Dispositif électronique de commande. La présente invention a pour objet un dispositif électronique de commande, caracté risé en ce qu'il comporte un circuit relié aux bornes d'une source de courant continu, ce cir cuit comportant deux lampes électroniques montées en parallèle et ayant des résistances disposées dans le circuit de cathode de chacune d'elles et un condensateur relié à ces résis tances, ces résistances et ce condensateur étant agencés et disposés de faon qu'une seule des lampes électroniques puisse laisser passer du courant à la fois et de manière à inverser la conductibilité desdites lampes lorsque le cou rant qui passe dans ce circuit est momentané ment interrompu,
des moyens étant par ailleurs prévus pour interrompre momentanément le passage du courant dans ce circuit.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple à la fig. 2 suie forme d'exécution du dis positif électronique de commande objet de l'invention, et à la fig. 1 im dispositif destiné à être commandé par le dispositif de commande de la fig. 2.
Le circuit représenté sur la fig. 2 est des tiné notamment à commander des machines à souder alimentant des électrodes de soudure 102 (fig. 1) placées aux bornes du secondaire 23 d'un transformateur 10, par des impulsions successives de courant ayant alternativement des sens opposés, ces impulsions de courant qui ont une durée relativement longue étant obte- nues à partir d'une source de courant alter natif à fréquence industrielle.
On utilise par exemple une source de cou rant alternatif polyphasé représentée par les conducteurs Li, <I>L2</I> et L3. Chaque phase ali mente une bobine primaire 11, 12 ou 13 du transformateur 10, cette alimentation s'effec tuant pour chaque phase par passage du cou rant à travers deux tubes à décharge du type ignitron montés en opposition et en parallèle.
On rend alternativement conducteurs, en relation avec leur phase respective, et à la ca dence des impulsions de courant -que l'on veut obtenir, d'abord le groupe des ignitrons 30, 50 et 70 pour obtenir la première impulsion de courant, puis le groupe des ignitrons 31, 51 et 71 pour obtenir la deuxième impulsion de cou rant de sens opposé à la première et ainsi de suite.
La commande de la conductibilité de ces ignitrons s'effectue à l'aide du dispositif de contrôle 1.00. Ce dispositif de contrôle 100 agit en fonction des tensions appliquées entre les bornes B, A et C.
Par exemple, lorsque l'on veut rendre con ducteur le premier groupe d'ignitrons 30, 50 et 70, on applique une différence de potentiel de commande positive entre les bornes A et B pendant le temps prévu pour la première im pulsion.
Pour rendre conducteur le deuxième groupe d'ignitrons 31, 51 et 71, on applique une diffé rence de potentiel de commande positive entre les bornes A et C pendant le temps prévu pour la deuxième impulsion.
Ainsi, en fonction de la valeur des poten tiels des points B et C par rapport au point A, on obtient le fonctionnement de l'un ou de l'autre groupe d'ignitrons.
Le circuit de commande dans le temps per mettant d'appliquer un potentiel de commande entre les bornes A -B<I>et</I> A-C est représenté sur la fig. 2. Ce circuit de commande est en tièrement électronique.
Il comporte d'abord un transformateur 30 relié électriquement sur son côté d'entrée aux lignes Li et L2 de la source de courant alter natif alimentant le dispositif à commander. Sur son côté de sortie, le transformateur 30 est relié à un redresseur 31 redressant les deux alternances et envoyant du courant continu par les fils 32 et 33 au diviseur de tension in diqué par le numéro de référence 34. Ce der nier est relié par le conducteur 35 au point A. Le curseur, connecté à A, est réglé. de manière à assurer le mode de fonctionnement désiré.
Une batterie 36 ou autre source appropriée de courant continu est reliée à la résistance 37 qui est munie de plusieurs prises et à la résistance 38 qui est montée en série avec la précédente. Le contact d'amorçage 39 est monté en série avec la batterie 36. L'extrémité négative de la batterie est reliée à la grille 40 de la lampe 41 qui est remplie de gaz et com mandée par une grille et, en conséquence, cette lampe est maintenue non conductrice lorsque le contact 39 est fermé. Les tensions de pointe provenant du secondaire du transformateur 42 relié par les conducteurs 43 à une source de courant alternatif indiquée par les fils Ll et L2 sont aussi appliquées au circuit grille- cathode de la lampe 41.
Un circuit de dépha sage comprenant un potentiomètre 44 et le condensateur 45 est connecté dans l'un de ces conducteurs.
En ce qui concerne le fonctionnement du circuit, on voit que le courant passe de l'extré mité positive de la résistance 34 par la lampe à vide 46 munie d'iuie grille de commande 47, à travers la résistance 48 et dans le circuit de cathode de cette lampe, c'est-à-dire par l'une ou l'autre des lampes 50 et 51 qui sont rem plies de gaz et commandées par une grille, suivant celle de ces lampes qui est. conductrice, puisqu'il ne peut jamais y avoir qu'une seule lampe conductrice au même moment. On sup posera que c'est la lampe 50 qui est conductrice et qu'on ouvre le contact d'amorçage 39; le condensateur 52, qui a été chargé par la ten sion existant aux bornes de la batterie 36, commence à se décharger dans les résistances 37 et 38.
L'une des pointes positives engen drée par lé transformateur 42 rend alors la grille de la lampe 41 suffisamment positive, de sorte que cette lampe devient conductrice. Le courant peut alors passer en outre par un autre chemin à partir de la cathode de la lampe 46 et il passe de la plaque à la cathode de la lampe 41 par la résistance 53 et de la plaque à la cathode de la lampe 50, puis, par la résistance 54 et par la, résistance 55, pour arriver à l'extrémité négative de la résistance 34 par le conducteur 56.
Un troisième chemin pour le courant ve nant de la cathode de la lampe 46 passe par la lampe 41, de la plaque à la cathode, par le circuit parallèle comprenant les résistances 37, 38 et le condensateur 52, la lampe à vide 57, de la plaque à la cathode, la résistance 58, la lampe 50, les résistances 54 et 55, pour arri ver à l'extrémité négative de la résistance 34 par le conducteur 56. Un quatrième chemin pour le courant partant de la cathode de la lampe 41 passe par une partie de la résistance 53 pour arriver au curseur 60 relié à cette résistance, par le condensateur 61, par les résistances réglables 62 et 63, par la lampe 50, par les résistances 54 et 55, pour arriver au conducteur 56 et retourner à l'extrémité néga tive de 34.
Ainsi, le courant supplémentaire qui tra verse la résistance 54 augmente la chute de tension aux bornes de cette résistance et rend le point B, relié à cette résistance; plus posi tif qu'il ne l'était au repos. Pendant le passage de ce courant, le point B est porté au même potentiel que le point A, tandis que le point C reste sensiblement au même potentiel négatif par rapport au point A que celui qu'il avait. au repos. Comme le condensateur 61 se charge par le courant qui traverse les résistances 63 et 62, la tension aux bornes de ce condensa teur augmente exponentiellement et en même temps le courant dans les résistances 62 et 63 baisse exponentiellement.
En examinant le circuit grille-cathode de la lampe 64 qui-est remplie de gaz et com mandée par une.' grille, on constate que le cir cuit de la cathode comprend l'enroulement pri maire d'un transformateur 65 et une résis tance 66 montée en série avec les résistances 62 et 63. Un transformateur 67 est aussi relié électriquement à la grille de commande 68 de cette lampe 64, ce transformateur étant égale ment relié électriquement aux fils _L, et L2. Le potentiomètre 70 et le condensateur 71 for ment un circuit de déphasage disposé en série avec le circuit d'entrée du transformateur 67.
La tension du circuit grille-cathode de la lampe 64 est égale à la chute de tension aux bornes des résistances 62 et 63 augmentée de la tension de pointe appliquée à la résistance 72. Lorsque le condensateur 61 se charge, la tension entre la plaque et la cathode aug mente et, en même temps, la tension entre la cathode et la grille devient toujours plus faible. Un point est atteint finalement, pour lequel l'une des tensions de pointe rend la lampe 64 conductrice. Cette lampe décharge le condensateur 61 et le courant de décharge passe par la résistance 66 et le primaire du transformateur 65. Ce courant de décharge engendre une tension phlsatoire dans le secon daire du transformateur 65 qui est monté dans le circuit grille-cathode de la lampe 46.
La grille 47 de cette lampe est rendue fortement négative, arrêtant ainsi momentanément le passage du courant dans cette lampe et dans le reste du circuit.
A la fin de cette impulsion, qui ne dure que quelques microsecondes, la lampe 46 rede vient conductrice et le courant passe par 48, par la lampe 51, par les résistances 73 et 55 pour arriver au côté négatif de 34. L'aiguillage du courant entre le tube 50 et le tube 51 est effectué de la manière suivante: pendant que la lampe 50 est conductrice, le condensateur 74 se charge et la tension à ses bornes devient égale à la chute de tension existant entre les bornes de la résistance 54 avec les polarités qui sont indiquées. La chute de tension exis tant aux bornes de 55 maintient la grille de la lampe 51. négative par rapport à la cathode de cette lampe.
Au moment où l'impulsion négative est reçue par la grille de la lampe 46 et où le courant cesse de passer, le conden sateur 74 commence à se décharger dans les résistances variables 54 et 73 avec les polarités instantanées qui sont indiquées. Celle des bornes de 54 qui est reliée à la cathode de 50 est positive. L'extrémité reliée à la grille de 50 est négative. En conséquence, la tension entre la cathode et la grille est la somme des tensions aux bornes de 54 et 55, le côté négatif étant relié à la grille. Ceci empêche la lampe 50 d'être conductrice.
Les tensions \existant dans le circuit grille cathode de la lampe 51 sont les suivants: Il y a d'abord la chute de tension dans la résistance 73, l'extrémité positive étant du côté de la grille, et ensuite il y- a la chute de tension dans la résistance 55, l'extrémité négative étant du côté de la grille de la \lampe 51. Comme la chute de tension aux bornes de 73 est plus grande que la chute de tension aux bornes de 55, la tension nette entre la grille et la cathode de la lampe 51 sera égale à, la différence entre ces deux tensions, la grille étant maintenant positive par rapport à la ca thode. Lorsque la lampe 46 redevient conduc trice après la fin -de l'impulsion, la lampe '51 conduit le courant et la lampe 50 est mainte nue non conductrice.
Lorsque le condensateur 61 se décharge dans la lampe 64, la lampe 41 est maintenue non conductrice par la charge du condensateur 52 qui maintient la grille de- la lampe 41 néga tive par rapport à la cathode de -cette lampe. Le condensateur 52 se décharge exponentielle- ment dans les résistances 37 et 38 montées en série avec lui. Lorsque la tension aux bornes de 52 baisse, un point est finalement atteint, auquel l'une des pointes du transformateur 42 rend la lampe 41 conductrice et fait pas- ser un courant par les chemins décrits précé demment.
Le condensateur 61 se charge alors; la différence de potentiel entre les points A et C sera nulle, mais le potentiel entre les points A et B restera sensiblement le même que pour la période de mise hors circuit. Après la période de mise en circuit, période qui est réglée par le réglage de 62 et 63, le condensateur 61 se décharge et le point C est porté de nouveau à un haut potentiel négatif par rapport au point A. Cet état de choses persiste jusqu'à ce que le condensateur 52 se décharge dans 37 qui est le potentiomètre de réglage de la période de mise hors circuit.
On voit ainsi que l'on fait naître succes sivement entre le point A et le point B, d'une part, et le point A et le point C, d'autre part, des tensions continues de commande assurant le fonctionnement de l'un ou l'autre des deux groupes d'ignitrons du dispositif de soudure représenté sur la fig. 1.
On peut faire varier la position de la ten sion secondaire de pointe aux bornes de l'en roulement du transformateur 42 par rapport à la tension de la ligne par le réglage de 44 dans le réseau de déphasage relié à ce trans formateur. Ceci assure le réglage du point au quel l'allumage commence. On peut régler la position de la pointe dans le secondaire du transformateur 67 en déplaçant le curseur de la résistance 70 dit circuit de déphasage relié à ce transformateur. On peut déplacer les deux pointes indépendamment l'une de l'antre, ou bien elles peuvent être réglées simultanément à partir d'un même réseau de déphasage.
Pour empêcher la lampe 41 de se rallumer avant que le courant qui traverse les enroule ments du transformateur de soudure com mandé par le présent circuit de réglage dans le temps n'ait complètement disparu, on uti lise le circuit de protection qui est. représenté au dessin. Les conducteurs 76 et 77 sont reliés aux bornes d'une partie d'un enroulement pri maire du transformateur de soudure tel que les bobines 11 et 12. Pendant que le courant passe dans ces bobines, le voltage apparaissant aux bornes de celles-ci est redressé par<B>-</B>les lampes 78 et 79, produisant ainsi aux bornes de la résistance 80 tune chute de tension ayant, la polarité indiquée.
L'extrémité négative de cette résistance est reliée à la grille 81 de la lampe 41., ce qui empêche les tensions de pointe du transformateur 42 d'allumer la lampe 41 jusqu'à ce que la tension disparaisse complètement aux bornes de la résistance 80. Aussitôt que cette tension disparait, l'impul sion. positive suivante du transformateur 42 provoque l'allumage de la lampe 41,à condi tion que le condensateur 52 se soit suffisam ment déchargé pour permettre au circuit de fonctionner de la façon décrite précédemment.
Pour résumer le fonctionnement du pré sent circuit de réglage dans le temps, on peut dire que ce fonctionnement est amorcé par l'ouverture du contact 39. Le courant passe par le chemin unique comprenant la résistance 48 et ne continue à passer par ce chemin unique que jusqu'à ce que le condensateur 52 se soit déchargé suffisamment pour provo quer l'allumage de la lampe 41. Le courant passe alors par plusieurs chemins et l'allu mage du tube 41 provoque, par les tensions appliquées entre le point A et le point B, d'une part, et le point A et le point C, d'autre part, le fonctionnement de la machine à souder représentée schématiquement sur la fig. 1.
Les deux condensateurs 52 et 61 sont alors chargés, la charge de 52 ayant lieu rapide ment et la charge de 61-dépendant du réglage de 62 et de 63. Lorsque 61 se décharge par suite de l'allumage de la lampe 64, ceci ter mine la période de mise en circuit. A la fin de cette période, le passage du courant est arrêté dans le tube 46, ce qui provoque le passage de 50 à 51 ou réciproquement. La pé riode de mise hors circuit commence alors et le courant passe de nouveau par le chemin -unique, cette période étant déterminée par la décharge du condensateur 52. On peut faire varier cette période de mise hors-circuit en réglant les prises sur la résistance 37.
On fera remarquer pour terminer que le courant qui passe par la lampe 46 est notable ment limité par la présence de la résistance 48, lorsque la lampe 41 est bloquée et que, au contraire, lorsque la lampe 41 est conductrice, un courant beaucoup plus intense passe par la lampe 50 ou la lampe 51 suivant celle qui est conductrice à ce moment, ce qui fait que le potentiel de l'une des bornes B ou C devient positif au lieu de négatif par rapport à la borne A. Comme le passage de la lampe 50 à la lampe 51, ou réciproquement, est entière ment automatique, le présent circuit de ré glage dans le temps commandera l'allumage de groupes indépendants d'ignitrons, qui s'allumeront alternativement, les périodes de mise en circuit et hors circuit étant com mandées.