Procédé d'analyse d'une courbe enregistrée sur une surface métallisée. La présente invention se rapporte<B>à</B> un procédé d'analyse d'une courbe enregistrée sur une surface métallisée, cette surface pou vant, parexemple, avoir la forme d'une bande, d'un disque, d'un tambour et être constituée d'un papier ou autre support non conducteur métallisé. Une telle analyse est nécessaire lorsqu'on dispose de l'enregistrement d'une grandeur variable dans le temps et que l'on veut: soit savoir pendant quel pourcentage du temps total la valeur de cette grandeur était comprise entre des limites données, soit pouvoir intégrer la grandeur variable pen dant des périodes successives données.
Il est parfois possible d'analyser directe ment la grandeur au moment de la mesure, mais on ne dispose pas toujours des appareils analyseurs et intégrateurs en nombre suffi sant, -sui-tout si les mesures s'étendent sur de longues périodes et que plusieurs mesures sont faites simultanément.<B>Il</B> est dans ce cas avantageux de faire des enregistrements don nant un document permanent des variations de la grandeur étudiée. Le procédé selon l'in vention permet d'analyser automatiquement et beaucoup plus rapidement que la mesure a été faite et, si c'est nécessaire, successivement de différentes manières l'enregistrement.
Le procédé est applicable, par exemple,<B>à</B> des enregistrements faits, selon une manière con nue, sur une bande de papier dont une face est métallisée et où l'inscription se fait en brûlant la couche métallisée au point de con tact de l'aiguille de l'enregistreur par le pas- sage d'un courant électrique. La courbe enre gistrée sépare donc longitudinalement la bande en deux parties isolées électriquement l'une de l'autre. Si au début de lanalyse l'isolation n'est pas suffisante, il suffit d'ap pliquer une tension de<B>50 à 100</B> V entre les deux parties pour que le courant passant par les défauts d'isolation subsistant fasse fondre le métal en ces points et établisse ainsi l'iso lation désirée.
Le procédé faisant l'objet de l'invention est caractérisé en ce qu'on applique une dif férence de potentiel entre les deux parties de la surface se trouvant de part et d'autre de la courbe enregistrée qui les isole l'une de l'au tre et en ce qu'on déplace la surface devant au moins un e<B>'</B> ontact qui recueille une tension dépendant de sa position par rapport<B>à</B> la courbe et qui commande un moyen d'ana lyse.
L'invention a également pour objet un dis positif pour la mise en #uvre du procédé, comportant un dispositif d'entraînement de la surface, caractérisé en ce qu'il comprend un contact mobile<B>à</B> même de se mouvoir transversalement au sens de déplacement de la surface, et des moyens pour appliquer une tension positive et une tension négative par rapport<B>à</B> la masse aux deux parties de la surface, ledit contact mobile étant relié<B>à</B> un servo-moteur tendant<B>à</B> le déplacer vers la partie de polarité contraire<B>à</B> celle avec la quelle il est en contact, en sorte que le contact mobile trouve une position d'équilibre sur la courbe enregistrée séparant les deux parties et qu'il suit cette courbe quand la surface se déplace,
entraînant dans son mouvement un organe de commande d'une grandeur électri que de manière que ladite grandeur est fonc tion de la valeur enregistrée.
La différence de potentiel appliquée<B>à</B> la surface peut être continue, alternative ou formée d'une suite (l'impulsions.<B>Il</B> est égale. ment possible<B>de</B> n'appliquer cette différence de potentiel<B>à</B> la ##ii.rfa,cc que périodiquement, l'enclenchement de la tension étant commandé par le déplacement de la surface, en sorte que Fanalyse ne portera que sur certaines parties prédéterminées de la surface.
Le moyen d'analyse pourra être par exem ple un chronographe totalisateur, totalisant le temps pendant lequel une tension lui est <B>ï</B> appliquée, un moteur synchrone entraînant un compteur de tours, un compteur d'impul- Sions ou un appareil électronique capable d'intégrer ou d'analyser de la manière désirée la grandeur électrique qui est fonction de la valeur enregistrée.
L'emploi de chronogra phes et de moteurs synchrones nécessite un déplacement de la surface<B>à</B> vitesse constante, alors que si la différence de potentiel est appliquée sous forme d'impulsions et que le moyen d'analyse est un compteur d'impul sions, la vitesse de déplacement de la surface pourra être variable<B>à</B> condition que la fré quence des impulsions soit proportionnelle<B>à</B> la vitesse de déplacement de la surface. Ce moyen perniet un entraînement manuel de la surface.
Comme la tension et le courant que l'on peut appliquer<B>à</B> la surface sans la détériorer sont limités, on pourra, si c'est nécessaire, placer entre le ou les contacts et le moyen d'analyse un amplificateur qui peut être par exemple un relais ou un amplificateur élec tronique.
Le dessin annexé représente,<B>à</B> titre d'exemple et schématiquement, quelques formes d'exécution du procédé et de dispositifs pour sa mise en wuvre, dans lesquelles la sur face est, constituée par une bai-ide de papier métallisé. La fig. <B>1</B> est un dispositif ne comportant qu'un contact fixe.
La fig. 2 est un dispositif comportant deux contacts fixes.
La fig. <B>3</B> est un dispositif comportant une série de contacts fixes.
La fig. 4 est un dispositif comportant un contact mobile.
Le dispositif représenté<B>à</B> la fia.<B>1</B> coin- prend un seul contact<B>1</B> dont la position re lativement au bord de la bande est choisie<B>à</B> volonté et qui balaie une ligne 2 parallèle<B>à</B> l'axe de déplacement de la bande<B>3.</B> Ce contact est relié<B>à</B> travers un chronographe 4<B>à</B> la source de tension<B>5</B> dont l'autre pôle est relié par un frotteur<B>6 à</B> la partie gauche de la bande. Dans ce cas, il n'y a pas de tension appliquée<B>à</B> la partie droite. Lorsque la bande défile sous le contact, celui-ci sera alternati- veinent en contact avec la partie gauche du papier sous tension ou avec la partie droite, sans tension.
Le chronographe étant actionné par le courant le traversant totalisera le temps pendant lequel le contact se trouve sur la partie gauche du papier, c'est-à-dire, le temps pendant lequel le signal enregistré re présenté par la courbe<B>7</B> aura dépassé la va leur correspondant<B>à</B> la position latérale du contact définie par la droite 2.
Le dispositif représenté<B>à</B> la fig. 2 com prend deux contacts fixes<B>8, 9</B> balayant deux droites<B>10, 11</B> parallèles<B>à</B> l'axe de défilement de la bande 12. Entre ces contacts est branché un chronographe totalisateur<B>13.</B> La tension prise<B>à</B> une source 14 est appliquée aux deux parties de la bande métallisée par deux frot teurs<B>15, 16.</B> Si les deux contacts sont du même côté de la courbe enregistrée<B>17,</B> ils ont le même potentiel et le chronographe est arrêté; s'ils sont de part et d'autre de la courbe, le chronographe est sous tension et il totalise ainsi le temps pendant lequel le signal enregistré- a une valeur comprise entre les deux limites définies par les droites<B>10, 11.</B>
Le dispositif représenté<B>à</B> la fig. <B>3</B> com prend une série de contacts<B>18</B> répartis trans versalement sur toute la largeur de la bande <B>19,</B> chaque contact étant relié au contact voi- sin <B>à</B> travers un chronographe totalisateur 20 <B>à</B> 24. Une tension, prise<B>à</B> une source<B>25,</B> est appliquée entre les deux parties de la bande.
Quand celle-eî défile, seul fonctionne<B>à</B> cha que instant le chronographe qui est relié<B>à</B> deux contacts se trouvant de part et d'autre de la courbe enregistrée<B>26, à</B> l'instant repré senté sur la fig. <B>3,</B> le chronographe 21; les autres chronographes 20, 22, 23, 24 sont court-circuités par la surface métallisée du papier et ne fonctionnent pas.<B>A</B> la fin de l'opération, chaque chronographe indique le temps pendant lequel la valeur du signal a été comprise entre les limites définies par la position des contacts correspondants.
Le dispositif représenté<B>à</B> la fig. 4 com prend un contact mobile<B>27</B> relié mécanique ment au rotor<B>28</B> d'un instrument<B>à</B> cadre mo bile<B>29</B> et perpendiculaire<B>à</B> l'axe de rotation <B>30</B> du rotor. Quand le rotor tourne, le contact balaie transversalement la bande<B>31 à</B> laquelle on donne une forme cylindrique.
Le contact est relié électriquement<B>à</B> l'une des extrémités de l'enroulement du cadre, l'autre extrémité- étant reliée par une connexion<B>32</B> offrant une résistance mécanique négligeable au point commun de deux batteries<B>33,</B> 34 branchées en série et reliées, la première par le frotteur <B>35 à</B> la partie gauche, la seconde par le frot- teur <B>36 à</B> la partie droite de la bande enre gistrée<B>31.</B> Ces deux parties sont isolées l'une de l'autre par la courbe enregistrée<B>38.</B> L'axe du rotor entraîne le curseur<B>39</B> d'un poten tiomètre 40 aux bornes duquel est appliquée la tension de la batterie 41.
Si le contact<B>27</B> touche la partie gauche, ici négative, de la bande, le courant passant par ce contact et par l'enroulement du cadre mobile exerce un couple faisant tourner le rotor et le contact vers la droite jusqu'au moment où ce dernier atteint la courbe enregistrée, sur laquelle il se fixe. En effet, s'il dépasse cette courbe, il entre en contact avec la partie positive du papier métallisé, le courant et, par consé quent, le couple changent de sens, ramenant le contact sur la courbe<B>38.</B> Quand la bande avance, le contact suit fidèlement la courbe entraînant le curseur du potentiomètre. Il apparaît ainsi entre les bornes -4 et B du po tentiomètre une tension qui est en chaque ins tant fonction de la courbe enregistrée, tension que l'on peut appliquer<B>à</B> un appareil électro nique d'analyse non représenté ici.