Dispositif de repérage de la position relative de deux corps déplaçables
l'un par rapport à l'autre.
Les dispositifs de repérage de la position relative de deux corps déplacables l'un par rapport à l'autre, tels que par exemple les deux parties d'un pied à coulisse, doivent tre de construction très soignée, et done coûteuse, pour que ces dispositifs soient très précis.
Ainsi, par exemple, les pieds à coulisse et antres instruments de mesure analogues sont munis d'un curseur coulissant sur une ré- glette portant une graduation. Ce curseur présente une partie permettant de voir ladite graduation et d'effectuer une mesure précise de la position du curseur par rapport à celle (le la réglette graduée, grâce à un repère, gé- néralement combiné avee une seconde gra- dation pour former un vernier, prévu sur le bord de ladite partie et disposé en regard de la graduation de la réglette.
Le curseur doit avoir un certain jeu, au- tour de la réglette, de façon à pouvoir coulis ser librement sur celle-ci, de sorte que la gra- dation du curseur est très légèrement distante de celle de la réglette, ceci d'autant plus que le bord gradué du curseur doit présenter une épaisseur suffisante pour permettre de graver ladite graduation.
Le jeu du curseur sur la réglette augmente encore avec le temps, de sorte que l'instrument devient moins pr & - cis. car la distance séparant les deux gradua tions augmente, et comme la lecture de la mesure doit se faire par superposition des deux graduations, la valeur lue dépend de l'ineli- naison de l'instrument par rapport à l'oeil.
L'invention tend à remédier aux inconvé- nients précités. Elle a pour objet un dispositif de repérage de la position relative de deux corps, dont un présente une surface portant une graduation, l'autre présentant au moins une partie biseautée sur au moins une partie de sa largeur et portant un repère, cette partie biseautée étant disposée en porteà-faut-au-dessus de la surface portant la gradation, ces deux corps étant déplacabl. es l'un par rapport à l'autre, de façon que le repère reste en regard de la graduation. Ce disposi- tif est caractérisé en ce que la partie biseautée présente une section de moindre résistance mécanique, lui permettant de s'appuyer élas- tiquement sur le corps portant, la graduation.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, plusieurs formes d'exécution de l'objet de l'invention.
La fig. 1 représente, en perspective avee coupe, une première forme d'exécution.
Les fig. 2 à 7 sont des coupes transversales d'autres formes d'exécution.
Les fig. 8 et 9 montrent en perspective deux formes d'exécution d'une clavette représentée à la fig. 7.
La fig. 10 représente en coupe une autre forme d'exécution.
A la fig. 1, une réglette I d'un pied à coulisse, ou autre instrument de mesure analogé, porte une graduation 2. Sur cette ré glette est monté un curseur dont une partie ö est biseautée sur une partie de sa largeur et disposée en porte-à-faux au-dessus de la surface portant la graduation 2. Le biseau de la partie 3 porte un repère 4 combine avee nne graduation 5 pour former un vernier avec la graduation 2. La partie biseautée 3 présente une rainure 6, qui est parallèle à la réglette 1 et. qui crée une section de moindre résistance mécanique.
La partie biseautée du curseur est légèrement recourbée vers la réglette 1, de façon que le bord de cette partie appuie élastiquement contre la réglette 1 et y exerce une légère pression. La graduation 5 se trouve donc toujours aussi près que possible de la graduation 2, ceci indépendamment du jeu existant entre le curseur et la réglette 1. Le jeu entre le curseur et la réglette provenant de l'usure est aussi automatiquement compensé.
Le fond de la rainure 6 a sensiblement la forme d'une surface cylindrique, de façon à éviter les tensions mécaniques qui pourraient se produire s'il présentait des artes. Il est eependant bien entendu que l'on pourrait tout de mme prévoir une rainure 6 de section rectangulaire.
La fig. 2 représente en coupe une forme d'exécution analogue à celle selon la fig. 1 mais dans laquelle la rainure 6 est prévue dans la face de la pièce 3 qui est située en regard de la surface de la réglette 1 portant la graduation 2.
Au cours des mesures faites à l'aide d'un pied à coulisse, il se produit souvent des efforts entre les deux mâchoires de l'instru- ment, mâchoires qui sont respectivement soli daires de la réglette 1 et du curseur. Ces efforts peuvent donner lieu à une torsion entre la réglette et. le curseur, et dans le cas de la fig. 2, l'angle 7 de la réglette peut venir buter contre une partie massive et rigide de la pièce 3, de sorte qu'il n'y a aucun risque que l'extrémité biseautée de la pièce 3 soit soumise à un effort, suffisant, pour lui faire subir une déformation permanente.
La fig. 3 représente une autre forme d'exé- cut. ion dans laquelle la section de moindre ré sistance mécanique est obtenue grâce à une rainure 6, de forme sensiblement, cylindrique, disposée en regard de l'angle 7 de la réglette 1. Cette rainure 6 présente une certaine analogie avee les évidements cylindriques que l'on prévoit souvent pour chaque arte intérieure du curseur, mais le diamètre de eette rainure 6 est plus grand, de façon à augmenter no- tablement la flexibilité de la partie biseautée 3 en créant une section de moindre résistance mécanique.
On peut aussi augmenter l'élasticité de l'extrémité graduée de la partie 3 en prévoyant deux rainures ouvertes sur les deux faces opposées de cette extrémité. La fig. 4 montre une forme d'exécution dans laquelle les plans médians des deux rainures 6 sont séparés l'un de l'autre par une distance plus grande que la moitié de la somme des lar- geurs des rainures, la somme des profondeurs des rainures 6 étant plus grande que l'épaisseur moyenne de la partie 3 à. l'endroit où sont ménagées les rainures. Il est bien entendu que l'on pourrait prévoir un plus grande nombre de rainures.
Dans la forme d'exécution représentée à la fig. 5, la partie biseautée 3 est reliée à une pince 8 du curseur par une lame 9 faisant ressort et constituant la section de moindre résistance mécanique. Les deux côtés de cette lame 9 sont encastrés respectivement dans les pièces 3 et 8. Comme dans les formes d'exécution précédentes, l'extrémité de la partie 3 vient s'appuyer élastiquement contre la surface supérieure de la réglette 1.
Dans la forme d'exécution représentée n la fig. 6, la partie 3 présente an alésage fileté dans lequel est placée une vis 10. La position de cette vis est déterminée de faeon que son extrémité se trouve, très près de la face latérale de la rainure 6, qui est la plus rapprochée de l'extrémité du biseau, afin de eonsti- tuer une butée et d'empcheur les deux parois de la rainure 6 de se rapproclier intem. pestivement, par exemple lorsqu'un effort de torsion est exercé ent-re le curseur et la réglette 1.
Pour empcher les deux lèvres de la rainure 6 de se resserrer, on peut aussi, comme le montre la fig. 7, introduire une clavette 11 dans la rainure, lorsque le dispositif est réglé et que la partie biseautée appuie correctement sur la. réglette 1. La clavette 11. peut avanta geusement tre en acier ressort et tre courbe, comme le montrent les deux exemples des fig. 8 et 9, afin de constituer un ressort sus ceptible de rester coincé dans la rainure e 6 sous l'effet de sa propre élasticité.
La fig. 10 représente en coupe une variante dans laquelle on a représenté en 12 la mâchoire du pied à coulisse, qui est solidaire de la partie 3 du curseur. Dans cette variante, la section de moindre résistance mécanique n'est pas obtenue par une rainure 6, mais par an évidement 13 à paroi cylindrique qui, d'autre part, donne un aspect plaisant à l'ins- triment. Il est clair que l'évidement 13 pourtait tre de forme différente, et qu'il pourrait notamment tre remplacé par un chanfrein sur l'arte du curseur.
Toutes les formes d'exécution ci-dessus o nt été déerites en supposant un curseur cou- lissant sur une réglette, mais il est bien entendu que le dispositif de repérage, faisant l objet de l'invention, pourrait tre prévu pour repérer la position relative de deux eorps différents de ceux représentés au des sin. La réglette pourrait notamment tre rem placée par un limbe, c'est-à-dire une eircon- térence graduée.
Dans ce cas. la partie biseautée portant le repère, avec. ou sans deuxième graduation, serait de préférence de forme arquée, et la ou les rainures 6 seraient disposées sensiblement perpendiculaires à ]'axe rel. iant le centre de la circonférence au milieu de l'arc de la partie 3.
Dans les formes d'exécution représentées, le biseau a toujours été prévu sur toute la longueur du curseur. Certains curseurs sont cependant constitués par une pièce entourant complètement la réglette graduée et présen- tant une fentre à bords biseautés permettant de voir la graduation de la réglette. Une partie de ce bord biseauté peut aussi très bien présenter une section de faible résistance mé- panique pour appuyer élastiquement contre la surface portant la graduation. Dans un tel ms, il est nécessaire de prévoir des entailles pour que cette partie forme une languette séparée.
Lorsque le curseur est prévu pour permettre la lecture sur plus d'une graduation, il peut comprendre une partie biseautée, rendue élastique, pour chacune de ces gra- duations.
Dans tous les exemples décrits, la surface portant la graduation 2 a été représentée et supposée plane ; le dispositif selon l'invention pourrait aussi tre appliqué au cas où cette surface ne serait pas plane, mais par exemple cylindrique, comme celle d'un tambour gradué.