Horloge électrique. La présente invention se rapporte à une horloge électrique.
Celle-ci est caractérisée par un barillet, dont une denture du tambour entraîne un mobile commandant un mécanisme régulateur, tandis que l'arbre du barillet est lui-même entraîné par une armature constituant un rotor à au moins une paire de pôles, tournant en regard des pôles d'un électro-aimant, la denture précitée présentant un nombre d'in terruptions équivalant au nombre de pôles du rotor, disposées par paires et diamétralement opposées, ces interruptions permettant au res sort de barillet armé de faire tourner le tam bour périodiquement. et brusquement d'un angle correspondant à l'arc d'interruption de la denture, un contact électrique de fermeture du circuit d'excitation de l'électro-aimant étant.
prévu qui, lors de chaque rotation brus que du tambour, ferme momentanément ledit circuit, dans le but d'impartir au rotor une impulsion destinée à le déplacer d'un angle égal à 360 divisé par le nombre d'interrup tions de denture, angle dont il arme chaque fois le ressort de barillet, des moyens étant prévus pour empêcher un retour en arrière du rotor et l'un des éléments mobiles du mouvement ainsi constitué étant utilisé à dé placer des organes indicateurs de temps.
Par un tel élément, on peut aussi bien entendre le tambour du barillet que son arbre ou encore l'un des mobiles du mécanisme ré gulateur. L'unique figure du dessin annexé repré sente partiellement une forme d'exécution de l'objet de l'invention, donnée à titre d'exem ple, sous forme d'une vue en perspective semi- schématique. ' Dans un barillet, dont 1 désigne le tam bour et 2 l'arbre, se trouve un ressort 3.
Une denture 4, solidaire du tambour, pré-, sente ici une paire d'interruptions ou encoches 5 diamétralement opposées, intéressant cha- cane un certain arc, par exemple 40 .
Cette denture engrène avec le mobile 6 d'un mécanisme régulateur, par exemple la petite moyenne ou de préférence la roue de champ entraînant un mécanisme d'échappe ment habituel.
Quant à la rotation de l'arbre 2 néces saire à l'armement du ressort 3, elle est pro duite par le rotor 7 tournant entre les pôles 8 d'un électro-aimant bipolaire.
Voici maintenant comment se réalise l'ar mement périodique du ressort de barillet 3: Supposant ce ressort. préalablement armé.
et les organes décrits dans la position dessi née, ledit ressort entraînera le tambour dans le sens de la flèche 9, ce qui fera tourner le mobile 6, et le mécanisme régulateur assurera la marche régulière de l'ensemble.
Mais à un moment donné, l'une des enco ches 5 atteignant. le mobile 6, la. denture 4 échappera à ce mobile et, toujours sous l'ac tion du ressort de barillet, le tambour 1 effec- tuera une brusque rotation d'un angle égal à celui de l'arc dépourvu de dents.
Ce faisant, une goupille 10 du tambour frappera au passage une lame de contact 11., fermant pour un temps très court le circuit d'excitation (bobinage 12) de l'électro-aimant bipolaire 8.
Etant donné la position, dite de repos, dans laquelle est dessinée l'armature ou rotor 7, dont le plan diamétral de symétrie forme lin angle avec le plan de symétrie passant par les pôles de l'électro-aimant, ladite armature subira une impulsion dans le sens des flèches 13. Le tolet sera enfin dimensionné de telle façon que cette courte impulsion suffise à lancer l'armature au point de lui faire accom plir, par inertie, -une rotation un peu supé rieure à un demi-tour, une paire de butées 14 diamétralement opposées et coopérant à.
tour de rôle avec une lame élastique de rete nue 15, servant à immobiliser l'armature 7 dans sa nouvelle position de repos après cha que demi-tour de cette dernière.
Ainsi donc, à chaque demi-tour du tam bour de barillet, une goupille 10 produit l'excitation de l'électro-aimant 8, lequel attire et lance l'armature 7 sur un peu plus d'un demi-tour, tandis qu'à tour de rôle l'une des butées 14 s'immobilise derrière la lame élasti que 15 et immobilise du même coup l'arma ture jusqu'à la prochaine impulsion, en sorte qu'en définitive l'armature n'aura accompli à chaque impulsion q1'1111 demi-tour effectif.
Par ce que l'on vient de décrire, le res sort de barillet agira subi un armement d'un demi-tour, compensant le désarmement dîi à une rotation équivalente du tambour de ba rillet, de telle façon que l'armement du res sort suit et compense périodiquement son désarmement.
Tant que la source d'alimentation en éner gie électrique, ici la batterie 16, produit du courant, le fonctionnement continue et l'on remarque que l'énergie nécessaire est très mi nime, le bobinage 12 n'étant excité périodi quement -que durant une fraction de seconde. Il peut toutefois se produire, à batterie dé chargée, que le ressort de barillet 3 se désarme complètement et que le mouvement ne puisse plus être mis en marche, puisqu'un désarme ment doit toujours précéder l'armement qu'il déclenche.
Pour cette raison, l'armature 7 porte un pignon 17 que l'on peut à volonté faire engrener avec un pignon 18 en dépla çant celui-ci axialement, dans le sens de la flèche 19, utilisant alors ce dernier pour pro voquer à la main une rotation de l'armature 7 propre à armer le ressort avant la mise sous tension ou le remplacement de la batterie 16.
Il ressort également de ce qui précède que le mouvement décrit fonctionne pratiquement à effort constant. Le ressort de barillet n'est en effet jamais armé et désarmé entre de grandes limites, mais tout au plus d'un demi- tour.
En doublant par exemple le nombre de paires de pôles de l'armature 7 ou rotor et le nombre de paires d'encoches de la denture du tambour, on obtiendrait un remontage pé riodique par quart de tour et ainsi de suite, étant évident que le nombre de paires de pôles de l'armature doit correspondre au nombre de paires d'encoches.
Pour entraîner les organes indicateurs de temps, par exemple une aiguille des heures et une aiguille ' des minutes, on peut relier la minuterie de ces dernières à l'un quelconque des éléments mobiles du mouvement que 1'o11 vient de décrire.
Dans l'exemple représenté, un pignon 20, situé en bout de l'arbre de barillet 2, entraîne pour cela un mobile 21 qui peut par exemple être la grande moyenne ou de préférence un engrenage intermédiaire entraînant alors cette dernière. Une grande démultiplication étant possible entre les organes dentés 20 et 21, le premier pouvant par exemple ne comporter que deux ou quatre dents, on pourra entraî- lier sine minuterie et des aiguilles de dimen sions relativement importantes avec un effort très minime.
Le tambour de barillet représenté présente des fentes 22 réparties sur son pourtour. Celles-ci servent à attacher l'extrémité exté rieure du ressort 3, autorisant ainsi lin ré glage de la position de ce dernier dans le but d'obtenir le meilleur fonctionnement pos sible.
On voit également due derrière la lame élastique 7.5 se trouve une lame élastique 15a, plus forte, et enfin une pièce rigide 23, contre laquelle ces deux lames prennent appui, ce qui permet d'utiliser une lame 15 très mince et très souple, qu'on laissera dépasser de la quantité juste nécessaire pour arrêter les bu tées 14, en sorte qu'elle offrira le minimum de résistance au passage de ces dernières dans le sens direct, tandis qu'en coopération avec la lame 15a, elle assure un fonctionnement sîir et très silencieux.
Pour cette même raison, on disposera l'axe de ces lames de préférence de manière à pas ser en arrière de l'arbre 2, -selon la direction A-B, plutôt que selon un rayon, comme re présenté au dessin.
A noter aussi que les goupilles 10 ren contrent la lame de contact 11 et lui échap pent instantanément en produisant. chaque rois un frottement qui polit les surfaces de contact et évite toute brûlure de ces dernières.
On pourrait enfin craindre l'action du choc de réengrènement après chaque désengrè- nement de la denture du tambour de barillet d'avec le mobile 6, mais, outre que le mouve ment décrit travaille avec de- très petites forces, on voit que la rencontre des goupilles 10 et de la lame de contact 11 produit un freinage amortisseur que l'on placera cons- tructivement au voisinage de la fin de chaque course à vide de la denture 4.
Alors que dans les horloges électriques courantes, il se produit une impulsion, c'est à-dire une mise en circuit. de la batterie à chaque battement d'un balancier, on voit que ces impulsions sont beaucoup plus espacées dans l'horloge selon la présente invention, ce qui prolonge d'autant la vie de la batterie.