CH296403A - Procédé de fabrication de pièces possédant des propriétés de résistance et d'élasticité remarquables. - Google Patents

Procédé de fabrication de pièces possédant des propriétés de résistance et d'élasticité remarquables.

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CH296403A
CH296403A CH296403DA CH296403A CH 296403 A CH296403 A CH 296403A CH 296403D A CH296403D A CH 296403DA CH 296403 A CH296403 A CH 296403A
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Description


  Procédé de fabrication de pièces possédant des propriétés de     résistance     et     d'élasticité        remarquables.       La présente invention a trait à un procédé  de fabrication de pièces possédant. des pro  priétés de résistance et d'élasticité remarqua  bles; ces pièces peuvent être des récipients  pour le traitement de matières sous des pres  sions variables élevées, des ressorts moteurs,  etc., et notamment des     ressorts    moteurs de  montres.  



       Jusqu'ici,    les ressorts moteurs de montres  ont     généralement    été faits en acier à ressort  de haute teneur en carbone; l'acier à     ressort     couramment utilisé à cet effet possède une  limite d'élasticité ou d'allongement de l'ordre  de 163     kg/mzn2    et un module d'élasticité de  19,6     7C    1011     dynes/cm2.     



  Deux défauts des ressorts moteurs en acier  pour montres sont depuis longtemps connus.  L'un d'eux est leur tendance à la corrosion en       présence    d'humidité, défaut très grave, car,  comme les ressorts de montres sont soumis en  service à des efforts voisins de leur charge de  rupture, la plus légère corrosion est sujette à  provoquer leur rupture.  



  Le second défaut. de ces ressorts est leur  tendance à se déformer d'une manière perma  nente, ce qui diminue leur longueur effective  et la quantité d'énergie qu'ils sont capables  d'emmagasiner. Ce défaut de l'acier à ressort  est dû au fait que sa limite d'allongement  proportionnel, appelée ci-après  limite pro  portionnelle  dans un but de concision, est de  beaucoup inférieure à sa limite d'élasticité.

      La limite proportionnelle de l'acier à     ressort     de montre ordinaire n'est que de 124     kg/mm2     environ, de sorte que toute fatigue excédant  cette valeur occasionne une déformation per  manente et, comme moindre inconvénient, di  minue le temps pendant. lequel, la montre  fonctionne à chaque remontage complet et  modifie l'exactitude en raison de la diminu  tion du couple moyen transmis au rouage pen  dant le déroulement et l'entraînement.  



  La présente invention permet d'éviter l'un  et l'autre de ces défauts et a pour objet un  procédé de fabrication de pièces possédant des  propriétés de résistance 'et d'élasticité re  marquables, caractérisé en ce qu'on part d'un       alliage        contenant        20    à     50        %        de        cobalt,        20    à       371/o    de chrome et de molybdène ensemble,

   la       quantité        du        chrome        étant        de        15        .à        30        %        et     celle du molybdène d'au plus     101/o,    20 à     501/o     de nickel, fer et manganèse ensemble, la quan  tité du fer étant d'au plus 15     D/o,    la quantité  du nickel étant plus grande que celle du fer  et la quantité du manganèse au     plus    égale à  5%, 0,05 à     0,

  301/o    de carbone et d'autres élé  ments en quantité d'au plus     1,214,    ledit  alliage étant en outre apte à acquérir une du  reté     Vickers        comprise    entre 200 et 300 sous  l'effet d'un recuit d'homogénéisation consis  tant en un chauffage à 1000-1250  C et     un     refroidissement rapide et étant également  susceptible de subir une réduction de section       d'au        moins        50        %        par        travail    à     froid,

          en        ce         qu'on forme avec cet alliage un flan possé  dant une section au moins deux fois supé  rieure à celle de la pièce à produire, en ce  qu'on soumet ce flan audit. recuit d'homogé  néisation pour lui faire acquérir une dureté       Vickers    comprise entre 200 et 300, en ce qu'on  travaille alors le flan à froid jusqu'à la sec  tion désirée pour la pièce et jusqu'à obtention  d'une dureté     Vickers    d'au moins 450, et en ce  qu'on effectue un vieillissement entre 250 et  650  C jusqu'à.

   ce que la dureté     Vickers    de       l'alliage    se soit élevée au-dessus de 480, que  sa limite proportionnelle ait atteint au moins  134     kg/mm=,    sa limite d'élasticité au moins  158     kg/mm?    pour une déformation résiduaire  de     0,021/o    et son module d'élasticité au moins  <B>19,8</B> X<B>1011</B>     dynes/cmn.     



  L'alliage ayant subi le recuit d'homogé  néisation contient des constituants     précipita-          es    qui, pendant le vieillissement, se précipi  tent en provoquant une élévation de la dureté  et de la résistance mécanique de la pièce. Le  travail à froid et le vieillissement qui lui fait  suite non seulement. durcissent l'alliage, mais  augmentent aussi grandement la charge de    rupture et la limite proportionnelle.

   La résis  tance mécanique inhérente à la  matrice  ou  alliage de base contenant du cobalt et du  chrome, combinée à     l'accroissement    de résis  tance qui résulte du travail à, froid suivi du  vieillissement, donne une résistance à, la trac  tion au moins égale à. celle d'un acier à  ressort moteur de montre et une limite pro  portionnelle notablement supérieure à celle  de cet acier.  



  On peut ainsi obtenir, par exemple, un  ressort possédant des dimensions identiques à  celles d'un excellent ressort en acier au car  bone, de sorte qu'il peut être logé dans le  même espace pour le remplacer exactement, et  qui se comportera, dès l'origine au moins aussi  bien que le ressort. en acier à tous les points  de vue essentiels, tout. en présentant le grand  avantage de ne pas être sujet à se détériorer  par corrosion ou déformation permanente et  de ne pas être sensible aux champs magné  tiques.  



       Ci-dessous    est donnée, à. titre d'exemple,  une liste d'alliages présentant la composition  voulue pour la réalisation de l'invention.  
EMI0002.0013     
  
    <I>Tableau <SEP> I:</I>
<tb>  Alliage <SEP> Cr <SEP> + <SEP> Ni <SEP> + <SEP> Fe
<tb>  No <SEP> Co <SEP> Mo <SEP> Cr <SEP> Mo <SEP> + <SEP> <B><U>3fil</U></B> <SEP> Ni <SEP> Fe <SEP> Mn <SEP> C <SEP> Be
<tb>  1 <SEP> 44,5 <SEP> 29,5 <SEP> 22,5 <SEP> 7 <SEP> 25,5 <SEP> 15 <SEP> 8,5 <SEP> 2 <SEP> 0,09 <SEP>   2 <SEP> 40 <SEP> 32 <SEP> 25 <SEP> 7 <SEP> 27 <SEP> 15 <SEP> 10 <SEP> 2 <SEP> 0,16 <SEP> 0,04
<tb>  3 <SEP> 40 <SEP> 27 <SEP> 20 <SEP> 7 <SEP> 32,5 <SEP> 15,5 <SEP> 15 <SEP> 2 <SEP> 0,11 <SEP>   3A <SEP> 40 <SEP> 27 <SEP> 20 <SEP> 7 <SEP> 32,5 <SEP> 15,5 <SEP> 15 <SEP> 2 <SEP> 0,15 <SEP> 0,02
<tb>  4 <SEP> 34,5 <SEP> 32 <SEP> 25 <SEP> 7 <SEP> 33 <SEP> 20 <SEP> 11,5 <SEP> 1,

  5 <SEP> 0,10 <SEP> 0,03
<tb>  4A <SEP> 34,5 <SEP> 32 <SEP> 25 <SEP> 7 <SEP> 33 <SEP> 30 <SEP> 1,5 <SEP> 1,5 <SEP> 0,13 <SEP> 0,03
<tb>  5 <SEP> 34 <SEP> 31 <SEP> 25 <SEP> 6 <SEP> 34,14 <SEP> 32 <SEP> 2 <SEP> 0,1.1 <SEP> 0,08 <SEP>   6 <SEP> 29,5 <SEP> 32 <SEP> 26 <SEP> 6 <SEP> 38 <SEP> 31 <SEP> 6 <SEP> 1 <SEP> 0,23 <SEP> 0,02
<tb>  7 <SEP> 30,5 <SEP> 29 <SEP> 23 <SEP> 6 <SEP> 40,3 <SEP> 35 <SEP> 4,5 <SEP> 0,8 <SEP> 0,09 <SEP>   8 <SEP> 39,5 <SEP> 37 <SEP> 30 <SEP> 7 <SEP> 23 <SEP> 16 <SEP> 5 <SEP> 2 <SEP> 0,13 <SEP>   9 <SEP> 20 <SEP> 32 <SEP> 25 <SEP> 7 <SEP> 47 <SEP> 35 <SEP> 10 <SEP> 2 <SEP> 0,06 <SEP> 0,03
<tb>  10 <SEP> 40 <SEP> 25,01 <SEP> 25 <SEP> 0,01 <SEP> 34 <SEP> 22 <SEP> 10 <SEP> 2 <SEP> 0,05 <SEP> 0,

  04       Des alliages satisfaisants peuvent égale  ment être     obtenus    en omettant le     béryllium     dans les alliages ci-dessus qui en contiennent  ou avec des teneurs moindres en     bérvlium.       Tous ces alliages permettent de fabriquer  d'excellents ressorts moteurs pour montres.  



  Toutefois, l'alliage N  8 est inférieur aux  alliages Nos 1 à 7, en raison de sa. teneur éle-           vée    en Cr + Mo et de sa faible teneur en plas  tifiant Ni     -f-    Fe +     11#In.    L'alliage N  9     possède     le minimum de Co et donne de meilleurs ré  sultats si on élève sa teneur en carbone à       0,20%.        L'alliage        N         10        ne        contient        que        0,01%     de Mo et sa charge de rupture est faible.  



  Pour préparer ces alliages, il est préfé  rable de fondre le cobalt, le nickel et le fer  dans un four à induction à haute fréquence et  d'ajouter alors le chrome     sous    forme de     ferro-          chrome    et le molybdène sous forme de     ferro-          molybdène.    Le manganèse est de préférence  ajouté     sous    forme d'un ferro-alliage contenant  environ     801/o    de manganèse. Après que l'al  liage a été fondu et amené à la température  convenable, on ajoute un peu d'aluminium et  un     peu    d'alliage de calcium-silicium en     vue     de la désoxydation.

   On écume le laitier et  coule le métal pour former des lingots de 2,5  à 45 kilogrammes par exemple.  



  Le lingot est alors forgé et laminé à chaud  en plaque ou barre. Le forgeage et le lami  nage peuvent être réalisés avec succès au voi  sinage de 1150-12000 C, et le laminage peut  être continué jusqu'à des températures aussi  basses que 980  C. La température peut ainsi  diminuer à mesure que le travail à chaud se  poursuit, mais il est toutefois préférable de       ehauffer    le métal jusqu'à une température de  l'ordre de 2100-2200  C pour commencer  l'opération. Les alliages peuvent être facile  ment convertis par le travail à chaud en pla  ques ou bandes d'environ 6,25 à 5,08 mm  d'épaisseur; dans certains cas, la réduction  peut même aller jusqu'à 1,27 mm     d'épaisseur.     



  Le travail à chaud est suivi d'un recuit  d'homogénéisation à 1150-1200  C pendant  20 à 30 minutes. On peut refroidir le métal  par immersion dans de l'eau. A l'état recuit,  les alliages sont relativement doux et     leurs     duretés dans l'échelle     Vickers    sont, par exem  ple, les suivantes:

    
EMI0003.0026     
  
    <I>Tableau <SEP> II:</I>
<tb>  Alliage <SEP> N  <SEP> Dureté <SEP> Vickers
<tb>  3 <SEP> 225
<tb>  5 <SEP> 227
<tb>  7 <SEP> 217
<tb>  8 <SEP> 274       Par  recuit d'homogénéisation , on entend  ici l'opération     consistant    à chauffer la masse à  une température à     laquelle    les constituants  précipités     passent    en solution solide et à  refroidir la masse ainsi homogénéisée en  vue de fixer cet état. Le     refroidissement     doit être assez rapide     pour    empêcher la  précipitation     desdits    constituants, ou vieil  lissement prématuré, pouvant donner lieu  à. une dureté, et à une résistance au tra  vail à froid indésirables.

   D'ordinaire,     l'alliage     est soumis à un recuit d'homogénéisation à  1090-1250<B>0</B> C (de préférence 1150-1175<B>0</B> C);  d'autres recuits d'homogénéisation (intermé  diaires et final) pourront être     effectués    à des  températures plus basses descendant jusqu'à  980  C, par exemple et de préférence à 1040  C.  Les sections de plus de 5 mm d'épaisseur exi  gent la trempe à l'eau, alors que     des    sections       plus    minces peuvent, de manière efficace et  plus commode, être refroidies dans l'air.  



  La bande est alors laminée à froid à la  température ambiante jusqu'à 2,54 mm  d'épaisseur et est     ensuite    soumise à     un    nou  veau recuit d'homogénéisation, suivi d'un  nouveau laminage à froid jusqu'à 1,53 à  1,02 mm. Un recuit d'homogénéisation final a  été effectué à. 1150  C; le laminage à froid  final a alors réduit le ruban à     O,112    mm. Le  laminage à froid le plus désirable a donné des       réductions    de section d'environ 85 à     931/o,     soit un allongement de huit fois la longueur  initiale ou davantage.

   A ce stade, les proprié  tés de résistance mécaniques étaient celles  indiquées dans le tableau suivant:         Tableau   <I>III:</I>  Dans ce tableau et     les    tableaux et la des  cription qui suivent,     TS    représente la charge  de rupture,<I>PL,</I> la limite proportionnelle, YS,  la limite d'élasticité,     Hod,    le module d'élasti  cité et     VHN,    l'indice de dureté     Vickers.        TS,

       <I>PL</I> et<I>YS</I> sont exprimés en     kg/mm2    et     Hod     en     dynes/cm2    X<B><I>1011.</I></B> YS a été indiqué pour  une déformation résiduaire de     0,021/o.    Les  épreuves de flexion, qui donnent une indica  tion de la ténacité, ont     consisté    en une flexion  de 180  autour d'arbres du diamètre spécifié.

      
EMI0004.0001     
  
    Alliage <SEP> Réduction <SEP> <I>TS <SEP> PL <SEP> YS <SEP> MOCZ <SEP> VHN</I>
<tb>  N 
<tb>  1 <SEP> 89,2 <SEP> 206 <SEP> 86 <SEP> 117 <SEP> 17,8 <SEP> 530
<tb>  2 <SEP> 92 <SEP> 207 <SEP> 100 <SEP> 122 <SEP> 16,3 <SEP> 497
<tb>  3 <SEP> 92,7 <SEP> 202 <SEP> 91 <SEP> 110 <SEP> 17,1 <SEP> 551
<tb>  3A <SEP> 90 <SEP> 207 <SEP> 82 <SEP> 100 <SEP> 19 <SEP> 535
<tb>  4 <SEP> 92,7 <SEP> 191 <SEP> 109 <SEP> 125 <SEP> 15,6 <SEP> 516
<tb>  4A <SEP> 92,7 <SEP> 200 <SEP> 95 <SEP> 115 <SEP> 18 <SEP> 481
<tb>  5 <SEP> 89 <SEP> non <SEP> déterminés
<tb>  6 <SEP> 89 <SEP> 182 <SEP> 105 <SEP> 129 <SEP> 1.5,1 <SEP> 485
<tb>  7 <SEP> 89 <SEP> non <SEP> déterminés
<tb>  8 <SEP> 78,5 <SEP> 212 <SEP> 93 <SEP> 122 <SEP> 1.7,6 <SEP> 536
<tb>  9 <SEP> 92,7 <SEP> 176 <SEP> 99 <SEP> 124 <SEP> 16,2 <SEP> 475
<tb>  10 <SEP> 92,7 <SEP> 185 <SEP> 100 <SEP> 123 <SEP> 16,

  6 <SEP> 466
<tb>  11 <SEP> 57 <SEP> 197 <SEP> 79 <SEP> 107 <SEP> 19,4 <SEP> 542
<tb>  12 <SEP> n'ont <SEP> pas <SEP> pu <SEP> être <SEP> laminés <SEP> à. <SEP> chaud
<tb>  13 <SEP> 89 <SEP> non <SEP> déterminés
<tb>  14 <SEP> n'ont <SEP> pas <SEP> pu <SEP> être <SEP> laminés <SEP> à <SEP> chaud
<tb>  15 <SEP> 66,6 <SEP> 186 <SEP> 118 <SEP> 148 <SEP> 16,9 <SEP> 515
<tb>  16 <SEP> 57 <SEP> 187 <SEP> 83 <SEP> 1.08 <SEP> 19,6 <SEP> 576       <I>Nota:</I> Les alliages     N 5    11, 15 et 16 ont été  difficiles à laminer à froid en raison de leur  faible plasticité.  



  Dans ce tableau et le tableau IV ci-après,  les     alliages        1N7 6    11 à 16, dont la composition         n'est    pas conforme     aux.    spécifications     indiquées     plus haut, ne figurent qu'à titre comparatif.  



  Les rubans ont alors été soumis à un vieil  lissement à 480  C pendant 5 heures, et les  essais ont donné les résultats suivants:  
EMI0004.0008     
  
    <I>Tableau <SEP> IV:</I>
<tb>  Propriétés <SEP> de <SEP> résistance <SEP> et <SEP> dureté <SEP> Diamètre <SEP> des <SEP> éprouvettes <SEP> de <SEP> flexion
<tb>  <I>TS <SEP> PL <SEP> YS <SEP> Mod <SEP> VHN</I> <SEP> Flexion <SEP> Rupture <SEP> Rupture
<tb>  t<U>o</U>tale <SEP> <U>p</U>arti<U>e</U>lle <SEP> totale
<tb>  1 <SEP> 262 <SEP> 171 <SEP> 198 <SEP> 21 <SEP> 677 <SEP> 3,175 <SEP> 2,413 <SEP> 1,905
<tb>  2 <SEP> 274 <SEP> 162 <SEP> 192 <SEP> 20,4 <SEP> 790 <SEP> 3,175 <SEP> - <SEP> 2,413
<tb>  3 <SEP> 255 <SEP> 175 <SEP> 194 <SEP> 20,1 <SEP> 695 <SEP> 3,175 <SEP> 2,413 <SEP> 1,905
<tb>  3A <SEP> 262 <SEP> 187 <SEP> 204 <SEP> 19,8 <SEP> 690 <SEP> 3,175 <SEP> 2,413 <SEP> 1,

  905
<tb>  4 <SEP> 244 <SEP> 142 <SEP> 188 <SEP> 20,7 <SEP> 623 <SEP> 3,175 <SEP> 2,413 <SEP> 1,905
<tb>  4A <SEP> 252 <SEP> 145 <SEP> 189 <SEP> 21,3 <SEP> 579 <SEP> 3,175 <SEP> 2,413 <SEP> 1,905
<tb>  5 <SEP> 255 <SEP> 162 <SEP> 193 <SEP> 21,5 <SEP> 673 <SEP> 2,413 <SEP> 1,905 <SEP> 1,524
<tb>  6 <SEP> 236 <SEP> 157 <SEP> 184 <SEP> 20,8 <SEP> 664 <SEP> 3,175 <SEP> - <SEP> 2,413
<tb>  7 <SEP> 222 <SEP> 159 <SEP> 183 <SEP> 21,1 <SEP> 660 <SEP> 1,016 <SEP> - <SEP> 0,813
<tb>  8 <SEP> 268 <SEP> 175 <SEP> 205 <SEP> 20,8 <SEP> 700 <SEP> 2,413 <SEP> 1,905 <SEP> 1,524
<tb>  9 <SEP> 254 <SEP> 141 <SEP> 179 <SEP> 20,3 <SEP> 602 <SEP> 2,413 <SEP> 1.,905 <SEP> 1,524
<tb>  10 <SEP> 226 <SEP> 134 <SEP> 160 <SEP> 20,4 <SEP> 486 <SEP> 2,413 <SEP> - <SEP> 1,905
<tb>  11 <SEP> 234 <SEP> 160 <SEP> 189 <SEP> 22,3 <SEP> 713 <SEP> 3,175 <SEP> 2,.113 <SEP> 1,

  905
<tb>  13 <SEP> 201 <SEP> 137 <SEP> 162 <SEP> 19,8 <SEP> 570 <SEP> 0,813 <SEP> - <SEP> -       <I>Nota:</I> L'alliage N  13 ne possède qu'une faible résistance et une faible dureté.  Les alliages     N 5    15 et 16 étaient trop fragiles pour les essais.      La composition la plus favorable .de l'al  liage est la suivante:

   28 à     45 /o    de cobalt, 24  à     35        %        de        chrome        et        de        molybdène        combinés          (dont    1     à.        101/o        ou        mieux    5     à.        7%        de        molyb-          dène),

          15    à     42        %        ou        mieux        25    à     42        %        de     nickel, fer et manganèse combinés (le nickel  prédominant sur le fer et le manganèse étant       présent    à     raison        de        0,5    à     2%)        et        0,08    à  0,220!o de carbone.

   Il peut contenir, en outre,       jusqu'à        0,01%        ou        entre        0,01        et        0,09        %        de        bé-          ryllium,    du silicium en quantité inférieure à       0,15-0,25%,        du        phosphore        et        du        soufre        en     quantité inférieure à.

       0,051/o    pour chacun  d'eux et des traces insignifiantes d'autres  éléments. Le total des éléments accessoires et       résiduels        est        de        préférence        inférieur    à     0,5%.     



  Une composition favorable de l'alliage est       celle    à     40%        de        cobalt,        20%        de        chrome,        7%     de molybdène, 20/ô de manganèse, 1.5     olo    de  fer, 15,5 /a de nickel et     0,08-0,220/a-    de car  bone et. présentant une dureté     Vickers    après  le recuit d'homogénéisation comprise entre       225    et 240;

   le     vieillissement    du .flan formé et  travaillé à froid après le recuit d'homogénéi  sation est effectué entre 320 et 550  C et pour  suivi jusqu'à ce que la dureté     Vickers    se soit  élevée au-dessus de 600 et que la limite pro  portionnelle ait atteint au moins 155     kg/mm2     et la limite d'élasticité au moins 190     kg/mm2.     



  Le cobalt confère à l'alliage la résistance  mécanique; toutefois, des     proportions    exces  sives de cet élément élèvent la dureté au point  que le travail à froid devient difficile. De  plus, il est généralement admis que le cobalt  constitue avec le chrome un composé     inter-          métallique    qui fournit un constituant de     dur-          cissem-ent    et de renforcement pendant le vieil  lissement.  



  Le chrome contribue à. un degré très im  portant à la résistance à la corrosion, et co  opère avec le molybdène en. ce sens que     l'ac-          eroissement    de l'un     quelconque    ou de chacun  de ces éléments,     au-dessus    des valeurs minima  spécifiées, donne lieu à un accroissement de  la résistance mécanique et de la dureté.  



  Le     molybdène    est un élément de renforce  ment très efficace tant tour son effet sur 1'a1-    liage de base que pour son effet pendant le  vieillissement.  



  Le nickel, le fer et le manganèse consti  tuent des  plastifiants  de     1?alliage    à l'état  recuit. En d'autres termes, un alliage binaire  qui serait composé seulement de cobalt et de  chrome, même si les rapports entre ces deux  éléments sont ceux qui conviennent pour le  développement de la résistance mécanique par  travail à froid et vieillissement, ne se laisse  pas suffisamment bien travailler à froid pour  acquérir les propriétés les plus élevées de ré  sistance mécanique;

   mais la présence de tels  plastifiants a pour effet de diminuer la dureté  de l'alliage ayant subi le recuit d'homogénéi  sation, et il devient ainsi possible de dévelop  per les résistances     d'écrouissage    avant que la  dureté qui résulte du laminage à froid ait  atteint des valeurs qui rendent tout travail à  froid ultérieur pratiquement impossible. Le  chrome, le molybdène et le manganèse peuvent  être introduits sous forme des ferro-alliages  correspondants, dont le prix, rapporté au poids  du chrome et du     m.olybdène,    est moindre,  outre qu'ils possèdent des points de fusion  plus faibles et facilitent ainsi la fusion.

   Le  fer tend à favoriser la     formàtion    d'écailles ou  pailles de fer aux hautes températures, et  c'est pourquoi sa teneur doit être inférieure  à     celle        du        nickel        et        ne        pas        dépasser        15%.        Le     manganèse sert. de désoxydant pendant la  formation de l'alliage et se comporte aussi  comme un agent annihilant les effets nuisi  bles du soufre; dans l'alliage final, le manga  nèse résiduel coopère avec le nickel pour con  férer le caractère     travaillable    désiré;

   il peut y  en avoir jusqu'à     51/o    sans effet nuisible.  



  L'effet du carbone est mis en évidence gar  des alliages par ailleurs identiques provenant  de deux masses fondues de l'alliage N0 3,  l'alliage 3A ayant une teneur en carbone de       0,05        %        et        l'alliage        3B        une        teneur        en        carbone     de 0,09  /o. L'état  laminé à froid  est celui  obtenu après recuit d'homogénéisation et la  minage à froid, et l'état  vieilli  est le même,  mais après 5 heures de vieillissement à 480  C.

      
EMI0006.0001     
  
    <I>Tableau <SEP> Y:</I>
<tb>  Alliage <SEP> N  <SEP> Condition <SEP> <I>TS <SEP> PL <SEP> YS <SEP> Mod <SEP> VHN</I>
<tb>  3A <SEP> laminé <SEP> à. <SEP> froid <SEP> 182 <SEP> 94 <SEP> 119 <SEP> 1:,,4 <SEP> 519
<tb>  3p <SEP> laminé <SEP> à <SEP> froid <SEP> 184 <SEP> 95 <SEP> 116 <SEP> 16,1 <SEP> 531
<tb>  3A <SEP> vieilli <SEP> 229 <SEP> 136 <SEP> 171 <SEP> <B>2</B>0,3 <SEP> 63.5
<tb>  3B <SEP> vieilli <SEP> 240 <SEP> 154 <SEP> 1.87 <SEP> 20,2 <SEP> 681
<tb>  Effet <SEP> de <SEP> 0,04o/o <SEP> C <SEP> suppl. <SEP> 1l. <SEP> 18 <SEP> <B>10</B> <SEP> - <SEP> 46       On voit     qu'une    amélioration très nette est  apportée à la limite proportionnelle, dont dé  pendent.

   la plus ou moins grande résistance  du     ressort    à des déformations permanentes en  service et l'amplitude de ces déformations.  



  Les recuits d'homogénéisation intermé  diaires et finals peuvent être effectués à des  températures inférieures à 1150  C et pouvant  même descendre jusqu'à 1000  C; mais il est  préférable d'appliquer des températures d'au  moins 1090  C.     L'effet,    du chauffage est  d'adoucir l'alliage et de l'amener à l'état voulu  pour le travail à froid, de provoquer la mise  en solution de constituants secondaires et de  favoriser la production d'une structure homo  gène ayant une disposition     cubique    à. faces  centrées, ainsi que d'amener l'alliage à l'état  où il se prête le mieux à son durcissement par  vieillissement. Le refroidissement brusque  peut être effectué par immersion dans de  l'eau, -quoique des sections minces puissent  être refroidies dans l'air avec succès.  



  L'effet de la température au cours du re  cuit d'homogénéisation est mis en évidence  par l'alliage N  3 qui possédait une dureté       Vickers    de 240 avant le laminage à froid et a  alors été réduit de 50% par laminage à froid,  puis     soumis    au recuit-trempe.

    
EMI0006.0008     
  
    <I>Tableau <SEP> VI:</I>
<tb>  <U>Temp. <SEP>  C <SEP> Temps <SEP> <I>VHN</I></U>
<tb>  Témoin <SEP> tel <SEP> que <SEP> laminé <SEP> à <SEP> froid
<tb>  jusqu'à <SEP> 50 /o <SEP> de <SEP> réduction <SEP> 468
<tb>  850 <SEP> 30 <SEP> minutes <SEP> 550
<tb>  705 <SEP> >  <SEP>   <SEP> 485
<tb>  760 <SEP>   <SEP>   <SEP> 455
<tb>  815 <SEP>     <SEP> 412
<tb>  870 <SEP>   <SEP>   <SEP> 343
<tb>  980 <SEP>     <SEP> 302
<tb>  1150 <SEP>   <SEP>   <SEP> 240       Il     ressort    de ce tableau que le laminage à  froid a élevé la dureté de 240 à 468 et que la  dureté a. subi un nouvel     accroissement    par le  traitement à 650 et 705  C, alors que le chauf  fage à 760  C ne l'adoucissait. que très peu.

    Aux températures     successivement        croissantes,     l'adoucissement intervient, un degré     d'adou-          eissement    satisfaisant étant obtenu à 1150  C  et un adoucissement déjà     intéressant    à 980  C.  Dans le cas d'alliages plus durs que l'alliage  N  3, il est recommandable d'appliquer une  température supérieure à 1150  C, mais il est  bon d'éviter des températures excessives afin  de réduire au minimum la formation de pail  les et de rugosités à la surface de la barre ou  plaque.  



  La dureté     Viekers    au début du laminage  à froid final devra être inférieure à 300 (voir  tableau II), des alliages d'une dureté aussi  basse que 200 ayant permis d'obtenir des va  leurs de résistances finales satisfaisantes.       L'accroissement    de la dureté et de la résis  tance est. très rapide au début du laminage à  froid et est ensuite plus lent. Par exemple,  l'alliage     N     3 a accusé sous des réductions de  75, 80, 85 et     901/o    des duretés respectives de  510, 570, 580 et 590.

   Pour les     ressorts    mo  teurs de montres, il est     nécessaire    que la ré  duction à. froid soit poussée aussi loin que  possible, afin d'obtenir une dureté     Vickers     élevée (voir tableau III). La réduction  d'épaisseur du ruban destiné à. ces     ressorts     doit être d'au moins 70% et atteindra de pré  férence     801/o,    de bons résultats ayant été ob  tenus au-dessus de 90%.  



  Le but principal du vieillissement est d'ac  croître la limite proportionnelle, la limite  d'élasticité, la charge de rupture et le module  d'élasticité. L'effet obtenu dépend jusqu'à un      certain point de la composition de l'alliage et  est aussi fonction du degré de réduction à  froid, de l'épaisseur finale de l'article et de  la dureté et de la température du vieillisse  ment.  



  Ce traitement de vieillissement est parti  culièrement avantageux pour une matière  ayant été travaillée à froid jusqu'aux réduc  tions spécifiées. Par exemple, le tableau VI  indique que l'alliage N  3 ayant une dureté       Viekers    après recuit de 240 a subi un accrois  sement clé dureté jusqu'à 468 à l'échelle       Vickers    et a alors été réduit et ramené à sa  dureté initiale à la suite d'un recuit d'homo  généisation subséquent effectué à 1150  C.

    Cet alliage N  3, soumis à un recuit d'homo  généisation jusqu'à. une dureté     Vickers    de  g16-233 et soumis alors à un vieillissement à       -180     C pendant 5 heures, sans laminage à  froid intermédiaire, n'a subi un accroissement  de dureté     Vickers    que jusqu'à 260-270, soit  d'environ 10 à 15%.

   Par comparaison, comme  il ressort du tableau IV ci-dessus, un     lami-          nage    à     froid        jusqu'à        une        réduction        de        92,7%     (dureté     Viekers    530-550), suivi d'un vieillis  sement identique, a donné une dureté     Viekers     de     690-695,    soit un gain de l'ordre de     301/o.     En d'autres termes,

   l'accroissement qui ré  sulte du laminage à froid et du     vieillissement     par stades     successifs    est remarquable non seu  lement par les valeurs de dureté absolues,  mais aussi par les     pourcentages    relatifs. La  charge de rupture s'accroît     similairement;    un  résultat encore plus frappant réside dans le    gain réalisé dans la limite proportionnelle et  la limite d'élasticité.  



  La température et la durée du     vieillisse-          ment    sont en rapport étroit. Une température  plus     basse        entraine    un temps     plus    long, tout  en se prêtant à une latitude de réglage plus  grande. Les effets maxima obtenus pour la  résistance mécanique et la     ductilité    peuvent se  produire sous différentes conditions de tem  pérature et de temps. L'échelle des tempéra  tures de     vieillissement    va d'ordinaire de 315 à  540  C, l'échelle préférée étant de 400 à  480  C.

   A titre d'exemple, un alliage     traité     clans les conditions spécifiées pour le recuit  et le laminage à froid peut acquérir un maxi  mum, dans ses valeurs de résistance mécani  que, par un     vieillissement    de 5 heures à  480  C, mais sa     ductilité    est alors susceptible  d'avoir     nabi    une réduction     au-dessous    de la  valeur qui convient pour la formation d'un  ressort spiral de petit rayon minimum; dans  ce cas, il est préférable d'effectuer le vieillis  sement à 425 ou même 370  C, pendant le  même temps ou un temps plus long.

   Un vieil  lissement de 5 heures à 480  C a donné     une     combinaison désirable de valeurs de résis  tance accrues pour les     alliages        N g    1 à 7.  



  Le tableau VII donne     ci-après,    pour diffé  rentes épaisseurs de feuille ou bande lors du  recuit d'homogénéisation final et différents  taux de réduction à froid des feuilles ou  bandes en alliage N  3, les effets de diffé  rentes températures de vieillissement sur la  dureté. Le tableau donne les valeurs finales  de la dureté après le vieillissement.

    
EMI0007.0038     
  
    <I>Tableau <SEP> VII: <SEP> -</I>
<tb>  Vieillisse- <SEP> Epaisseur <SEP> des <SEP> feuilles <SEP> ou <SEP> bandes <SEP> en <SEP> mm
<tb>  ment <SEP> de <SEP> 0,079 <SEP> 0,108 <SEP> 0,180
<tb>  5 <SEP> heures <SEP> Réduction <SEP> à <SEP> froid, <SEP> % <SEP> Réduction <SEP> à <SEP> froid, <SEP> % <SEP> Réduction <SEP> à <SEP> froid,

  
<tb>  <U>l</U> <SEP> 80 <SEP> 85 <SEP> 90 <SEP> 80 <SEP> 85 <SEP> 90 <SEP> 80 <SEP> 85 <SEP> 90
<tb>  370 <SEP> 571 <SEP> 581 <SEP> 591 <SEP> 564 <SEP> 606 <SEP> 628 <SEP> 566 <SEP> 571 <SEP> 584
<tb>  425 <SEP> 613 <SEP> 636 <SEP> 648 <SEP> 636 <SEP> 44 <SEP> 644 <SEP> 602 <SEP> 613 <SEP> 618
<tb>  .180 <SEP> 654 <SEP> 660 <SEP> 672 <SEP> 652 <SEP> 660 <SEP> 660 <SEP> 636 <SEP> 648 <SEP> 684
<tb>  540 <SEP> 673 <SEP> 700 <SEP> 700 <SEP> 660 <SEP> 686 <SEP> 700 <SEP> 660 <SEP> 673 <SEP> 686       En ce qui concerne la comparaison des  propriétés obtenues avant et après le vieillis-         sement    du métal qui a été recuit et laminé  à froid de la manière spécifiée,

   l'accroisse-      ment de     1a    charge de rupture et de la dureté       peut        être        de        l'ordre        de        25    à     30        %        et,        en        géné-          ral,        .ces    propriétés augmentent     similairement     entre elles.

       L'accroissement    de la limite     prb-          portionnelle        peut        être        de        70%        et        au-dessus,     l'alliage N  2 ayant accusé un accroissement       de        135        %        et        l'alliage        N     3     un        accroissement     de 910/0. La limite d'élasticité augmente de       601/o    et au-dessus.

   Le module d'élasticité aug  mente d'environ 16 à     351/o,    l'accroissement  étant généralement inférieur à celui de la.  charge de rupture.   En général, on devra éviter une exposition  de longue durée à des températures de 650 à  980  C après le recuit d'homogénéisation final.

    Si on laisse la température s'abaisser lente  ment à partir des conditions de recuit d'homo  généisation, une précipitation prématurée,  accompagnée d'une agglomération, s'effectue,  de sorte que la matière devient trop dure  pour le travail à froid et incapable de déve  lopper les     résistances    qu'on peut obtenir par  un écrouissage et, un vieillissement appro  priés; si, dans l'échelle ci-dessus, la tempéra  ture de la matière augmente lentement, une  agglomération intervient, suivie d'une remise  en solution, mais l'homogénéisation ne s'ac  complit pas jusqu'à la réduction de dureté  qui est nécessaire pour un travail à froid sa  tisfaisant ou jusqu'à l'état qui convient pour  assurer une précipitation effective au cours  du vieillissement.  



  Le présent, procédé permet de fabriquer  un. ressort moteur capable de résister à des  conditions de service que ne supporterait pas  un ressort en acier à haute teneur en carbone  de mêmes dimensions. La charge de rupture  et la limite proportionnelle du ressort obtenu  par ledit procédé sont supérieures à celles du  ressort en acier.

   Dans les conditions préférées  (tableau IV), sa limite proportionnelle dé  passe 141     kg/mm2;    sa limite d'élasticité dé  passe 176     kg/mm2    et son module d'élasticité  dépasse environ 20 X     1011        dynes/cm2,    alors  que les, trois valeurs correspondantes des res  sorts moteurs de montres en acier au car  bone de qualité supérieure sont. respective  ment environ 124     kg/mm2,    163     kg/mm2    et    19,6 X 1011     dynes/cm2.    Il est, de plus, inoxy  dable dans les conditions atmosphériques,  ainsi qu'au contact de la sueur et résiste  même aux solutions acides et alcalines con  centrées.

   Il est non magnétique et non     magné-          tisable.    L'importance du mode de fabrication  est mise en évidence par le fait que, si l'on  chauffe un tel ressort à 1150 C et. le refroidit  alors rapidement, il subit une perte sévère de  résistance et de dureté (la dureté     Vickers     tombant à moins de 300 et la charge de rup  ture à moins de 141     kg/mm2)    et devient inu  tilisable parce qu'il n'existe aucune méthode  qui permette de rétablir les valeurs     susindi-          quées    sans appliquer une forte réduction à  froid, comme il est, dit. plus haut, c'est-à-dire  sans réduire la section et     augmenter    la lon  gueur.

   A cet égard, ledit ressort diffère net  tement d'un ressort en acier au carbone qui       petit.    être soumis à des trempes et revenus ré  pétés si l'on a soin d'éviter la formation de  pailles et la     déearbonisation.     



  La limite pratique du laminage ou travail  à froid de l'alliage est fixée par le degré de  travail à froid qui provoque un fendillement  excessif des bords et, surfaces; par celui     au-          delà    duquel tout travail à froid supplémen  taire n'améliore plus ou     guère    les propriétés  de résistance de la matière ou ne provoque  plus un accroissement desdites propriétés lors  du vieillissement, et     jusqu'à    un certain point  par l'équipement d'usine dont on dispose,  mais le travail à froid devra au moins assu  rer la réduction minimum spécifiée plus haut.

Claims (1)

  1. REVENDICATION: Procédé de fabrication de pièces possédant des propriétés de résistance et d'élasticité re marquables, caractérisé en ce qu'on part d'un alliage contenant 20 à 50 % de cobalt, 20 à 37% de chrome et de molybdène ensemble,
    la quantité du chrome étant de 15 à 30% et e elle du moly bdène d'au plus 101/o, 20 à 50% de nickel, fer et manganèse ensemble, la quan tité du fer étant d'au plus 150/0, la quantité du nickel étant plus grande que celle du fer et la quantité du manganèse au plus égale à 51/o, 0,05 à.
    0,301/o de carbone et d'autres élé- monts en quantité d'au plus 1,2%,
    ledit alliage étant en outre apte à acquérir une du reté Vickers comprise entre 200 et 300 sous l'effet cl'un recuit d'homogénéisation consis tant en un chauffage à 1000-1250 C et un refroidissement rapide et étant également sus ceptible de subir une réduction de section d'au moins 50 % par travail à froid, en ce qu'on forme avec cet alliage un flan possé dant une section au moins deux fois supé rieure à celle de la pièce à produire,
    en ce qu'on soumet ce flan audit recuit d'homogé- néisat.ion pour lui faire acquérir une dureté Vickers comprise entre 200 et 300, en ce qu'on travaille alors le flan à froid jusqu'à la sec tion désirée pour la pièce et jusqu'à obtention d'une dureté Vickers d'au moins 450, et en ce qu'on effectue un vieillissement entre 250 et 650" C'. jusqu'à ce que .la dureté Vickers de l'alliage se soit élevée au-dessus de 480, que sa limite proportionnelle ait atteint au moins 134 kg/alm2,
    sa limite d'élasticité au moins 158 kg/mm2 pour une déformation résiduaire de 0,02 %, et son module d'élasticité au moins 19,8 X<B>1011</B> dynes/cm2. SOUS-REVENDICATIONS 1.
    Procédé selon la revendication, caracté risé en ce qu'on part d'un alliage contenant 28-451/o de cobalt, 24-351/o de chrome et de moly bdène ensemble, la quantité du mo- lybdène étant de 1-10 0/0, 25-42 % de nickel,
    fer et manganèse ensemble et au plus 0,5% d'autres éléments, cet alliage étant suscepti ble clé subir une réduction de section d'au moins 80% par travail à froid, en ce qu-on forme avec cet alliage un flan possédant une section au moins cinq fois supérieure à celle de la pièce à produire, et en ce qu'on pour suit le travail à froid jusqu'à obtention d'une dureté Vickers d'au moins 480 et le vieillisse ment subséquent.
    jusqu'à ce que la limite pro portionnelle ait atteint au moins 141 kg/mm2 et la limite d'élasticité au moins 183 kg/nun2. 2. Procédé selon la sous-revendication 1, caractérisé en ce qu'on part d'un alliage con tenant 4011/o de cobalt, 201/o de chrome, 711/o de molybdène, 2 % de manganèse, 151/o, de fer, 15,
    5% de nickel et 0,08-0,22% de car- bone et présentant une dureté Vickers après le recuit d'homogénéisation comprise entre 225 et 240,
    et en ce que le vieillissement du flan formé et travaillé à froid après le recuit d'homogénéisation est effectué entre 320 et 550 C et poursuivi jusqu'à ce que la dureté Vickers se soit élevée au-dessus de 600 et que la limite proportionnelle ait atteint au moins 155 kg/mm2 et la limite d'élasticité au moins 190 kg/mm2. 3. Procédé selon la revendication, caracté risé en ce qu'on emploie un alliage conte nant :en outre du bérylliiun en proportion n'excédant pas 0,01%. 4.
    Procédé selon la revendication, caracté risé en ce qu'on emploie un alliage contenant en outre 0,01 à 0,091/ode béryllium. 5. Procédé selon la revendication, caracté risé en ce que ledit travail à froid est un la minage.
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