Machine à coudre. Les bruits et vibrations désagréables inhé rents au fonctionnement des machines à cou dre travaillant à des vitesses élevées s'obser vent principalement dans la plaque porte- ouvrage, dans l'arbre moteur principal et dans les liaisons entre cet arbre et certaines des pièces commandées. On éprouve particulière ment de telles difficultés dans les machines comportant un socle, une colonne verticale et un bras en porte-à-faux renfermant un arbre d'entraînement principal qui reçoit l'énergie motrice et est relié par une transmission logée à l'intérieur de la colonne à un arbre rotatif disposé à l'intérieur du socle. Lorsque la.
transmission prévue à cet effet dans la co lonne est composée de roues dentées, on cons tate que ces roues sont la cause d'une partie importante des bruits et vibrations produits en râison de la difficulté d'éliminer les jeux entre les dentures. On a aussi constaté que le coussinet de gauche prévu pour l'arbre d'entraînement supérieur près de la tête à aiguille de la machine donne lieu à une pro portion importante des bruits et vibrations, surtout lorsque ce coussinet commence à s'user ou lorsqu'il n'est pas parfaitement lubrifié.
Dans presque toutes les machines, la plaque porte-ouvrage est l'une des sources principales des bruits et des vibrations gênantes. Outre l'ennui qu'occasionnent les vibrations, quelles qu'en soit le type, celles communiquées à la plaque porte-ouvrage sont désagréables parce qu'elles sont transmises aux mains de l'opé- rateur et qu'elles font fréquemment obstacle à la manipulation convenable de l'ouvrage.
D'autres pièces de toutes les machines à coudre sont sujettes à vibrer et contribuent à l'émission de bruits, mais on constate que les pièces énumérées ci-dessus sont celles qui occa sionnent la plus grande partie des bruits et vibrations d'une machine à coudre.
Une particularité des bruits est que leur effet n'est pas additif. Ainsi, si trois sources distinctes de bruits sont présentes dans une machine et émettent chacune un bruit d'une puissance de x décibels, le bruit combiné des trois sources est non pas 3x décibels, mais seulement x -!- 5 décibels. Par conséquent, en éliminant. le bruit d'une seule des sources, ou même de deux des sources, on ne diminuerait. pas notablement le bruit créé par la machine.
Cependant, il est évident qu'on tire toujours quelque avantage à éliminer, réduire ou absor ber les vibrations d'une source quelle qu'slle soit, puisque toutes les vibrations sont aussi préjudiciables, pour des raisons autres que le bruit qu'elles produisent. Ceci a par exemple été indiqué plus haut pour la plaque porte ouvrage.
Une des difficultés qu'on éprouve à élimi ner ou absorber les vibrations normalement transmises à la plaque porte-ouvrage réside dans le fait que cette plaque doit être si légère . que tout. dispositif flexible et élastique inter posé dans les liaisons existant entre cette pla que et le bâti de la machine devrait fléchir ou être comprimé si facilement qu'il céderait dans une mesure exagérée sous l'influence de toute charge supplémentaire, telle que le poids ou la pression de la main de l'opérateur.
La présente invention se propose de réali ser une machine à coudre dans laquelle la plaque porte-ouvrage est isolée de façon effi cace du bâti de la machine, de telle manière qu'il en résulte la suppression à peu près complète, ou au moins une réduction consi dérable, des vibrations de cette plaque.
En conséquence, l'invention a pour objet une machine à coudre comprenant un bâti, des organes de formation de point et d'en traînement de l'ouvrage, des moyens portés par le bâti pour actionner lesdits organes, une plaque porte-ouvrage servant à supporter l'ouvrage au moment où il est entraîné par lesdits organes d'entraînement d'un côté à l'autre desdits organes de formation de point, et des moyens de liaison de ladite plaque audit bâti, cette machine étant caractérisée par le fait que lesdits moyens de liaison compren nent des dispositions d'absorption des vibra tions qui sont établis de manière à éliminer sensiblement la transmission de vibrations du- dit bâti à la plaque porte-ouvrage.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemples, diverses formes d'exécution de la machine selon l'invention.
Fig. 1 représente une première forme d'exécution de la machine en partie vue de face et en partie en coupe verticale, une partie de la table sur laquelle est montée la machine étant représentée en coupe.
Fig. 2 est une vue de détail en coupe axiale d'un coussinet.
Fig. 3 et 3a constituent ensemble une vue en bout de la machine, en regardant de la gauche de fig. 1, la plaque-couvercle de la tête à aiguille n'ayant pas été représentée.
Fig. 4 est une vue de dessous de la ma chine dans laquelle certaines pièces ont été représentées avec arrachement partiel ou en coupe horizontale, certaines plaques de fond étant enlevées. Fig. 5 est une coupe verticale, à plus grande échelle, de la portion inférieure de la machine, par la ligne 5-5 de fig. 4.
Fig. 6 est une vue en plan de la machine et d'une portion de la table sur laquelle elle est montée, la majeure partie du bras en porte-à-faux étant supposée arrachée.
Fig. 7 est une vue en perspective du socle de la machine et d'une partie de la colonne verticale.
Fig. 8 est une vue perspective, avec arra chement partiel, de la plaque porte-ouvrage et de certains des moyens de support de cette plaque, ces derniers ayant été représentés sé parément.
Fig. 9 est une coupe verticale par l'axe de l'arbre d'entraînement inférieur d'une autre forme d'exécution, cette figure repré sentant tune portion de bâti voisine de l'extré mité inférieure de la colonne verticale.
Fig. 10 est une vue de face de l'extrémité de droite du bâti d'une autre forme d'exécu tion, la, plaque porte-ouvrage et certains élé ments d'absorption des vibrations étant repré sentés en coupe.
Fig. 11 est une coupe horizontale par la ligne 11-11 de fig. 10.
Fig. 12 est une coupe verticale de l'extré mité de gauche du socle du bâti d'une autre forme d'exécution, et fig. 13 est un détail, vu en élévation, d'une portion de la forme d'exécution représentée à la fig. 12.
La première forme d'exécution, représen tée en fig. 1 à 8, est une machine à coudre à point de navette du type décrit dans le brevet suisse N 175642.
Cette machine comprend un bâti compor tant un socle 10, une colonne verticale 11 s'élevant de l'extrémité de droite de ce socle, un bras 12 s'étendant en porte-à-faux à partir du sommet de cette colonne, et une tête à aiguille 13 située à l'extrémité libre du bras 12. Un arbre d'entraînement principal 14 est disposé longitudinalement à l'intérieur du bras 12, une portion voisine de l'extrémité gauche de cet arbre étant supportée par un coussinet 15 représenté en détail à la fig: 2.
Ce coussinet possède une partie 15a dont le diamètre extérieur est légèrement agr andi - et qui est destinée à être emboîtée à force dans une ouverture d'une paroi séparant là tête à aiguille du bras en porte-à-faux. Un léger jeu est prévu entre la surface intérieure 15b et la surface - de l'arbre. Ce dernier s'ajuste à frottement serré dans une portion réduite 166 du coussinet, laquelle s'insère avec -jeu dans l'ouverture de la paroi. La disposition est telle que le coussinet peut fléchir dans une mesure limitée sous l'influence des vibrations (le l'arbre et que ces vibrations sont absorbées ou amorties.
Le jeu prévu entre l'arbre et la surface de portée de la portion 15e du cous sinet est plus petit que celui qu'exigerait un coussinet ordinaire, une pellicule de lubrifiant pouvant de ce fait être retenue plus efficace ment.
Près de l'extrémité de droite de l'arbre 14, celui-ci tourne dans un coussinet 16 qui tra verse la paroi d'extrémité du bâti. Si- on le' désire, ce coussinet- peut être de la même cois- truction que -le coussinet 15, -mais ceci n'est pas essentiel,- étant donné que les vibrations qui se produisent à droite de l'arbre sont beaucoup moins importantes que celles qui se produisent à l'extrémité de gauche. Sur l'extrémité extérieure de l'arbre 14 est fixé un ensemble 17 formé d'une poulie et d'un volant de man#uvre, par l'intermédiaire du quel la force motrice peut être transmise à l'arbre.
Une poulie 18, fixée à l'arbre 14 près du coussinet 16, est reliée par une courroie 19 à une poulie 20 fixée à un arbre d'entraî nement rotatif inférieur 21. Les- poulies 18 et 20 sont pourvues de rainures latérales desti nées à coopérer avec des nervures ou saillies de la courroie de manière à assurer une liai son d'entraînement positive entre les deux arbres. L'arbre 21 est supporté, près de son extrémité de droite, par un coussinet 22 et, près de son extrémité de gauche, par des cous sinets 23, 24 et 25 (fig. 4) portés par des portions du socle du bâti.
L'arbre d'entraînement supérieur 14 est prolongé à l'intérieur de la tête à aiguille et porte, à son extrémité de gauche, une mani- velle 26 (fig. 1 et 3) qui est reliée de façon pivotante à l'une des extrémités d'une biellette 27 dont l'extrémité opposée est reliée de façon pivotante à un axe 28 faisant saillie à partir d'un bloc fixé à une barre à aiguille 29. Cette barre est montée pour effectuer un mouve ment de monte-et-baisse dans des coussinets 30 et 31 portés par la tête à aiguille. A son extrémité inférieure, la barre à aiguille 29 porte une aiguille 32 qui, au cours des mouve ments alternatifs dë ' la barre, descend à tra vers l'ouvrage.
Au-dessous de l'aiguille et de l'ouvrage est disposé, pour coopérer avec l'aiguille en vue de la formation de points de navette, un cro chet rotatif comprenant un élément rotatif 33 et un porte-canette fixe 34 (fig. 3a et 4). L'élément rotatif est fixé à l'extrémité exté rieure d'un arbre 35 tournant dans un cous sinet 36 monté dans le socle du bâti. Près de son extrémité intérieure', l'arbre 35 porte un pignon 37 qui engrène avec une roue dentée 38 portée par l'arbre 21; la disposition étant telle que l'arbre 35 effectue deux tours pour chaque tour de l'arbre 21.
Une griffe d'entraînement 39à mouve ment quadruple (fig. 3a) permet de faire avancer l'ouvrage d'un côté à l'autre du point de couture. Cette griffe 39 est fixée par une vis 40 à l'extrémité avant d'une barre d'en traînement 41 (fig. 4) qui est montée de façon oscillante, à l'aide d'un àxe 42, sur un balan cier- d'entraînement 43. Ce dernier est lui- même monté de façon coulissante sur un arbre fixe 44 monté dans le socle du bâti.
Au ba lancier 43 est -relié de façon pivotante un bras tubulaire 45 (fig. 4) qui fait- partie d'une bielle télescopique dont un autre' élément est uné-tige 46 coulissant dans le bras tubulaire et reliée rigidement à un collier d'excentrique 47 entourant un plateau d'excentrique calé sur l'arbre 21.
Pour régler les mouvements du bras tubulaire 45 et déterminer l'ampli tude -des mouvements d'oscillation commi-uii- qués par ce bras au balancier d'entraînement 43, une biellette 48 pivote par une de ses extrémités sur le bras tubulaire en un point voisin de l'extrémité libre de ce' bras et par son autre extrémité sur un bras 49 fixé à um arbre 50. On peut faire osciller l'arbre 50 dans toute mesure désirée, de façon à modifier la position du bras 49, en faisant tourner un petit bouton moleté 51 qui fait saillie vers l'avant à partir de la colonne verticale du bâti.
Pour des détails plus complets au sujet de la construction et du fonctionnement de ce mécanisme, on se reportera au brevet N 175642 susmentionné. Les mouvements de monte-et-baisse qu'effectue la griffe d'entraî nement 39 pour venir en prise avec l'ouvrage ou s'en dégager lui sont communiqués par un bras 52 dirigé vers le bas, solidaire de la barre d'entraînement 41 et dont l'extrémité inférieure est reliée à une bielle 53 qui pré sente à son extrémité supérieure un collier d'excentrique entourant un excentrique ou élément de manivelle porté par l'extrémité de l'arbre 21.
Un pied-presseur 54 sollicite élasti- quement l'ouvrage vers la griffe au moment où celle-ci passe de bas en haut à travers la plaque à fentes à travers laquelle passe l'ai guille, afin de seconder l'action d'entraîne ment. Ce pied-presseur est fixé à l'extrémité inférieure d'une barre à presseur 55 montée pour coulisser verticalement dans la tête à aiguille. Il est sollicité vers le bas par un res sort 56 qui repose par son extrémité inférieure sur un bloc 57 fixé à la barre à presseur, alors que son extrémité supérieure prend appui sur la face de dessous d'une douille filetée 58. La rotâtion de la douille permet de régler la ten sion du ressort.
On peut relever la barre à presseur chaque fois que cela est désirable pour faciliter l'introduction et l'enlèvement de l'ouvrage. Ceci s'obtient à l'aide d'un collier 59 coulissant sur la barre à presseur. Un dis positif permet à l'opérateur d'élever le collier 59 lorsque cela est désirable. Ce dispositif comprend une biellette 60 dont une des extré mités est reliée au collier et l'autre à un bras 61 qui se soulève lors du mouvement d'oscilla tion vers le bas d'un goujon 62 relié à une tringle 63, elle-même reliée à une pédale ou à un organe destiné à être man#uvré par la pression du genou. Un levier à came 64, à commande manuelle, peut aussi être prévu pour soulever la barre à presseur.
La portion formant came de ce levier coopère avec un bras- 59a dirigé vers l'arrière à partir du collier 59.
La machine est montée dans un plateau de table 65 présentant à cet effet une ouverture 66 (fig. 6) destinée à recevoir le socle du bâti, un léger jeu étant ménagé entre le bord de l'ouverture et le socle sur tout le pour tour. Cette ouverture reçoit aussi une plaque porte-ouvrage 67 qui est. reliée à la portion du socle supportant également l'ouvrage par des moyens qui seront décrits plus loin. Un léger jeu est aussi prévu sur tout le pourtour entre le bord de la plaque 67 et la paroi de l'ouverture 66, mais ce jeu est moindre que celui prévu entre le bâti et ladite paroi et il est d'un caractère tel qu'il -ne risque pas de faire obstacle à la manutention convenable de l'ouvrage.
La disposition est telle que la sur face supérieure de la plaque porte-ouvrage affleure la surface supérieure de la table. Des tablettes de support 68 (fig. 6) disposées dia- gonalement, s'étendent en travers des angles de l'ouverture 66, près de l'extrémité de gauche du bâti de la machine et supportent l'extrémité de gauche de la plaque 67 en en trant directement en contact avec cette plaque. Des tablettes semblables 69 sont disposées en travers des angles situés à l'extrémité de droite du bâti de la machine. Les bords avant de la plaque 67 sont légèrement convergents près de son extrémité de gauche à partir d'un point indiqué en 70.
Ceci permet au bâti de la machine et à la plaque porte-ouvrage de s'incliner légèrement à l'intérieur de l'ouver ture 66 au moment où de l'énergie motrice est appliquée à la machine à coudre, mais la dis position est telle qu'on est sûr qu'un tel mou vement d'inclinaison susceptible d'être com muniqué audit bâti et à ladite plaque s'effec tuera autour d'un axe situé dans la région de la colonne verticale. Lorsque la machine s'in cline, le bord de la plaque 67 situé entre le point 70 et le commencement de la courbure existant au coin de gauche avant de cette pla que entre en contact avec la paroi verticale de l'ouverture 66. Ce contact a lieu avant qu'une partie quelconque du bâti de la machine entre en contact avec la table.
Comme on le voit clairement à la fig. 5, la plaque porte-ouvrage 67 s'étend légèrement au-delà des bords avant et arrière du bâti et, comme représenté à la fig. 4, elle s'étend aussi vers la gauche légère ment au-delà dudit bâti. Avec la plaque 67 fait corps un crochet 71 dirigé vers l'arrière et qui est destiné à être engagé par-dessus un axe de charnière porté par un disque 72 solidaire du plateau de table 65 de la machine (fig. 6). De même, un crochet 73 faisant partie ou solidaire du socle de la machine, dans la région de la colonne verticale, est des tiné à être engagé par-dessus un axe de char nière porté par un disque 74 fixé au plateau de table. Grâce à cette disposition, on peut faire basculer la machine vers l'arrière, d'une manière connue, pour exposer les pièces que renferme le socle.
Toutefois, on notera que le crochet 73 est normalement maintenu écarté de son axe de charnière en raison de la ma nière dont la machine est montée sur la table; le doigt arrière du crochet 71 peut être amené au contact de son axe de charnière lors d'un mouvement d'inclinaison qu'effectue la ma chine à coudre de la manière déjà expliquée, alors que, en raison du fait que le crochet 73 est situé à proximité de l'axe autour duquel un tel mouvement d'inclinaison a lieu, aucune partie de ce crochet ne peut entrer en contact avec l'axe dudit crochet. Ceci est important en ce sens qu'on est ainsi sûr que les vibra tions du bâti ne seront pas transmises à la plaque porte-ouvrage par l'intermédiaire de la table.
Ainsi qu'il a été mentionné phis haut; l'extrémité de droite du bâti de la machine est supportée par les tablettes 69, qui sont formées à quelque distance au-dessous de la face supérieure du plateau de table. Pour évi ter que les vibrations de la machine soient transmises par la table à ces tablettes de sup port, des amortisseurs 75 (fig. 6 et 9) desti nés à absorber les vibrations sont fixés -aux coins du bâti par des vis à tête noyée 76.
Ces amortisseurs peuvent être faits de toute matière propre à absorber les vibrations, telle que le liège, le feutre, le caoutchouc, ete. La disposition est telle que la face de dessous de chaque amortisseur repose sur la tablette 69 et que les vibrations auxquelles le bâti de la machine est susceptible d'être sotunis sont ab sorbées de telle sorte qu'elles ne sont pas transmises au -dessus de table.
Comme repré senté clairement à la fig. 6, les angles de l'ouverture du dessus de table sont établis pour recevoir les amortisseurs 75 et pour re tenir le bâti de la machine dans une position prédéterminée et relativement fixe par rap port au plateau de table. Ils, servent à main tenir le crochet 73 hors de contact de son axe de charnière lorsque la machine est dans la position de travail. Toutefois, lorsqu'on fait pivoter la machine vers l'arrière, le cro chet entre en contact avec l'axe de charnière et pivote autour de lui.
Ainsi qu'il ressort de ce qui- précède, la plaque porte-ouvrage de la machine est sup portée directement par la table à l'extrémité de gauche, alors que le bâti est supporté par la table par l'intermédiaire d'amortisseurs situés à l'extrémité de droite. Des liaisons pro pres à absorber les vibrations sont disposées entre la plaque porte-ouvrage et le bâti de la machine en d'autres points. Ainsi, comme on le voit clairement aux fig. 5 et 8, près de l'extrémité de droite du bord avant de la plaque 67, est disposée une patte 77 présen tant un trou taraudé destiné à recevoir l'extrémité filetée d'un goujon 78.
Ce goujon est emboîté à force dans un petit cylindre 7.9 qui est retenu de toute manière convenable à l'intérieur d'une ouverture 80 pratiquée dans la paroi avant verticale du socle du bâti. Le cylindre 79 peut être fait d'im caoutchouc naturel ou synthétique ou de toute autre ma tière qui, outre qu'elle absorbe les vibrations, possède des caractéristiques de souplesse, de flexibilité, d'élasticité, etc., et est susceptible d'empêcher la transmission de vibrations entre les pièces reliées. Une rondelle 78a est dis posée entre la tête de la vis 78 et la surface coopérante du cylindre 79 (fig. 5).
Une liaison propre à absorber les vibra tions est aussi disposée* entre le coin arrière de droite de la plaque porte-ouvrage et la parai verticale adjacente du bâti de la ma chine. A cet effet, une équerre 82 est fixée par des vis 83 à la paroi 84 du bâti. La dis position est telle qu'un léger réglage soit per mis entre l'équerre et la paroi. Une vis 85 traversant une ouverture du bras horizontal de l'équerre 82 est vissée dans une ouverture de la plaque 67. Pour éviter tout contact mé tallique entre la vis 85 et l'équerre 82, cette vis traverse une douille 86 faite de caoutchouc ou d'une autre matière absorbant les vibra tions et ayant le caractère indiqué plus haut. Cette douille est pourvue de rebords s'éten dant par-dessus les bords de l'ouverture de l'équerre.
Une rondelle 87 est disposée entre la tête de la vis 85 et la face de dessous de la douille 86 (fig. 5).
L'extrémité de gauche de la plaque porte- ouvrage est pourvue d'une pièce en forme d'étrier 88,<B>qui</B> fait corps avec la plaque ou est fixée rigidement à cette plaque et qui présente un élément constituant une tablette de support 89 située à une faible distance au- dessous du corps de la plaque 67. Un organe 90, fait de caoutchouc ou d'une autre matière du type mentionné propre à absorber les vi brations, est fixé à la tablette 89 par une vis 91 dont la tête est noyée dans l'organe 90, de faon à éviter tout risque de contact avec une partie quelconque du bâti.
Une rondelle 92 est interposée entre l'organe 90 et la tablette 8.9. Par le choix d'une rondelle d'épaisseur appro priée, le sommet de l'organe 90 pourra être placé au niveau qui convient pour régler con venablement la position de la plaque à fente de la manière qu'on verra plus loin. Des mé plats 93 ménagés sur la portion supérieure de l'organe 90 sont destinés à coopérer avec les faces latérales. d'une creusure 94 ménagée sur la face de dessous d'une saillie 95 située à l'extrémité gauche du bâti (fig. 4).
La dispo sition est telle que la saillie 95 repose sur l'organe 90 absorbant les vibrations et est supportée par la tablette 89 par l'intermé diaire de cet organe. Ainsi, on se rend compte que la plaque 67 et le bâti sont reliés entre eux en trois points par des éléments qui sont susceptibles *d'absorber et d'éliminer la trans mission de vibrations du bâti à la plaque porte-ouvrage. La machine considérée dans son ensemble est supportée par la table en rai son du contact direct de l'extrémité de gauche de ladite plaque avec les tablettes 68 et en raison du support de l'extrémité de droite du bâti par les tablettes 69, par l'intermé diaire des organes 75 absorbant les vibrations.
La disposition est telle que la masse de la table s'ajoute à celle de la plaque porte- ouvrage pour résister aux vibrations. Ceci per met d'utiliser, dans les liaisons entre le bâti et la plaque porte-ouvrage, aux divers points indiqués, des éléments absorbant les vibra tions qui sont relativement rigides et tels qu'il faut que des efforts vibratoires importants soient transmis à partir du bâti pour occasion ner une vibration conjointe de la plaque porte- ouvrage et de la table.
En se référant particulièrement à la fig. 7, on notera que le bâti de la machine est établi de telle sorte que les diverses surfaces 96 situées au sommet de la portion de socle du bâti, directement au-dessous du porte-ouvrage, sont toutes dans le même plan. Ceci facilite l'usinage du socle. Dans le cas où le socle a la forme d'une pièce séparée de la colonne verticale, comme dans la forme d'exécution représentée à la fig. 9, la surface plate indi quée en 96a s'étend au-dessous de la colonne afin que la surface supérieure du socle puisse être usinée facilement.
On notera, en se réfé rant à la fig. 9, que lorsque cette forme de bâti est adoptée, les amortisseurs 75 sont pla cés un peu plus bas que dans la forme d'exé cution des fig. 1 à 8, afin de permettre de monter les amortisseurs sur le socle du bâti sans que les vis 76 fassent saillie à l'intérieur d'une partie quelconque de la colonne séparée.
Lorsque cette disposition est adoptée, il faut que les creusures pratiquées dans le dessus de table pour recevoir les amortisseurs 75 aient une profondeur augmentée dans une me sure correspondante et que les tablettes 69 soient plus basses, afin que la face de dessus de la plaque porte-ouvrage puisse être placée à peu près à l'affleurement du sommet de la table. Comme représenté à la fig. 7, une pièce en forme de fer à cheval 97 est appliquée sur la face de dessus du socle du bâti, dans la région de la plaque à fentes 100, cette pièce étant pourvue de deux pattes latérales 98 qui s'ajustent dans des creusures correspondantes pratiquées sur la face de dessus du bâti et qui sont fixées à celui-ci par des vis 99.
La pla que 100 (fig. 6), qui présente des fentes pour le passage de la griffe et de l'aiguille, est fixée à la pièce 97 par des vis 102 qui coopè rent avec des trous taraudés 103 de cette pièce. La pièce 97 peut être établie par jeux de différentes épaisseurs, afin qu'on puisse choisir une pièce ayant l'épaisseur voulue pour placer la face de dessus de la plaque à fentes 100 dans le plan de la surface supérieure de la plaque porte-ouvrage 67. Un coulisseau 104 est monté dans des glissières 106 (fig. 8) constituées aux bords d'une échancrure prati quée à l'extrémité de gauche de la plaque 67. En enlevant le coulisseau 104 ou en le faisant mouvoir vers l'extérieur, on peut avoir accès à la boîte à canette du crochet rotatif lors qu'on a besoin de remplacer une canette vide par une pleine.
La machine présente des moyens pour lubrifier les diverses pièces travaillantes. Ainsi, comme représenté à la fig. 1, un réser voir 107 est ménagé dans le socle du bâti, au-dessous de la colonne verticale. Une plaque de fond amovible 108, pourvue d'une garni ture de joint, obture le fond de ce réservoir mais permet, après son enlèvement, d'avoir accès audit réservoir pour la visite et le net toyage. La courroie 19, d'un type résistant à l'huile, est destinée à passer à travers l'huile dudit réservoir et contribue ainsi à distribuer le lubrifiant en créant un nuage d'huile à l'intérieur de la colonne verticale.
Une por tion du nuage d'huile est recueillie par un organe 109 qui en dirige une certaine pro portion (le manière qu'elle pénètre dans un conduit axial de l'arbre d'entraînement 21 pour lubrifier les divers coussinets de support de cet arbre et certaines pièces qu'il actionne. Un petit réservoir 110, fermé par une plaque de fond amovible 111, retient le lubrifiant destiné au pignon 37 et à la roue dentée 38, par l'intermédiaire desquels le crochet rotatif est actionné. Un lubrifiant très raffiné et se prêtant au graissage du chemin de glissement du crochet est fourni à celui-ci à partir d'un réservoir auxiliaire 112.
Ce réservoir 112 com porte une saillie 113 qui pénètre dans le cous sinet intérieur de l'axe du crochet et qui sert à alimenter en lubrifiant un trou axial de cet axe. Pour retenir l'extrémité opposée du réser voir 112, une vis 114 se visse dans la paroi supérieure du réservoir. Des garnitures 115 et 116, faites de caoutchouc ou d'une matière similaire propre à absorber les vibrations, sont placées sur les surfaces supérieure et infé rieure du porte-ouvrage pour empêcher tout contact métallique entre cet organe et le ré servoir ou la vis 114. Le risque que des vibra tions émanant de la machine soient transmises à la plaque porte-ouvrage est ainsi supprimé à cet endroit.
Un bouchon 117 à indicateur de niveau sert à indiquer le niveau du lubri fiant contenu dans le réservoir 112. Il existe un faible jeu entre ce bouchon et la paroi d'une ouverture de la. plaqua porte-ouvrage, afin d'empêcher )a transmission dé vibrations en ce point.
L'organe d'adaptation en forme de fer à cheval 97 (fig. 7) a non seulement pour rôle d'assurer la position correcte de la plaque à fentes 100 par rapport à la plaque porte- ouvrage, mais aussi de constituer une pièce de garde ou écran autour des ouvertures de la dite plaque à fentes, afin d'empêcher que du lubrifiant présent sous forme d'un nuage au- dessous de la plaque .porte-ouvrage puisse avoir accès aux fils de couture ou à l'ouvrage.
Le fait que cette pièce fait saillie au-dessus de la surface 96 du bâti et entre en contact avec la face de dessous de la plaque à fentes assure ce rôle supplémentaire.
Les fig. 10 et 11 se rapportent à une forme d'exécution présentant une plaque porte-ouvrage modifiée et une autre façon de relier cette plaque au bâti principal de la machine. L'extrémité de gauche (non repré- sentée) de la plaque porte-ouvrage 118 de cette forme d'exécution possède la même forme que celle représentée à la fig. 8. A cette extrémité, la plaque porte-ouvrage 118 est supportée directement par les tablettes 68 du plateau de table et supporte elle-même l'extré mité de gauche du socle du bâti en raison de l'assemblage entre le prolongement 95 de ce dernier et l'organe 90 absorbant les vibrations. Toutefois, à l'extrémité de droite, la cons truction de la plaque porte-ouvrage est diffé rente de celle représentée à la fig. 8.
Cette plaque s'étend jusqu'à l'extrémité de droite de la machine, où elle est pourvue d'un coude in férieur 118a qui est destiné a reposer directe ment sur les tablettes 69 de la table. -Une ouverture agrandie de la plaque porte-ouvrage est destinée à recevoir un prolongement infé rieur 119a de la colonne verticale 119 du bâti de la machine. Ce bâti est divisé suivant la ligne formée par le bord inférieur du pro longement 119a, afin que le sommet d'une portion 120 du socle du bâti puisse être usiné dans un seul plan. Des boulons montés dans des ouvertures 123 que présentent des bos sages intérieurs existant à la base du pro longement 119a de la colonne verticale et des bossages correspondants que comporte le socle 120 accouplent ces éléments du bâti.
Entre un épaulement 119b formé à la base de la colonne verticale et le sommet de la plaque porte-ouvrage 118 est interposé un amortis- teur 121 des vibrations, lequel peut avanta geusement consister en une bande de caout chouc ou matière similaire entourant le pro longement 119a. L'amortisseur 121 comporte une nervure 122 dirigée vers le bas et coopère avec le bord de l'ouverture de la plaque porté ouvrage.
En raison de cette disposition, les vibrations développées dans le bâti de la ma chine sont absorbées par l'amortisseur 121 et ne sont pas communiquées à la plaque porte- ouvrage. Comme précédemment indiqué, bien que l'amortisseur 121 soit fait d'une matière souple, flexible et élastique, il peut être rela tivement ferme et susceptible de supporter la charge de la portion adjacente du bâti, étant donné que la masse de la table s'ajoute à celle de la plaque porte-ouvrage pour résister aux vibrations.
Les fig. 12 et 13 se rapportent à une autre forme d'exécution présentant une autre liaison entre le socle du bâti et la plaque porte- ouvrage à l'extrémité de gauche de la ma chine et destinée à remplacer la saillie 95, la tablette 89 et l'amortisseur 90. Comme repré senté, le socle 124 est relié à la plaque porte- ouvrage 125 par une tige d'acier ronde 126, dont une des extrémités est solidement fixée dans une paroi 127 du bâti et l'autre reçue de façon coulissante dans une ouverture d'une équerre 128 qui est fixée à la plaque et dont une branche s'étend vers le bas. On obtient ainsi un effet de porte-à-faux.
Cette disposi tion permet au socle du bâti de vibrer libre ment- à la fois horizontalement et verticale ment, sans que, en raison de la flexibilité et de l'élasticité de la tige 126, les vibrations soient communiquées à la plaque porte- ouvrage, ces vibrations étant en effet absor bées en quelque sorte, comme elles l'étaient par l'amortisseur 90 de la fig. 8. Un jeu adé quat est prévu entre la surface supérieure du socle et la surface de dessous de la plaque porte-ouvrage pour permettre ces vibrations. Avec une tige de longueur suffisante et résis tant à la flexion, un jeu d'environ 1,6 mm a été trouvé suffisant.
De même que dans la première forme d'exécution décrite, la plaque porte-ouvrage repose directement sur les ta blettes aux angles de l'ouverture de la table, et les dimensions du socle du bâti sont telles que cet organe n'entre à aucun moment en contact avec la table. Cette disposition modi fiée existant à l'extrémité de gauche de la machine peut à volonté être adoptée en com binaison avec la première forme d'exécution décrite ou en combinaison avec la forme d'exé- eution des fig. 10 et. 1l.
- On notera que les machines représentées et décrites assurent une réduction importante, sinon totale, des trois causes principales du bruit. Les vibrations normalement transmises à la plaque porte-ouvrage sont en grande par tie absorbées, de sorte que cette plaque n'est pour ainsi dire soumise à aucune vibration. Les vibrations normalement produites dans l'arbre rotatif supérieur sont éliminées ou amorties par la construction spéciale du cous sinet placé près de la tête à aiguille, qui per met de réduire le jeu ménagé autour de l'arbre et tend à absorber les vibrations. Si on le désire, un coussinet semblable peut être dis posé dans la région de la colonne verticale. La courroie reliant entre eux les arbres supé rieur et inférieur est sensiblement silencieuse.
D'autres types de transmissions qui éliminent essentiellement les jeux peuvent être adoptés pour la même fin. C'est ainsi qu'on pourra obtenir le résultat désiré en faisant usage d'un jeut d'engrenages en fibre parfaitement lubri fiés.