Procédé de transmission multiplex à division dans le temps par trains d'impulsions enchevêtrés. La présente invention a pour objet un procédé de transmission multiplex à division dans le temps par trains d'impulsions enche vêtrés.
On sait que, dans divers procédés connus de transmission multiplex par impulsions, à division dans le temps, le temps total de transmission est supposé divisé en intervalles de temps égaux de durée T, eux-mêmes sub divisés en intervalles de temps élémentaires égaux et plus courts<I>T j (N</I> -h 1), N étant le nombre des voies de communication et un (N+1)-l' intervalle de temps élémentaire étant réservé à un signal de synchronisation (souvent appelé signal-pilote)
non soumis à modulation et auquel on donne une forme particulière lui permettant d'être aisément identifié par les appareils récepteurs et ser vant à la synchronisation de ceux-ci. Il n'est pas indispensable que tous les intervalles de temps réservés à chaque voie soient égaux, mais cette disposition est généralement adop tée comme plus simple à réaliser.
Dans de tels procédés, à l'intérieur de cha que intervalle de temps de voie, on produit une impulsion dont on fait varier la position dans le temps en fonction de l'amplitude ins tantanée du signal de modulation de voie cor respondant. Il doit être compris que par position dans le temps d'une impulsion, on entend l'intervalle de temps existant entre un instant de référence fixé par rapport aux extrémités de la durée de l'intervalle de temps alloué à une voie et l'époque à laquelle se produit cette impulsion, si elle est de très courte durée. Si l'impulsion est de durée no table, ce sera l'époque du commencement de celle-ci qui servira à définir sa position dans le temps, ci-après désignée plus brièvement sous le nom de position .
L'ensemble de toutes les impulsions transmises dans le temps T sera appelé groupe d'impulsions . On appellera train d'impulsions l'ensemble des impulsions correspondant à une même voie donnée. ü.@ De tels procédés de transmission multi plex présentent de nombreux avantages, mais ont cependant l'inconvénient que chaque inter valle de temps élémentaire attribué à une voie reste absolument inutilisé si aucun signal de modulation n'est, à un instant donné, présent sur cette voie.
On sait que, dans le cas d'une transmis sion téléphonique, la valeur de crête du signal est rarement atteinte et que, dans le cas où elle est limitée par écrêtage de manière que le niveau d'écrêtage soit atteint pendant 1 % du temps, on aura pendant 901/o du temps un niveau instantané inférieur ou égal au quart du niveau d'écrêtage. Dans un système à impulsions employant la modulation en po sition, cela revient à dire que les trois quarts de la durée de l'intervalle de temps alloué à chaque voie sont généralement inemployés.
Dans un système à grand nombre de voies, où l'on doit tenir compte du fait que les modu- lations des diverses voies ne s'ajoutent pas arithmétiquement, mais suivant les lois des probabilités, cet effet est encore plûs pro noncé.
Pour éviter cet inconvénient, on a donc proposé des procédés dans lesquels on ne ré serve la durée d'un intervalle de temps élé mentaire à une impulsion de voie que. pen dant le temps où cette durée totale est effec tivement utilisée, ce qui permet; pendant le temps complémentaire, de rapprocher l'impul- sion suivante de celle-ci.
Dans un procédé faisant usage de cette possibilité, il serait possible d'augmenter le nombre des voies de communication trans mises par rapport à ce qui existe dans les systèmes classiques ou, au contraire, pour un nombre fixe de voies, d'augmenter la valeur du déplacement de la position d'une impul sion de voie et, par suite; le rapport signal/ bruit.
La possibilité susmentionnée a déjà été mise à profit dans certains procédés de trans mission multiplex proposés.
Les divers procédés proposés ont comme caractère commun que; tandis qu'en l'absence de toute modulation, les N impulsions de com munication d'un système à N voies sont grou- pées au voisinage -d'une extrémité de l'inter valle de temps réservé T à un groupe d'im pulsions et n'occupent alors qu'une faible par tie de cet intervalle de temps, les modulations de position des impulsions des différentes voies présentent un caractère additif.
Par exemple, si l'on suppose qu'en l'absence de toute modulation l'ensemble des impulsions de communication est groupé au voisinage de l'impulsion-pilote, au début de l'intervalle de temps T, la modulation de la première voie aura pour effet de déplacer la position instan tanée de l'impulsion correspondante par rap port à l'impulsion-pilote, la modulation de la seconde voie aura pour effet de déplacer la position de l'impulsion correspondante d'une quantité proportionnelle à cette modulation par rapport à la position instantanée de l'im pulsion correspondant à la première voie, et ainsi de suite:
En bref, la modulation d'une voie donnée est représentée proportionnellement par l'in tervalle de temps entre l'impulsion correspon dant à cette voie et l'impulsion précédente, cette dernière n'étant autre que l'impulsion- pilote dans le cas de la première voie (voir Telemetering from V-2 Rockets, by V. L. Fleeren and a11., Electronics, mars 1947, p.100, notamment fig. 4).
On conçoit qu'il soit alors possible de donner à chaque impulsion, pour le même signal de modulation, un déplace ment en position plus grand que ce ne serait le cas si cette impulsion devait toujours res ter à l'intérieur d'un intervalle de temps in variablement assigné-, à la voie correspondante.
Dans les divers procédés de transmission à impulsions utilisant ce type de modulation additive , on a de plus trouvé avantageux, lorsque la modulation à transmettre est un signal téléphonique ou analogue, de caractère essentiellement alternatif, de lui ajouter une composante continue sensiblement proportion nelle à l'amplitude instantanée du signal. Cette disposition présente l'avantage que les signaux de modulation deviennent alors de caractère unipolaire, les déplacements en po sition correspondant des impulsions étant de grandeur variable, mais ayant toujours lieu dans le même sens.
On comprend aisément que c'est là --une condition nécessaire si l'on veut bénéficier des avantages produits par les procédés utilisant la modulation additive aussi bien pour les alternances positives que pour les alternances négatives du signal télé phonique.
Les divers procédés connus pour réaliser ce type de transmission par impulsions pré sentent cependant certaines difficultés dans leur réalisation et, notamment, dans la démo- dulation des signaux par les appareils récep teurs.
La présente invention vise à surmonter ces difficultés.
Le procédé objet de l'invention utilise des groupes .successifs d'impulsions comprenant. chacun au moins une impulsion-pilote pério dique et un nombre d'impulsions de communi cation égal à celui des voies de communica- -ion, c'est un procédé dans lequel la modula tion des impulsions se fait en position, l'inter valle de temps entre deux impulsions succes sives étant proportionnel à l'amplitude ins tantanée du signal de modulation intéressant la voie à laquelle est affectée la seconde de ces impulsions,
ladite amplitude étant préala-. blement modifiée par l'adjonction d'une com posante continue de manière à rendre ledit signal de modulation unipolaire; il est carac térisé en ce que, à cet effet, à l'émission, on mesure périodiquement l'amplitude instanta née de chaque signal de modulation modifiée, en ce que l'on conserve l'a mesure ainsi obte nue pendant un temps sensiblement égal à la durée d'un groupe d'impulsions, en ce que l'on -utilise l'amplitude ainsi conservée pour commander un modulateur de position ali menté par l'impulsion précédente retardée d'une quantité fixe,
ladite impulsion précé dente étant fournie pour la première voie par un générateur d'impulsions-pilotes périodiques et pour les autres voies par la sortie du mo dulateur de position de la voie précédant immédiatement dans le temps la voie consi dérée, en ce que, à la réception, on crée des signaux ayant chacun une amplitude propor tionnelle aux intervalles de temps existant entre les deux impulsions "correspondantes consécutives reçues, en ce que l'on dirige ces signaux vers des circuits différents, selon le rang des impulsions correspondantes considé rées,
en ce que l'on utilise dans ces circuits lesdits signaux pour.moduler des impulsions périodiques déduites des impulsions-pilotes reçues et en ce que l'on démodule les.impul- sions auxiliaires ainsi modulées. pour obtenir des signaux proportionnels aux signaux de modulation primitifs correspondant à chaque voie de communication.
La présente invention comprend aussi une installation pour la mise en oeuvre du procédé selon l'invention. Cette installation comprend des moyens pour rendre l'amplitude de cha que signal de modulation de voie unipolaire, pour la mesurer et pour la conserver au moyen d'un appareil niesureur-enregistreur affecté à cette voie, cette installation est ca- ractérisée en ce que la sortie dudit appareil mesureur-enregistreur est reliée à l'une des entrées d'un modulateur de -position, dont l'autre entrée est alimentée à travers une ligne de retard par l'impulsion modulée en position correspondant à la voie précédente,
en ce que des moyens comprenant un appareil mesureur- enregistreur par voie sont prévus à la récep tion qui sont agencés pour produire les si gnaux ayant chacun une amplitude propor= tionnelle auxdits intervalles de temps, en- ce que la sortie de ce dernier appareil mesureur- enregistreur est reliée à l'une des entrées d'un modulateur alimenté, d'autre part,
à travers une ligne de retard par des impulsions pé riodiques de même période de répétition que les impulsions-pilotes reçues et dérivées de ces mêmes impulsions-pilotes et en ce qu'elle com prend des moyens pour démoduler les impul sions produites à la sortie de ce dernier mo dulateur.
La description qui suit et le dessin annexé servent à expliquer un exemple de mise en aeuvre du procédé selon l'invention et ce même dessin représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution de l'installation selon l'invention.
La fig. 1 montre de façon schématique cette. forme d'exécution. La fig. 2 montre le diagramme, en fonc tion du temps, d'un signal de modulation, tel qu'il existe habituellement, par exemple dans un circuit téléphonique.
La fig. 3 montre le diagramme, en fônc= tion du temps, du même signal de modula tion avec composante continue superposée tel qu'on l'utilise dans ladite forme d'exécution. La fig. 4 représente, ligne A, les positions dans le temps, par rapport aux extrémités d'un intervalle de temps de durée égale à celle d'un groupe d'impulsions, de l'impulsion- pilote distinguée par sa plus grande ampli tude ainsi que des impulsions de voie, dans le cas où il n'existe momentanément aucun signal de modulation sur aucune voie de com munication, tandis que la même fig. 4, ligne B,
représente les positions dans le temps des mêmes impulsions lorsque des signaux de mo- dulation sont présents sur les voies de com munication.
La fig. 5 montre, schématiquement, un appareil mesureur-enregistreur intervenant dans le système de transmission de la fig. 1 et propre à mesurer et à conserver l'ampli tude d'un signal de modulation ou l'intervalle de temps intervenant entre deux impulsions.
La fig. 6 est un diagramme des tensions électriques existant en divers points du sys tème de transmission de la fig. 1.
Pour simplifier l'exposé, on a supposé, dans la description ci-après comme dans les figures, que le système de transmission décrit comporte seulement trois voies de communi cation et que les signaux de modulation sont des signaux téléphoniques, mais il doit être bien compris que l'on pourrait avoir affaire aussi bien à des systèmes comportant un beaucoup plus grand nombre de voies de com munication ou à la transmission d'autres types de signaux de communication.
Le fonctionnement du systèmè de la fig.1 peut être expliqué comme suit: Les signaux de modulation provenant des trois voies de communication sont respective ment appliqués en 101, 102, 103 à trois dis positifs 104, 105, 106 leur ajoutant, par des moyens bien connus, la composante continue nécessaire pour les' rendre unipolaires et trans former leur aspect de celui de la fig. 2 en celui de la fig. 3. A la sortie de 104, 105, 106, les signaux modifiés sont respectivement appliqués à l'une des entrées de trois dispo sitifs -mesureurs-enregistreurs 107, 108, 109 dont le fonctionnement sera expliqué en détail plus loin.
Ces mesureurs-enregistreurs sont alimentés, d'autre part, par deux séries d'im pulsions périodiques provenant d'un géné rateur d'impulsions de courte durée 110, qui les émet avec la période T des groupes d'im pulsions, c'est-à-dire à la fréquence des impul- sions-pilotes. Les impulsions provenant de 110 sont appliquées par l'intermédiaire d'un ré seau de retard 111 à une seconde entrée de chacun des mesureurs-enregistreurs 107, 108, 109 et, d'autre part, directement à une troi sième entrée de ceux-ci, dans le but<B>-</B>de les mettre au repos à la fin de chaque période T de travail.
Le rôle des mesureurs-enregistreurs est de mesurer et de conserver pendant un certain temps, un peu inférieur à la durée d'un groupe d'impulsions, l'amplitude instan tanée des signaux de modulation modifiés appliqués à l'une de leurs entrées par 104, 105, 106. Les amplitudes instantanées conservées apparaissent sous forme de tensions électriques à la sortie de 107, 108,109 et sont appliquées à des modulateurs de position d'impulsions de type classique 112, 113, 114.
Le retard pro duit par le réseau 111 est de faible valeur et a seulement pour but de séparer nettement l'instant auquel les signaux provenant de 104, 105, 106 sont mesurés de celui auquel se pro duit l'impulsion-pilote; des tensions électri ques de grandeurs proportionnelles aux am plitudes conservées des signaux de modulation respectifs sont présentes aux sorties de 107; 108, 109 pendant presque toute la durée T de chaque groupe d'impulsions. Ces tensions électriques seront appelées ci-après signaux de modulation conservés .
Le rôle des modulateurs de position 112, 113, 114 est de retarder d'une quantité pro portionnelle aux signaux de modulation con servés qui sont respectivement appliqués à l'une de leurs entrées, l'époque, ou position dans le temps, des impulsions qui sont appli quées à leur autre entrée. Le principe et le fonctionnement de tels modulateurs de posi tion sont bien connus dans la technique des impulsions. On sait que des impulsions mo dulées en position sont habituellement obte nues par différenciation d'impulsions modu lées en durée et de nombreux procédés de mo dulation de durée sont actuellement connus et peuvent être utilisés ici.
Dans la fig. 1, le modulateur de position 112 correspondant à la première voie de com munication est ainsi alimenté, d'une part, par le signal de modulation conservé venant de 107 et, d'autre part, par une impulsion re tardée, au moyen du réseau retardateur 111, par rapport à l'impulsion-pilote d'une quan tité supérieure au retard (donné lui-même par une partie du réseau 111) de l'impulsion d'analyse appliquée sur la deuxième entrée de 107 par rapport à l'impulsion-pilote, ceci afin que la modulation de position ne s'effectue dans le modulateur 112 qu'après la fin de la mesure dans le mesureur-enregistreur 107.
Le résultat, à la sortie de 112, est la pro duction d'une impulsion de communication qui est dirigée, d'une part, vers le mélangeur 1.17 dont l'utilité apparaîtra plus loin et, d'autre part, après avoir été légèrement re tardée par un réseau de retard 115, vers l'une clés entrées du modulateur de position 113, à l'autre entrée duquel est appliqué le signal de modulation conservé venant de<B>108</B> et corres pondant à la seconde voie de communication. On obtient ainsi à la sortie de 113 une seconde impulsion de communication retardée par rap port à la première d'une quantité proportion nelle à l'amplitude conservée par 108.
Cette seconde impulsion est dirigée à son tour vers 117 et, après avoir été légèrement retardée par un réseau de retard 116, est utilisée vis à-vis du troisième modulateur de position 111, comme la première vis-à-vis de 113.
L'ensemble de toutes les impulsions est appliqué à un mélangeur 117 qui, comme on le voit sur la fig. 1, comporte quatre entrées correspondant respectivement à l'impulsion- pilote et aux impulsions de communication et une sortie. Ce mélangeur est un dispositif simple permettant d'appliquer à un même cir cuit de sortie des signaux provenant de plu seurs circuits d'entrée. La nécessité des ré seaux de retard 115 et 116 vient de ce que, en cas de signaux de modulation momentané ment nuls sur une ou plusieurs voies de com munication, il faut éviter que les diverses im pulsions puissent se confondre.
Le groupe. d'impulsions issues de 117 est ensuite dirigé vers la voie de transmission 118 et transmis par tout moyen connu jusqu'à l'extrémité réceptrice de celle-ci.
A la réception, le groupe d'impulsions est d'abord appliqué en parallèle à deux appa reils, dont le premier 119 est un générateur sélectant les impulsions-pilotes et assurant la production d'impulsions locales de synchroni sation de période T, ainsi que celle d'impul- sions auxiliaires de même période dont le rôle sera expliqué plus loin.
Le second. appareil est un sélecteur d'impulsions 120 du type dit à comptage qui possède autant de sorties qu'il y a de voies de communication et four nit, sur sa sortie d'ordre n, une impulsion d'amplitude constante et de durée égale à la durée séparant -la (n -1) me et la nme impul sions de communicâtion.
Un tel appareil se compose d'autant .de basculeurs électroniques du type Eccles- Jordan qu'il y a de voies de communication, chacun de- ces basculeurs étant relié à l'une des sorties de l'appareil. Il possède par ailleurs deux entrées. L'impulsion-pilote et les impulsions de voies de communication sont appliquées simultanément à tous les bascu leurs par la première entrée de l'appareil. Une impulsion spéciale, dite par la suite- im pulsion de mise à l'état initial, et qui n'est autre que l'impttlsion-pilote issue de 119 et retardée par le réseau de retard 125, est appliquée, par la seconde entrée de l'appareil, au premier étage basculeur.
L'impulsion de mise à l'état initial met le premier basculeur au travail . L'impulsion- pilote et les impulsions des voies de commu nication mettent au repos celui des bascu- leurs qui est au travail . Par ailleurs, une impulsion dite inter-étages est envoyée par le basculeur qui est mis au repos au bascu leur suivant, à travers une connexion inter étages , et met ce dernier au travail . Tou tefois, il n'existe pas de connexion inter- étages entre le dernier et le premier bascu- leur de l'appareil.
Le fonctionnement est le suivant: L'impulsion de mise à l'état initial met le premier basculeur au travail . La première impulsion de voie de communication met ce premier basculeur au repos . Simultanément, une impulsion inter-étages met le second basculeur au travail . On recueille sur la première sortie de l'appareil une impulsion d'amplitude constante dont la dorée est égale à l'intervalle de temps séparant l'impulsion de mise à l'état initial de la première impul sion de voie de communication..
La deuxième impulsion de voie de com munication met au repos le deuxième bascu- leur qui était au travail . Simultanément, une impulsion inter-étages met le troisième basculeur au travail . On recueille sur la deuxième sortie de l'appareil une impulsion d'amplitude constante dont la durée est égale à l'intervalle de temps séparant la première impulsion de voie de communication de la deuxième impulsion de voie de communica tion.
Le fonctionnement se poursuit de la même façon pour les autres basculeurs. Toute fois, lorsque la nme impulsion de voie de com munication met au repos le nme basculeur, aucune impulsion inter-étages. n'est envoyée au premier basculeur et celui-ci devra atten dre l'arrivée de l'impulsion de mise à l'état initiâl pour passer au travail .
Des sélecteurs à comptage tels que 120 sont par exemple décrits sous le nom de trigger stages having interconnections to give broken ring action dans un article de Lawrence Lee Rauch intitulé Electronic com mutation for telemetering publié dans Elec- tronics de février 1947.
(Dans le cas d'un système à faible nombre de voies, on pourrait également employer, pour 120, un sélecteur à fonctionnement basé sur la forme des impulsions de communica tion qui recevraient corrélativement à leur émission une forme dépendant de leur rang.) Les secondes entrées de 122, 123, 124 sont alimentées par les impulsions issues des sor ties de 120. La durée des impulsions prove nant d'une de ces sorties est égale au temps séparant l'impulsion de la voie correspondant à ladite sortie et l'impulsion immédiatement précédente et par conséquent à la valeur ins tantanée du signal de modulation correspon dant à cette voie.
Les mesureurs-enregistreurs 122; 123, 124 mesurent et conservent donc, sous forme de tensions électriques apparais sant à leurs sorties, des grandeurs proportion nelles à la durée des impulsions provenant de la sortie de 120 à laquelle ils sont réunis et par conséquent à l'amplitude instantanée du signal de modulation correspondant.
Comme à l'émission, les mesureurs-enregis- treurs 122, 123, 124 sont périodiquement mis au repos par l'impulsion-pilote appliquée à leur troisième entrée et légèrement retardée par le réseau de retard 125, dont le rôle est d'éviter la mise au repos des mesureurs-enre- gistreurs avant que leur tension de sortie ait pu être utilisée par les appareils subséquents alimentés par des impulsions auxiliaires déri vées de l'impulsion-pilote.
Les tensions de sortie de 122, 123, 124 sont ensuite respectivement appliquées à l'en trée de modulateurs d'impulsions en ampli tude (ou en durée) 126, 127, 128 alimentés, d'autre part, par des impulsions auxiliaires périodiques dérivées de l'impulsion-pilote issure de 119. Les signaux obtenus à la sortie de 126, 127, 128 sont donc modulés propor tionnellement aux signaux de modulation pri mitifs et peuvent ensuite être appliqués res pectivement aux démodulateurs d'amplitude '(ou de durée) 129, 130, 131, d'où, après dé- modulation, ils sont dirigés vers les circuits d'utilisation 132, 133, 134.
Le fonctionnement d'un mesureur-enregis- treur sera mieux compris en se référant à la fig. 5 qui représente schématiquement cet appareil, ainsi qu'au diagramme de la fig. 6 qui montre la variation dans le temps des ten sions électriques existant en différents points du système de transmission de la fig. 1.
Comme il a déjà été mentionné, le mesureur- enregistreur dont le schéma est donné par la fig. 5 est un appareil comportant trois entrées et une sortie et qui, lorsqu'on applique à sa première entrée une tension électrique varia ble avec le temps et à sa seconde entrée une impulsion de commande, fait apparaître à ses bornes de sortie une tension proportionnelle à la valeur de cette tension variable avec le temps au moment de l'application de l'impul sion de commande. Cette tension aux bornes de sortie de l'appareil est conservée jusqu'au moment d'apparition d'une impulsion de mise au repos appliquée à la troisième entrée de l'appareil.
Ce mesureur-enregistreur se compose essentiellement d'une pentode 501, d'une diode 502 et d'une triode 503. La première entrée de l'appareil est constituée par la borne 504 reliée par le condensateur 505 à la grille d'arrêt de 501, la seconde entrée, par la borne 506, qui est reliée par le condensateur 507 à la grille de commande de 501. La troisième entrée est la borne 508 reliée par le conden sateur 509 à la grille de la triode 503. La grille d'arrêt de 501 et la grille de 503 sont respectivement reliées par des résistances 510, 511 au pôle négatif 512 d'une source de haute tension continue 513 alimentant l'ensemble. La grille de commande de 501 est reliée par une résistance 514 à la cathode de la même lampe.
Les tensions appliquées aux diverses entrées le sont respectivement entre 504, 506 et 508, d'une part, et 512, d'autre part.
La cathode de 501 est reliée à 512 par une résistance 515 en parallèle avec un con densateur de découplage 516 et également par une résistance 517 au pôle positif de 513, afin de donner à cette cathode une polarisation permanente convenable. L'écran de 501 est ali menté à partir de ce même pôle positif par une résistance 518 et découplé à 512 par un condensateur 519. L'anode de 501 est reliée par un condensateur 520 au pôle positif de 513, ainsi qu'à la cathode de la diode 502 dont l'anode est reliée directement à l'anode de la triode 503 et, par l'intermédiaire d'une résistance 521, au pôle positif de 513. Les bornes de sortie de l'appareil sont les bornes 522, 523 du condensateur 520.
Le fonctionnement est le suivant Des impulsions de commande, d'amplitude positive suffisamment élevée, étant appliquées en 506, la grille dp commande de 501 prend, si l'ensemble 507-514 possède une constante de temps suffisamment grande par rapport à la période de récurrence de ces impulsions, une tension moyenne telle que la crête des impulsions corresponde à une tension de grille voisine du potentiel de la cathode, tandis que, pendant le temps séparant les impulsions, le courant de cathode est nul.
Dans ces conditions, la lampe 501 se trouve fonctionner dans une partie linéaire de sa caractéristique courant d'anode-grille d'arrêt au moment de la crête des impulsions de com mande, et une tension proportionnelle à la valeur instantanée de la tension appliquée en 504 apparaît aux bornes 522, 523 de 520. Cette tension est conservée jusqu'au moment où 520 est déchargé à travers 502 sous l'ac tion d'une impulsion de mise au repos de polarité négative, appliquée en 508 à la grille de 503à travers le condensateur 509.
Lorsque l'appareil mesureur-enregistreur de la fig. 5 est utilisé à l'émission, on s'ar range pour que l'impulsion de commande, qui est obtenue à partir du générateur 110. après le retard introduit par une fraction de 111, se produise un peu après l'impulsion de mise au repos qui n'est autre que l'impulsion-pilote engendrée par 110.
L'amplitude du signal de modulation issu de 101, 102 ou 103 et modifié par 104; 105 ou 106 est ainsi mesurée périodi quement un peu après l'apparition de chaque impulsion-pilote et conservée aux bornes de sortie de 107, 108 ou 109 jusqu'à l'apparition de l'impulsion-pilote suivante. -- Lorsque l'appareil est utilisé à la récep tion, aucun signal n'est appliqué à la pre mière entrée 504, tandis que la seconde reçoit les impulsions provenant du dispositif de comptage 120.
La charge prise par la capa cité 520 est alors proportionnelle à la durée de ces impulsions, c'est-à-dire en définitive à la valeur instantanée du signal de modulation.
Le fonctionnement d'un mesureur-enregis- treur, à l'émission ou à la réception, sera mieux compris à l'examen de la fig. 6, sur laquelle: La ligne A représente le diagramme en fonction du temps des impulsions-pilotes appliquées, à titre d'impulsions de mise au repos, à la troisième entrée d'un mesureur enregistreur d'émission.
La ligne B représente le diagramme en fonction du temps d'un signal de modulation modifié, tel qu'il est appliqué à la première entrée de .ce mesureur-enregistreur d'émission.
La ligne C représente le diagramme en fonction du temps des impulsions de com mande appliquées à la deuxième entrée de ce i mesureur-enregistreur d'émission. La ligne D représente le diagramme en fonction du temps des signaux recueillis à la sortie de ce mesureur-.enregistreur d'émission, leur amplitude étant comptée à partir de la ligne horizontale supérieure.
La ligne E représente le diagramme en fonction du temps des groupes d'impulsions reçues à l'entrée de l'extrémité réceptrice du système de transmission.<I>pl,</I> p2, p3... sont les impulsions-pilotes, a,,, a12... les impulsions correspondant à la première voie de commu nication et au premier, second... groupes, a21, a22... les impulsions correspondant à la se conde voie de communication et au premier, second... groupes, etc.
La ligne F représente le diagramme en fonction du temps des impulsions appliquées à la deuxième entrée du mesureur-enregistreur de réception 122. Dans le cas particulier de ce mesureur-enregistreur, 122, la durée de ces impulsions est égale au temps séparant l'im pulsion de remise à l'état initial du sélecteur 120 (impulsion de la ligne H qui est égale ment l'impulsion de mise au repos du mesu- reur-enregistreur 122) de la première impul sion de voie.
Autrement dit, la durée de l'im pulsion appliquée à la deuxième entrée de 122 n'est pas égale à la durée séparant l'impul- sion-pilote (telle que pl, rappelée en x1 sur la ligne F) de la première impulsion de voie, mais est amputée d'une durée constante égale à celle séparant l'impulsion-pilote de l'impul sion de remise à l'état initial du sélecteur 120, c'est-à-dire égale au retard introduit par le dispositif 125.
La ligne G représente le diagramme en fonction du temps des impulsions appliquées à la deuxième entrée du mesureur-enregistreur de réception 123. La durée de celles-ci est égale au temps séparant la première impul sion de voie (telle que a11) de la seconde im pulsion de voie (telle que a21) .
La ligne H représente le diagramme en fonction du temps des impulsions de mise au repos appliquées à la troisième entrée des divers mesureurs-enregistreurs.
La ligne 1 représente le diagramme en fonction du temps de la tension électrique, obtenue à la sortie du mesureur-enregistreur 122, dont l'amplitude est comptée à partir de la ligne horizontale supérieure.
La ligne J représente le diagramme en fonction du temps de la tension électrique obtenue à la sortie du mesureur-enregistreur 123, dont l'amplitude est comptée à partir de la ligne horizontale supérieure.
Les lignes 11, B, <I>C, D</I> de la fig. 6 mon trent clairement le fonctionnement du sys tème de mesure et de conservation des ampli tudes instantanées des signaux de modula tion à l'émission.
Les lignes E à J de la même figure illus trent le fonctionnement du système récepteur. La tension recueillie à la sortie des mesu- reurs-enregistreurs 122 et 123 est représentée sur les lignes I et J de la fig. 6, les impul sions de mise au repos représentées sur la ligne H étant retardées par rapport aux im- pulsions-pilotes pour que les impulsions auxi liaires actionnant les modulateurs 126, 127 et 128 ne coïncident pas dans le temps avec les impulsions de mise au repos,
ce qui aurait pour effet de réduire à zéro la tension obte nue à la sortie du mesureur-enregistreur au moment précis où on veut l'utiliser.