CH296404A - Procédé de fabrication de titane métallique par électrolyse. - Google Patents

Procédé de fabrication de titane métallique par électrolyse.

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CH296404A
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    • C25ELECTROLYTIC OR ELECTROPHORETIC PROCESSES; APPARATUS THEREFOR
    • C25CPROCESSES FOR THE ELECTROLYTIC PRODUCTION, RECOVERY OR REFINING OF METALS; APPARATUS THEREFOR
    • C25C3/00Electrolytic production, recovery or refining of metals by electrolysis of melts
    • C25C3/26Electrolytic production, recovery or refining of metals by electrolysis of melts of titanium, zirconium, hafnium, tantalum or vanadium
    • C25C3/28Electrolytic production, recovery or refining of metals by electrolysis of melts of titanium, zirconium, hafnium, tantalum or vanadium of titanium

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Description


  Procédé de fabrication de titane     métallique    par électrolyse.    Le titane constitue une     matière    indus  trielle importante en raison de ses propriétés  peu communes. On l'a préparé jusqu'à présent  de diverses manières qui sont. toutes compli  quées et coûteuses, bien que les matières pre  mières en vue de la fabrication du titane se  trouvent en grandes     quantités.    En bref, les       procédés    actuellement. adoptés pour fabriquer  le titane sont les suivants:

    1  Réduction du tétrachlorure de     titane    au  moyen de sodium ou de magnésium, puis éli  mination par lavage ou distillation de     l'halo-          génure    de sodium ou de magnésium formé.  



       2     Réduction à température élevée de  l'oxyde au moyen de l'hydrure de     calcium..Ce     procédé n'est pas     satisfaisant    du fait que le  produit est toujours fortement pollué d'oxy  gène.  



       3     Dissociation thermique du     tétraiodure     sur un filament chaud.  



  Actuellement, le seul procédé utilisé dans  l'industrie est la réduction du tétrachlorure  de titane au moyen de     magnésium,    suivie de  la distillation sous vide du chlorure de ma  gnésium formé comme sous-produit.  



  Comme on l'a indiqué, le titane possède de  nombreuses propriétés physiques et     chimiques     peu courantes. Toutefois, ce métal, pour être       usinable    et d'une utilisation générale, doit être  fourni sous un état extraordinairement pur.  De faibles pourcentages d'oxygène, d'azote ou  de carbone le rendent. nettement cassant, de    sorte qu'il ne peut être travaillé par les pro  cédés habituels. Dans ces conditions, on doit.  prendre grand soin d'éliminer au     cours    de la  formation du titane ces éléments indésirables.  La littérature     existant        sur    les procédés de  fabrication du titane métallique est exception  nellement complexe.

   On a revendiqué de nom  breux procédés de préparation du métal pur  que des travaux     postérieurs    ont montré pré  sentant de sérieuses lacunes. Une des raisons  de ces lacunes est que les carbures, nitrures et  oxydes inférieurs du titane     possèdent    des ca  ractères analogues à ceux d'un métal, bien  qu'ils soient tous très cassants et, à moins  que le travail effectué n'ait été suivi d'un  examen aux rayons X, on ne pouvait être  sûr d'avoir fabriqué du titane.  



  On n'a fait que peu de recherches sur la  préparation du métal par électrolyse. Les tra  vaux antérieurs indiquent qu'il se forme du  titane métallique par électrolyse du bioxyde  de titane en suspension dans des sels fondus  tels que le chlorure de calcium, des mélanges  de chlorure de calcium et de chlorure de so  dium, etc. Toutefois,     des    travaux plus récents  ont montré que dans tous les cas le produit  formé est. du monoxyde de titane très impur  et il n'est pas prouvé qu'il se soit produit un  dépôt de métal.

   La titulaire a vérifié par  elle-même en     recommençant    ces expériences  qu'il ne se formait que du monoxyde de titane  impur, mélangé de quantités notables d'autres  oxydes de titane tels que le     sesquioxyde.         La     présente    invention a pour objet un  procédé de fabrication de titane métallique  par électrolyse, qui permet. d'obtenir un mé  tal d'une grande pureté et avec un rendement  excellent.  



  Ce procédé     est    caractérisé en ce qu'on  opère en présence de monoxyde de titane  comme source de titane, au sein d'un bain  fondu comprenant au moins un halogénure       d'iui    métal alcalino-terreux, sous une atmo  sphère non oxydante et dans des conditions  par ailleurs propres à éviter la. présence de  particules de     monoxy    de de titane dans la. zone  cathodique, la température et la. tension étant  en outre maintenues au-dessous de la. valeur à  laquelle le bain s'appauvrirait par décomposi  tion de l'halogénure de métal. alcalino-terreux  et libération du métal alcalino-terreux.  



  Le présent procédé est exécuté d'ordinaire  en     électrolysant,    sous la protection d'une  atmosphère inerte, un mélange fondu de  monoxyde de titane pur et d'un ou de plu  sieurs halogénures de métaux     alcalino-terreux,     avec ou sans chlorure de métal alcalin tel     que     le chlorure de sodium, le chlorure de potas  sium ou un mélange de chlorures de sodium  et de potassium, dans des conditions où les  zones anodique et cathodique     sont.    matérielle  ment séparées.

   Comme     halogénures        alcalino-          terreux,    on peut employer ceux de calcium,  de strontium, de baryum ou de magnésium  et, bien qu'on puisse utiliser les bromures, les  fluorures et les iodures, il est préférable, du  point de. vue économique et en raison de la.

    facilité avec laquelle on peut se procurer les  produits, en raison     aussi    de ce que les     fluo-          rures    sont moins solubles et compliquent de  ce fait un éventuel lavage final, d'utiliser le  chlorure de calcium ou le chlorure de magné  sium pris isolément., les mélanges de chlorures  de calcium et de magnésium, de chlorures clé  calcium et de sodium, de chlorures de calcium,  de sodium et de potassium, de chlorures de  calcium et de potassium ou les mélanges cor  respondants de chlorures de magnésium et. de  calcium. Les diverses combinaisons possibles  de ces     halogénures    permettent de choisir une  gamme de températures convenant à l'électro-    lyse, en éliminant les réactions secondaires  indésirables.

   Les bains préférés, du point de  la facilité de     l'opération,    de l'économie, etc.,  sont. généralement. à base de chlorure de cal  cium, de mélanges de chlorure de calcium et  de     chlorure    de magnésium ou de chlorure de  calcium avec du chlorure de sodium, du     chlo-          rare    de potassium ou les deux. Voici quel  ques exemples de bains.  



  1. Chlorure de calcium.  



  2. 60 parties de chlorure de calcium et  40 parties de chlorure de     magnésium.     3. 70 parties de chlorure de calcium,  30 parties de chlorure de sodium.  4. 60 parties de chlorure de calcium,  20     parties    de chlorure de sodium et  20 parties clé chlorure de potassium.  



  5. Chlorures de baryum, de strontium ou de  magnésium.  



  Le bain 1 fonctionne à 780-925  C, le bain 2  à 800-850  C, le bain 3 aux alentours de       750     C, le bain 4 entre 700 et 750  C.  



  La décomposition électrolytique du     mono-          oxy    de de titane a tendance à amener l'occlu  sion d' oxygène dans le métal formé à la ca  thode, à moins qu'on ne prenne des précau  tions spéciales. La présence d'oxygène dans le  métal est décelable par les examens aux  rayons X et le métal ainsi formé est- cassant.  Cette tendance à. l'occlusion     d'ox-y    gène dans le  métal peut être évitée par l'utilisation de cel  lules d'électrolyse du type à     diaphragme    ou à  compartiments, qui     maintiennent.        une    sépara  tion entre les zones anodique et cathodique.

    La préparation du bain peut s'effectuer en  fondant un mélange de     monoxyde    de titane  pur et du ou des     halogénures        a.nliydres    dans  un creuset de graphite, sous une atmosphère  d'argon, d'hélium ou autre gaz inerte. Le creu  set ou four utilisé est sensiblement Herméti  que à, l'air atmosphérique environnant. et il  comporte des ouvertures pour les électrodes  et des orifices pour le contrôle de la tempé  rature. Il est. chauffé au     moyen    de résistances  électriques et l'ensemble est     niitni    d'une arri  vée d'argon située à la. base du four.

   L'argon  est purifié de manière à être exempt de gaz      tels que     lhydrogène,    l'oxygène, l'azote, la  vapeur d'eau, etc. On entretient une pression  d'argon à l'intérieur du four d'une manière  constante pour empêcher l'entrée de gaz atmo  sphériques. Cet argon est remis en circulation  après passage dans des chambres de purifica  tion pour être réutilisé dans la chambre pro  prement dite du four. Le creuset de graphite  peut fonctionner à titre d'anode et la cathode  est une baguette suspendue de graphite ou de  métal. Le nickel et le molybdène sont les     plus     satisfaisants en tant. que matériaux cathodi  ques et le titane lui-même peut être utilisé  avec succès comme cathode.

   Au lieu d'utiliser  le creuset de graphite lui-même comme anode,  on peut utiliser avec succès une baguette de  graphite plongée dans l'électrolyte et l'élec  trolyse se fait entre la baguette de graphite  et. les cathodes du type décrit., dans les con  ditions qu'on va préciser ci-dessous à titre  d'exemple.  



  D'ordinaire, l'électrolyse est, effectuée entre  900 et 925  C. Dans le cas des mélanges de       TiO    et de chlorure de calcium, le point de  fusion est de l'ordre de 780  C. A la tempé  rature de l'électrolyse, on obtient une masse  fondue     fluide    facilement     électrolysable.    On  utilise dans l'électrolyse une différence de po  tentiel de 4 à 5 volts et des intensités provo  quant, efficacement le dépôt du métal, allant  d'au moins 1 jusqu'à 500 ampères par     dm2     de cathode.

   On ne laisse pas la température       dépasser    925  C au cours de l'électrolyse  parce que, en raison de la nature des réac  tions, il pourrait se perdre une certaine quan  tité de calcium métallique par volatilisation,  ce qui entraînerait une baisse notable d'effi  cacité. Le titane métallique qui se forme à la  cathode est spongieux et formé de très petits  cristaux étroitement enchevêtrés. L'électrolyse  terminée, ce métal spongieux est lavé à fond  et débarrassé de l'électrolyte, puis séché sous       atmosphère    inerte à 100  C. Cette éponge est  ensuite comprimée et frittée jusqu'à densité  maximum par chauffage sous vide, de manière  <B>a à</B> obtenir du titane ductile fondu. On peut  aussi fondre l'éponge métallique sous vide  pour obtenir ce résultat.

   Les rendements sont    chimiquement quantitatifs et     les.    rendements  relativement au courant sont de 60 % ou plus.  



  La nécessité d'utiliser du monoxyde de  titane exempt d'oxydes     supérieurs    du titane  ressort de l'étude des     réactions    électrolytiques.  On peut démontrer que si l'un quelconque des  oxydes supérieurs du titane     est    présent     dans     le compartiment anodique, il se forme dans le  compartiment cathodique 'du monoxyde de  titane qui se dépose avec le métal, et c'est  probablement là la source de l'oxygène con  tenu     dans    le métal déposé quand la charge  anodique n'est pas exempte d'oxydes supé  rieurs au monoxyde.  



  Le monoxyde de titane possède une limite  de solubilité dans     l'électrolyte,    et si la quan  tité de     monoxyde    de titane ajoutée au bain  dépasse cette limite de solubilité, il semble que  les particules de monoxyde de titane en pou  dre, en     suspension    dans le bain, peuvent être  transportées par     cataphorèse    à. la cathode, où  elles provoquent. la pollution du métal,     comme     on l'a noté     ci-dessus.    Toutefois, si le     monoxy    de  de titane est ajouté au bain sous un débit tel  que la. quantité présente à un moment quel  conque ne dépasse pas la limite de solubilité  du monoxyde dans le bain, ce transport ne se  fait pas.

   D'autre part, comme on l'a indiqué  ci-dessus, l'utilisation de cellules à diaphragme  ou compartiments construites de manière à  empêcher le     transfert    physique du monoxyde  de titane en suspension empêche la pollution.  Dans certains cas, on peut également utiliser  un monoxyde de titane sous forme de grosses  particules ou fragments de monoxyde de  titane fritté qui reposent contre la base de  l'anode de graphite, ce qui empêche efficace  ment une dispersion du monoxyde de titane  solide dans le bain et son transport vers la.  zone cathodique. On peut également utiliser       des    anodes frittées en     TiO.    On peut encore  utiliser des manchons poreux grossièrement  frittés, entourant l'anode ou la cathode et  jouant le rôle de barrière.

   Ainsi, en utilisant  un ou plusieurs de ces moyens, on s'assure  contre le transfert de particules de monoxyde  de titane     dans    la zone cathodique.      Le degré de solubilité du monoxyde de  titane dans les divers bains d'halogénure dé  crits n'est pas exactement connu, mais il sem  ble être de l'ordre de 5  /a au moins, et il est  beaucoup plus élevé     dans    le chlorure de cal  cium seul.

   Dans ces conditions, le taux d'addi  tion du     monoxy    de de titane est réglé de ma  nière que la concentration totale dans le bain  soit toujours inférieure à cette concentration,  et ce taux d'addition est fonction de la quan  tité totale de fondant présent dans le bain  rapportée à la. quantité de monoxyde de titane  disparu sous forme de métal à la cathode,  pour une densité de courant donnée.  



  Bien que l'addition contrôlée de     monoxy    de  de titane soit efficace, elle constitue une opé  ration assez difficile à régler et l'on préfère  utiliser des cellules à diaphragme. Les cellules  à diaphragme qui ont été utilisées avec succès  servent principalement à diviser les zones  anodique et cathodique en compartiments, de  sorte que les produits formés à ces     deux    élec  trodes ne peuvent se mélanger mutuellement  et que la matière présente dans un comparti  ment ne peut se mélanger avec l'autre. Quand  on utilise ces cellules à diaphragme ou coin..       partiments,    les creusets sont en porcelaine  vitrifiée à haute température ou en graphite.

    La     mullite    ou le zircon chauffés jusqu'à poro  sité nulle constituent des matériaux convena  bles. L'anode     consiste    en une baguette de gra  phite qui va presque jusqu'au fond du creu  set, et les compartiments anodique et catho  dique sont séparés par un diaphragme poreux  en zircon grossier fritté dont les pores sont       plus    petits que les dimensions     particulaires     du monoxyde de titane. On peut également  utiliser un diaphragme de graphite. La ca  thode est en graphite ou en métal tel que le  nickel ou le molybdène. En variante, on peut  employer des creusets poreux pour le com  partiment anodique.

   On a également fabriqué  des barrières de séparation efficaces en utili  sant un creuset de graphite comme anode et  en séparant les compartiments anodique et  cathodique au moyen d'une barrière poreuse  en zircon. Quand on utilise ces barrières po  reuses, on augmente la tension de fonctionne-    ment jusqu'à environ 10 à 12 volts, ce supplé  ment étant nécessaire pour compenser la diffé  rence de potentiel offerte par la résistance de  la barrière     poreuse    qui joue un rôle isolant.  



  Le type probablement le     plus    simple de  cellule à compartiments consiste en un creu  set de graphite assez profond relativement à  sa largeur. Dans ce cas, la. barrière est. pleine  et sa hauteur est. telle que l'électrolyte dé  borde au sommet de cette barrière qui est dis  posée au centre du creuset.     Etant    donné que  le monoxyde de titane est considérablement  plus lourd que ne l'est l'électrolyte, au chlo  rure de calcium notamment, le     monoxy    de de  titane en poudre reste complètement dans le  compartiment anodique.

       lie    compartiment  anodique est relativement large par rapport  au compartiment cathodique, afin de disposer  de la     phis    grande surface exposée     possible    de  graphite. Ce type de cellule compartimentée à  barrière submergée est. d'un fonctionnement  relativement plus facile que les autres types  précédemment décrits.  



  L'emploi de particules ou boulettes     frittées     de     monoxy    de de titane à titre de charge est  le moyen le plias simple pour éviter le trans  fert de ce monoxyde, mais il est un peu plus  coûteux. Les boulettes de monoxyde de titane  pur sont de préférence     frittées    à la densité  maximum et ont un diamètre de l'ordre de  6,3 mm. Dans ce cas, comme on     est-sûr    qu'il  ne peut y avoir de     monoxy    de de titane en  suspension, on le place dans une cellule     sim-          ple.sans    barrière. Les boulettes de monoxyde  de titane sont disposées au fond d'un creuset  et l'on ajoute de temps à autre une certaine  quantité de ces boulettes.

   Dans ces conditions,  on obtient à la cathode du titane métallique       sensiblement    pur, pratiquement exempt d'oxy  gène. On peut également utiliser une cellule  à compartiments avec barrière pleine en gra  phite, le niveau de l'électrolyte étant situé au  dessus de ce compartiment, et     aussi    utiliser  à titre de matière de charge de gros morceaux  de monoxyde de titane. Il est alors inutile de  maintenir le taux d'addition du monoxyde de  titane au-dessous de sa. limite de solubilité  dans les bains d'halogénures.

        L'étude approfondie des     conditions    opéra  toires a     permis    d'établir d'une manière défini  tive que le monoxyde de titane s'électrolyse à  une température inférieure au chlorure de     cal-          eium    et, en opérant, à la température conve  nable, seul le     monoxy    de de titane est con  sommé et il ne se produit pas d'électrolyse  de l'halogénure, de sorte que le bain n'est pas  appauvri. Le gaz qui se     dégage    est l'oxyde de  carbone; le dégagement de chlore est négli  geable. Il y a consommation du carbone ano  dique. Le métal déposé à la cathode est  exempt de calcium et est constitué par du  titane pur.

   Le phénomène qui se produit. est  une décomposition du monoxyde de titane en  titane, l'atome d'oxygène prenant à l'anode un  atome clé carbone et s'éliminant sous forme de  CO. La gamme de température désirable dé  pend dans une certaine mesure de la compo  sition de l'halogénure particulier, et la.     tempé-          rature    opératoire est d'ordinaire comprise  entre 700 et 925  C.

   Si toutefois on laissait  la température s'élever dans la gamme où se  produit l'électrolyse du chlorure de calcium,  le phénomène serait différent: le bain d'halo  génure est. lui-même attaqué par électrolyse,  c e qui donne du calcium qui entre     dans    des  réactions secondaires et aussi s'élimine par       évaporation;    en conséquence, si la tempéra  ture dépasse environ 925  C, le niveau du bain  diminue au cours de l'électrolyse et le rende  ment. clé l'opération diminue.  



  Voici des exemples qui illustrent le procédé  selon la. présente invention.  



  <I>Exemple 1:</I>  La cellule électrolytique chauffée com  porte une anode sous la forme d'un creuset  de graphite contenant la charge fondue. La  cathode est une feuille de molybdène de  0,5     dm2.    La. cellule est compartimentée par  insertion d'une barrière pleine en graphite  clans la, partie centrale de la cellule, de ma  nière que le compartiment anodique soit à peu  près le double du compartiment cathodique.  Cette barrière s'élève jusqu'à environ 2,5 à  1,25 cm du niveau de l'électrolyte, lequel con-         siste    en     CaC12    fondu. La cellule fonctionne  en présence d'une pression d'argon purifié. La  charge de monoxyde de titane pur est fournie  sous forme pulvérulente au compartiment  anodique.

   L'électrolyse est effectuée à 900  C  sous une tension de 8 volts et une intensité  de 400 ampères par     dm2    à la cathode, ce qui  équivaut à un débit total de 200 ampères à  l'entrée. Les rendements types sont de l'ordre       de        100        %        en        matière,        tandis        que        le        rendement     du courant est de l'ordre de     601/o,    de sorte  que la cellule fonctionne le double de la durée  théorique.

   On s'y attendait     puisque    la tota  lité de la zone anodique n'est pas utilisée  dans le processus de réduction.     4u    refroidisse  ment, le bain est blanc et ne présente     pas    de  trace de teinte bleue. Le bain est     lessivé    à  l'eau     sorts    une atmosphère d'anhydride carbo  nique et le produit est recueilli par filtration  et lavage. On le sèche ensuite sous vide     dans     un dessiccateur ordinaire à une température  ne dépassant pas 80  C. Voici des chiffres  types:     CaCl2    = 500 g, monoxyde de titane  = 50     g,    titane métallique = 3 7 g en 20 mi  nutes sous un courant de 200 ampères.  



       Exemple   <I>2:</I>  On     utilise    une variante de la cellule uti  lisée     dans    l'exemple 1, qui conduit à un rende  ment en courant un peu plus élevé. On se sert  du même type de compartimentage, mais dans  ce cas le creuset. de graphite est. électrique  ment inerte. Une anode massive de graphite  remplissant presque complètement le compar  timent anodique est     disposée    dans la cellule  de manière à être voisine     des    parois du creu  set de graphite, mais sans les toucher. La  poudre de monoxyde de titane est placée dans  l'espace annulaire situé entre l'anode de gra  phite et le     creuset    de graphite.

   Dans ces con  ditions, on     obtient.    le même rendement chimi  que général que     dans    l'exemple 1,     mais    le       rendement        du        courant        est        voisin        de        90        %,     attendu que 37 g de titane métallique sont  déposés en 15     minutes.    C'est encore ce à quoi  on s'attendait, puisqu'on obtient une utilisa  tion plus efficace du compartiment anodique  pour la réduction.

        <I>Exemple 3:</I>  On utilise     une    cellule du même type géné  ral que     dans    l'exemple 1, mais     sans    barrière  de graphite de compartimentage. L'anode con  siste dans ce cas en une baguette de graphite  qui va presque jusqu'au fond du creuset. Un  manchon poreux entoure la baguette de     gma-          phite;    il est fait de porcelaine de zircon for  mée de silicate de zirconium     sensiblement    pur,  calciné à -une porosité de 20% environ. La  charge de monoxyde de titane est disposée       dans    l'espace annulaire compris entre l'anode  de graphite et le manchon de zircon.

   Les ren  dements en matière sont. quantitatifs et. le  rendement du courant est de l'ordre de 85 à       900/0.     



  <I>Exemple 4:</I>  Le creuset est dans ce cas formé de zircon       dense    et pur calciné, non poreux. Le dia  phragme de zircon pur est disposé dans la  partie médiane de la cellule et ce diaphragme       dépasse    le niveau du liquide. L'anode est une  baguette     massive    de graphite et la- cathode  est en molybdène. L'anode remplit presque le  compartiment anodique. Le monoxyde de  titane est disposé     dans    cette zone. Le rende  ment chimique est quantitatif et le rendement  du courant est de 90 à 95 %, 37 g de métal  étant obtenus en 12 minutes environ sous  200 ampères.  



  <I>Exemple 5:</I>  On utilise une cellule non compartimentée  en graphite, de même construction que dans  l'exemple 3. La matière de charge est formée  de monoxyde de titane broyé et fritté, de di  mension     particulaire    de l'ordre de 1,6 à  6,4 mm, qu'on met en tas autour de l'anode,  dans les parties anodiques de la cellule.  



  <I>Exemple 6:</I>  Le récipient et un creuset de graphite. La  cathode est là encore une feuille de molyb  dène. On     utilise        un    creuset poreux en zircon  comme compartiment     anodique,    dans lequel on  dispose une anode pleine de graphite. La ma  tière de charge est. formée de     fragments    de  monoxyde de titane fritté que l'on     dispose     dans ce creuset.. Ce mode de procéder fournit    une séparation franche du monoxyde de titane  du titane métallique formé simplement en  levant à tout moment désiré le creuset poreux  hors du bain.  



  <I>Exemple 7:</I>  Un creuset de graphite joue à la fois le  rôle de récipient et d'anode. La cathode     est     compartimentée en plaçant un     creuset    de zir  con submergé au-dessous de la surface de  l'électrolyte. Ce creuset de zircon repose sur  la base du creuset anodique. Les     fragments    de  monoxyde de titane fritté sont placés dans  l'électrolyte situé     dans    la zone anodique, à  l'extérieur du compartiment cathodique. Le  titane métallique formé est retenu dans le  récipient cathodique amovible.

Claims (1)

  1. REVENDICATION: Procédé de fabrication de titane métallique par électrolyse, caractérisé en ce qu'on opère en présence de monoxyde de titane comme source de titane, au sein d'un bain fondu comprenant au moins un halogénure d'un mé tal alcalino-terreux, sous une atmosphère non oxydante et dans des conditions par ailleurs propres à éviter la présence de particules de monoxyde de titane dans la zone cathodique, la température et la. tension étant en outre maintenues au-dessous de la valeur à laquelle le bain s'appauvrirait par décomposition de l'halogénure de métal alcalino-terreux et libé ration du métal alcalino-terreux. SOUS-RE VENDICATIONS 1.
    Procédé selon revendication, caractérisé en ce que le bain fondu consiste en un mé lange d'au moins un halogénure d'un métal alcalino-terreux et d'au moins un halogénure d'un métal alcalin. 2. Procédé selon la revendication et la sous-revendication 1, caractérisé en ce que le bain fondu consiste en un mélange d'au moins un chlorure d'un métal alcalino-terreux et d'au moins un chlorure d'un métal alcalin. 3. Procédé selon la revendication, caracté- risé en ce que le monoxyde de titane solide est introduit dans le bain sous un débit tel qu'il s'y dissolve complètement.
    4. Procédé selon la revendication, caracté risé en ce que le monoxyde de titane solide est introduit dans le bain sous des dimensions partieulaires telles qu'il ne puisse circuler dans le bain. 5. Procédé selon la revendication, caracté risé en ce que le monoxyde de titane est uti lisé sous forme d'anode frittée. 6. Procédé selon la revendication, dans le quel le bain contient du monoxyde de titane en suspension, caractérisé en ce qu'on utilise une barrière pour empêcher le monoxyde de titane en suspension d'aller vers la région ca thodique. 7. Procédé selon la revendication, caracté risé en ce qu'on ne laisse pas la température du bain dépasser 925 C. 8.
    Procédé selon la revendication, earaeté- risé en ce que le titane métallique formé est purifié par lessivage. 9. Procédé selon la revendication et la sous-revendication 8, caractérisé en ce que le titane métallique purifié est ensuite chauffé pour former une masse de densité plus élevée.
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* Cited by examiner, † Cited by third party
Publication number Priority date Publication date Assignee Title
DE1112304B (de) * 1956-04-25 1961-08-03 Titan Gmbh Elektrolytisches Verfahren und Elektrolysezelle zum Herstellen von Titan

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* Cited by examiner, † Cited by third party
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DE1112304B (de) * 1956-04-25 1961-08-03 Titan Gmbh Elektrolytisches Verfahren und Elektrolysezelle zum Herstellen von Titan

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