Dispositif de fermeture d'une baie. La présente invention a pour but d'assurer une étanchéité parfaite à, l'eau, à l'air et à la neige, de toutes baies de bâtiments munies de parties ouvrantes en matériaux appropriés.
Elle a également pour but d'obtenir les éléments de ces parties avec une plus grande rapidité que celles fabriquées actuellement qui offrent par ailleurs une moins bonne étan chéité.
Le dispositif selon l'invention est carac térisé en ce qu'il comprend au moins un cadre dont le pourtour est muni de canaux, des moyens agencés pour mettre lesdits canaux en communication avec l'atmosphère extérieure et des portées aménagées dans ledit cadre, dont certaines contribuent à la formation des dits canaux.
Dans une forme d'exécution préférée de l'objet de l'invention, une succion est créée clans les canaux par un tuyau métallique recourbé placé à la sortie d'un ou des canaux; ce tuyau est vissé dans les parties en bois ou soudé sur les seuils métalliques dans une position telle que le bec de sortie soit hori zontal sur au moins 10 mm de longueur, et que l'extrémité de ce bec, recourbé et tourné vers le joint entre l'appui en maçonnerie ou en pierre et l'appui de menuiserie, soit dis tante d'au moins 50 mm du premier obstacle situé dans son voisinage, de manière à assurer une succion efficace. En effet, à 30 mm, la succion est nulle et, à 10 mm, l'effet est con traire, L'air étant refoulé dans la canalisation; de plus, l'extrémité du bec est de préférence évasée.
Grâce à ce phénomène de succion, plus la pression des vents est puissante, plus la succion est accentuée dans le réseau des ca naux et l'air et l'eau qui auraient pu s'infil trer sur le pourtour du châssis sont ainsi auto matiquement évacués.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemples, quelques formes d'exécution de l'objet de l'invention, ainsi que des outils pour sa fabrication.
La fig. 1 est une élévation schématique d'une fenêtre avec imposte.
La fig. 2 est une coupe schématique sui vant II-II de la fig. 1.
La fig. 3 est une coupe schématique sui vant III-III de la fig. 1.
La fig. 4 est une coupe schématique sui vant IV-IV de la fig. 1.
La fig. 5 est une coupe, à échelle agrandie, avec parties brisées, suivant II-II de la fig. 1.
La fig. 6 est une coupe suivant la ligne brisée IV-IV de la fig. 1.
La fig. 7 est une coupe suivant la ligne brisée VII-VII de la fig. 1.
La fig. 8 est une coupe horizontale par tielle du dormant et battant d'imposte sui vant III-III de l a fig. 1.
La fig. 9 est une coupe horizontale par tielle suivant IV-IV de la fig. 1.
La fi,. 10 est une vue en élévation avec coupe partielle d'un tuyau de succion. La fig. 11 est une coupe horizontale par tielle montrant le joint d'une porte à deux vantaux simples.
La fig. 12 est une coupe, analogue à la précédente, d'une porte à deux vantaux à appuis multiples.
La. fig. 13 représente, en plan, deux outils superposés.
La. fig. 14 est une coupe partielle de ces outils destinés à l'usinage d'un élément de dormant, tel que celui de la traverse haute de l'imposte.
La fig. 15 est. une coupe partielle de deux outils destinés à l'usinage d'un autre élément du dormant.
La fig. 16 est une coupe partielle d'outils destinés à l'usinage d'un jet d'eau d'imposte. La fi-. 17 est une coupe partielle de deux outils destinés à l'usinage des montants laté raux des battants.
La fi.-. 18 est une coupe partielle de deux outils destinés à l'usinage du mouton ou bat tant arrondi d'une fenêtre à deux battants.
La fig. 19 est une coupe partielle de deux outils destinés à l'usinage de la gueule de loup du battant creux.
La fig. 20 est une coupe partielle de qua tre outils destinés à l'usinage du jet d'eau du bas.
En se reportant à la fig. 5 montrant la coupe de la. traverse haute de l'imposte, on voit. que le profil .du dormant 1 présente une feuillure 2, un évidement. 3 et une saillie de forme trapézoïdale 4. Le battant ou traverse 5 et le dormant 1 présentent ainsi trois sur faces d'appui, ce qui assure une étanchéité parfaite.
Entre la feuillure et la traverse est ainsi constitué un premier réseau d'évacuation 6 qui fait le tour du bâti, l'air ou l'eau étant évacués à la. partie inférieure de l'imposte.
La partie médiane .de la fig. 5 montre la coupe du jet d'eau d'imposte 7 et de la tra verse fixe 8, ainsi que de la traverse haute 9 du châssis de la fenêtre. Le joint supérieur de la traverse 8 sous le jet d'eau se compose d'un profil trapézoïdal 10 et d'une contre- feuillure.11; de même, le profil inférieur com- porte un profil trapézoïdal 12, une rainure 13 et une feuillure 1.1. Ces profils sont ana logues à celui de la traverse haute de l'im poste. De ce fait, la totalité des feuillures du cadre sont exécutées au moyen du même jeu d'outils, qu'il s'agisse des dormants, traverses, appuis ou imposte.
On remarquera également. que le canal 6 est prolongé le long des battants et rejoint une cannelure oblique 15, en lé, à travers la traverse d'imposte 8 pour déboucher à,la partie extérieure de cette pièce et assurer l'évacuation de ce premier réseau par un bac 17: La partie inférieure de la fig. 5 montre la coupe du jet d'eau 44 et de la pièce d'appui 45 du châssis bas de la fenêtre. On remar que que le joint, qui est composé d'un profil trapézoïdal 18 avec rainure 19 et feuillure 20, est encore le même que celui existant entre 7 et 8, et il est. obtenu au moyen du même jeu d'outils.
Le premier canal formé à la partie haute en21est prolongé latéralement jusqu'en 22 où il vient., par un canal 23 traversant verticalement. la pièce d'appui, rejoindre le tuyau suceur 24 à. bée recourbé qui est prolongé jusqu'en 25 et évacue également la gorge 19 du deuxième réseau. Un manehon 26 en métal assure la continuité du réseau entre 22 et 23 et permet, quand le châssis est fermé, de créer une succion dans l'ensemble de toutes les feuillures du bâti, comme on le verra plus loin.
En se référant aux fig. 5, 6 et 7, on voit que le bec 17 traverse le dormant par un canal 15' et vient déboucher dans le bas du premier réseau d'évacuation. Ce bec traverse également la traverse fixe 8 par un conduit oblique 15. Des tenons 27' et 27 réalisent l'assemblage. De même, le bec. 24 traverse l'élément latéral du dormant 1 et la pièce d'appui 45 pour venir déboucher dans la gorge 19. Le dormant est percé d'un canal 28 (fig. 7) et la pièce d'appui d'un canal 29 recevant le bec 24. Des tenons 30 et 31. réali sent l'assemblage.
On remarquera que pour tous ces joints, la. face arrière du profil trapézoïdal est pa- rallèle à la feuillure avant, ce qui permet au châssis de prendre du jeu tout en s'appli quant parfaitement sur trois parties diffé rentes.
En se reportant aux fig. 8 et 9, on y voit représentées des coupes du dormant et des battants d'imposte et du châssis de fenêtre. Les joints sont semblables à celui décrit en référence à la fig. 5 et obtenus par les mêmes outils. La, coupe du dormant et battant d'im poste (fig. 8) est exactement. semblable à celle (le la fig. 5. La première feuillure ménage le canal 32 qui prolonge verticalement le canal 6 de la fi-. 5; le deuxième réseau est formé par la gorge 33.
A la.<U>fi-.</U> 9, on voit que la feuillure exté rieure laisse un canal 34 partant du canal 21 (fig. 5), ainsi qu'une chambre 35 au fond de la gorge et une deuxième chambre 36 au fond du profil trapézoïdal. Le battant mobile épouse ces différentes formes, tout en laissant (les vides constituant ainsi ce canal 34 et ces chambres 35, 36 de blocage interdisant toute rentrée d'air ou d'eau; de plus il cache les ferrures qui sont protégées de façon parfaite, toute déformation du battant étant rendue impossible par le double emboîtement ainsi obtenu.
Ainsi qu'il a été dit, le canal 34 qui est vertical, vient déboucher en 23 dans le canal 29 précité (fig. 5), ménagé dans la traverse d'appui 45, pour évacuer l'air et l'eau qui y auraient pénétré, les chambres 35 et 36 for mant matelas d'air sur tout le pourtour du bâti.
La fig. 10 montre un bec de succion: il est composé d'un tuyau en ' métal, de préférence en cuivre, d'environ 6 mm de diamètre exté rieur et sa longueur doit être telle qu'une fois mis en place, l'orifice de sortie se trouve à une distance d'au moins 50 mm du premier obstacle situé dans son voisinage. L'orifice de sortie est toujours dirigé horizontalement sur 10 à 15 mm de longueur, et il est légèrement évasé pour provoquer le maximum de succion. Grâce à cet appareil, on obtient, par vent violent., une dépression dans le canal corres- pondant, d'autant plus grande que la pres sion du vent est plus considérable.
La partie inférieure de la fig. 9 montre une gueule de loup 37 qui est réalisée à l'aide de deux gorges 38, 39 de rayons inégaux et de même centre; elles sont réunies entre elles par une droite inclinée 40 facilitant l'ouver ture de la fenêtre et formant joint. La plus petite gorge 39 est placée vers l'extérieur, fa cilitant ainsi le développement des vantaux.
Le battant mouton 37' épouse rigoureusement cette forme au départ de la pénétration et il est plus court de deux millimètres pour don ner du jeu au fond des gorges; le canal ver tical 41 situé à l'extrémité du plan incliné 40 empêche toute entrée d'air vers l'intérieur; il communique par le bas avec la gorge hori zontale 19 de la pièce d'appui et s'évacue par le canal 29 et le bec 24 (fig. 5 et 7). Ces deux pièces sont usinées d'une seule passe d'outil.
En plus de l'exemple fourni par une fenê tre avec imposte, on a également représenté aux fig. 11 et 12 des feuillures de portes bat tantes à deux vantaux; elles sont usinées en une seule passe d'outil. La contre-feuillure ainsi obtenue crée un canal de détente 42 et en assure l'étanchéité; elle ne s'oppose pas à la pose d'une serrure à mortaise.
La fig. 12 montre des battants à recouvre ment et un second canal 43 est ménagé dans la partie à recouvrement, ce qui améliore en core l'étanchéité. Naturellement, le recouvre ment peut être double, ce qui permettrait de réaliser trois canaux.
On a également montré dans le dessin dif férentes formes d'outils permettant l'usinage des pièces: Tous ces outils sont du même type, connus sous le nom d'outils circulaires à deux ou plusieurs dents, avec coupes tangentes ou fauchantes suivant le cas.
La fig. 13 représente un groupe de deux outils circulaires de quatre dents chacun; tous les outils décrits par la suite sont du même type, soit à deux dents ou plus, pour permettre le chevauchement au montage.
La figure 14 est une coupe de deux outils maintenus à l'écartement nécessaire par une bague appropriée pour permettre un réglage précis; avec ce montage, on obtient d'une seule passe les dormants, pièces d'imposte et d'appui.
La fig. .17 est une coupe de deux outils à quatre dents montés comme les précédent; avec ce montage, on obtient d'une seule passe le battant (fig. 5).
La fil. 16 représente une coupe d'outils à quatre dents, permettant d'obtenir d'une seule passe le jet. d'eau d'imposte.
La fig. 17 est une coupe de deux outils permettant d'obtenir le battant à. noix de la fig. 9.
La. fig. <B>1.8</B> représente une coupe partielle de deux outils à quatre dents permettant d'obtenir d'une seule passe le mouton ou bat tant arrondi d'une fenêtre à deux battants, comme il a été dit plus haut.
La. fi--. 7 9 représente une coupe de deux outils à fi- o--. dents permettant d'obtenir d'une seule passe la gueule de loup. La fig. 20 représente une coupe de quatre outils à quatre dents permettant d'obtenir d'une seule passe le jet d'eau.