Appareil enregistreur de la vitesse de rotation des compteurs électriques, permettant de
vérifier l'étalonnage d'au moins l'un d'eux par rapport à un compteur-étalon.
Il est bien connu que, pour vérifier l'éta lonnage des compteurs électriques, on se sert en général d'appareils dont la réalisation n'est pas toujours vraiment pratique. Lorsque les compteurs sont installés chez l'usager, on se trouve dans des conditions défavorables pour effectuer des mesures précises et rapides en même temps.
L'appareil enregistreur de la vitesse de rotation des compteurs électriques selon la présente invention, permettant de vérifier l'étalonnage d'au moins l'un d'eux par rap port à un compteur-étalon, est caractérisé en ce qu'il comprend un ruban de papier entraîné à une vitesse constante, des dispositifs électromagnétiques pourvus de dispositifs en registreurs aptes à enregistrer des séries de traces, l'éloignement entre les traces correspondant à la vitesse de rotation des compteurs observés, l'un de ces dispositifs étant eommandé par ledit compteur-étalon,
les autres dispositifs étant commandés chacun par un interrupteur destiné à être fermé à une ca- dense correspondant à la vitesse de rotation de l'un des compteurs à vérifier.
Le dessin ei-annexé montre, à titre d'exem- ple, une forme d'exécution de l'appareil objet de l'invention. La figure unique de ce dessin montre schématiquement, en perspective, l'appareil pour le contrôle de la vitesse de rotation d'un compteur par rapport à celle d'un compteur-étalon.
L'axe 1 du disque moteur 2 du compteurétalon porte une petite came 3 qui agit sur une lame élastique 4 qui, sous l'effet de la. petite came 3, vient s'a. ppuyer sur une deuxième lame 5, les deux lames formant un contacteur inséré dans un circuit 6, qui comprend un électro-aimant 7. Pour chaque tour de l'axe 1, la came 3, en refoulant la lame 4 contre la lame 5, provoque la fermeture du circuit 6, qui excite l'électro-aimant 7. Celui-ci attire son armature 8, laquelle porte un dispositif enregistreur 9, qui, en pratique, peut être tout à fait semblable à celui qui fait partie des appareils télégraphiques Morse. Ce dispositif marque des traces sur un ruban de papier 10 avançant à une vitesse uniforme.
Sur le même ruban de papier agit un deuxième dispositif enregistreur 11 analogue au précédent. Celni-ei comprend un élec. tro- aima. nt 12 dont le circuit d'excitation 13 est commandé par un interrupteur 14, lequel est manoeuvré pa. r l'opérateur lui-même. L'ensemble est agencé de manière que les deux séries de traces obtenues forment des lignes légèrement espacées entre elles. Ces séries de traces représentent : la première, le nombre de tours du rotor du compteur-étalon (une trace pour chaque tour) ; la deuxième, le nombre de tours du rotor du compteur à vérifier (une trace pour chaque tour').
Comme la vitesse du ruban de papier, entraîné par un. petit moteur, est constante, de même que la charge pendant la courte durée de l'opération de contrôle, il n'est pas nécessaire de réaliser un synchronisme parfait entre les enregistrements des deux séries de traces.
Si l'on appelle ko et lel respectivement les constantes du compteur-étalon et du compteur à vérifier et Mo et n, le nombre de tours res peet. ifs enregistrés, l'erreur e, en pour-cent, du deuxième par rapport au premier, est donnée par la formule :
e =100-100 n' . 1, B
k, ko A dans laquelle-. 1 et B sont les longueurs, me surées sur le ruban, qui séparent respectivement la première et la dernière trace de nombres de tours 7zo enregistrées pour le eomp teur-étalon et entre la première et la dernière trace des nombres de tours n1 enregistrées pour le compteur à vérifier.
En se basant sur la vitesse constante du papier et sur la distance entre deux traces successives du compteur-étalon, on peut. même aisément déduire la valeur de la puissance du circuit sur lequel les deux compteurs sont branchés. On a. donc la possibilité, après l'opération, de vérifier la valeur de la puissanceà laquelle le contrôle a été fait.
Comme, pour vérifier l'étalonnage d'un compteur, on doit expérimenter successivement en des conditions de charge très différentes, la durée des enregistrements varie beaucoup d'un essai à l'autre. Il est done dé- sirable, a. fin de n'avoir pas à mesurer des longueurs A et B trop longues ou trop courtes. ou de devoir limiter, pour des raisons prati ques, la longueur du rnban de papier à utili- ser, de pouvoir donner à celui-ci des vitesses uniformes mais de valeurs différentes. Dans ce but, on a recours à un dispositif de chan gemment de vitesse, qui est manoeuvré par l'opérateur.
Au lieu de faire envoyer automatiquement par le compteur-étalon une impulsion, on peut s'arranger pour qu'il fournisse une impulsion tous les deux tours, ou après un multiple quelconque de tours ou encore après une fraction prédéterminée d'un tour.
Le dispositif enregistreur (à plume, à impression, à perforation, etc.) sur ruban de papier, peut avoir des dimensions telles qu'i ! puisse être logé dans une boîte portative.
Dans la même boite, on peut loger aussi le compteur-étalon et les connexions. Les connexions entre l'ensemble ainsi logé dans la boite. et le compteur à vérifier sont établies au moment même de la vérification.
Les impulsions de courant, envoyées dans le circuit d'excitation du dispositif électro- magnétique associé an dispositif enregistreur commande par le compteur-étalon, peuvent être produites directement de différentes manières : c'est-à-dire ou par l'intermédiaire de relais appropriés, ou par des amplificateurs électroniques, ou bien par une décharge electrique entre deux pointes métalliques dont une, en tournant à une vitesse proportionnelle à celle du rotor du compteur-étalon, se deplace par rapport a une autre pointe fixe. Sur ces pointes, qui sont électriquement isolées l'une de l'autre, agit une différence de potentiel de valeur telle que les décharges se produisent seulement lorsque les pointes sont écartées d'une distance minimum.
Le moteur pour l'entraînement du ruban peut être un moteur mécanique au lieu d'un moteur électrique.
Les impulsions de courant pour comman- der le dispositif électromagnétique du dispositif enregistreur peuvent être produites par les variations des conditions d'amorçage et de désamorçage d'un circuit oscillant à haute fréquence.
Puisque, en utilisant l'appareil sous une charge très petite, la vitesse des deux eompteurs est elle-même très petite et que. par conséquent, il s'écoule un intervalle de temps très grand entre le passage du point de repère du disque en regard d'un point fixe et le passage suivant, on peut prévoir de faire fonetionner automatiquement un signal constitué, par exemple, par une lampe qui s'allume au moment où le contact commandé par le compteur-étalon se ferme. L'opérateur aura ainsi la possibilité de commencer, sans aucun délai, la série des transmissions des impul- sions de courant au premier passage suivant du point de repère du disque devant le point fixe.
En munissant l'appareil d'autres électroaimants, associés à des dispositifs enregistreurs, on peut enregistrer, sur le même ruban, d'au- tres séries de signaux pour les valeurs variables d'autres grandeurs quelconques qui soient liées d'une manière quelconque à la vitesse du compteur-étalon et du compteur à vérifier. On peut même vérifier simultanément plusieurs compteurs lorsque les opérateurs sont suffisamment nombreux.