Procédé de communication par impulsions électriques modulées en temps. La présente invention se rapporte à un procédé de communication par impulsions électriques modulées en temps et à une ins tallation de télécommunication pour la mise en oeuvre de ce procédé qui se prête particu lièrement pour les installations à voies multi ples; mais, comme on le verra phis loin, des principes analogues peuvent être employés lorsqu'il n'y a qu'une voie.
Dans le cas des installations de télécom munication à. voies multiples par impulsions, il est, maintenant de pratique courante de pro duire, pour chaque voie, un train d'impul sions à récurrence régulière, les trains corres pondant aux diverses voies étant entremêlés de faeon telle que deux impulsions adjacentes appartiennent à des voies différentes. Les impulsions de chaque voie peuvent être mo dulées en phase, c'est-à-dire que chacune d'elles apparaît plus tard ou plus tôt que son instant normal d'apparition lorsqu'elle n'est pas modulée, le degré d'avance ou de retard étant proportionnel à la valeur correspon dante de la tension du signal modulateur.
Conformément à une variante de cette ins tallation, les impulsions apparaissent par paires, les deux impulsions de chaque paire étant décalées en sens opposé par le signal modulateur.
De telles impulsions devant toujours être transmises à travers des milieux de transmis sion qui ne laissent passer qu'une bande de fréquences limitée, les impulsions transmises ne peuvent jamais avoir la forme rectangu laire idéale et il s'ensuit que chaque impulsion est influencée par l'impulsion précédente, car le flanc arrière d'une impulsion n'a jamais entièrement disparu à l'apparition du flanc avant de l'impulsion suivante. Comme l'inter valle de temps séparant deux impulsions con sécutives quelconques appartenant à des voies différentes dépend de la modulation que lesdites impulsions subissent, il s'ensuit une diaphonie entre toutes les voies du système.
Il est évident, bien entendu, que cet effet est maximum pour les voies adjacentes et les to lérances de diaphonie minima du système limitent, en conséquence le maximum d'ampli tude admissible de décalage des impulsions dans le temps, ou en d'autres termes, le mi nimum d'espacement entre impulsions adja centes. Cette limitation est d'autant plus con sidérable que la bande de fréquences que laisse passer le milieu de transmission est plus étroite.
Pour donner un exemple pratique de la limitation produite par cet effet, on suppose que .le niveau de diaphonie sur chaque voie provenant d'une voie adjacente doit être d'au moins 60 décibels au-dessous .du niveau normal de signal sur la voie considérée. En fait, ceci signifie que l'amplitude du flanc arrière d'une impulsion quelconque doit avoir décru d'au moins 60 décibels à. partir de son amplitude maximum, avant que l'impulsion suivante n'apparaisse. Dans un système de transmission particulier, une impulsion peut croître jusqu'à son maximum en environ 1/'2 microseconde et elle décroît ensuite de façon exponentielle jusqu'à 60 décibels au-dessous de son maximum en 2 microsecondes.
Ceci si gnifie que, si le décalage résultant de la mo dulation est de 1/e microseconde, les posi tions moyennes des impulsions adjacentes ne doivent pas être plus rapprochées qu'à. envi ron 31/- microsecondes.
L'invention a notamment pour but l'obten tion d'un plus grand rapprochement des impulsions de voies adjacentes, sans augmen tation de la diaphonie au-delà des limites actuellement considérées comme admissibles.
Ce but est atteint par le procédé objet de l'invention, dans lequel des signaux à trans mettre sont appliqués à un générateur d'im pulsions pour en commander le fonctionne ment, procédé qui est caractérisé en ce qu'on applique le signal au générateur d'impulsions, de façon à faire varier l'espacement de temps entre chacune de deux impulsions successives et son impulsion précédente conformément à l'amplitude instantanée du signal.
La diminution de l'espacement est ainsi obtenue, toutes choses égales d'ailleurs, en mo dulant en temps chaque impulsion, non pas par rapport à la position moyenne de l'im pulsion non modulée, mais par rapport à celle de l'impulsion précédente. En d'autres termes, la caractéristique qui représente le signal mo dulateur est l'intervalle de temps entre l'im pulsion considérée et l'impulsion précédente.
Ainsi, si une impulsion de voie na est déplacée par un. signal modulateur correspondant, l'im pulsion immédiatement suivante, appartenant à la voie m -I- 1 est .déplacée de la même quantité et l'espace de temps entre les deux impulsions reste constant, à moins que l'im pulsion m -I- 1 ne soit modulée par un signal correspondant.
En d'autres termes, bien que la présence de l'impulsion m, puisse interférer avec l'impulsion m -I- 1, la distorsion qui en résulte est constante en ce qui concerne la va riation dans le temps de l'impulsion nz cor respondant au signal, de sorte qu'aucune dia- phonie n'est possible entre les voies nt et ni -I- 1.
Bien que l'invention soit. d'un avantage particulier dans son application aux installa tions de télécommunication à voies multiples par impulsions, elle peut. également être appliquée quand il n'y a qu'une voie. Dans ce cas, l'amplitude (le signal correspon dant à une impulsion quelconque n'est repré sentée que par l'espace du temps entre ladite impulsion et la précédente, la seule différence avec le cas examiné ci-dessus étant que ladite impulsion précédente appartient. au même train d'impulsions de voies, et non à un train différent.
La description suivante, faite en référence au dessin joint, montre, à titre d'exemple non limitatif, quelques formes d'exécution de l'ob jet de l'invention.
Les fig. 1 et 2 sont des diagrammes de trains d'impulsions.
Les fig. 3 et 4 sont des schémas d'un dis positif de production d'un train d'impulsions à voies multiples.
Les fig. 5, 6 et 7 sont des schémas d'un système récepteur pour un tel train d'impul sions.
La fig. 8 représente des diagrammes utiles à l'explication dudit système récepteur.
Les fig. 9 et 10 représentent schématique ment deux systèmes légèrement différents pour la production d'un train d'impulsions de voie unique.
La fig. 11 représente le système récepteur pour ce type de trains d'impulsions.
Sur la fi-. 1, le temps de signalisation est divisé en un certain nombre de périodes de si gnalisation égales par un train d'impulsions régulièrement répétées 0, comportant une ea- ractéristique quelconque par laquelle elles puissent être distinguées des impulsions de voies, par exemple une amplitude plus consi dérable, comme représenté à la fiô. 1. De telles impulsions seront appelées ci-après im- pulsions de subdivision, car elles ne transpor tent aucun signal. On a. représenté à la. fig. 1 trois impulsions de subdivision successives.
Les impulsions de voies sont produites, à l'ori gine, sous forme de trains d'impulsions dont la fréquence de récurrence est la même que celle des impulsions de subdivision, et elles sont entremêlées de façon telle que, dans cha cune des périodes de signalisation ci-dessus mentionnées, chaque impulsion appartienne à une voie différente. Quatre impulsions de voies 1, 2, 3, 4 sont représentées dans chacune des deux périodes de signalisation figurées.
Les impulsions de voies sont modulées par les signaux modulateurs correspondants, de fa çon telle que l'espace de temps entre l'impul sion 1 de la voie 1 et l'impulsion de subdiv i- sion 0 précédente ne dépende que de la ten sion instantanée du signal transmis sur la voie 1 et de façon telle que, dans le cas de l'impulsion de voie 2, l'intervalle de temps entre ladite impulsion 2 et l'impulsion précé dente 1 ne dépende que de la tension instan tanée du signal transmis sur la voie 2, et ainsi de suite.
Sur la fig. 1, les positions des impulsions de voies non modulées sont représentées en trait interrompu et lesdites positions doivent, de préférence, être également espacées entre deux impulsions de subdivision successives. Les impulsions de voies 1, 2, 3, 4 sont repré sentées décalées de façons diverses dans la première période de signalisation, conformé- ment aux tensions de signal correspondantes.
Il est évident que le décalage réel dans le temps de l'impulsion in <I>+</I> 1 dans une période de signalisation quelconque, par rapport à l'impulsion de subdivision précédente, est égal à la somme algébrique des décalages, dus aux signaux, de toutes les impulsions de voies, dans la période de temps s'étendant jusqu'à la m + 1 'e impulsion comprise.
Par suite, il est nécessaire d'espacer les impulsions des di verses voies dans la période de signalisation, de façon telle que, si des maxima de signal dans le même sens se produisent simultané ment sur toutes les voies, la dernière impul sion ne puisse gêner l'impulsion de subdivi sion suivante. De cette manière, les bruits dus à des variations de la. période de signa lisation seront évités. Dans la seconde période de signalisation représentée à la fig. 1, on a représenté les quatre impulsions de voies avec le décalage maximum dû au signal, ledit décalage étant de sens tel qu'il augmente l'espacement entre impulsions adjacentes.
L'espacement initial des impulsions de voies et le décalage maxi mum admissible dû au signal doivent être choisis tels que, dans ces circonstances, la der nière impulsion de voie 4 se produise peu avant l'impulsion de subdivision 0 qui mar que le commencement de la période de signa lisation suivante.
Ainsi, s'il y a n. impulsions de voies, si T est la période de signalisation comprise entre deux impulsions de subdivi sion, d la durée d'une impulsion (supposée la même pour les impulsions de voies et pour les impulsions de subdivision) et f l'augmenta tion maximum admissible d'espacement entre impulsions adjacentes susceptible d'être pro duit par la modulation du signal,
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doit être légèrement inférieur à. T, si l'on suppose que les impulsions de voies sont éga lement espacées dans la période de signalisa tion, lorsqu'elles ne sont. pas modulées.
La marge, ou espacement minimum de temps, entre la dernière impulsion de voie et l'impulsion de subdivision suivante admissible dans ces conditions, dépend de l'acuité des im- pulsions après leur transmission à travers le milieu de communication et, en. dernier res sort, de la largeur de la bande de fréquences transmise. Cette marge doit être à peu près la même qu celle admissible pour l'espacement minimum entre deux impulsions de voies adjacentes.
On remarquera que, quand une impulsion de voie donnée est décalée par le signal de la manière .décrite, il se produit une distorsion variable de la forme de l'impulsion, par suite de la présence de l'impulsion de voie précé dente. Ceci produit une distorsion correspon dante du signal reproduit, mais, comme déjà expliqué, il n'y a aucune diaphonie provenant des impulsions de voies précédentes. On a constaté qu'on peut tolérer une distorsion re lativement plus considérable de la forme de l'impulsion quand la diaphonie n'entre pas en jeu et, dans le cas de l'exemple cité ci- dessus, le chiffre admissible pour l'amortisse ment du flanc arrière des impulsions est d'en viron 15 décibels au lieu de 60.
Avec le même type .de circuit de transmission que précédem ment, l'amplitude de l'impulsion tombera à 15 décibels au-dessous du maximum en envi ron 1;@ microseconde, et ceci signifie que l'es pacement moyen des impulsions peut être de 2 microsecondes au lieu de Ceci permet de placer, dans la même période de signali- sation, environ 75 % de voies supplémentaires, Il est à.
noter que, si l'on omettait les im pulsions de subdivision, la modulation de temps -de la première impulsion de voie pour rait se rapporter à son espacement à partir de l'impulsion immédiatement précédente de la dernière voie, mais, comme on a déjà expliqué que la dernière impulsion est décalée d'une quantité égale à la somme algébrique .des décalages, dus au signal, -de toutes les im pulsions de voies, il est clair que cette façon de faire aurait pour résultat de la. diaphonie de chacune des voies sur chacune des autres voies.
Une autre manière d'envisager la ques tion consiste à remarquer que cette façon de procéder aurait pour résultat une variation de la fréquence de récurrence moyenne des impulsions .de chaque voie, variation qui serait fonction des décalages, dus au signal, sur toutes les autres voies. L'introduction ,des im pulsions de subdivision, qui ne transportent aucun signal, de la manière décrite, évite tout effet indésirable de ce genre.
Il faut remar quer cependant que, s'il n'y a qu'une voie dans le système, la tension de signal modula trice instantanée correspondant à une impul sion quelconque peut être représentée de façon très satisfaisante par l'intervalle de temps entre cette impulsion et la précédente du même train de voies, aucune impulsion de subdivision n'étant utilisée. Dans ce cas, bien entendu, la question de la diaphonie entre voies ne se pose pas. La fig. \' représente le cas où il n'y a qu'une seule voie et où l'on -n'emploie pas d'impulsions de subdivision.
L'impulsion 5 est une impulsion quelconque du train, prise comme impulsion de référence, et les lignes en trait interrompu indiquent les positions qu'occuperaient les impulsions dans le temps, s'il n'y avait pas de signal modulateur. Ces positions sont également espacées. La tension instantanée de signal au temps d'apparition de l'impulsion suivante 6 est proportionnelle à l'intervalle de temps entre les impulsions 5 et 6, et la tension instantanée de signal au temps d'apparition de l'impulsion suivante 7 est proportionnelle à l'intervalle de temps entre les impulsions 6 et 7, et ainsi de suite.
Les impulsions adjacentes sont séparées par des intervalles de temps supérieurs ou infé rieurs à l'intervalle de temps constant corres pondant à la non-modulation, suivant la ten sion du signal.
Le procédé .de modulation en temps décrit pourrait être considéré au premier abord comme présentant quelque ressemblance avec celui employé dans le système à impulsions doubles connu, ci-dessus mentionné, parce que l'espacement entre les impulsions de chaque paire dudit système connu est caractéristique de la tension instantanée de signal modula teur. Toutefois, les deux systèmes sont en réa lité fondamentalement différents, car il est à noter que l'espacement entre impulsions adja centes .de paires différentes, dans le système à, impulsions doubles, dépend des deux ten sions de signal modulateur correspondantes et ceci produirait évidemment. de la diaphonie entre voies adjacentes dans un système à.
voies multiples, pour les raisons déjà données.
Le procédé de modulation en temps selon l'invention peut être commodément désigné sous le nom de modulation de période d'im pulsions .
La fi-. 3 représente une disposition de montage destiné à la production d'un train d'impulsions à voies multiples du type décrit à propos de la fig. 1. Un générateur-maître d'impulsions 8 produit le train d'impulsions de subdivision 0, régulièrement répétées. Ce générateur peut avoir toute forme connue convenable, et il n'est pas nécessaire de le décrire en détail. Les impulsions sont appli quées, par le conducteur 9A, au premier gé nérateur d'une série de n générateurs d'im pulsions de voies exactement semblables, en cascade, dont on n'a. représenté que les deux premiers et le dernier. Lesdits générateurs sont respectivement désignés par les réfé rences 10A, 10B, 10N.
Le générateur d'im pulsions 10A produit la brève impulsion de voie 1 (fig. 1) sous l'effet d'une impulsion de subdivision 0 provenant du générateur-maître d'impulsions 8, à un instant ultérieur, déter miné par la tension instantanée de signal qui est appliquée aux bornes 11A.
Cette impul sion de voie est appliquée, à travers un con densateur d'arrêt 12A, à 1a. grille de com mande d'un tube mélangeur 13. L'impulsion de voie est également appliquée, par les con ducteurs 14A et 9B, à l'entrée du second gé nérateur d'impulsions de voies 10B qui pro duit alors la seconde impulsion de voie 2 (fig. 1) sous l'effet de l'impulsion de voie 1, à un instant ultérieur, déterminé par la ten sion instantanée du signal correspondant appliqué aux bornes 11B.
L'impulsion de voie 2 est appliquée, à travers le condensateur d'arrêt 12B, à la grille de commande du tube mélangeur 13 et, également, de façon analo gue, au générateur suivant d'impulsions de voies (non représenté) par le conducteur 14B. De la sorte, chaque générateur d'impulsions de voies excite le suivant exactement de la même manière, jusqu'à ce qu'on arrive au dernier générateur 10N. La dernière impul sion de voie est appliquée, à travers le con densateur 12N, au tube mélangeur 13, mais le conducteur de sortie correspondant 14N est laissé en circuit ouvert.
Quand la dernière impulsion de voie a été produite, tous les gé nérateurs d'impulsions de voies sont à leur état normal et il ne se produit rien d'autre jusqu'à ce que l'impulsion de subdivision sui vante arrive du générateur-maître d'impulsions 8 pour exciter le premier générateur d'impul sions de voies 10A, de nouveau, et la même série d'opérations se répète, si ce n'est que le ca- dencement réel des impulsions de voies est en général modifié, conformément aux variations des tensions de signal correspondantes.
Les impulsions de subdivision sont égale ment appliquées au tube mélangeur 13, par le conducteur 15, à travers un redresseur 16, shunté par une résistance 17 et à travers un condensateur d'arrêt 12. Le but du redresseur et de la résistance sera indiqué plus loin.
Le tube mélangeur 13 est disposé en mon tage amplificateur usuel. Son anode est con nectée, à travers une résistance 18, à la borne positive 19, de la source à haute tension (non représentée). Sa cathode est reliée à la borne négative 20, mise à la terre, de cette source, à travers un réseau normal de polarisation 21. Sa grille de commande est reliée à la terre, à travers la grande résistance 22. Les impul sions de sortie sont appliquées, à partir de l'anode, à la borne 23,à travers un condensa teur d'arrêt 24 et, de là, à la ligne ou autre moyen de transmission. Il est à noter que tous les générateurs d'impulsions sont connectés à un conducteur de terre commun 25.
Les impulsions produites à la sortie du générateur-maître d'impulsions 8 et à celles des générateurs d'impulsions de voies 10 doi vent, dans tous les cas, être de polarité néga tive et celles produites par les générateurs d'impulsions de voies doivent, de préférence, être d'amplitude plus faible que les impul sions de subdivision produites par le généra teur-maÎtre. Les impulsions obtenues à la borne de sortie 23 sont, en conséquence, posi tives et le tube 13 doit, de préférence, être polarisé de manière que, normalement, un courant anodique modéré soit produit et ledit tube doit, fonctionner de manière que la dis tinction en amplitude soit maintenue entre les impulsions de subdivision et les impulsions de voies.
Bien que, pour plus de simplicité, le tube 13 ait été représenté sous forme d'une triode, bien entendu qu'on peut utiliser une pentode, dont les électrodes additionnelles seraient connectées et polarisées à la manière Habi tuelle. La fig. 4 représente les détails de l'un des générateurs d'impulsions de voies 10. Le mon tage comporte une double triode 26 (qui peut être évidemment remplacée par deux triodes séparées) disposée en un montage d'oscilla teur à relaxation à deux états de stabilité, da type bien connu, dans lequel le premier état, ou état normal, est stable en permanence, le second état n'étant stable que temporaire ment.
Les deux anodes de la double triode sont désignées par les références 27 et 26 et les deux grilles de commande correspondantes par 29 et 30. La cathode commune est repré sentée en 31. L'anode 28 est connectée à la grille 29 à travers un condensateur 32 et l'anode 27, à travers une résistance 33, à la grille de commande 30. Les anodes 27 et 28 sont respectivement connectées, à travers des résistances 34 .et 35, à la borne positive 36 de la source à haute tension (non représen tée) et la cathode 31 est connectée au conduc teur commun de terre 25, auquel est égale ment connectée la borne négative 37 de la source à. haute tension.
La grille de com mande 29 est connectée, à travers une résis tance 38 et l'enroulement secondaire du trans formateur 39, à un point convenable d'une source de polarisation négative 40. La grille de commande 30 est connectée, à travers une résistance 41, également à un point. convena ble de la source 40.
Le conducteur d'entrée 9 est connecté, à travers un condensateur d'arrêt 42, à la grille de commande 29, et l'enroulement pri maire du transformateur 39 est relié aux bornes d'entrée 11, auxquelles sont appliquées les tensions .du signal.
Les .deux grilles de commande 29 et 30 sont polarisées de façon telle que dans le pre mier état, stable en permanence, de l'oscilla teur à relaxation, l'anode de gauche 27 laisse passer du courant, .aucun courant n'allant à l'anode de droite 28. Dans cet état, la grille de commande 29 est à un faible potentiel né gatif et la grille de commande 30 à un fort potentiel négatif.
Quand une impulsion néga tive arrive, par le conducteur 9, du généra teur-maître ,d'impulsions (ou du générateur d'impulsions de voles précédent), la moitié de gauche de la double triode 26 est amenée à la coupure -de son courant de plaque et la moitié de droite est, rendue conductrice, ce qui i:ait passer l'oscillateur à relaxation à son se cond état, temporairement stable.
Le conden sateur 32 se décharge alors à travers les résis tances 35 et 38 et, après un temps qui dépend de la constante de temps clés éléments 32, 35 et 38, le potentiel de la grille de commande 29 atteint le point de coupure du courant de plaque et l'oscillateur à relaxation retourne à son premier état, stable en permanence. Tou tefois, comme la, polarisation effective de la grille de commande 29 dépend de la tension instantanée .de signal produite au secondaire du transformateur 39, le temps employé par le potentiel de la grille pour atteindre ledit. point de coupure dépend de cette tension de signal.
En d'autres termes, le temps pendant lequel l'oscillateur à relaxation reste à son second état. est déterminé par la tension du signal Au moment où l'oscillateur retourne à son premier état, le potentiel de l'anode 28 s'élève brusquement et une brève impulsion positive correspondante est transmise, à tra vers le condensateur d'arrêt 43, à la grille de commande du tube inverseur 44. Ledit tube est convenablement monté avec son anode connectée, à travers une résistance 45, à la borne 36, sa cathode étant directement connectée au conducteur commun de terre 25. Sa grille de commande est connectée, à tra vers une résistance 46, à un point convena ble de la source de polarisation 40.
Son anode est connectée, à travers un redresseur 47 shunté par une résistance 48,à un conducteur de sortie 49, relié au condensateur 12 corres pondant de la fig. 3. Le conducteur de sortie 14 est relié directement à l'anode.
lie tube 44 doit, de préférence, être pola risé juste au-delà de la coupure du courant de plaque, de manière qu'il ne réponde pas à la brève impulsion négative qui est produite quand l'oscillateur à relaxation passe, à l'ori gine, du premier au second état., ladite impul- Sion étant appliquée à la grille de commande à travers le condensateur 43.
D'après ce qui a été expliqué, il est clair que l'impulsion de sortie négative de voie est produite, sur le conducteur 49,à un instant situé après l'application au conducteur 9 'de l'impulsion d'excitation correspondante (soit à partir du générateur-maître d'impulsions 8, soit à partir du générateur précédent d im pulsions de voies), ledit instant. dépendant de la tension instantanée de signal appliquée à la borne 11. De cette manière, on obtient le train d'impulsions désiré, représenté à la fig. 1.
Les redresseurs 16 et 17 sont prévus pour éviter que le circuit de sortie du tube inver seur 44 qui fonctionne à ce moment ne soit chargé par les autres -circuits de sortie con nectés au tube mélangeur 13 (fig. 3\. On voit que chaque redresseur est connecté dans un sens tel qu'il laisse passer une impulsion né gative provenant de l'anode du tube :corres pondant -14, mais qu'il empêche le passage à travers le tube d'une impulsion négative appliquée au conducteur 49 à partir de l'un des autres circuits de sortie.
Comme le potentiel de la grille de com mande 29 varie constamment conformément au signal, l'amplitude de l'impulsion négative excitatrice appliquée au conducteur 9 doit être rendue suffisamment grande pour faire passer de faon nette l'oscillateur à relaxation à son second état à un instant qui ne :dépende pas de la tension du signal. Pour obtenir une réponse rapide à l'impulsion excitatrice, on peut, si on le désire, shunter la résistance 33 par un petit condensateur 50, à travers lequel la variation de potentiel de l'anode 27 est transmise instantanément à la grille de coin- , mande 30. Ce procédé est de pratique cou rante.
Si on le désire également, il est évident que le tube 44 peut être une pentode, au lieu d'une triode, les électrodes additionnelles étant polarisées d'une manière convenable quelconque.
La. source de polarisation négative 10 a été représentée conventionnellement sous forme d'une batterie, mais cette représenta tion a été employée pour indiquer toute dis- s position convenable de polarisation.
Les redresseurs 16 et 47 peuvent être des diodes, des redresseurs métalliques des types au sélénium, au germanium ou à l'oxyde de cuivre. s Il est clair que, quand le dernier généra teur d'impulsions de voies a fonctionné, tous les générateurs sont à leur état normal, ou premier état, et sont prêts à fonctionxier de nouveau, en réponse à la prochaine impul- s sion de subdivision.
Les temps de retour des générateurs à leur état normal, en l'absence de tension de signal modulateur, doivent, de préférence, être tous égaux et conformes à la formule indiquée plus haut, de manière que, e pour toute condition de modulation, le der nier des générateurs ait complété son fonc tionnement avant que l'impulsion de subdivi sion suivante n'arrive.
Si les signaux à transporter sur les voies ; sont .des signaux de conversation, la fréquence de récurrence des impulsions de subdivision produites par le générateur-maître d'impul sions 8 ne doit pas, de préférence, être infé rieure à 8000 impulsions par seconde, si l'on doit obtenir une reproduction commerciale satisfaisante de la parole.
La fig. 5 représente symboliquement, à l'aide de rectangles, un .récepteur destiné à un train d'impulsions du type représenté à la fig. 1. Le train d'impulsions reçu de la ligne, ou autres moyens de transmission, est appli qué, par le conducteur 51, à un séparateur d'impulsions 52, lequel sépare les impulsions de subdivision 0 des impulsions de voies et, les applique, par le conducteur 53, à la synchro nisation .d'un générateur d'impulsions 54.
Le dit générateur doit produire des impulsions brèves, analogues aux impulsions de subdivi sion et ayant la même fréquence de récur rence. Ces impulsions sont appliquées, à tra vers le conducteur 55-4, à l'actionnement du premier sélecteur d'une série de n sélecteurs de voies connectés en série, dont on n'a re présenté que les deux premiers et le dernier, respectivement désignés par les références 56A, 56B et 56N. Le générateur d'impulsions 54 doit être établi de manière à fournir tune impulsion de synchronisation peu de temps avant l'apparition de la première impulsion de voie, dans la période de signalisation cor respondante.
Le sélecteur ,d'impulsions 52 fournit égale ment les impulsions de voies, séparées des im pulsions de subdivision par le conducteur 57, simultanément à chacun des sélecteurs de voies 56. Les éléments 52 et 54 peuvent être de tous types convenables connus et il n'est pas nécessaire de les décrire en détail.
Si on le désire, le générateur d'impulsions 54 peut être supprimé et les impulsions de subdivision reçues peuvent- être utilisées comme impulsions de synchronisation, étant. appliquées directement au sélecteur de voies 56A, par les conducteurs 53 et<B>55.4.</B> Le géné rateur d'impulsions peut, si nécessaire, être remplacé par un amplificateur d'impulsions convenable (non représenté).
Les sélecteurs de voies sont tous identi ques et l'un d'eux est représenté en détail à la fig. 6. Chacun d'eux est constitué par un montage oscillateur à relaxation à deux états, de façon générale semblable à celui repré senté à la fig. 4, si ce n'est qu'il est du type selon lequel les deux états sont stables en per manence.
Une impulsion de synchronisation négative provenant du conducteur 55a. (fig. 5) amène l'oscillateur à relaxation du sélecteur de voies 56A à son second état, dans lequel il reste jusqu'à ce que la première im pulsion de voie 1 (fig. 1) soit reçue par le conducteur 57. Ceci le ramène à son premier état et, dans l'exécution de ces deux opéra tions, le sélecteur de voies produit une impul sion rectangulaire positive, dont la durée est égale à l'intervalle de temps modulé compris entre l'impulsion de synchronisation et la première impulsion de voie.
Une courte impulsion négative, dérivée du flanc arrière de l'impulsion rectangulaire, est appliquée par les conducteurs 58A et 55B, de manière à actionner le second sélecteur :de voies 56B. Ce sélecteur produit alors, exacte ment de la même manière, une impulsion rectangulaire dont la durée est égale à l'in tervalle de temps modulé compris entre la se conde impulsion de voie et la première, le flanc arrière d2 ladite impulsion rectangulaire étant produit par la seconde impulsion de voie 2 (fi-. 1) appliquée au sélecteur de voies 56B par le conducteur 57, à partir du sélec teur d'impulsions 52.
Le sélecteur de voies 56B actionne alors le sélecteur suivant de la même manière, par le conducteur 58B, .au moyen d'une brève impulsion nérative, dérivée du flanc arrière de l'impulsion rectangulaire et., de la sorte, tous les sélecteurs de voies sont actionnés à tour de rôle et chacun d'eux produit une impul sion rectangulaire positive, de durée égale à l'intervalle tic temps compris entre l'impul sion de voie correspondante et, la précédente.
Il apparaît ainsi que chaque sélecteur de voies produit un train d'impulsions rectangu laires positives, modulées en durée conformé ment .au signal modulateur correspondant. \toutefois, il apparaît également que les im pulsions rectangulaires d'une voie quelcon que sont aussi modulées en phase, conformé ment aux signaux qui modulent toutes les voies précédentes et, de la sorte, le procédé usuel de démodulation du train d'impulsions rectangulaires en le faisant passer à travers un filtre passe-bas est susceptible de produire de la diaphonie entre les diverses voies.
Il est donc nécessaire de prévoir une disposition de démodulation dans laquelle cette diaphonie est évitée, out au moins rendue négligeable.
Dans le montage de la<U>fi-.</U> 5, par suite, chacun des sélecteurs de voies est pourvu d'un démodulateur de voie correspondant, dans lequel la diaphonie résultant de la mo dulation de phase est rendue négligeable. Les deux premiers et le dernier de ces démodula teurs ont été représentés en 59A, 59B et 59N. La. fig. 7 indique les détails de l'un de ces dé modulateurs.
Les impulsions rectangulaires ci-dessus mentionnées sont appliquées, à par tir :des sélecteurs de voies 56 (fig. 5), aux démo dulateurs de voies correspondants 59, à travers l'un des conducteurs 60.1, 60B... 601V, et les si- graux démodulés correspondants sont obtenus aux bornes de sortie 61A, 61B... 61N.
Sur la fig. 5, les éléments 52, 54 et 56 sont tous reliés à un conducteur de terre commun 62 et les éléments 59 à un autre conducteur de terre commun 63.
lie sélecteur de voies représenté à la fig. 6 comporte une double triode 64, renfermant des anodes de gauche et de droite 65 et 66, des grilles de commande de gauche et de droite 67 et 68 et suie cathode commune 69. Les anodes 65 et 66 sont respectivement re liées aux grilles de commande 68 et 67, à tra vers les résistances 70 et 71 (qui peuvent, si on le désire, être shuntées par les petits con densateurs 70A, 71A, pour augmenter l'acuité de réponse, comme précédemment), et à la borne positive 72 de la source à haute tension (non représentée) à travers les résistances 73 et 74. La borne négative 75 de la source à haute tension est reliée à la terre.
Les grilles de commande 67 et 68 sont respectivement connectées, à travers les résistances 67 et 77, à une source commune de polarisation négative 78, de tout type convenable, dont la borne po sitive est mise à la terre. La cathode 69 est reliée directement à la terre. Cette disposi tion constitue un type bien connu d'oscilla teur à relaxation à deux états, dont. les deux états sont stables en permanence. Les conduc teurs d'entrée 55 et 5 7 sont respectivement reliés aux grilles de commande 6 7 et 68, à travers les condensateurs d'arrêt 79 et 80.
On suppose que.l'oscillateurà relaxation est, à l'ori gine, dans son premier état, pour lequel la par tie de gauche de la triode 64 est conductrice, la partie de droite étant. à la coupure du cou rant de plaque. On suppose également que le sélecteur de voies considéré est le premier 56A. Dans ces conditions, comme il a déjà été expliqué, des impulsions de synchronisation négatives sont appliquées, par le conducteur 55, à la grille -de commande 67 et des impul sions de voies négatives, par le :conducteur 57, à la grille de commande 68.
Comme la partie de droite de la triode est à la coupure de son courant de plaque, les impulsions de voies ne peuvent avoir d'effet sur elle, mais, quand la première impulsion de synchronisation arrive par le conducteur 55, elle amène à la coupure du courant de plaque la partie de droite de la triode et amène l'oscillateur à son second état, dans lequel il reste jusqu'à l'arrivée de la première impulsion de voie 1 (fig. 1), la quelle, étant appliquée à la grille de com mande 68, le ramène à son premier état. Au cune des impulsions de voies suivantes ne peut plus avoir d'effet sur l'oscillateur et rien de plus ne se produit, jusqu'à l'arrivée de l'impulsion ,de synchronisation suivante. Le processus se répète alors.
Il est évident que, pour chaque opération, une impulsion rectangulaire est produite sur l'anode 65 et une autre impulsion rectangu laire sur l'anode 66, la première étant posi tive, la seconde négative, et la durée desdites impulsions rectangulaires étant égale à l'in tervalle de temps modulé compris entre la première impulsion de voie 1 et l'impulsion de synchronisation. L'impulsion rectangulaire positive est appliquée au démodulateur de voie 59A (fig. 5) par le .conducteur 60 qui est relié à l'anode 65.
En même temps, l'impulsion rectangulaire négative est appliquée, à travers le conduc teur 81,à partir de l'anode 66,à un montage différentiateur -constitué par le condensateur série 82 et la résistance shunt 83, et l'impul sion différentielle positive dérivée du flanc arrière de ladite impulsion rectangulaire est employée à débloquer un tube amplificateur 84, lequel, en temps normal, est polarisé (au moyen de la résistance 85 qui relie la cathode à. la terre) à la coupure de son courant de plaque. L'anode de ce tube est connectée à la borne 72 à travers une résistance 86 et le con ducteur de sortie 58 est connecté à ladite anode.
Ainsi, le tube 84 débite sur le conduc teur 58 une brève impulsion négative qui coïncide pratiquement avec le flanc arrière de l'impulsion rectangulaire produite par l'une ou l'autre des anodes de la triode 64. On com prendra que, comme le tube 84 est normale ment à la coupure de son courant de plaque, l'impulsion différentielle négative qui coin- cide avec le flanc avant de l'impulsion rectan gulaire est sans effet sur lui.
Le fonctionnement des sélecteurs de voies autres que le premier est le même, si ce n'est que l'impulsion négative appliquée par le con ducteur 55 provient du conducteur de sortie 58 du sélecteur de voies précédent, et non du générateur d'impulsions 54. Il y a lieu cepen dant d'indiquer que, sauf dans le cas -du pre mier sélecteur de voies, des impulsions néga tives sont appliquées simultanément aux con ducteurs 55 et 57, dont la seconde est l'impul sion de voie correspondant au sélecteur de voies précédent et dont la première est déri vée de ladite impulsion de voie, après le fonc tionnement dudit sélecteur de voies précédent.
Ces deux impulsions négatives agissent sur l'oscillateur à relaxation en opposition l'une par rapport à l'autre. Il est donc nécessaire de s'arranger pour que le gain du tube ampli ficateur 84 du sélecteur précédent soit siiffi- sant pour qu'il soit appliqué au conducteur 55 du sélecteur considéré une impulsion d'am plitude suffisamment supérieure à l'impulsion appliquée au conducteur 57, de manière que cette impulsion plus forte puisse faire passer l'oscillateur à son second état, malgré la pré sence ,de l'autre impulsion sur le conducteur 57.
Il est à noter également que, quand l'im pulsion .de voie suivante arrive au conducteur 57, pour ramener ].'oscillateur à son premier état, il n'y a pas d'impulsion sur le conduc teur 55 qui puisse gêner cette opération.
Dans le cas du dernier sélecteur de voies 56N (fig. 5), le conducteur de sortie 58N n'est pas utilisé. Il est donc évident que, dans le cas de ce sélecteur de voies particulier, les organes 58 et 81 à 86 peuvent être tous sup primés si on le désire.
La fig. 7 représente les détails du mon tage de l'un des démodulateurs de voies 59 de la fig. 5. Ledit démodulateur est constitué par deux montages intégrateurs semblables, comprenant respectivement les condensateurs 87A et 87B, mis à la terre et un tube double triode 88, dont le courant anodique total est pratiquement proportionnel à la somme des charges des deux condensateurs. La cathode 89 du tube 88 est connectée à la terre à tra vers une source de polarisation positive 90 et les deux anodes 91=1 et 91B sont connectées entre' elles et,
à travers l'enroulement pri maire d'un transformateur de sortie 92 et une résistance 93, à la borne positive 9.1 de la source à haute tension (non représentée) dont la borne négative 95 est mise à la terre. L'en- roulement secondaire du transformateur 92 est connecté aux bornes de sortie 61. Comme on l'expliquera plus tard, la somme des ehar- ges des condensateurs est rendue pratique ment proportionnelle à la. tension du signal modulateur, de sorte que ce signal sera re cueilli aux bornes 61.
Comme il apparaîtra également plus loin, chacun des condensateurs 87A et 87B est chargé pendant. la période d'impulsion précé dant immédiatement l'une des impulsions de voies correspondant à la voie en démodulation et il est déchargé rapidement pendant la même période d'impulsion, dans la période de signalisation suivante.
De plus, les deux condensateurs 87A et 87B fonctionnent alternativement, de sorte que, quand l'un est chargé, l'autre est. dé chargé.
Les impulsions rectangulaires positives provenant de l'anode 65 du sélecteur de voies (fig. 6) sont appliquées, par le conducteur 60, à travers les condensateurs d'arrêt 96A et 96B pour charger les condensateurs <B>87.1</B> et. 87B, à travers les résistances 97A et 98A, et 97B, 98B, et à travers les redresseurs<B>99.1</B> et 99B, qui sont connectés dans le sens voulu pour laisser passer les courants de charge vers les condensateurs<B>87.1</B> et 87B dont les bornm supérieures sont connectées à la terre à tra vers les diodes à gaz 100A et 100B et une source commune de polarisation négative 101, les anodes , desdites diodes étant connectées aux condensateurs.
Les extrémités inférieures des résistances 97A et 97B sont reliées à la terre par l'intermédiaire de la liaison à la terre des anodes des redresseurs 1021 et 102B. Les points de jonction des condensa- teurs 87A et 87B et des résistances 98A et 98B sont respectivement connectés aux grilles de commande 103 < 1 et 103B du tube 88, à tra vers les résistances 104A et 104B.
Le mode de fonctionnement du montage sera expliqué avec référence à la fig. 8. Sur cette figure, la courbe a représente trois des impulsions rectangulaires de tension appli quées au conducteur 60, les courbes b et c re présentent respectivement les variations de potentiel des condensateurs 87A et 87B et la courbe d représente la somme des courbes a et b. Pour chaque courbe, les ordonnées cor respondent aux tensions et les abscisses aux temps. Une ligne de référence de tension est désignée par la lettre r. La tension correspon dant effectivement à cette ligne pour les courbes<I>b, c, d</I> est pratiquement celle de la source 101.
Les impulsions 105, 106 et 107 de la courbe a ont été représentées beaucoup plus rapprochées les unes des autres qu'elles ne se raient en pratique, pour rendre le diagramme plus clair. Elles seraient espacées entre elles par la période de signalisation qui serait de l'ordre de dix à douze fois la durée de chaque impulsion, ou davantage, suivant le nombre de voies du système.
Comme déjà expliqué, le flanc avant de l'impulsion 105 coïncide pratiquement avec, par exemple, l'impulsion d'ordre 7n de voie et son flanc arrière avec l'impulsion d'ordre m + 1 dans l'une des pé riodes de signalisation et, de même, les flancs avant et arrière de l'impulsion suivante 106 coïncident pratiquement avec les impulsions de voies d'ordre ?n et m <I>+ 1</I> de la période de signalisation suivante, et ainsi de suite.
On suppose tout d'abord, pour plus de clarté, que le condensateur 96B est provisoi rement déconnecté du conducteur 60 (fig. 7). La courbe b de la fig. 6 montre que, pendant la période de l'impulsion 105, le condensa- teur 87A se charge, et le potentiel s'élevant de la manière indiquée par la partie 108 de la courbe. A la. disparition de l'impulsion 105, le condensateur 87t1 est empêché de se dé charger par le redresseur 99A qui est alors bloqué.
Le potentiel du condensateur 87.1 reste donc pratiquement constant à une va leur v1, jusqu'à l'apparition de l'impulsion rectangulaire suivante 106. Il recommence alors à s'élever, comme indiqué. Toutefois, il atteint alors une valeur v=, pour laquelle la diode à gaz 100A s'allume. Ceci décharge le condensateur<B>87.4</B> très rapidement jusqu'au niveau de référence r, comme indiqué par la partie 109 de la courbe b. A l'arrivée de l'im pulsion rectangulaire suivante 107, le conden sateur 87A recommence à se charger et la même série d'opérations se répète. Ainsi, le condensateur 87A se charge et se décharge alternativement pendant les périodes d'im pulsions successives.
Il est évident que, si le condensateur 96A est alors déconnecté du conducteur 60 et que 96B soit connecté à sa place, le condensateur 87B est chargé et déchargé alternativement par les impulsions rectangulaires successives, exactement de la même manière. Quand les deux condensateurs 96A et 96B sont con nectés au conducteur 60, les deux condensa teurs 87A et 87B sont chargés alternative ment par les impulsions rectangulaires suc cessives. Il est cependant. nécessaire de s'assu rer que les opérations de charge et de dé charge du condensateur 87B sont décalées, par rapport aux opérations correspondantes du condensateur 87A, comme indiqué à la courbe c de la fig. 8.
A cet effet, l'un de ces condensateurs, 87A, est pourvu de moyens pour lui .donner une charge initiale et l'autre condensateur, 87B, est pourvu d'organes de mise en court-circuit. Lesdits moyens et or ganes sont constitués par deux interrupteurs, interconnectés mécaniquement, et normale ment ouverts, 110 et 111, et par une source convenable de tension positive 112, mise à la terre. Cette source est connectée, à travers l'interrupteur 110, à l'armature supérieure du condensateur 87A et elle doit être suscep tible de charger lesdits condensateurs à un potentiel un peu inférieur à v,, quand l'inter rupteur 110 est fermé.
L'interrupteur 111 est connecté en shunt avec la diode 100B et il est disposé de manière, lorsqu'il est fermé, à dé charger le condensateur 87B. Ainsi, lorsque le montage a été mis en fonctionnement, les interrupteurs 110 et 111 sont momentanément fermés et se rouvrent ensuite. Ceci décharge le condensateur 87B et charge le condensa teur 87A à un potentiel v1, de manière qu'à l'arrivée de la première impulsion rectangu laire, le condensateur 87A se décharge tout d'abord, et que 87B soit chargé au potentiel Vl, comme expliqué, et ensuite déchargé par l'impulsion rectangulaire suivante.
On obtient ainsi le décalage de fonctionnement .des deux condensateurs indiqué par les courbes b et c de la fig. 8.
La courbe d est la somme des courbes b et c et elle représente la variation de la somme des potentiels des deux condensateurs. Si l'on suppose que la tension -de signal modulateur est provisoirement constante, toutes les im pulsions rectangulaires ont la même durée et le potentiel représenté par la courbe d a une valeur constante, égale à v1, sauf en ce qui concerne les irrégularités locales 113 qui se produisent pendant les périodes d'impulsions.
Si alors le tube 88 est polarisé de façon telle que les variations de courant anodique dans chacune de ses moitiés sont pratique ment proportionnelles aux variations corres pondantes des potentiels des condensateurs appliqués aux grilles de commande, la courbe d représente alors également les variations du courant anodique traversant l'enroulement primaire du transformateur 92.
On voit que la valeur de la tension v, à laquelle s'élève la tension du condensateur pendant la période de charge est pratiquement proportionnelle à la durée des impulsions rectangulaires 105, 106, etc., et qu'en conséquence elle varie con formément à la tension du signal modulateur. Par suite, si l'on néglige les discontinuités 113, le signal modulateur est obtenu aux bornes 61, pratiquement sans distorsion. Mais la forme des discontinuités 113 dépend quel que peu de la valeur instantanée de la tension modulatrice et, ainsi, une légère distorsion est introduite.
Toutefois, comme, ainsi qu'il a déjà été expliqué, les impulsions rectangu laires sont modulées en phase conformément à tous les signaux modulateurs précédents, les discontinuités 113 sont modulées de la même manière et une légère diaphonie sera produite. On constate que cette distorsion et cette dia- phonie sont négligeables, en particulier lors qu'il y a un grand nombre de voies, auquel cas le pourcentage de la période de signalisa tion occupé par les discontinuités devient faible.
Cet effet peut encore être réduit en coupant les crêtes 114 .des discontinuités au dessus du niveau correspondant à la tension 25- au moyen du redresseur 115 (fig. 7) qui relie les anodes 91A et 91B à une source de polarisation négative 116 mise à la terre. La cathode du redresseur 115 doit être connectée aux anodes du tube 88, comme représenté.
La tension .de la source 116 doit être choisie te113 que le redresseur court-circuite le tube, quand la tension anodique dudit tube s'élève au dessus de la. valeur correspondant à la ten sion u Les redresseurs 102A et 102B ont été prévus pour éviter l'application aux conden sateurs de tensions négatives.
Le taux de charge des condensateurs doit être réglé, au moyen des résistances 97A, 98A et 97B, 98B, de faon telle que, pour des im pulsions rectangulaires de durée minimum, la tension v1 soit légèrement supérieure à la moi tié de vde manière que la décharge du con densateur juste avant la fin de la seconde période d'impulsion soit assurée.
De préfé rence, également, la variation de la période d'impulsion due à. la. modulation ne doit pas dépasser environ 50 % de l'intervalle de temps moyen entre impulsions adjacentes.
Les fig. 9 .et 10 représentent deux disposi tions légèrement différentes, en vue de la pro duction d'un train d'impulsions de voies du type décrit à propos de la fig. 2. Sur la. fi-. 9, une triode à gaz 117, à. commande par grille, est associée à une résistance 118 et à -uni con densateur 119, connectés en série entre les bornes 120 et 121. de la source à haute tension (non représentée), cette disposition consti tuant un générateur d'ondes en dents de scie d.u type classique.
La grille de commande du tube 117 est connectée, à travers l'enroule ment secondaire d'un transformateur d'entrée de signal 122,à cule source de polarisation 123, de tension et de sens de connexion con- venables, mise à la terre. L'enroulement pri maire du transformateur est connecté aux bornes d'entrée de signal 124.
La tension anodique d'allumage dépend de la valeur instantanée du potentiel de grille de commande, lequel est déterminé par la tension de signal appliquée aux bornes 124. Il est clair que le condensateur 119 se charge de faon continue à travers la résistance<B>118,</B> jusqu'à ce que son potentiel atteigne une va leur dépendant de la tension du signal et qu'il se décharge ensuite à cause de l'allumage du tube. Ainsi, lorsqu'une tension de signal positive est appliquée à la grille de com mande, le condensateur<B>119</B> est déchargé plus tôt que quand la tension de signal est nulle ou négative.
Par suite, il est produit un train d'ondes en dents de scie tel que l'intervalle entre les élongations de retour successives est pratiquement proportionnel à la tension de si gnal. Si, par conséquent, une impulsion brève est dérivée de chaque élongation de retour, il est évident que ces impulsions brèves forme ront un train ayant les caractéristiques de la fig. 2.
En conséquence, les ondes en dents de scie sont appliquées à un réseau différentiateur, constitué par le condensateur série 125 et la résistance shunt 126. La résistance 126 est connectée en série avec la cathode d'un tube limiteur d'amplitude 127. L'anode dudit tube est connectée, à travers une résistance 128, à la borne 120 et, à travers un condensateur d'arrêt 129, à une borne de sortie 130.
La grille de commande du tube 127 est connectée à une source de polarisation néga tive 131, mise à la terre, à travers une résis tance de grande valeur 132. Ce tube doit être polarisé à la coupure de son courant de pla que, de sorte que les tensions positives appli quées à sa cathode n'aient pas d'effet. Les im pulsions différentielles négatives qui coïnci dent avec les élongations de retour des ondes en dents de scie produites par le tube<B>117</B> seront cependant capables de produire l'éner gie de sortie et elles devront être d'amplitude suffisante pour saturer le tube 127.
Il est donc clair qu'un train d'impulsions négatives d'amplitude constante sera obtenu aux bornés de sortie 130 et que les périodes entre impul sions successives seront modulées conformé ment à la tension du signal, comme nécessaire.
Si des impulsions positives sont néces saires, un tube inverseur (non représenté) disposé convenablement peut être prévu. Se lon une variante, le tube 127 peut être pola risé à la saturation et les impulsions différen tiées négatives peuvent être appliquées à sa brille de commande, au lieu de l'être à sa ca thode, de manière qu'on obtienne des impul sions de sortie positives.
La fig. 10 représente une variante du mon tage de la fig. 9, selon laquelle la résistance 118 est remplacée par l'espace anode-cathode d'un tube à vide poussé 133, dont la grille de commande est connectée, à travers l'enroule ment secondaire du transformateur 122, à une source de polarisation convenable 134, mise à la terre. Une diode à gaz shunte le condensa teur 119. Dans ce cas, la résistance de charge du condensateur 119 est constituée par la ré sistance interne anode-cathode du tube 133, laquelle varie en grandeur sous l'effet de la tension de signal appliquée à la grille de com mande à travers le transformateur 122.
Le tube à gaz 135 décharge le condensateur 119 quand son potentiel atteint une valeur fixe, mais le temps nécessaire pour atteindre cette valeur dépend .de la valeur de la. résistance de charge et, par suite, de la tension de signal. Quand la tension de signal augmente, la ré sistance de charge diminue et, ainsi, la durée des ondes en dents de scie produites diminue également. Les périodes entre les élongations de retour sont ainsi modulées conformément à la tension du signal, lesdites élongations de retour sont différentiées et les impulsions -dif férentiées sont limitées par le tube 127, exac tement de la manière décrite à propos de la fig. 9.
De la sorte, le train d'impulsions .de sortie obtenu à la. borne 130 est .du type décrit à propos de la fig. 2.
La fig. 11 est un exemple d'une disposi tion destinée à la démodulation de ce type de train d'impulsions. Un tube à vide poussé 136 ëst connecté aux bornes d'un condensateur 137 chargé, à travers une résistance 138, à partir de la source à haute tension (non re présentée) connectée aux bornes 139 et 140. Le tube 136 est polarisé à la. coupure de son courant de plaque au moyen de la source de polarisation négative 141, mise à la terre et connectée, à travers la résistance de grande valeur 142, à la grille de commande.
Le train d'impulsions arrivant est appliqué aux bornes 143 et 144, les impulsions étant appliquées dans le sens positif à la grille de commande du tube 136, à travers le condensateur d'ar rêt 145. Chacune desdites impulsions débloque le tube et décharge rapidement le condensa teur 137, :de sorte qu'un train d'impulsions en dents de scie est produit, la surface totale de chacune -des impulsions dudit train dépendant de l'intervalle de temps compris entre l'im pulsion de décharge correspondante et l'im pulsion précédente.
Ces impulsions en dents de scie peuvent donc être démodulées directe ment à la manière habituelle, par leur passage à travers un condensateur d'arrêt 146 et un filtre passe-bas 147, jusqu'à la borne de sortie 148, à laquelle peut être connecté tout type désiré de dispositif (non représenté) destiné à la reproduction des signaux. Dans certains cas, le filtrage nécessaire peut se faire dans le dispositif reproducteur lui-même et le filtre 147 peut être supprimé.
On comprendra que les sources de polari sation représentées aux fig. 9, 10 et 11 repré sentent un type quelconque de source de po larisation.