Procédé<B>de</B> conservation de denrées périssabIes. La présente invention concerne un pro cédé de conservation de denrées périssables dans lequel lesdites denrées sont disposées clans une enceinte faisant partie cFun circuit parcouru par de l'air, circuit dans une autre partie duquel est placée de la mousse vivante que l'on maintient vivante en l'éclairant par intervalles.
Ce procédé est caractéris6 en ce que, pen dant les périodes d'éclairement de la mousse, on modifie ledit circuit de façon<B>à</B> en exclure ladite enceinte.
Cet emploi de la mousse est fondé sur la propriété constatée de ce végétal de favoriser la conservation des denrées putrescibles, pro priété qui n'est que partiellement expliquée scientifiquement, On sait au moins que la mousse, comme tous les végétaux<B>à</B> chloro phylle, absorbe, sous l'influence de la lumière, le carbone de l'anhydride carbonique de l'air et, en rejette l'oxygène, tandis que, dans l'obs curité, elle prend de l'oxygène<B>à</B> l'air et rejette de l'anhydride carbonique. Alors que l'oxy- (fè <B>,</B> ne,<B>à</B> petite dose, est nécessaire<B>à</B> la conser vation des denrées périssables, une augmen- lation de la teneur de l'air en oxygène est nui sible,<B>à</B> cette conservation.
Ce qui n'est pas encore expliqué, c'est que la mousse empêche la putréfaction plus que d'autres végétaux<B>à</B> chlorop7lle.
Le dessin ci-annexé représente,<B>à</B> titre d'exemples, deux formes d'exécution d'une installation pour la mise en #uvredu procédé selon l'invention. La fig. <B>1</B> est une vue en coupe verticale de la première. La fig. 2 est une vue schématique en coupe verticale de la deuxième.
Dans la coque<B>1</B> d'un cargo destiné au transport de marchandises périssables telles que des poissons est ménagée une chambre 2, <B>à</B> parois isolantes, devant contenir ces mar chandises. Un compartiment<B>3</B> est séparé de cette chambre par une paroi isolante<B>5. Il</B> est aménagé de manière<B>à</B> pouvoir contenir de la mousse vivante sous une forme présentant une grande surface. Cette mousse, désignée par 4, est tissée en la forme,de tapis qui sont suspen dus<B>à</B> une barre horizontale. L'évaporateur<B>7</B> d'une installation frigorifique<B>6</B> est disposé dans un canal<B>10</B> déterminé dans le comparti ment<B>3</B> par une paroi ou cloison 5a s'éten dant du haut jusqu'à une certaine distance du fond.
Au-dessus du compartiment<B>3,</B> la paroi isolante de la chambre 2 présente une ouver ture fermée par un couvercle amovible<B>8</B> iso lant. Un ventilateur non représenté force l'air<B>à</B> circuler comme suit: L'air est aspiré de la chambre 2 dans un canal<B>9,</B> traverse -de ha-Lit en bas le comparti ment<B>3</B> où il est mis en contact avec la mousse vivante 4 puis passe -dans le canal<B>10</B> où il est refroidi par l'évaporateur<B>7.</B> 111 passe alors dans un canal latéral<B>11</B> d'où il sort par des ouvertures 12 débouchant dans la cham bre '2, un clapet<B>13</B> étant ouvert.
Pendant les périodes de régénération de la mousse, le couvercle<B>8</B> est enlevé et ce clapet <B>13</B> fermé, de même qu'un clapet. (non repré- senté) du canal<B>9.</B> L'air extérieur entre alors par l'ouverture supérieure découverte, passe sur la mousse puis remonte par le canal<B>10</B> et s'échappe par -une cheminée 14 après avoir suivi le canal<B>11</B> jusqu'au clapet<B>13.</B> Pendant ces périodes de régénération de la mousse où le couvercle<B>8</B> est enlevé, la lumière agit sur la mousse qui dégage alors de l'oxygène nais sant.
Au lieu d'évacuer par la cheminée 14 l'air contenant. ce fort oxydant., on peut l'en voyer dans la chambre 2, après que les mar- chan-dises qu'elle contenait en ont été éva cuées, pour Ôter toute trace d'odeur dans cette chambre. Pour réaliser cet autre folletionne- ment, on remplace le couvercle<B>8</B> par un cou vercle en matière transparente ou translucide, laissant passer certains spectres lumineux. Un tel couvercle peut aussi être isolant s'il com prend plusieurs lames de verre séparées par de l'air.
L'installation représentée en fig. 2 com prend deux chambres<B>à</B> mousse<B>16</B> et<B>17</B> reliées au local<B>15,</B> dans lequel sont. entreposées des denrées périssables, par un dispositif de ca naux décrit ci-après.
L'une des parois,<B>18,</B> des chambres<B>16</B> et <B>17,</B> est formée par trois feuilles de verre ini- mobilisant entre elles des couches d'air iso lant.. Devant ces parois sont disposés des vo lets<B>19</B> et 20.
Dans la position représentée, qui corres pond<B>à</B> l'un des fonctionnements possibles, le volet<B>19</B> est fermé, empêchant donc la lumière extérieure d'agir sur la mousse, tandis que le volet 20 est ouvert. Deux paires de canaux, 21 et 22,<B>23</B> et 24, communiquent, respective ment avec les chambres<B>16</B> et<B>17.</B> Les canaux 21 et<B>23</B> aboutissent<B>à</B> une vanne<B>à</B> quatre voies<B>25</B> et les canaux 22 et 24 aboutissent<B>à</B> une vanne semblable<B>26.</B>
Dans la position représentée, la van-ne <B>25</B> relie le canal 21 au local<B>15</B> par l'intermédiaire d'un canal<B>27</B> et elle fait communiquer le canal<B>23</B> avec un canal<B>29</B> qui comprend un ventilateur 34 et aboutit<B>à</B> l'une des voies d'un échangeur -de température<B>31.</B> La vanne <B>26</B> fait communiquer le canal 22 avec le local <B>15</B> par l'intermédiaire d'un canal<B>28</B> qui com- prend un ventilateur<B>35</B> et elle fait commulii- quer le canal 24 avec un canal<B>30</B> qui aboutit <B>à</B> la sortie de Fautre voie de l'échançyeur <B>31.</B>
La mousse de la chambre<B>17</B> se régénère par la lumière. Par l'effet du ventilateur 34 poussant l'air vers un orifice de sortie<B>33</B> de l'échangeur, de l'air extérieur est aspiré dans l'autre voie de cet appareil en<B>32,</B> circule dans les orgailes <B>30 26</B> 24, dans la chambre<B>17,</B> puis dans les orgalles <B>23, 25</B> et<B>299.</B> S'il existe une différence entre les températures de la chambre<B>17</B> et de l'air extérieur, l'échangeur <B>31</B> permet que cette différence soit conservée au moins en partie.
Pendant ce temps<B>de</B> ré--génération de la mousse dans l'une des -deux chambres, le veii- tilateur <B>M</B> fait circuler l'air du local<B>15</B> au travers de l'autre chambre<B>à</B> mousse<B>16</B> en lui faisant parcourir le circuit<B>28,</B> 22,<B>16,</B> 21,<B>25</B> et<B>27.</B> Pour intervertir les fonctionnements des -deux chambres<B>à</B> mousse, on ouvre le volet <B>19,</B> ferme le volet 20 et fait tourner d'un quart de tour les organes de, man#uvre des vannes <B>25</B> et<B>2,6.</B>
Les vannes<B>25</B> et<B>26</B> peuvent être rempla cées par des vannes construites de manière que les canaux 21 et.<B>23</B> puissent être mis en semble en communication soit avec le canal<B>27,</B> soit avec le canal<B>29</B> et que les canaux 22 et 24 soient alors connectés ensemble soit avec <B>28,</B> soit avec 30. Dans ce cas, les deux cham bres<B>1.6</B> et<B>17</B> font partie ensemble de circuits semblables propres soit<B>à</B> conditionner avan tageusement l'air da local 15-, soit<B>à</B> régénérer la mousse et<B>à</B> fournir en 33 de l'air enrichi en oxygène.
Dans les deuix formes d'exécution décrites, il est nécessaire qu'on puisse introduire une certaine quantité d'eau indispensable<B>à</B> la vie de la mousse. On peut le faire soit en mouil lant cette mousse directement, soit en saturant d'humidité l'air qui circule dans la chambre qu'elle occupe.
Les organes décrits<B>8, 19</B> et 20 sont ceux qui permettent de commander l'éclairement, tandis que les clapets<B>9, 13</B> et les vannes<B>25,</B> <B>26</B> sont ceux qui permettent de modifier le circuit. Il est évident qu#on peut éclairer la mousse<B>à</B> la lumière artificielle au lieu d'uti liser la lumière naturelle, employer ensemble ou séparément divers spectres de lumière four nis par des lampes connues telles que les lampes<B>à</B> arc, les lampes électriques<B>à</B> incan descence, les tubes fluorescents.
Lorsqu'on emploie la lumière naturelle notamment, on peut avoir recours<B>à</B> des mi roirs tant pour concentrer la lumière que pour la diriger dans des canaux par un jeu cou- venable de ces miroirs, par exemple dans les canaux du circuit d'air.