partielle en élévation d'une seconde forme d'exécution du train de service.
Les fig. 8 et 9 sont des vues, respective ment en élévation et en plan, d'un dispositif régulateur de ballast de la seconde forme d'exécution.
Les fig. 10 et 11 sont des vues, respective ment en élévation et en plan, d'une variante du dispositif représenté à la fig. 3.
Les fig. 12, 13 et 14 sont des mies en coupe et élévation-coupe du châssis d'un excavateur que comprennent chacune des deux formes d'exécution représentées, les fig. 13 et 14 étant prises à 90 l'une de l'autre.
La fig. 15 est une vue en perspective d'un dispositif d'accrochage d'un guide-chaîne à des bras de l'excavateur.
Les fig. 16 et 17 illustrent la manoeuvre d'un dispositif auxiliaire.
Les fig. 18, 19 et 20 montrent des détails de certains organes d'une chaîne de l'excava teur, la fig. 19 étant une vue en coupe selon 19-19 de la. fig. 18.
Les fig. 21, 22 et 23 sont, respectivement, des vues en coupe et une vue en plan d'un dispositif de guidage de la voie au niveau de l'excavateur.
Les fig. 24, 25 et 26 montrent des détails d'accessoires du guide-chaîne.
La fig. 27 est une vue schématique, en élé vation latérale, d'un wagon-trémie pour l'éva cuation des détritus. La fig. 28 est une vite en élévation laté rale d'une variante du wagon-trémie.
Les fig. 29 et. 30 sont des vues, respective ment en plan et en élévation de face, du wa gon-trémie de la fig. 28.
La fig. 31 est une vue perspective d'une régaleuse vibrante.
La fig. 31, est une vite de détail de la fig. 31.
La fig. 32 est une vite schématique, en élé vation de côté, d'un dispositif de damage vi bratoire, monté sur véhicule.
La fig. 33 représente un détail de la fig. 32.
La fig. 34 est une vue en coupe suivant -I-A de la fi-.<B>Ô3.</B>
La fig. 35 est une vue schématique en élé vation de face, correspondant à la fig. 32, niais ne représentant. que les organes vibrants et leur commande.
La fi,-. 36 est une vue en plan d'un outil dameur que comprend le dispositif représenté aux fi,-. 32 à 35.
La fig. 37 est une vue schématique, en élévation de face, d'un dispositif à vibrations horizontales.
Les fig. 38 et 39 sont des vites en plan, correspondant à la fig. 37 et représentant deux variantes de ce dispositif.
La fig. 40 est une vue perspective d'une partie d'un appareillage comportant un dis positif à vibrations horizontales, combiné avec une régaleuse.
Les deux formes d'exécution (fig. 1 et 7 ) de l'installation, ne diffèrent l'une de l'autre que par la répartition des organes et des masses et par les dispositions prévues pour le criblage et la répartition du ballast criblé.
L'installation représentée à la fi-. 1 com prend l'équipement d'un train-parc qui se compose de trois unités: 1 Une dégarnisseuse, dont le châssis, constitué par tune longue poutre rigide, d'envi ron 30 mètres de longueur, est supporté à chacune de ses deux extrémités par un bogie et muni, dans sa partie médiane, d'un exca- vateur. Cette unité assure le dégarnissage et le relevage du ballast épuré.
2 Un wagon-crible, attelé à l'arrière de la dégarnisseuse, qui assure le criblage et l'épu ration dit ballast, ainsi que l'évacuation des détritus.
3 Un wagon moteur attelé à l'avant, qui comporte un groupe électrogène et un treuil pour le halage de l'ensemble.
Sur la fig. 1, il a été représenté en 1 le wagon sur lequel sont installés: le groupe élec trogène 2 qui alimente différents moteurs électriques de la. dégarnisseuse et un treuil 3 qui assure le halage de la dégarnisseuse pen dant le travail. Le câble du ,treuil est. ancré à l'avant.
Dans la partie médiane d'un chîtssis 3 de la dégarnisseuse est monté un excavateur 5 comportant une chaîne à godets qui se déplace dans un plan perpendiculaire à l'axe de la voie et travaille sous les traverses, soulevées ait passage par l'action d'un dispositif servant aussi au guidage de la chaîne.
Un tapis transporteur 6 entraîne vers l'arrière le ballast. déversé par les godets, tan dis qu'un autre transporteur 7 ramène le bal last épuré derrière l'excavateur; ce ballast vient alors, avec la vitesse relativement im portante qu'il a acquise sur le transporteur 7, heurter le bec d'une pièce 7a (fig. 6) en forme d'étrave de navire qui assure sa dis persion sur toute la largeur de la voie, prépa rant ainsi le travail.
d'égalisation qui est exé cuté au moyen d'une régaleuse 8, entraînée par la dégarnisseuse et qui travaille sorts les traverses à. la. manière d'un ehasse-nei-e.
Comme représenté sur la fi-. 3. le trans porteur 6 de reprise sous l'excavateur peut pivoter autour d'un axe vertical 6n, situé non loin d'un rouleau arrière 6b (fig. 3). Ce transport.etir est. solidaire du châssis dudit excavateur, lequel, comme il sera décrit ci après, petit se déplacer perpendiculairement à l'axe de la, voie. Ce transporteur 6 est. sup porté par un châssis :53 (voir fig. 4, coupe transversale du transporteur) (lui est muni, en certains points de sa longueur, de galets 54 roulant sur des traverses 55 solidaires d'une poutre maîtresse du chassls 4.
Le tapis du transporteur est supporté, d'une part, sur son brin montant, alternativement par des rouleaux droits 56 sur sa partie centrale et (les galets latéraux inclinés 57, sur sa partie latérale, d'autre part, sur son brin descen dant, par des rouleaux droits 58.
Le wagon-crible 9 comprend (voir fig. 1) 1 Un tapis horizontal 10 (fi-.<B>1)</B> dit distributeur dont la marche est réversible et qui reçoit le ballast amené de l'excavateur par le transporteur 6, par l'intermédiaire d'un transporteur 11.
2 Des cribles 12 et. 13 (fig. 1 et. 5) qui sont constitués par des tôles perforées, mon tées sur des tables à secousses inclinées vers l'avant et superposées. Ces cribles recoivent, en fonctionnement normal, le ballast du distri buteur et distribuent vers l'avant, séparément et à deux étages différents, d'une part, le (Yros ballast épuré en 14 et, d'antre part, le petit, ballast épuré en 15.
3 Une gouttière 16 qui assure la réparti tion (lu gros ballast épuré, en toutes propor tions désirées, en une partie à l'avant vers le transporteur? pour le relevage immédiat de la voie, et une autre sur les côtés pour être soit répandue entre les traverses, soit disposée en cordons ou en tas le long de la. voie.
4 Un tapis 17 qui reprend les détritus sous les cribles et les élève vers l'arrière.
5 Un tapis évacuateur orientable 1.8, qui revoit les détritus provenant ainsi des cribles et qui, suivant son orientation (fig. 2) les rejette, soit, à l'arrière, sur des wagons spé cialement aménagés avec un ensemble de transporteurs, soit, sur le côté, à faible dis tance du rail, pour former une piste ou être repris, soit, encore sur le côté, niais à une grande distance, pour être incorporés au rem blai.
Le rôle du tapis distributeur 10 est de permettre d'éviter l'accès du ballast, aux cri bles, par inversion de sa marche; la totalité du ballast dégarni est, dans ce cas, évacuée par les tapis 17 puis 18. La dégarnisseuse mé- eanique fonctionne alors comme outil de ter rassement.
Les fig. 5 et 6 montrent comment le gros ballast, à partir du ballast à épurer arrivant en 19, s'achemine sous l'effet de son poids et l'action des tables à secousses, vers la gout tière 16, afin d'y être réparti au moyen d'un volet triangulaire mobile 20, et suivant la hauteur de celui-ci, c'est-à-dire suivant la dis tance restée libre entre ce volet et le fond de la gouttière, entre le transporteur 7 et des goulottes latérales 21; de son côté, le petit ballast reste sur le crible 13 à petites perfo rations qui le sépare des détritus.
Ceux-ci sont évacués par le tapis 17, tandis que le petit ballast tombe dans les goulottes 15 pour être, à son tour, suivant les besoins, soit répandu entre les traverses, soit mis en tas le long de la voie. Dans ce dernier cas, les. goulottes 15 sont plus longues et munies de volets mobiles (tels que 15a) dont l'ouverture périodique assure la mise en tas dli petit ballast.
Dans la forme d'exécution de la fig. 7, la dégarnisseuse est encore déplacée à l'aide d'un wagon-treuil attelé à l'avant, ce qui offre l'avantage d'isoler la génératrice d'énergie, ce qui permet, à la condition d'avoir en réserve une unité semblable, de s'affranchir des dé faillances du moteur ou de la génératrice.
Par contre, les cribles et l'évacuateur de détritus sont. aménagés sur la dégarnisseuse elle-même, c'est-à-dire sur la poutre qui sup porte l'excavateur et la régaleuse; en outre, le parcours du ballast a été notablement ré duit, en raison de la réduction au minimiun du nombre et de la longueur des tapis trans porteurs.
La dégarnisseuse comporte exclusivement un transporteur de reprise qui va de l'excava teur aux cribles, un premier transporteur, de détritus qui va de la partie inférieure des cribles à un évacuateur de détritus, enfin cet évacuateur de détritus lui-même. Le ballast tombe directement des cribles sous la voie, par l'intermédiaire des goulottes.
Dans ce cas, l'augmentation de charge peut conduire à l'utilisation de bogies à trois essieux.
Dans la dégarnisseuse de cette seconde forme d'exécution, l'excavateur a été disposé, non au centre du châssis, mais plus avant. En outre, le dispositif de solièvement de la voie a été modifié pour permettre à ce soulève ment de garder une valeur constante. On obtient ainsi des avantages qui seront exposés ci-après.
Comme représenté sur la fig. 7, l'excava teur 34 est installé en avant par rapport au milieu du châssis. Cette disposition permet de répartir plus uniformément la charge sur les deux bogies, puisque la plus grande partie des organes lourds est située à la partie arrière du châssis. A cet effet, on a prévu, comme représenté sur le dessin, un bogie arrière à trois essieux, le bogie avant repré senté étant à deux essieux.
Cette position choi sie pour l'excavateur offre, en outre, l'avan tage de donner à l'onde de soulèvement de la voie une propagation plus rationnelle, et sur tout de ménager à l'arrière un espace plus grand pour la mise en place et l'égalisation du ballast, aussi bien en hauteur qu'en lar geur, puisque le sommet. de l'arc que forme la, partie de voie soulevée se trouve à l'arrière de l'excavateur. Ce résultat est encore amé lioré par le fait que, quelle que soit la pro fondeur de dégarnissage, le soulèvement de la voie est maintenu constamment à son maxi mum, comme décrit ci-après.
L'installation représentée à la fig. 7 com prend un ensemble de cribles à trois étages 35, 35a., 35b, de manière à séparer l'un de l'autre le gros ballast, le ballast moyen et le gravillon ou menu ballast. Les détritus sont repris par un transporteur 36, établi au-des sous du crible inférieur.
Les différentes goulottes 37, 37a, 37b, qui partent de chacun des étages de crible sont soumises à. un mouvement vibratoire qui leur est imprimé par les cribles auxquels ces gou- lottes sont reliées, mais qui pourrait aussi leur être imprimé par un moyen indépendant. Cette vibration faeilite le cheminement du bal last vers l'avant, accroissant ainsi l'action de la seule pesanteur.
Le gros ballast tombe sous la voie soule vée, immédiatement à l'arrière de l'excava teur, pour y être attaqué par une régaleuse double, c'est-à-dire à deux étages superposés. Les deux étages de cette régaleuse sont. indé pendants l'un de l'autre, mais pourraient. aussi être combinés. Le ballast moyen, déversé au- delà de l'étage inférieur, tombe sur la pre mière couche de gros ballast pour être régalé à son tour par le deuxième étage. Le petit ballast peut, soit être répandu au-dessus des couches précédentes, soit. être déposé le long de la voie, dans l'entrevoie, en cordon ou en tas.
Des moyens analogues à. ceux décrits ci dessus et représentés sur les fig. 5 et. 6, pour raient être interposés dans les goulottes qui prolongent. les étages des cribles, de manière à permettre un choix et. à déposer dans l'entre voie, ou entre les traverses sur les couches déjà égalisées, une partie de ehacune des ca tégories du ballast. Cette possibilité de répan dre le ballast par couches successives de gros seurs différentes facilite le drainage de la voie et certains travaux d'entretien et consti tue l'une des caractéristiques importantes de cette forme d'exécution.
Les fig. 8 et 9 représentent la régaleuse double. Celle-ci comprend deux étages en forme de<B>V.</B> Un châssis 38, suspendu à une poutre 39 par des bras verticaux 40, supporte deux étages de barres régaleuses 4lJ11a et. 42-42a. Le premier 41---11a de ces étages constitue urne régaleuse de gros ballast et le deuxième 42--12a est surélevé par rapport au premier et constitue une régaleuse de ballast moyen.
A la pointe de ce deuxième étage sont fixées deux plaques 43-.13a, en<B>V,</B> qui jouent le rôle de soc et creusent un sillon dans le ballast, le long de l'axe de la voie, afin que les charges roulantes exercent leur effort sur les parties de traverse sous rail et non sur la partie médiane de ces traverses.
Les diverses parties constitutives de la ré- galeuse sont articulées l'une sur l'autre, de façon à pouvoir être repliées ou, inversement, être mises en place d'une façon simple, lors qu'on arrête ou lorsque l'on reprend le chan tier. Un dispositif de réglage 44 est prévu pour modifier à volonté la longueur des bras 40 de support du châssis 38.
Tout dispositif approprié peut être utilisé pour régler à vo- lonté la hauteur relative des deux étages de la ré--galeuse. On pourrait aussi adjoindre à la réraleuse des dispositifs vibreurs appropriés, disposés en des points convenables de la ré galeuse, on encore utiliser, au-delà de la ré- galeuse, nu dispositif danieur indépendant, le but clé ces adjonctions étant de tasser le bal last épuré sur la plate-forme, ce qui permet d'obtenir plus rapidement la stabilisation de la voie et, par conséquent,
d'y circuler à grande vitesse dans des délais moins longs.
Le ballast, délivré par l'excavateur 31 est enlevé par le transporteur de reprise 45 (fig. 7) et déversé dans une trémie 46 qui comporte un volet articulé 47, dont la maneeu- vre permet de diriger à volonté le ballast, soit vers les cribles 35, soit, par une goulotte 48, sur le transporteur de détritus 36, dans le cas où l'on désire évacuer la totalité du vieux ballast.
Ce transporteur 36 déverse les détritus sur mi transporteur évacuateur 18 monté à la partie postérieure du châssis et orientable dans toutes positions, comme dans la première forme d'exécution.
Toujours comme dans la première forme d'exécution, et comme représenté sur les fig. 10 et 11, le transporteur 45 solidaire, à soie extrémité inférieure, du châssis de l'exca vateur, peut pivoter, à sa partie supérieure, autour d'un axe 51 situé non loin du rouleau arrière 52, Il comporte des supports intermé diaires, comme ceux représentés à la fi-. 4.
L'excavateur des formes d'exécution qu'on ;vient de décrire de Façon générale est repré senté aux fie. 12 à 14. Comme dans des ins tallations connues, il comprend une chaîne à -odets 59 qui passe sous la voie soulevée et.
(lui est guidée sous celle-ci par un guide- chaîne 60, supporté de chaque côté de la voie par des bras 61-61a.. Ce guide-chaîne sert aussi à maintenir la voie soulevée au moyen (le patins, décrits ci-après, qui sont solidaires (le sa face supérieure, et qui sont destinés à ;lisser sous les traverses. Dans les excavateurs connus, les bras de l'excavateur, au nombre de quatre, sont solidaires d'un même châssis, mobile horizontalement et perpendiculaire- ment à l'axe de la voie.
Ce mouvement s'opère par rapport à un. deuxième châssis porté par quatre vérins susceptibles de donner à l'en semble un mouvement vertical permettant de régler la profondeur du dégarnissage. Le pas sage de la position de travail à la position de roulage s'opère en repliant les bras vers le haut. Un grave inconvénient de ce dispositif consiste en ce que, au cours de cette manoeu- vre, le gabarit de la voie voisine était momen tanément engagé.
On a imaginé d'insérer, entre les bras de l'excavateur et le châssis qui les supporte, un dispositif constitué par quatre vérins, manoeu- v gables à la main par l'intermédiaire de chaî nes et. qui permettent de replier les bras en remontant leur partie supérieure, tandis que leur partie inférieure s'applique contre la pou tre. Le gabarit de la voie voisine reste ainsi libre pendant. la manoeuvre.
Une solution préférée consiste à soiunettre les bras de l'exca :#ateur à un mouvement ver tical d'ensemble par rapport à un châssis mo bile horizontalement, par l'intermédiaire de galets roulant sur des traverses solidaires de la poutre maîtresse du châssis.
Comme représenté sur les fig. 12, 13 et 14, les bras 61-61a de l'excavateur, respective ment articulés en 62-62a sont susceptibles d'un coulissement vertical le long de montants 63-63a du châssis, ce dernier étant lui-même susceptible de déplacements horizontaux, comme indiqué ci-dessus. Ces bras d'excava teur sont, de part et d'autre de la poutre, rendus solidaires par une traverse 64. Ils sont au nombre de quatre, mus respectivement par quatre vérins 65-65a actionnés ensemble par un moteur 66 et. agissant sur des écrous 49.
Les bras arrière sont légèrement plus courts que les bras avant de manière à donner au guide-chaîne, engagé sous la voie et suppor tant cette dernière, une inclinaison correspon dant à celle de la voie, en avant du sommet de l'arc qu'elle forme dans l'intervalle com pris entre les bogies. En outre, les bras situés d'un même côté de la poutre sont, de préfé rence, plus courts que ceux situés de l'autre côté, afin de permettre de donner à la plate- forme une certaine inclinaison favorable à l'écoulement des eaux.
Cette disposition du châssis de l'excava teur assure un allégement important de l'en semble de l'installation. D'autre part, elle per met d'effectuer simplement - ce qui consti tue un perfectionnement important - les ma- noeuvres d'accrochage des bras au guide- chaîne et de décrochage des bras de ceux-ci, sans jamais engager le gabarit de la voie voi sine, la position de roulage avec bras repliés représentée sur la fig. 12 correspondant à la position la plus haute des traverses 64.
La fig. <B>15</B> montre, en perspective, le dis positif utilisé pour opérer l'accrochage et le décrochage des bras, respectivement du guide- chaîne. Cet accrochage s'effectue à l'aide d'un tenon 67 formé à la partie inférieure du bras 61 et d'tune mortaise 68 pratiquée dans le guide-chaîne 60. Pour réaliser l'accro chage, on fait descendre les bras 61, tout en les écartant de la verticale, après les avoir déverrouillés en 69-69a, jusqu'à ce que le tenon 67 vienne se présenter, par en dessous, en face de la mortaise 68 correspondante du guide-ehaîne déjà en place sous la voie et dans lequel se trouve déjà engagée une section de la chaîne à godets coupée.
Il suffit alors d'opérer le remontage des bras pour que l'ac crochage s'effectue automatiquement; ces bras sont alors verrouillés en 69-69b et 69a-69c et peuvent entraîner le guide-chaîne qui en traîne lui-même la voie. On termine la mise en chantier en raccordant la chaîne.
Il est. évident que si l'on rencontre un obstacle sur la voie (aiguille, coisement, ete.), il est nécessaire de laisser le guide-chaîne sous la voie et d'effectuer l'accrochage à un autre guide-chaîne préparé à l'avance.
On peut utiliser pour la pose du guide chaîne, la dégarnisseuse elle-même. Comme représenté sur les fig. 16 et 17, il suffit de prévoir, à cet effet, sur le châssis de la dé- garnisseuse, une potence 22 destinée à la sus pension du guide-chaîne 60. Cette potence est, par exemple, installée à proximité de l'un des bogies. D'autre part, deux appareils de levage 24 et 21a sont disposés de part et d'autre de l'excavateur.
Après exécution de la fouille 25 destinée à recevoir le guide-ehaîne et accrochage aux appareils de levage 24 et 2.1a du rail 26 (fig. 16), il suffit de déplacer la dégarnis- seuse pour l'amener dans la position repré sentée sur la. fig. 17 et descendre le guide chaîne 60 dans la fouille 2:5. La manoeuvre de tirefonds est. excutée au moyen d'une tirefon- neuse électrique alimentée par le groupe élec trogène.
Quand le chantier est arrêté pour être re pris ultérieurement, on enfonce le guide- chaîne sous la voie, en dégarnissant sur place jusqu'à la profondeur maximum, on sectionne la chaîne de part et d'autre du guide-chaîne et on décroche celui-ci des bras de l'excava teur, afin que l'installation puisse être ame née à la gare voisine. En calant la voie de part et d'autre du guide-chaîne, ce dernier peut rester en place.
Pour éviter l'enfouissement du guide- chaîne pendant une interruption du dégarnis- sage, on peut utiliser, comme représenté sur les fig. 18 et 19, une chaîne d'excavateur dont un certain nombre de godets successifs - par exemple six - sont démontables en deux par ties 27 et 28 ajnstables l'une à l'autre par des moyens simples, de telle manière qu'en enle vant l'une de ces parties, 27, la partie res tante ne fasse plus que faiblement saillie en dessous du guide-chaîne. Il est.
ainsi possible de réduire très notablement - c'est-à-dire de la hauteur jz - la profondeur d'enfouissement du guide-chaîne. Un assemblage robuste des deux parties 27 et 28 est obtenu au moyen de deux tétons d'articulation 29 formés l'un sur la face interne de l'un desflasquesdelapartie28, l'autre sur la face externe de l'autre flasque de cette même partie et qui s'engagent dans des trous 30 percés dans des appendices 30a des flasques de la partie 27. D'autre part, deux oreilles 3la et 31b, solidaires respective ment de la partie 27 et de la partie 28, sont percées d'un trou pour recevoir une che ville 31.
L'assemblage des deux pièces s'effectue par déplacement latéral de la pièce 27, enga gement des tétons 29 dans les trous 30, pivo tement de la pièce 27 autour de l'axe fictif <B>29-29</B> et engagement de la cheville 31 dans les trous des oreilles 31R, et 31b. Selon une variante représentée sur la.
fig. 20, la chaîne comporte une section 33 de faible épaisseur, dite fausse chaîne , ne com portant pas de godets et destinée à venir sous le guide-chaîne pendant les interruptions du dégarnissage. Chacune des formes d'exécution décri tes ci-dessus de façon générale comprend éga lement un dispositif pour le travail en courbe, auquel cas le châssis 63 de l'excavateur est déplacé latéralement au moyen d'un ensemble à crémaillère de type connu mentionné ci-des sus en regard des fig. 12 à 14. Ce dispositif pour le travail en courbe est représenté aux fig. 21 à 23 et sert à maintenir la voie laté ralement.
Il comprend des galets de guidage 70-7l, montés sur le châssis de l'excavateur, qui viennent s'appliquer sur les faces laté rales des champignons des rails de chacune des files. Pour tenir compte des légères va riations d'écartement, ces galets sont inclinés vers l'avant d'un petit angle a (fig. 21). Des ressorts 72 permettent d'assurer le contact permanent des joues supérieures des galets sur les tables de roulement des deux files de rails.
Ces galets sont, en outre, munis d'un dispositif de réglage en hauteur 73-74 (fig. 22) actionné par un moteur (fig. 21) et qui permet de suivre les mouvements de mon tée et de descente de la voie, le cas échéant, suivant la profondeur de dégarnissage. Comme on peut le voir notamment. à la fig. 23, les galets 70-71 sont déealés l'un par rapport à l'autre dans le sens de l'axe de la voie, de faon que l'on puisse utiliser des galets dont le diamètre est supérieur à la moitié de l'écar tement entre les deux files de rail de la voie.
On a, en effet, intérêt à utiliser des galets de grand diamètre et à pouvoir les remplacer par des galets de diamètre encore plus grand pour exécuter un travail sur des voies à grand écartement, telles que, par exemple, la voie espagnole.
Dans chacune desdites formes d'exécution également, lors du travail en courbe, la voie est ramenée dans son axe avant le passage du bogie arrière par un dispositif à galet 75 (fig. 7), analogue au précédent. Une ba layeuse de traverses 76, rotative ou non, est montée sur le châssis de la dégarnisseuse de la deuxième forme d'exécution (fig. 7), en avant du bogie arrière.
Les fig. 24, 25 et 26 représentent le guide- chaîne 60 qui assure, outre le guidage de la chaîne à godets de l'excavateur, le soulève ment de la voie.
A cet effet, ce guide-chaine comprend des patins 77, qui supportent la voie. Dans les dispositifs actuellement existants, le soulève ment varie avec la profondeur du dégarnis- sage, la voie étant d'autant moins soulevée que le dégarnissage a été effectué plus pro fondément.
Les installation décrites comprennent cha cune un dispositif qui permet de soulever constamment la voie au maximum possible, eu égard à l'effort subi par les rails. Il est en effet avantageux de disposer d'un large espace entre la voie et la plate-forme dégarnie, afin de pouvoir introduire et régaler sous la voie la plus grande quantité possible de ballast récupéré.
A cet effet, ce dispositif représenté sur la fig. 24 comporte des patins 77 mobiles verti calement par rapport au guide-chaîne, au moyen d'un mécanisme à pignon 78 et cré maillère 79. La hauteur des patins peut être ainsi réglée suivant les besoins. Selon des va riantes, tout autre moyen de commande, par exemple par vis et écrou, pourrait d'ailleurs être envisagé. On pourrait également utiliser des cales d'épaisseur dont on aurait un jeu complet, du type représenté en 80 sur les fig. 25 et 26 et épousant la forme exacte des patins 77.
Une application particulière de ce dispositif ou de l'une quelconque de ses va riantes est le travail sur une voie montée sur traverses métalliques (voir fig. 26). Spécialement dans le travail en tranchée, il peut être avantageux d'atteler au train à deux unités qui constitue la dégarnisseuse dé crite, un certain nombre de wagons-trémie de l'un des typés représentés sur les fig. 27 à 30.
Selon la variante de la fig. 27, chacun de ces wagons comporte un réceptacle à détritus 81, au-dessus duquel est disposée mie goulotte 82 ouverte en 83-84, au droit de ce récep tacle, et clans laquelle se déplace un tapis 85 à raclettes 86, actionné, dans le sens des flè ches f, par un moteur 87. Les détritus évacués par le transporteur 18 (fig. 1. et 7), entraînés par les raclettes 86, sont évacués dans le ré ceptacle 81 et, lorsque ce dernier est plein, sont dirigés en 88, vers la goulotte du wagon trémie suivant.
Dans la variante des fig. \?8 à 30, une charpente 89 fixée sur le réceptacle 81, sup porte un tapis sans fin 90, monté entre des tambours d'extrémité 91. Ce tapis, supporté par des rouleaux intermédiaires 9?, est actionné, à partir d'un arbre moteur 93, par l'intermédiaire de toute transmission appro priée, dans le sens des flèches f.
Les déblais, évacués par le transporteur 18, sont reçus dans une trémie 9.1 pour être déversés sur le tapis 90.
Au-dessus et sur toute la longueur de ce tapis 90 est aménagé un double chemin de roulement 95 le long duquel peut être déplacé un chariot 96. Un câble de commande 97, fixé en 98 à ce chariot. et passant sur des poulies d'extrémité 99, peut être actionné par tout moyen approprié, par exemple à l'aide d'une simple manivelle 100.
Le chariot est muni, à sa partie antérieure, d'une étrave<B>101,</B> en forme de V, qui permet de rejeter les déblais de part et d'autre du tapis, dans le réceptacle 81; une bavette 102 en caoutchouc, cuir ou similaire, s'oppose au passage des déblais entre la partie inférieure du chariot et la surface du tapis, tout en assu rant la souplesse nécessaire; une brosse 103 assure le nettoyage complet de ce tapis.
Au début. du chargement du wagon, le chariot 96 est amené au voisinage de la tré mie 9-1; les déblais, déversés sur le tapis par 1e transporteur 18, en sont chassés par l'étrave du chariot. et tombent. dans la partie du récep tacle située au-dessous de la position occupée par le chariot. Au fur et à mesure de l'arri vée des déblais, ce chariot, est déplacé dans le sens de la flèche f, de facon à faire varier le point, de chute de ces déblais, jusqu'à rem plissage complet du réceptacle.
A ce moment, le chariot se trouve en fin de course vers l'ar rière et ces mêmes déblais sont amenés par le tapis 90 à. un wagon attelé au précédent et équipé clé la même façon.
Pour assurer le libre passage de ces dé blais, le chariot lui-même, ou simplement l'étrave, sont enlevés ou, de préférence, bas eulés.
Comme décrit ci-dessus, le ballast, épuré et ramené sous la voie, est égalisé au moyen d'une régaleuse. Cette égalisation, quoique assurairt une assiette plane pour la voie, laisse subsister un tassement insuffisant du ballast qui oblige à des opérations clé bourrage répé tées.
Dans ce but., l'installation comprend, de préférence, outre les parties décrites jus, qu'ici, un appareillage susceptible de tasser le ballast meuble dès sa mise en. place sous la voie, en une seule opération, ce qui permet d'établir aussitôt une voie parfaitement sta ble qui, après un premier nivellement, auto rise la. circulation à grande vitesse.
La partie essentielle de cet appareillage est un élément, destiné à être engagé sous la voie préalablement soulevée sur une certaine lon gueur. Cet élément est muni d'organes, grâce auxquels il est possible de le soumettre à des vibrations.
11 serait donc rationnel d'adjoindre cet appareillage à la dégarnisseuse, en l'instal lant immédiatement après l'excavateur, au point. de chute du ballast épuré. Toutefois, plus généralement et comme décrit ci-après, ledit appareillage est supporté par un véhi cule circulant soit. sur la voie elle-même, soit sur un chemin de roulement. provisoire établi le long de la voie, soit même directement sur la plate-forme, s'il est muni (le roues à ban dages pneumatiques. Le soulèvement de la voie est, dans ces derniers cas, opéré par des moyens indépen dants.
Les vibrations peuvent s'exercer sur le ballast soit. en surface, auquel cas elles pro duisent. des effets comparables à ceux d'un damage, soit à une profondeur plus ou moins grande, auquel cas elles réalisent un tassement sous l'effet d'éboulements élémentaires pro voqués au sein du ballast. par le travail d'ou tils vibrants plongés à une profondeur plus ou moins grande dans ce ballast.
Il est d'ail leurs possible de combiner entre elles des opé rations exigent des vibrations verticales (effets de damage) et des vibrations horizon tales (effets de rateau travaillant. en profon- (leur), ou encore d'exécuter ces opérations sé parément, mais immédiatement à. la suite les unes des autres, l'appareillage utilisé pour en gendrer ces vibrations pouvant être lui-même combiné ou non avec un appareillage réga- leur servant à égaliser et niveler la surface du ballast.
La fig. 31 représente une régaleuse, du type représenté sur les fig. 8 et 9, constituée par un cadre formé de deux longerons 101 et (le deux traverses 105. Ce cadre sert de sup- poxl aux barres 106 disposées en r/, qui sont les outils régaleurs proprement dits.
Cette régaleuse est suspendue à un véhi cule (non représenté) qui la porte au moyen de quatre tirants 107, dont deux sont repré sentés sur le dessin, articulés à l'extrémité de consoles<B>108</B> solidaires du véhicule.
Les vibrations sont obtenues au moyen de moteurs électriques excentrés dont les uns, tels que 109, sont interposés entre la régale-Lise et ses consoles de support et dont les autres, tels que 110 sont fixés à des emplacements i appropriés sur le corps de la régaleuse, par exemple, comme représenté, sur les barres en 106.
Les vibreurs<B>109</B> sont solidaires d'une barre 111, articulée en 112 sur 1_a régaleuse et d'une barre 113, montée à coulissement dans un fourreau 114; une tête 115 (fig. 31a) de cette barre 113 repose sur un ressort 116 logé dans ledit fourreau. Sur chacun des tirants de suspension de la régaleuse, une tige filetée 117, munie d'un volant de manceuvre 118 et dont le filetage est de sens différent de part et d'autre de ce volant, permet le réglage en hauteur de l'ap pareillage.
Les fig. 32 à 36 sont relatives à un dis positif dameur à vibrations monté sur un véhicule qui, schématiquement représenté en 119, est muni de roues 120 lui permettant de eirculer sur une portion de voie préalablement soulevée 121.
Un outil dameur est constitué par une poutre 122 ayant une semelle inférieure 123 qui s'étend sur toute sa longueur et une série de semelles supérieures de protection 124.
Le véhicule 119 supporte, en outre, un plancher 125 sur lequel sont installés, d'une part, un arbre 126 muni à chacune de ses extrémités d'une came 127 qui coopère avec deux bras 128, articulés en 129 sur un sup port 130 solidaire du plancher 125, d'autre part, un moteur 131 qui commande en 132 l'arbre 126.
Les deux bras 128 (fig. 33) agissent, par l'intermédiaire de tiges 133 sur des blocs 134 servant, ainsi qu'il sera exposé ci-après, à la suspension de l'outil dameur 122.
Un ressort 135, logé dans une cloche 136 solidaire du bâti, est interposé entre cette der nière et un des blocs 134.
La poutre 122 qui constitue l'outil dameur est reliée aux organes vibrants au moyen de deux bras amovibles 137, 137a, de configura tion appropriée, dont. la liaison avec les blocs 134 est réalisée, comme représenté sur la fig. 34, par un assemblage à coin 138, muni d'une vis de blocage 139 avec écrou de ma- n#uvre 140.
La rotation de l'arbre à cames 126 trans met ainsi à la poutre 122 son mouvement vi bratoire vertical qui produit sur le ballast l'effet de damage désiré résultant des succes sions de compressions et de détentes du res sort 135. La hauteur du plancher 125 par rap port à la voie est, comme précédemment, ré glée par des tirants à vis manoeuvrés par vo lants 118. Le dispositif représenté sur la fig. 37 com porte, comme outil de travail, une traverse 141 munie de dents 14\?, destinées à pénétrer dans le ballast.
Cette traverse est. articulée, à chacune de ses extrémités, sur des bras 143-143a, eux- mêmes articulés en 1.44-144a. sur le plancher du véhicule. Le moteur 131 actionne Lin arbre 145 sur lequel est calé un excentrique 146. Les deux couronnes 147-147a (fig. 38) de cet excentrique sont. respectivement formées sur deux bielles 148 et 148a. artieulées respec tivement en 1.49-149a aux extrémités des bras 143 et 143a.
La rotation de l'arbre 145 détermine ainsi un mouvement vibratoire longitudinal de la traverse 141, c'est-à-dire un mouvement vi bratoire sensiblement horizontal dirigé per pendiculairement à. l'axe de la voie.
Le dispositif peut être soit simple, comme représenté sur la fig. 38, soit double, comme représenté sur la fig. 39, c'est-à-dire compor ter un seul ou deux outils de travail.
La fig. 40 représente un appareillage dans lequel une régaleuse 150 est combinée avec un outil de travail 141 du type représenté sur les fig. 37 à 39.
Les dispositifs décrits peuvent être utilisés successivement: tout d'abord la régaleuse se lon la fig. 31, ensuite le dispositif à vibrations horizontales, à Lin ou deux outils, selon les fig. 37 à 39 et finalement le dispositif à damer selon les fig. 3? à 36. Alternativement, on peut utiliser l'appareillage vibro-régaleur combiné de la fig. 40 et ensuite le dispositif à damer selon les fig. 3? à 36.
II est bien entendu que les moyens indi qués pour actionner les organes vibrants pourraient être remplacés par tous moyens équivalents, mécaniques, électriques, hydrau liques, pneumatiques ou autres.