CH292733A - Procédé de désulfuration des gaz. - Google Patents

Procédé de désulfuration des gaz.

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CH292733A
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Anonima Ammonia Casale Societa
Jequier Leon
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Anonima Ammonia Casale Societa
Jequier Leon
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    • CCHEMISTRY; METALLURGY
    • C10PETROLEUM, GAS OR COKE INDUSTRIES; TECHNICAL GASES CONTAINING CARBON MONOXIDE; FUELS; LUBRICANTS; PEAT
    • C10KPURIFYING OR MODIFYING THE CHEMICAL COMPOSITION OF COMBUSTIBLE GASES CONTAINING CARBON MONOXIDE
    • C10K1/00Purifying combustible gases containing carbon monoxide
    • C10K1/20Purifying combustible gases containing carbon monoxide by treating with solids; Regenerating spent purifying masses
    • C10K1/30Purifying combustible gases containing carbon monoxide by treating with solids; Regenerating spent purifying masses with moving purifying masses

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Description


  Procédé de     désulfuration    des gaz.    L'hydrogène sulfuré que contiennent les  gaz naturels et les gaz produits par distilla  tion, gazéification ou cracking de combusti  bles solides, liquides ou gazeux, est, pour la  plupart des utilisations de ces gaz, un pro  duit, gênant qu'il faut extraire. Cette extrac  tion se fait le plus souvent par épuration sèche  clans des caisses ou des tours contenant une  masse épurante à base d'oxyde de fer. Dans  certains cas, on préfère laver le gaz au moyen  de solutions variées dissolvant ou combinant       l'liudrogène    sulfuré.

   L'épuration sèche con  vient. tout particulièrement pour les installa  tions de petite ou moyenne capacité, l'épura  tion liquide pour les grosses installations       quand    les gaz ont une forte teneur en soufre.  L'épuration sèche permet l'extraction com  plète de l'hydrogène sulfuré du gaz,     mais    elle  nécessite des installations encombrantes et  coûteuses et, au moment des changements de  matière épurante, un appoint de     main-d'ceu-,7e     considérable pour les manutentions de quan  tités importantes de masse usée et de masse       f.'raîehe.    En outre, il est impossible de récu  pérer économiquement le soufre retenu dans  les masses d'épuration sèche non plus que de  régénérer économiquement celles-ci qui con  tiennent,

   outre le soufre, de nombreuses im  puretés provenant du gaz. Le développement  des fabrications chimiques à base de gaz de  vant être épurés rend en outre l'approvision  nement en     masses    épurantes de bonne qualité  de plus en     phis    difficile et onéreux. L'épura-         tion    liquide, dont il existe de nombreuses va  riétés, n'est. généralement pas aussi complète  que l'épuration sèche et elle enlève non seule  ment l'hydrogène     sulfuré        mais    encore une par  tie de l'anhydride carbonique.

   Son coût est       plus    élevé mais elle permet la récupération  du soufre sous forme de soufre plus ou moins  pur ou sous forme d'hydrogène sulfuré; elle  ne nécessite pas d'appoint brutal de     main-          d'oeuvre    et elle     est    moins encombrante que  l'épuration sèche.  



  On a découvert     qu'il    est possible de com  biner les avantages de l'épuration sèche (épu  ration très poussée et économique) avec ceux  de l'épuration liquide (faible     -encombrement     et facilité de récupération du soufre) en re  courant à la technique dite de      fluidisation     en phase dense , c'est-à-dire la technique con  sistant à     maintenir    une poudre en constante  agitation sous l'effet d'un gaz, comme un lit  de liquide à l'ébullition, mais en choisissant la  vitesse du gaz de façon qu'il n'y ait     pas    d'en  traînement notable de particules par le gaz.  



  La présente invention a donc pour objet  un procédé pour extraire l'hydrogène sulfuré  de gaz en contenant par traitement de ces gaz  au moyen de masses fixant l'hydrogène sul  furé, caractérisé par l'emploi d'une masse  d'épuration en poudre, maintenue à l'état     flui-          disé        dense    par un courant du gaz à épurer,  la masse passant, en contre-courant de celui-ci,  par au moins deux étages de     fluidisation,    et      une partie étant. extraite de manière continue,  régénérée et réintroduite.

   La vitesse nécessaire  pour obtenir la     fluidisation    varie avec la  grosseur et la densité des particules de pou  dre épurante, avec les qualités de ces parti  cules, les quantités de soufre qu'elles ont. ab  sorbée et les propriétés du gaz. Avec un gaz  d'éclairage normal et une poudre dont tous  les grains sont plus petits que 0,5 mm et. dont  la densité apparente est d'environ 1, cette vi  tesse sera. de l'ordre de 0,05 à 1     m/sec.    L'avan  tage d'une faible vitesse est double:

   temps de  contact     suffisant    du gaz à épurer avec la ma  tière épurante, même avec des couches fluides  de peu d'épaisseur, donc ne donnant qu'une  faible perte de charge au gaz qui les traverse  (la perte de charge à travers une couche     flui-          disée    dense étant égale au poids de     poudre     qu'elle contient divisé par la section horizon  tale de la couche) ; le mouvement de brassage,  tout en étant énergique, n'est cependant pas  trop violent, si bien qu'on peut sans inconvé  nient et comme l'expérience le montre, utiliser  des matières épurantes dont la dureté n'est  pas trop considérable.

   Or, les matières     épu-          rantes    de bonne qualité, qu'on peut se pro  curer économiquement et, en quantités impor  tantes, qu'elles soient, naturelles (limonites,  par exemple) ou artificielles, sont en général  peu dures du fait de leur porosité qui est.  l'une des causes de leur pouvoir épurant.  élevé. On     évite    ainsi d'avoir à préparer spé  cialement des masses dures et. par conséquent.  peu poreuses et donc peu actives, et on peut  utiliser des masses     ordinaires    après simple       broy        age    à la finesse voulue, broyage qui doit.,  le cas échéant, être précédé d'un séchage.

   Ce  broyage doit. être conduit de manière à évi  ter la production d'une trop grande propor  tion de     particules    très fines; la masse neuve  broyée ne     devrait    pas contenir plus de 10 à       201/o    de     grains    G 0,01 mm.

      L'épuration, pour être complète, doit être  faite en deux ,stades: le gaz à épurer passe  d'abord à travers une couche de masse     épu-          rante    déjà assez     -usée    et qui laisse passer une  faible proportion d'hydrogène     sulfuré,    puis  dans une couche où elle rencontre de la. ma  tière fraîche, régénérée ou     réoxydée,    qui  extrait facilement le peu d'hydrogène sulfuré  qui souille encore le gaz. La matière     épurante     passe de la. deuxième couche dans la première.

    On peut ainsi utiliser une matière épurante  à l'oxyde de fer en la     chargeant    de sulfure  de fer beaucoup plus loin que si une couche  seule devait épurer complètement le gaz. Un  calcul simple montre, en outre, que, toutes  conditions égales d'ailleurs, la. quantité de ma  tière nécessaire dans les deux couches est. bien  plus faible que celle qu'il faudrait pour arri  ver aux mêmes résultats avec une seule cou  che. On pourrait. d'ailleurs utiliser, le cas  échéant, plus de deux couches, par exemple  si on veut utiliser une matière n'absorbant  que lentement l'hydrogène sulfuré, ou si l'on  a à faire à. un gaz très riche en soufre, car,       dans    une couche fluide dense, le mélange des  grains est presque parfait et instantané.

    L'emploi de plusieurs couches successives ré  duit la perte de charge du gaz à travers l'ins  tallation d'épuration et, par conséquent, les  frais de compression du gaz. En outre, on ré  duit de cette manière la quantité clé matière  en circulation, car il est bien     évident    que plus  on pourra, en une seule passe, faire absorber  de soufre pour une même quantité de     poudre;     moins il faudra faire circuler celle-ci pour en  lever une même quantité d'hydrogène sulfuré.  La matière qui sort de la couche par où entre  le gaz est chargée en sulfure de fer et doit  donc être envoyée à la     réoxydation,    dont il  sera     question    plus bas.

   En effet, l'épuration  par une masse à l'oxyde de fer se fait selon  les     réactions     
EMI0002.0030     
  
    (1) <SEP> 3H2S+Fe203.H20 <SEP> <B>->-</B> <SEP> Fe2S3.H20+3H20
<tb>  (2) <SEP> Fe2S3. <SEP> H20 <SEP> +3/2 <SEP> 02 <SEP> <U>></U> <SEP> Fe203. <SEP> H20 <SEP> + <SEP> 3 <SEP> S       Or, on a constaté qu'avec les matières     épu-          rantes    de type courant, la réaction (2) est    beaucoup moins rapide que la réaction (1),  même en présence d'un gros excès     d'oxygène.              Donc,        même    si le gaz à épurer contient un  peu d'oxygène,

   les grains de la masse     épu-          rante    se recouvriront de sulfure et devien  dront. inactifs, la     réoxydation    du sulfure en  soufre étant pour ainsi dire nulle, comme  l'ont montré les     essais    avec une masse ordi  riaire, par suite de la lenteur de la régénéra  tion de l'oxyde. Il n'y a donc que peu d'inté  rêt à ajouter de l'air au gaz comme on le  fait     couramment    pour l'épuration sèche, mais  il est nécessaire de prévoir -une     réoxydation     continue, comme indiqué ci-dessous.

   On peut  toutefois remplacer la masse à base d'oxyde  (le fer par du charbon actif qui, déjà à la       température    ordinaire, catalyse la réaction:  
EMI0003.0010     
  
    (3) <SEP> If@S <SEP> + <SEP> 112 <SEP> 0@ <SEP> @ <SEP> HI0 <SEP> + <SEP> S       tout en se couvrant de soufre.. On pourrait  aussi utiliser tout autre produit pulvérulent  avant. des propriétés semblables, l'épuration  pouvant éventuellement se faire à tempéra  ture plus élevée que la température normale.  Dans ce cas, la     réoxydation    séparée n'est pas  utile, mais il faut introduire dans le gaz une  quantité suffisante d'oxygène pour que la  réaction (3) soit complète.  



  L'expérience montre que la     réoxydation    de  la masse sulfurée, même faite avec de l'air,  est relativement lente aux températures que  l'on peut envisager (moins de 50 à 60 ). Par  contre, même pour une bonne épuration, cette       réoxydation    n'a pas besoin d'être complète,  car, avec un temps de contact suffisant, de  l'ordre de 0,5 à 20 sec., tout.

       l'hydrogène'        sul-          fitré    du gaz est absorbé, alors même que la  masse contient déjà, sous forme de sulfure,       environ    2 à 5     %        de        son        poids        de        soufre.        On          petit.    donc effectuer la     réoxydation    en une       seule    couche, la poudre étant, comme dans la  désulfuration et pour les mêmes raisons, main  tenue à l'état.     fluidisé    dense avec.

   une vitesse  d'air relativement faible pour éviter des en  traînements et une usure excessive des grains  (le poudre. L'épaisseur et le diamètre de la  couche doivent être calculés de manière que  le temps de contact moyen de la poudre avec  l'air soit suffisant pour une     réoxy    dation con  venable (environ     70-901/o    de l'oxyde initial    doit. être régénéré). Pour réduire le volume  des masses en cours de     réoxydation,    et pour  que cette     réoxydation    soit plus poussée, on  peut la faire, comme la désulfuration, en deux  ou plusieurs couches successives.  



  Le volume d'air nécessaire à la     réoxyda-          tion    étant     plus    faible que le volume de gaz à  désulfurer, on     pourra    placer l'appareil de       réoxy    dation au-dessus de l'appareil de     désul-          furation    de manière que la poudre     réoxydée     passe par simple gravité de la zone de     réoxy-          dation    au deuxième stade de la désulfuration,  ce passage pouvant se faire par le moyen d'un  simple tube de diamètre convenable, servant  de trop-plein à la zone de     réoxydation    et  maintenu plein de poudre,

   par exemple au  moyen d'un robinet de réglage, pour éviter  le passage de gaz dans l'un ou l'autre sens  (voir, pour la construction de     tels    tubes, le  brevet N  290580). De l'air sous pression doit  pouvoir être éventuellement injecté     dans    ce  tube pour éviter ou détruire les bouchages  accidentels. De la désulfuration, la poudre est  remontée à la     réoxydation    par un moyen quel  conque, par exemple par l'air servant à la       réoxydation.     



  Pour ne pas utiliser des quantités exces  sives de masse neuve et pour récupérer le  soufre que contient la masse usée, une partie  de la masse     réoxy        dée    est constamment prélevée  pour être régénérée, c'est-à-dire débarrassée  du soufre qu'elle contient. Cette régénération  peut se faire par tous moyens appropriés.

    comme par exemple     ceiLx    décrits plus bas,  mais de toute façon il est nécessaire que le  sulfure, corps assez peu stable, soit aupara  vant entièrement.     réoxydé.    II risquerait sans  cela, au cours de la régénération, surtout si  celle-ci est faite à chaud, de se transformer  en corps stables non     réoxydables,    rendant inu  tilisable une partie de la masse et perdant la  quantité correspondante de soufre. On peut  arriver à cette     réoxydation    à peu près com  plète en prévoyant une zone de     réoxydation     supplémentaire pour la fraction de poudre  allant à la régénération, avant envoi à celle-ci.

    Cette     réoxydation    supplémentaire peut avan  tageusement être faite au moyen d'air. Comme      la quantité de masse à régénérer est forcé  ment faible par rapport à la quantité de  masse en circuit, il est facile de prévoir, pour  cette     réoxy    dation supplémentaire, un temps  de contact moyen suffisamment long entre la  poudre et l'air, soit en utilisant une couche  fluide de grand volume, soit en     utilisant    deux  ou plusieurs couches     successives,    par exemple  comme celles prévues dans les colonnes à pla  teaux de     fluidisation    du brevet N  290580.  



  La     fig.    1 du dessin annexé donne, à titre  d'exemple, le schéma d'une installation pour  la mise en     oeuvre    du procédé selon la présente  invention. Il est évident d'ailleurs que, sui  vant la quantité du gaz à épurer et le point  auquel il est nécessaire de pousser cette -épu  ration, les dispositions à envisager peuvent  être assez différentes. On peut donc, le cas  échéant, être amené à mettre la     désulfuration          au-dessus    de la.     réoxy    dation et à transporter  la poudre de celle-ci à la désulfuration au  moyen du gaz à épurer. De même, on pour  rait employer tout autre moyen de remonter  la poudre entre les deux opérations. II serait.

    même possible de mettre la     désulfuration    au  même niveau que la     réoxydation,    ce niveau  pouvant être nettement au-dessus du sol, en  prévoyant entre les appareils des colonnes de  poudre faisant joints et empêchant le     passage     des gaz d'un circuit à l'autre, ou, au sol même,  en     remplaçant    les colonnes de poudre par des  dispositifs de distribution étanches.  



  Dans l'installation représentée à la     fig.    1,  le gaz à désulfurer est porté à la pression  voulue par le     surpresseur    1, puis, par la  tuyauterie 2, arrive au bas de l'appareil de       désulfuration    3. Pour que l'installation de  désulfuration fonctionne dans de bonnes con  ditions, et en particulier qu'on n'ait pas à ré  gler trop fréquemment le robinet de sortie  de poudre 9, il faut que le débit de gaz soit  constant.

   Pour cela, on a prévu le     b@7-pass     automatique 16, permettant de renvoyer une  certaine quantité de gaz épuré à l'entrée du       surpresseur    1, de manière que le débit de gaz  total à travers l'appareil de désulfuration 3  soit constant. malgré les variations inévitables  de la fabrication. La     désulfuration    se fait dans    l'appareil 3, le gaz passant d'abord dans la  zone inférieure 4 où il se débarrasse de la       plus    grande     partie    de     l'hydrogène    sulfuré qu'il  contient, puis dans la zone supérieure 6, où  sont. enlevées les dernières traces de ce corps.

    Au sortir de cette zone, le     --az    est     débarrassé     des poussières qu'il pourrait entraîner au  moyen     d'un        ey    clone 12, ou de tout. autre appa  reil approprié à ce but et permettant de     réin-          troduire    les poussières séparées dans l'appa  reil de     désulfuration    3, par le tube 13 par       exemple.    Le gaz sortant est débarrassé par le  filtre 15 des dernières traces de     poussières     qu'il peut contenir et envoyé à l'utilisation.

    La poudre sortant de l'appareil de     réoxyda-          tion    18 entre dans la zone supérieure 6 par le       tube    1.7. Elle passe de cette zone 6 à la. zone  inférieure 4 par le tube de trop-plein<B>Il.</B> Les  deux zones sont séparées l'une de l'autre par  une grille 7, qui empêche la poudre de la zone  6 de tomber     dates    la. zone 4 autrement que  par le tube de trop-plein 11. De même, à la  partie inférieure de la zone 4 se trouve une  grille 5, qui sert à empêcher la poudre de  tomber dans le cône inférieur de répartition  du gaz.

   Ces grilles, de même que les autres  grilles analogues des     fig.1,    2, 3 et     -l    (20, 22,     -l5,     82, 83, 84, 125, 126, 234), et que les tuyaux de  trop-plein servant à la. circulation de la poudre  (8, 11,<I>17, 23,</I> 26,     4L    66, 79, 80, 81,<B>1</B>01, 103,  106, 108, 111, 201, 203, 209, 212,     21-1)    peu  vent avantageusement être agencés comme in  diqué dans le brevet<B>N-290580.</B> De la zone q,  la poudre sort. par le trop-plein 8, muni d'un  robinet de     réglage    9 et tombe dans une cham  bre de répartition 10 où elle est entraînée par  l'air provenant, du     surpresseur    30 par la. con  duite 31;

   cet air remonte la poudre par la con  duite 32 dans le séparateur 33. La. poudre  tombe de ce séparateur 33 dans un réservoir  de     stocka-e    31, servant (le volant pour main  tenir la. régularité de la circulation de poudre.  C'est     également    dans ce réservoir que. sont  introduites la poudre fraîche et la poudre  régénérée par tout. moyen convenable. Sui  vant les dispositions générales de l'installa  tion, on peut aussi les introduire par l'inter  médiaire du circuit d'air, par exemple par la      chambre clé répartition 10.

   La poudre sort du       stoekage    par le tube 35, muni d'un robinet. de       réglage    43, pour être introduite,     dans    la zone  supérieure 21 de l'appareil de     réoxy    dation 18.  Dans cette zone supérieure, la poudre subit  la plus grande part de la     réoxydation.    Elle  tombe ensuite par le tube de trop-plein 26  dans la zone inférieure 19 où se fait la     réoxy-          dation    finale.

   Ces deux zones de     réoxydation          M    et 19 sont munies,     comme    les zones de     dé-          sulfuration    4 et 6, et pour les mêmes raisons,  de brilles 20 et 22. Pour la     réoxydation,    on  utilise avantageusement l'air qui a servi au       transport    de la poudre à     réoxyder    et qui sort  du séparateur 33 par le tuyau 36.

   Les parti  cules de poudre que cet air peut entraîner ne  sont. pas gênantes, elles sont simplement     réin-          troduites    dans le circuit général et il n'y a  donc pas besoin de prévoir un séparateur sup  plémentaire après le séparateur 33. Si la quan  tité d'air nécessaire au transport de la poudre       est.    inférieure à celle qui est nécessaire à. la       réoxydation,    il sera plus économique de pren  dre à plus basse pression cet air supplémen  taire, par exemple en le prélevant par la       tuyauterie    43 munie d'un robinet clé réglage  44, sur une phase inférieure du compresseur  30. La plus grosse partie de cet air est intro  duite dans la zone 19 par le moyen du robi  net de réglage 37.

   La poudre     réoxydée    sort de  la zone 19 par le tube 17 muni du robinet de       r#érla,#-e    24, d'où elle passe à la couche supé  rieure 6 de la désulfuration. La fraction de  poudre     devant.    être régénérée     constamment.     sort (lu tube 17 par l'embranchement. 23 et le  robinet clé réglage 25, pour     être    introduite  dans la zone de     réoxydation    39, où elle est       fluidisée    à l'état de phase dense, au moyen       d'une    partie de l'air sortant du séparateur 33  et prélevé au moyen du robinet de réglage 38  et de la tuyauterie 40.

   L'air sortant de cette       réoxydation        supplémentaire    39 est     envoyé    par  la     tuyauterie    44 dans la couche de     réoxyda-          tion    21. Pour cela, il faut que la perte de       eliarge    à travers le circuit de     réoxydation    sup  plémentaire soit. naturellement     légèrement    in  férieure à la perte de charge à travers la zone  inférieure clé     réoxydation,    ce qu'on obtient    facilement par le jeu des robinets 37 et 38.

   De  la     réoxydation    supplémentaire, la poudre  passe à la. régénération par la tuyauterie 41  et le robinet de réglage 42.  



       Essais    et calculs montrent qu'avec un gaz  d'éclairage contenant 5 à 10 g d'hydrogène  sulfuré par     m3,    en utilisant une masse     épu-          rante    artificielle partiellement séchée, par  exemple le produit marque      LuX>>    (teneur en       eau        résiduaire    5 à     20%),        il        faut        un        temps        de     contact de 1 sec.

   environ dans chacune des  deux zones de désulfuration 4 et 6, pour avoir  une élimination totale de l'hydrogène sulfuré  en travaillant à une pression voisine de la  pression atmosphérique. La poudre sortant de       la        zone    4     contient        environ    2 à 7     %        de        son     poids de soufre à l'état de sulfure et doit être       réoxydée.    Avec une vitesse de gaz de 0,5 m  par sec.     dans    l'une et l'autre zones, il faut.  ainsi pour traiter 100 000 ms par jour, une  circulation de poudre d'environ 600 kg par  heure.

   Le volume total de chaque zone     fluide     de désulfuration étant de 1,2     m3,    on a, avec       une    densité des zones fluides de 0,5 kg par  litre, 600 kg de matière par zone, le diamètre  de celles-ci étant. d'environ 1,75 m. La perte  de charge totale à travers ces deux zones,     les     cyclones et filtres, sera ainsi de l'ordre de  25 g par     em2.    Pour la     réoxydation,    on peut  compter sur un temps de séjour de 15 à  60 minutes par zone, la quantité totale en cir  cuit étant ainsi- de l'ordre de 2000 kg.

   Avec       une        masse        qui        peut.        se        charger        d'environ        50%     de     soufre,    on devra en extraire 60 kg par  heure, qu'on remplacera par 30 kg de masse  régénérée;

   des     additions    de masse neuve sont  faites pour compenser les pertes dues à l'en  traînement de     poussières    par l'air et le gaz       (environ        0,5%        par        jour        de        la        masse        totale        en     circuit., soit environ 10 kg par jour).

   On voit  ainsi que l'installation nécessaire est de très  faibles dimensions et peu     enéombrante    et que  la consommation de masse neuve est des plus  réduites, les seules -dépenses étant l'énergie  nécessaire pour donner au gaz et à l'air la  pression assez faible voulue et les frais de la  régénération dont. il est. question plus bas. La       main-d'oeuvre    se borne, une fois l'installation      mise en route, à une simple surveillance fort  réduite, puisque, à part les     surpresseurs,    il  n'y a aucun appareil en mouvement.  



  Les appareils de     désulfuration    3 et de       réoxy        dation    18 doivent être bien isolés     ther-          iniquement,    de manière à éviter en hiver de  devoir réchauffer le gaz et l'air entrant. et  en été d'atteindre des températures nuisibles  aux qualités épurantes de la masse. La     eha-          leur    dégagée par la     réoxy    dation est suffisante  avec un gaz normal pour maintenir la tempé  rature voulue, sauf peut-être en périodes très  froides.

   En périodes chaudes, comme il ne faut  pas dépasser     40-50     lors de la     réoxy        datiôn,     sous peine de     transformer    une partie du sul  fure à     réoxyder    en sulfure et sulfates non       réoxydables,    on pourra introduire dans l'air  un peu d'eau pulvérisée, ce qui aura, en outre,  l'avantage d'éviter un séchage trop poussé de  la masse, séchage qui réduirait son activité.  De même, pendant. les périodes très froides,  on pourra réchauffer le gaz au moyen de va  peur directe et, indirecte.

   On a remarqué, en  effet, qu'en maintenant une humidité suffi  sante de la poudre (5 à 20 /0), on a, même  avec des vitesses de gaz assez élevées, des  entraînements     extrêmement    faibles, car les  grains les plus fins de ces poudres très po  reuses ont. tendance à s'agglomérer en grains  plus gros dès que la poudre contient encore  un certain minimum d'eau. Le réglage de  l'humidité du gaz et de l'air, et par consé  quent de celle de la poudre, permet donc de  réduire très fortement les entraînements de  poudre par le gaz où l'air et, donc, d'utiliser  des poudres qui sans cela contiendraient trop  de particules fines pour pouvoir être em  ployées sans ennuis à ce point de vue.

   En  outre, les teneurs en eau dont il est question  ci-dessus ont l'avantage d'améliorer la     désul-          furation    et. la     réoxydation    probablement parce  qu'elles facilitent la diffusion à. la surface des  grains. Il faut noter, en outre, qu'avec les  zones fluides denses telles qu'elles sont pré  vues ici, la température est, régulière et facile  à régler et qu'il n'y a aucun risque de points  chauds, le mélange de particules de poudre  dans chaque zone étant, très efficace.

      Dans le cas où on voudrait     désulfurer    un  gaz devant être     eniploy    é sous pression, on au  rait intérêt à faire, sous pression, la. désulfu  ration et, même, la     réoxydation,    car la pres  sion facilite les réactions de désulfuration et  de     réoxydation    et elle permet de diminuer le  volume des appareils.  



  Si l'on désire en même temps     détoxiquer     un gaz d'usines à gaz par conversion de  l'oxyde de carbone par la vapeur d'eau, on  pourra avantageusement réaliser la     désulfu-          ration    selon le schéma de la fi,-.<B>2.</B>  



  Dans ce schéma, le gaz mis à la pression  voulue par le     surpresseur    61 entre par 62  dans l'appareil de désulfuration 63 qui com  porte, comme dans la.     fig.    1, une zone infé  rieure 64 et une zone supérieure 65. Le gaz  sortant de celles-ci passe dans un séparateur  67 réintroduisant la poudre dans la zone 65  par le tube 68, puis est. envoyé à la détoxica  tion par la. conduite 69. Le gaz revenant de  la détoxication par la conduite 70 entre dans  l'appareil d'épuration finale 72 qui ne com  porte qu'une seule couche.

   De là, il ressort à  travers le séparateur 73     réintroduisant    la pou  dre dans la zone 72 par le tube 74, par la  conduite 75 munie d'un filtre 76 destiné à  extraire du gaz les     poussières    les plus fines  qu'aurait. pu laisser passer le séparateur 73.  Un by-pass automatique 78, placé sur la  conduite 77, permet d'avoir à travers toute  l'installation, un débit. de gaz parfaitement  régulier, malgré les fluctuations de la fabri  cation. Un by-pass 71 permet aussi de mettre  hors service, le cas échéant, l'installation de  détoxication.

   La poudre     réoxydée    ou régénérée  entre par le tube 79 dans l'appareil     d1épura-          tion    finale 72, de là elle passe par le tube de  trop-plein 80 à la zone supérieure. 65 de l'ap  pareil d'épuration 63; de là elle se rend, par  le tube de trop-plein 66, à la zone inférieure  64, dont elle sort par le tube 81.. A la sortie  de celui-ci, elle est reprise, par exemple par  de l'air et renvoyée à un appareil de     réoxy-          dation    qui n'est. pas figuré sur le présent  schéma. Celui-ci ne donne d'ailleurs du pro  cédé que les     grandes    lignes et n'entre pas      dans les détails pour lesquels on peut. se repor  ter à la     fig.    1.

   Ce dispositif de la     fig.    2 peut  être utilisé également pour le traitement de       tzaz    de synthèse: la conversion de l'oxyde de  carbone par la vapeur d'eau transforme les  composés     organiques    du soufre en hydrogène       sulfuré    dont, par le moyen du procédé selon  l'invention, on enlève les dernières traces. Le  lavage du gaz de synthèse à l'eau sous pres  sion n'enlève alors guère que du gaz carbo  nique qui peut être récupéré et utilisé puis  qu'il ne contient. pas de soufre.

   Il est bien évi  dent que, comme dans le cas de l'installation  selon le schéma. de la     fig.    1, le dispositif de  la     fig.    2 peut être utilisé à la pression atmo  sphérique ou à une pression plus élevée si le       #niz    à traiter doit. être utilisé à une telle pres  sion.  



  Parmi les avantages du procédé selon l'in  vention, il faut, noter que l'on n'a pas besoin  d'introduire d'air dans le gaz pour la. désul  furation, comme c'est couramment le cas pour  l'épuration sèche. Ceci peut être assez impor  tant dans les cas où l'on désire un gaz ne con  tenant, pas d'oxygène, en particulier lorsqu'il       s'agit    de gaz destiné à (les synthèses.  



       D'autre    part, on a remarqué que le soufre  qui     s'accumule    dans la masse est beaucoup       plus    pur que le soufre retenu dans les     masses     d'épuration habituelles. C'est. là un avantage  sensible si l'on veut régénérer les masses par       dissolution    du soufre.

   I1 semble qu'il faut re  chercher l'explication de ce phénomène dans  le fait que le gaz étant en     contact    pendant  beaucoup moins longtemps avec la. masse     épu-          rante    et à une température parfaitement régu  lière, la. polymérisation des composés instables  du gaz et la formation (les résines sont     consi-          elérablement    réduites.  



  Pour régénérer la masse usée chargée de       soufre,    on peut dissoudre le soufre, comme  cela est bien connu, au moyen d'un solvant  approprié, sulfure de carbone,     trichloréthy-          1ène,    par exemple. On peut aussi extraire le       soufre    par la chaleur, sans ou avec combus  tion. Il faut bien entendu, dans ce cas, que  la masse à régénérer ne soit pas soumise à des    températures telles     qu'elle    perde ses qualités  épurantes.  



  Si pour chasser le soufre des masses d'épu  ration on utilise la chaleur sans     combustion,     de la manière décrite ci-dessous,     on-pourra    le  faire non seulement. pour des masses d'épura  tion à base d'oxyde de fer, mais également  pour du charbon actif.  



  Ladite manière de chasser le soufre con  tenu à l'état non combiné dans les masses  d'épuration chargées en soufre consiste en une  évaporation du soufre au moyen d'un courant  de gaz inerte, préalablement chauffé. La  quantité de gaz est naturellement fonction de  la température d'évaporation. On peut donc,  comme cela est. important. pour conserver les  qualités     épurantes    de la masse :à base d'oxyde  de fer hydraté, opérer à des     températures     suffisamment     basses    en utilisant un débit de  gaz convenable. Il faut d'ailleurs noter que ce  débit de gaz est relativement. faible, car, aux  températures envisagées, une molécule de  soufre à l'état de vapeur contient six atomes  de soufre. La vapeur de soufre est donc très  dense.  



  Pratiquement, si l'on veut traiter des  masses d'épuration et pouvoir ensuite les  réutiliser dans de bonnes conditions, la tem  pérature doit. être de l'ordre de 200 à     400      pour l'évaporation du soufre. Au-dessous de  200 , la tension de vapeur du soufre est. si  faible que, malgré la forte densité de la va  peur, il faudrait des quantités de gaz exces  sives pour débarrasser la masse de son soufre.  On ne serait jamais tout à fait certain que  tout le soufre a bien été extrait, car à de telles  températures l'évaporation est extrêmement  lente. Même pour des masses résistant bien à  la chaleur, on n'a pas non plus intérêt à dé  passer la température de 400 , qui permet  déjà de travailler avec des quantités de gaz  très faibles et à laquelle la vitesse d'évapora  tion est élevée.  



       Comme    à partir de 250  environ une par  tie de l'oxyde de .fer hydraté se déshydrate  et devient nettement moins réactif pour     l'épu-          tation    du gaz, on pourrait craindre que la  méthode préconisée ne donne une masse peu      active. En pratique, ce n'est pas le cas car,  d'une part, en     désulfurant    le gaz selon cette  méthode, l'addition de poudre régénérée se  fait de manière continue et est. très faible par  rapport. à lamasse totale en circuit. D'autre  part, cet. oxyde de fer moins réactif que son  hydrate se     retransforme    en cet hydrate selon.

    les réactions:  
EMI0008.0003     
  
    Fe203 <SEP> + <SEP> 3 <SEP> <B><U>ILS</U></B><U> <SEP> ></U> <SEP> Fe2S3. <SEP> H20 <SEP> + <SEP> 2 <SEP> H <SEP> 20
<tb>  Fe2S3 <SEP> . <SEP> <U>11.0</U> <SEP> + <SEP> 3i<B>'</B>2 <SEP> 02 <SEP> -> <SEP> Fe203 <SEP> . <SEP> H20 <SEP> + <SEP> 3 <SEP> S       au bout. d'un cycle de désulfuration et de       réoxy    dation et redevient très actif. Un avan  tage .supplémentaire de la méthode prévue est,       qu'aux    températures envisagées, les composés  organiques qui se déposent en même temps  que le soufre dans les masses d'épuration, sont  décomposés en gaz qui ne souillent pas le  soufre condensé.

   L'enlèvement de ces composés  améliore également la qualité des masses     régé-          nérées.     



  L'évaporation du soufre dont il est ques  tion ci-dessus se fait. avantageusement par       fluidisation    en couche dense comme décrit  plus haut. Il est préférable, pour que l'évapo  ration du soufre soit complète, de la faire en  deux couches successives, car l'évaporation  n'est pas instantanée surtout à basse tempé  rature. Si l'on veut employer des tempéra  tures d'évaporation très basses (inférieures à  300 ), il sera donc indiqué d'utiliser un nom  bre plus grand de couches successives (3 ou 4)  maintenues toutes à la même température ou  à des températures voisines. Par contre, si  l'on fait cette évaporation à     400     ou plus, on  pourra travailler avec une seule couche, pour  simplifier les opérations, car, à ces tempéra  tures, l'évaporation est naturellement beau  coup plus rapide.

   Le gaz neutre doit être  chauffé avant l'entrée dans la première zone  de     fluidisation    à une température telle que  cette zone, ainsi que les suivantes, soient  maintenues à la température voulue. Ce chauf  fage du gaz peut être fait de n'importe quelle  manière connue, en particulier en     récupérant     une partie de la chaleur contenue dans le gaz  sortant. au moyen d'échangeurs de chaleur de    type ordinaire, puis par chauffage à la tem  pérature voulue soit indirectement, soit même  directement, le gaz étant.

   alors formé en par  tie des produits de la combustion, qui devront  d'ailleurs ne contenir que des traces     d'oxygène     libre pour que celui-ci ne se combine pas au  soufre sous forme de gaz sulfureux, à moins  qu'on ne tienne justement à obtenir une cer  taine proportion de ce gaz soit pour faciliter  le maintien de la     tempréature        d'évaporation,     soit pour toute autre raison. Comme il s'agit  d'employer du gaz inerte, on pourra parfaite  ment recycler tout. ou partie du gaz sortant  de l'opération après avoir refroidi, pour con  denser le soufre qu'il contient.

   Comme toute  l'opération consomme de la chaleur, il est bon  de prévoir une récupération     poussée    de     celle-          ci,    et un bon isolement thermique de tout  l'appareillage chaud pour réduire les pertes  de chaleur. Comme indiqué ci-dessus, il est  facile de récupérer une partie de la chaleur  contenue dans le gaz sortant..

   Pour récupérer  la chaleur sensible contenue clans la. poudre,  on peut faire passer celle-ci dans une colonne       de        fluidisation    à plusieurs plateaux telle  qu'elle est, décrite dans le brevet     N     290580,  en contre-courant avec un gaz inerte en quan  tités convenables pour     assurer        dans    chaque  étage de la colonne     unie        fluidisation    en couche  dense, et en même temps pour pouvoir récu  pérer le plus de chaleur possible à la tempé  rature la plus élevée possible.

   Ce gaz inerte  est employé     ensuite    au     réchauffage    de la. pou  dre entrant, ce réchauffage se faisant, comme  le refroidissement, dans une colonne à pla  teaux de     fluidisation.    Le gaz inerte est. ensuite  recyclé ou non suivant les conditions dans les  quelles     fonctionne    l'installation. On pourra  utiliser une     installation    comme celle représen  tée schématiquement sur la     fig.    2. Cette ins  tallation, d'ailleurs, peut être modifiée selon  les circonstances.

   En particulier, les deux cir  cuits de gaz inerte pourront être combinés en  un seul pour réduire le nombre de     surpres-          seurs    et faciliter la conduite. L'un     oui    l'autre  de ces circuits, représentés comme des circuits  fermés, ou les deux, pourraient également. être  des circuits ouverts et on pourrait utiliser      pour le réchauffage et le     refroidissement.    de  la poudre tout autre moyen. Dans l'installa  tion de la     fig.    3, la poudre entre par la  tuyauterie 101 dans la colonne à plateaux de  réchauffage 102.

   Cette dernière porte cinq  plateaux, mais, comme plus bas pour la co  lonne de refroidissement, ce chiffre n'est pas  fixé à priori et doit être calculé en fonction  des autres conditions de marche de l'installa  tion. La poudre en sort à une température  voisine de la température d'évaporation, par  la tuyauterie 103 qui l'amène dans la première  zone 105 de l'appareil d'évaporation 104. Elle  passe par la tuyauterie 106 dans la deuxième  zone 107 où se fait l'évaporation finale du  soufre. La poudre, débarrassée de son soufre,  passe     ensuite    par la tuyauterie 108, munie  d'une vanne de réglage 109,     dans    la colonne  à plateaux de     fluidisation    1.10, où elle est re  froidie.

   La masse refroidie sort de cette co  lonne par la tuyauterie 111 munie d'une  vanne de réglage 112. Les colonnes à  plateaux 102 et 1.10, comme les grilles  125 et. 126 et les tuyauteries de circu  lation de la. poudre 103, 106, 108, 111., peu  vent, être réalisées comme décrit. dans le bre  vet<B>NI'</B> 290580. On a     prévit    entre l'entrée et  la sortie de la poudre de la colonne 110 un  by-pass 113 destiné à permettre d'extraire la  masse à une température un peu     phis    élevée  (lue sa température normale de sortie, ceci  pour faciliter le réglage de la température de  la désulfuration.

   Sur la     fig.    3, le circuit de  gaz destiné à récupérer la chaleur sensible de  la pondre comporte un     surpresseur    114 qui  envoie le gaz par une tuyauterie 115 au bas  de la colonne à plateaux 110. Le gaz sort de  celle-ci par la tuyauterie 116 entraînant éven  tuellement quelques poussières, et entre au  bas de la colonne de réchauffage de la poudre  102. Il sort de cette colonne par le sépara  teur<B>117,</B> qui peut être soit un cyclone, soit  tout autre type de séparateur retenant. la pou  dre que pourrait entraîner le gaz et la ren  voyant à la colonne 102 par la tuyauterie 118.  Du séparateur<B>117,</B> le gaz se rend par la  tuyauterie 119 à un réfrigérant 120, où se  condense éventuellement la vapeur d'eau pro-    venant du séchage de la poudre.

   Du réfrigé  rant 120, le gaz est repris par le ventilateur  114. Un appoint de gaz neutre peut être fait  par la tuyauterie 121 et le robinet de réglage  122, entre le réfrigérant et le     surpresseur.    Si  on extrait, sans la refroidir, une partie -de la  poudre sortant. de l'appareil d'évaporation par  le robinet 113, on n'arrivera pas à avoir, à la  sortie de la colonne 110, un gaz assez chaud  pour élever suffisamment. la     température    de  la poudre à la sortie de la colonne -102; de  même, si la poudre entrant dans cette colonne  contient une forte proportion de soufre, la  chaleur récupérée sur la poudre privée de  soufre ne suffira pas à donner à la poudre  chargée de soufre une température suffisante  au bas de la colonne 102;

   pour remédier à  cela, on a prévu le by-pass 137 qui permet  d'envoyer au bas de la -colonne 102 du gaz  chaud sortant du four 123, où le gaz du cir  cuit de l'appareil d'évaporation est chauffé  par combustion de gaz ou d'un combustible  quelconque. Comme dit plus haut, on pourrait  d'ailleurs, pour faire l'appoint éventuellement  nécessaire en gaz inerte, utiliser le chauffage  direct. Du four 123, le gaz passe par la  tuyauterie 124 au bas de l'appareil d'évapora  tion, d'où il entre par la grille 125 dans la.

    deuxième zone d'évaporation 107, et, de là.;  par la grille 126, dans la première zone d'éva  poration 105: Le gaz chargé de vapeur- de  soufre sort de cette zone par le séparateur  127, représenté sur le schéma comme un sépa  rateur centrifuge, mais qui peut être- n'im  porte quel autre type de séparateur, adapté       aux    conditions régnant en cet endroit et ren  voyant les poussières séparées dans la zone  105 par la tubulure 128. Du séparateur, le  gaz est envoyé par une tuyauterie 129 à un  filtre 130 maintenu à une température telle  qu'il ne s'y condense pas de soufre, puis il  passe à l'un ou l'autre des échangeurs 131.

    Ces échangeurs, alternativement en service  par l'intermédiaire des robinets 132, servent  à réchauffer le gaz entrant et à condenser la  plus grande partie des vapeurs de soufre.     Ces     échangeurs sont des échangeurs tubulaires  verticaux, le gaz à refroidir passant à Pinté-      rieur des tubes, et le soufre condensé s'écou  lant le long de ceux-ci dans un fond conique  dont il peut être extrait directement ou,  comme sur le schéma de la     fig.    3, couler, avec  le gaz, dans le bas de la tour d'arrosage 135.  On a prévu deux échangeurs, puisque, à une  température de l'ordre de 200 , le soufre  liquide devient pâteux et coule mal, risquant  de boucher les échangeurs.

   Le schéma prévu  permet de faire passer du gaz moins chaud  dans les échangeurs, de manière à abaisser la  température du soufre et à lui permettre de  couler. Ainsi, par exemple, si l'échangeur       131a    est en service, le robinet     132a    étant.  ouvert et le robinet     132b    fermé, le gaz à ré  chauffer entre dans l'échangeur par l'inter  inédiaire du robinet     133a    ouvert, le robinet       133b    étant fermé. Ce gaz froid se réchauffe  dans l'échangeur 131a.,     puis    passe dans  l'échangeur 131b où il fait couler le soufre,  sa température d'entrée étant inférieure  à 200 .

   De l'échangeur 131b, le gaz  passe par le robinet     134a,    qui est ouvert, le  robinet     134b    étant, par contre, fermé, puis il  arrive au four 123 pour être remis en circuit.  Lorsque c'est l'échangeur 131b qui est. en     ser-          @,ice,    ce sont les vannes marquées b qui sont  ouvertes, les vannes marquées a étant fermées.  Le gaz sortant de l'un ou l'autre échangeur  est introduit. dans une colonne 135 où il est  refroidi par arrosage d'eau qui condense le  reste de soufre qu'il peut contenir. Ce reste  de soufre est entraîné     sous    forme de boue par  l'eau, boue qu'il suffit de décanter pour récol  ter le soufre.

   C'est également dans cette boue  que se solidifie éventuellement le soufre con  densé dans les échangeurs<B>131.</B> La colonne  d'arrosage 135 pourrait d'ailleurs être rem  placée par un réfrigérant indirect. Le gaz  froid est repris par un     surpresseur    136 qui le  renvoie dans le circuit. Tout ce système de  condensation de soufre-pourra d'ailleurs être  remplacé par n'importe quel autre système  aussi efficace.

   L'expérience montre que le  soufre ainsi condensé est relativement pur       (90-95%        de        soufre        ou        plus)        et        qu'il        peut     être, pour bien des applications, employé tel  quel. Il est d'ailleurs facile à déshydrater au    moyen d'un filtre ou à purifier par distilla  tion pour tout emploi ultérieur.  



  Si on veut. récupérer le soufre contenu  dans les masses d'épuration par combustion à  basse température, on peut procéder de la  manière décrite ci-dessous, qui permet d'obte  nir des masses régénérées de bonne qualité en  utilisant. des températures assez basses et en  brûlant. non seulement. le soufre, mais aussi  les matières carbonées qui se sont déposées  sur ces masses au cours de l'épuration du gaz.  Pour cette     combustion,    la masse     eharg-ée    en  soufre est traitée par de l'air ou un gaz conte  nant de l'oxygène dans une ou plusieurs zones  par     fluidisation    en phase dense. La     fig.     donne un schéma d'après lequel on peut réali  ser cette combustion.  



  D'après le schéma de la     fig.    4, la poudre  contenant le soufre entre en 207 dans la pre  mière couche fluide de la colonne de     fluidi-          sation    202, où elle est réchauffée au moyen de  gaz inerte chaud, qui se refroidit en lui cé  dant sa chaleur sensible. La poudre entre  ensuite par le tube 203 et le robinet de     ré-          g@age    204 dans la zone de combustion 205 où  elle est brûlée, à l'état     fluidisé    par de l'air ou  tout autre gaz contenant de l'oxygène.

   Dans  cette zone de combustion, il se dégage des  quantités importantes de chaleur qui doivent  être enlevées pour éviter que la masse à. régé  nérer dépasse une température de l'ordre de  200 à     -100         nuisant    à ses qualités     épurante..     Il n'est d'ailleurs pas nécessaire de dépasser  sensiblement 200 , car le soufre, s'il s'enflamme  entre 250 et 300  dans les conditions normales,  se combine déjà, à l'oxygène à. température  beaucoup plus basse pour donner de     l'anlip-          dride    sulfureux.

   L'avantage de travailler avec  une poudre maintenue par l'air de combus  tion à. l'état de     fluidisation    dense, est juste  ment de permettre d'éviter complètement tout  point. chaud dans la masse et d'avoir dans  toute celle-ci une température parfaitement  régulière. Le second avantage important (le  ce mode de travail est la facilité d'enlever des  grandes     quantités    de chaleur.     Pour    cela, on a  prévu     autour    de l'appareil 205, où se fait la  combustion, un     water-jaeket    206, muni d'un      bouilleur 207 et d'une sortie de vapeur 208.

    En outre, à, l'intérieur de la zone de combus  tion 205 se trouve un échangeur de chaleur  234, parcouru par tout ou partie du gaz qui  se rend ensuite dans la colonne 202 pour ré  ehauffer la poudre entrant dans l'installation.  Sur la.<B>fi-.</B> 4, l'appareil de combustion 205  ne comprend qu'une zone de     fluidisation,    mais  il est bien évident que si l'on veut, opérer à  très basse température, et donc avec une com  bustion relativement. lente du soufre, on aura  avantage à prévoir cet appareil avec deux ou  plusieurs zones de combustion, munies, elles  aussi, d'échangeurs de température, permet  tant par réglage du fluide qui les parcourt.,  d'enlever les quantités de chaleur voulue et  d'éviter toute élévation intempestive des tem  pératures.

   Une fois le soufre brûlé, la poudre  sort de l'appareil 205 par le tube 209 et le  robinet de réglage 210, pour pénétrer dans la  tour dite de refroidissement 211. De cette tour,  la poudre froide sort par la tuyauterie 21.2  et le robinet de réglage 213. Comme il peut  être intéressant de réintroduire cette poudre  plus ou     moins    chaude dans l'installation de       désulfuration,    on a prévu entre les tuyaute  ries 209 et 212 un by-pass 214 qui permet de  ne refroidir qu'une partie plus ou moins im  portante de la poudre.

   L'air, servant à la com  bustion du soufre, est     aspiré    par le     surpres-          seur    215, passe dans l'échangeur 216, puis  dans la. tuyauterie 217, d'où il se rend à l'ap  pareil de combustion 205. Sur cette tuyauterie  217 est prévu un four 218 qui peut. être mis  en service par l'intermédiaire des robinets 219,  mais qui, en principe, ne doit servir que pour  la mise en route de l'installation. Le gaz sort  de l'appareil de combustion 205, par un sépa  rateur 220, qui peut être soit un cyclone, soit  tout. autre type de séparateur retenant la pou  dre que pourrait entraîner le gaz et la ren  voyant dans la couche fluide de l'appareil  205 par la tuyauterie 221. Du séparateur 220,  le gaz se rend par la tuyauterie 222 à son  utilisation.

   Si on veut utiliser le gaz sulfu  reux directement, on enverra le gaz de la  tuyauterie 222 dans l'échangeur 216, puis vers  l'utilisation. Si, par contre, comme ce sera le    cas     phis    fréquemment, on veut fabriquer de  l'acide sulfurique, le mieux sera de filtrer le  gaz à chaud dans un filtre 223, représenté  ici comme un filtre à coke, dans lequel celui-ci  est introduit. par 224, extrait. par 225, envoyé  dans un étouffoir 226 et repris par le distri  buteur 227. Le coke à utiliser est du coke en  morceaux de 5 à 10 mm, qui est brûlé ensuite  avec les poussières qu'il contient, ou qui peut  être débarrassé de celles-ci par lavage ou  soufflage et réutilisé. Tout autre type de  filtre, permettant, de travailler à des tempé  ratures de 200 à 400 , conviendrait. également.

    Si on travaille vers la limite supérieure des  températures indiquées, on aura intérêt à  remplacer le coke, par exemple par un sable  grenu qui ne risquerait pas de     @    s'enflammer  s'il y a, comme cela est à prévoir, un excès  d'air pour la combustion. Du     filtre    223, le gaz  se rend à l'installation de fabrication d'acide  sulfurique 228, qu'il est préférable de prévoir  comme une installation par contact, puis, de  là, à la condensation, par l'intermédiaire de  la conduite 229, de l'échangeur 216, et de la  conduite 230. Les deux colonnes de     réchauf-          fage    202 et de refroidissement 211 sont par  courues par un courant de gaz inerte mis en  circuit par le moyen du     surpresseur    231.

   De  celui-ci, le gaz est envoyé par la conduite 232,  la colonne 211 où il se réchauffe, la conduite  233, l'échangeur de température 234 à l'inté  rieur de la phase dense de la zone de combus  tion 205, puis par la tuyauterie 238 à la co  lonne 202. Les     by-pass    235, 236 et 237 per  mettent de régler les débits de gaz selon les  besoins dans les colonnes 202 et 203 et dans  l'échangeur 234. Le gaz sort de la colonne  202 par le séparateur 239 qui peut être soit  un cyclone, soit tout autre type de séparateur  retenant la poudre que pourrait entraîner le  gaz et la renvoyant à la colonne 202 par la  tuyauterie 240. Du séparateur 239, le gaz  passe par la tuyauterie 241 au réfrigérant  242, où se condense éventuellement l'eau de  séchage de la poudre et d'où il est aspiré par  le ventilateur 231.

   Un appoint de gaz inerte  peut être fait par l'intermédiaire de la tuyau  terie 243 et du robinet 244.

Claims (1)

  1. REVENDICATION: Procédé pour extraire l'hydrogène sulfuré de gaz en contenant. par traitement de ces gaz au moyen de masses fixant l'hydrogène sul furé, caractérisé par l'emploi d'une masse d'épuration en poudre maintenue à l'état flui- disé dense par un courant du gaz à épurer, la masse passant, en contre-courant de celui-ci, par au moins deux étages de fluidisation, et une partie étant extraite de manière continue, régénérée et réintroduite. <B>SOUS-REVENDICATIONS:</B> 1.
    Procédé selon la revendication, dans le quel on utilise une masse épurante à base d'oxyde ou d'hydrate de fer, que l'on réoxyde, caractérisé par l'emploi d'appareils de désul- furation du gaz et de réoxydation de la masse isolés thermiquement et dont on règle la tem pérature par refroidissement à l'eau ou ré- chauffage à la vapeur. 2.
    Procédé selon la revendication et la sous- revendication 1, caractérisé par l'introduction par pulvérisation de l'eau ou de la vapeur directement dans les appareils ci-dessus. 3. Procédé selon la revendication et la sous-revendication 1, caractérisé par l'intro duction par pulvérisation de l'eau ou de la vapeur dans le gaz entrant dans les appareils ci-dessus. 4.
    Procédé selon la revendication, caracté risé par l'emploi d'une masse épurante à base d'hydrate ou d'oxyde de fer circulant en cir cuit fermé entre une zone d'épuration du gaz et une zone de réoxydation où le sulfure de fer produit au cours de la désulfuration du gaz est.
    réoxy dé au moins partiellement à l'état d'oxyde de fer et de soufre, la poudre, dans cette zone de réoxy dation, étant disposée en une ou plusieurs couches maintenues à l'état de fluidisation en phase dense par un courant de gaz contenant de l'oxygène libre, une par tie de la masse ainsi au moins partiellement réoxydée étant extraite de manière continue, puis, à l'état complètement réoxydé, débar rassée de son soufre et enfin, une fois ainsi régénérée, remise en circuit. 5. Procédé selon la revendication, caracté risé par l'emploi d'une masse, qui oxyde di rectement en soufre l'hydrogène sulfuré con tenu dans le gaz à épurer. 6.
    Procédé selon la. revendication, caracté risé par une régénération de la. masse en au moins une couche maintenue à. l'état de flui- disation en phase dense au moyen d'un gaz inerte chaud qui entraîne les vapeurs de soufre hors de la masse, la température étant suffisamment basse pour que les propriétés épurantes de la masse soient, conservées. 7.
    Procédé selon la revendication et la sous-revendication 6, caractérisé par l'emploi pour la condensation du soufre vaporisé con tenu dans le gaz venant de la régénération, d'une installation comportant deux échan geurs de chaleur alternativement en service, et par l'utilisation de la chaleur sensible con tenue dans le gaz et la chaleur latente conte nue dans la vapeur de soufre pour le réchauf- fage du gaz servant. à la régénération. 8.
    Procédé selon la revendication, caracté risé par une régénération de la masse chargée en soufre en au moins une couche maintenue à l'état de fluidisation en phase dense au moyen d'un gaz contenant de l'oxygène libre. la température de combustion étant maintenue basse par le moyen de surface d'éehange de chaleur pour ménager la qualité épurante de l a poudre.
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