Mouvement d'horlogerie à aiguille sautante. L'objet de la présente invention est un mouvement d'horlogerie à aiguille sautante, en. particulier un mouvement dans lequel la dite aiguille est solidaire d'un mobile compris dans un train d'engrenages supplémentaire entraîné par un accumulateur d'énergie monté sur l'axe d'un des mobiles du train d'engrenages du finissage. Le mouvement.
d'horlogerie faisant. l'objet de l'invention est caractérisé par une roue dentée, solidaire d'un autre mobile du mouvement et engrenant avec deux pignons munis chacun d'un excentri que, ces excentriques laissant alternativement échapper, à intervalles réguliers, le dernier mobile du train d'engrenages supplémentaire.
Le dessin annexé, ne contenant que les détails nécessaires à la compréhension de l'in vention, représente, à titre d'exemple, un mouvement de montre constituant une forme d'exécution du mouvement d'horlogerie fai sant l'objet de l'invention.
La fig. 1 est une vue en plan partielle de cette forme d'exécution.
La fig. 13 montre, à échelle agrandie, un détail de la fig. 1.
La fig. 2 est une coupe selon la ligne II-II de la fig. 1.
La montre représentée avec aiguille de seconde sautante est d'un type courant dans lequel le balancier, non représenté, reçoit 18 000 pulsations à l'heure, c'est-à-dire cinq à la seconde. L'aiguille de seconde sautante, non représentée, est montée sur un axe 1 d'un mobile de seconde situé au centre du mouve- ment de la montre. L'axe 1 pivote dans un pont de seconde 2 et traverse l'axe 3 de la roue de grande moyenne 4 de la manière con nue dans les montres avec aiguille de seconde au centre. L'axe 3 de la roue 4 est pivoté à son tour dans la platine 5 et dans le pont de finissage 6. Il porte un pignon 7 en prise avec le barillet de la montre, non représenté.
La roue 4 entraîne une roue de petite moyenne 8 dont le pivot 9, situé du côté pont , porte un tigeron 10. La roue de petite moyenne 8 entraîne la roue de champ, non représentée, qui entraîne à son tour une roue d'anere 11 de type courant, c'est-à-dire à quinze dents. Une telle roue d'ancre effectue donc un tour en six secondes avec l'échappement indiqué.
Outre le train d'engrenages du finissage qui vient d'être décrit, le mouvement com prend un train .d'engrenages supplémentaire et un dispositif d'échappement. Le train d'en grenages supplémentaire comprend un dispo sitif accumulateur d'énergie et le mobile de seconde qui en est le dernier mobile.
Le dispositif accumulateur d'énergie est, fixé de manière rigide par son arbre 12 sur le tigeron 10 de la roue de petite moyenne. Il est constitué par une roue 13 pivotée folle sur l'arbre 12, une virole 14 solidaire de l'ar bre 12 et un ressort-spiral 15 dont une extré mité est attachée à la virole 14 et l'autre à un plot 16 rivé dans la roue 13.
Cette roue 13 est en prise avec un pignon 17 du mobile de seconde. Ce dernier com prend, en outre, un plateau 18 à trente dents de profil carré, uniformément réparties. Ces dents sont en prise avec deux excentriques du dispositif d'échappement.
Le dispositif d'échappement est commandé par une roue 19 solidaire de la roue d'ancre et coaxiale à. celle-ci. Cette roue 1.9 entraîne si multanément deux pignons 20, 21. L'axe de la roue d'ancre est. pivoté dans la platine 5 et dans un pont d'ancre 22, un peu plus élevé que le pont, de finissage 6. Les pignons 20 et 21 sont. pivotés clans le pont de finissage 6 et dans le pont d'ancre 22.
Ces pignons 20 et 21 portent lesdits excen triques qui constituent le dispositif d'échappe ment proprement dit. Ces excentriques sont. constitués respectivement par des portions identiques 23, 24 des axes des pignons 20 et 21. Chaque portion est taillée en foi-me semi- cylindrique.
La roue 19 et les pignons 20 et 21 sont choisis de telle manière que lesdits pignons fassent exactement trois tours pendant. que la. roue 19 en fait un. Cela revient à dire que ces pignons font un tour en deux secondes.
En observant le mouvement de la montre du côté pont , comme dans les fig. 1 et 1a, le plateau 18 et la roue de champ tournent dans le sens inverse de celui .des aiguilles de la montre, la roue d'ancre 11, la roue 19 et les pignons 20 et 21 avec leur excentrique respectif tom ment dans le sens indiqué par les flèches.
Les pignons 20 et 21 sont mis. en place avec la roue d'anere et. la. roue 19 de telle manière que les excentriques 23 et. 24 occu pent dés positions relatives correspondant à celles représentées en traits pointillés dans la fig. la, l'un de ces excentriques pénétrant à l'intérieur du chemin des dents dut plateau 18 et l'autre étant. à l'extérieur de ce chemin.
Etant donné la. cadence des oscillations du balancier, l'ancre libère la roue d'anere à chaque cinquième de seconde et ladite roue d'ancre avance chaque fois d'un demi-pas. Cela. signifie que les excentriques tournent. alors d'un angle de 36 chaque fois que l'an cre libère une dent de la roue d'ancre. La po- sition des excentriques représentée en traits forts dans la fig. la correspond à une posi tion dans laquelle la roue d'ancre est bloquée par l'ancre.
Dans cette position, l'excentrique 24 bloque la dent 25 du plateau 18 à l'en contre de l'action du ressort-spiral 15, qui est monté en place avec une tension initiale suffi- sante pour éviter que de seconde ne recule, par exemple sous L'action d'un choc subi par la montre au moment où les excen triques 23 et 24 occupent les positions respec tives représentées en pointillé à la fi-.
111. Les dimensions des dents dit plateau 18 et celles des excentriques 23 et 21 ainsi que la disposition de ces derniers sont choisies de telle manière qu'il ne reste qu'un léger jeu entre l'excentrique 23 et la face 26 de la dent 27, dans la position décrite, ceci afin que les dites dimensions soient. telles que lesdites dents et lesdits excentriques offrent une ré sistance satisfaisante. En d'autres ternie, la somme du diamètre de l'axe d'un des pignons 20, 21 et de la. largeur d'une dent 25 est très légèrement inférieure au demi-pas du pla teau 18.
Lorsque l'ancre libère la roue d'ancre dans la. position représentée en traits forts dans la fig. la, les deux excentriques tournent de 36 dans le sens des flèches et viennent dans la position représentée en traits pointillés, dans laquelle l'excentrique 24 libère la. dent 25 du plateau 18. Cette dernière avance alors sous l'action du ressort-spiral 15 d'une quantité correspondant à un demi-pas, jusqu'au mo ment où la face 28 de la dent 29 vient buter contre l'excentrique 23.
Il est à remarquer que les excentriques restent. dans la position représentée en traits pointillés pendant un temps prolongé, avant. d'avancer d'un nouveau pas ensuite de l'impulsion suivante de la roue d'ancre, pour que le plateau 18 ait lui-même le temps d'avancer dans sa nouvelle position.
Après cinq impulsions de la roue d'ancre à. partir de la position représentée en traits pointillés, l'excentrique 23 libérera la dent 29 et ce sera. à nouveau l'excentrique 24 qui blo quera la dent 30. L'exemple décrit se rapporte à une montre avec aiguille de centre battant la seconde, nais il est bien clair que le mécanisme décrit pourrait être adapté sans difficultés à, des cas où ladite aiguille sautante ne serait pas dis- posée au centre du mouvement de la montre, ou ne battrait pas la .seconde, mais avancerait d'un pas à des intervalles de temps réguliers,
différents d'une seconde. Il serait également possible d'appliquer sans difficultés le mé canisme décrit à des montres dont. l'échappe- ment a. une cadence différente de celle indi quée ci-dessus.
De plus, ce même mécanisme pourrait être prévu dans un mouvement d'horlogerie de n'importe quel genre.
Enfin, le ressort-spiral 15 du dispositif accumulateur d'énergie pourrait être rem placé par un ressort droit., assujetti à la vi role 14 et appuyant contre une goupille soli daire de la roue 13.