Dispositif pour lier en un bloc un groupe d'objets rigides de forme allongée.
Jusquà présent, la manipulation des objets rigides de forme allongée, tels que bois en planches, profilés métalliques, tubes, tôles, etc., était effectuée soit unitairement, soit par lots, groupes, bottes ou paquets, constitués à titre précaire en utilisant les moyens dont sont équipés les engins de levage ou de manipulsation eux-mêmes (embrasses formées par des chaînes ou des câbles, panneaux munis de Xsrlspente , etc.).
Ces groupes ou lots n'existaient donc que pendant l'opération de manipulation proprement dite. Une fois la charge posée, les moyens en question étaient libérés et utilisés pour constituer et déplacer le lot suivant.
Les objets ainsi abandonnés en vrac devaient être repris et déplacés individuellement. le plus souvent à la main.
On connaît bien aussi les récipients rigides, caisses. cadres ou containers. Leur intérêt est très grand lorsqu'il s'agit de trans porter des objets ou produits de forme soit irrégulière, soit compacte, soit ne présentant pas dans un sens des dimensions permettant de les ceinturer (meubles, objets manfac- turés, etc.). Ils sont aussi employés avanta creusement pour le transport de certaines ma- tières finement divisées.
La présente invention a pour objet un dispositif pour lier en un bloc un groupe d'oblets rigides de forme allongée, caractérisé par le fait qu'il comprend au moins une ceinture normée de deux couples d'éléments opposés, constitués respectivement de deux traverses et de deux tirants, les traverses au moins étant rigides et les tirants comportant des moyens pour serrer lesdites traverses, le tout de faucon à obtenir un bloc parallélépipédique, pratiquement indéformable, pour en faciliter le maniement.
Le dispositif suivant l'invention est parti culièrement indiqué pour grouper des objets rigides de forme mince ou allongée, tels que bois en planches, lames de parquets, bois de charpentes, traverses de chemin de fer, fers profilés, tubes, etc., pour en faire des blocs parallélépipédiques unitaires, leurs dimensions, et par conséquent leur poids, étant déterminés par la puissance des engins de ma nipulation et de levage, et par la capacité des moyens de transports utilisés (wagons, camions, bateaux, etc.).
Les tirants peuvent, par exemple, être ri gides; ils peuvent aussi être constitués par des chaînes, des câbles, voire même des feuillards. Après action des moyens de serrage prévis, de tels organes, grâce à la tension qu'ils reçoivent, jouent parfaitement le rôle des tirants rigides, tout en présentant plus de facilités d'emploi, notamment en ce qui concerne l'adaptation des ceintures à des charges de hauteurs différentes.
La chaîne, à cet égard, offre des avantages particuliers, car chacun de ses maillons peut être utilisé comme organe d'accro- chage. Rien ne s'oppose d'ailleurs à ce que l'on combine la chaîne avec des tirants rigides, par exemple en prévoyant un troncon de chaîne à l'extrémité d'un montant fixé ou articulé à l'une des traverses.
Si les tirants sont constitués par des feuillards, leur tension pourra être assurée par les moyens utilisés dans le cerclage des caisses. Toutefois, ces dispositifs de serrage ne sont alors plus susceptibles de réemploi.
Le dessin ci-joint représente, à titre d'exemple, diverses formes d'exécution de l'objet de l'invention.
La fig. 1 représente une forme d'exécn- tion du dispositif appliqué à la manipulation et au transport de madriers.
La fig. 2 montre une charge serrée et rendue indéformable par deux ceintures, l'une de ces ceintures comportant des tirants cons titubés par des chaînes, et I'autre par des câbles.
La fig. 3 montre un dispositif dont les tirants sont rigides, mais comportent un troncon de chaîne comme élément du dispositif de serrage.
La fig. 4 représente, à plus grande échelle, un dispositif de mise sous tension des tirants.
Les madriers représentés dans la fig. 1 sont serrés, en nombre convenable, dans des eeintures dont chacune est constituée par deux traverses rigides semblables 1 et 2 formées par un fer U. Dans des perçages ménagés dans les âmes de ces traverses sont engagés des tirants tels que 3, constitués par des fers ronds sur les extrémités filetées desquels sont vissés les écrous 4. Les âmes des traverses 1 et 2 sont placées en regard, à la fois pour éviter l'endommagement des éléments extérieurs de la charge, lorsqu'elle est serrée, et pour constituer un logement destiné à recevoir la tête des tirants 3 et les écrous 4, de faucon à permettre de superposer les blocs ainsi formés. Sur la traverse supérieure 2 sont encore prévus des anneaux 5, destinés à être fixés aux crochets des engins de levage.
D'autre part, plus de deux boulons ou tirants tels que 3 pourraient être prévus sur la lon gueux des traverses 1, 2 qui, à cet effet, seraient percées de plusieurs trous de passage pour ces tirants.
Les tirants rigides 3 qui sont représentés sur cette figure pourraient naturellement tout aussi bien être articulés aux traverses inférieures 1 ou bien être engagés dans des fentes de celles-ci. Ils pourraient être munis de cales d'éeartement limitant le serrage des objets à lier.
Suivant la fig. 2, les deux traverses rigides 1 et 2 du dispositif sont serrées sur la charge au moyen de tirants 3 constitués soit par des chaînes, soit par des câbles. Ce serrage est assuré par des tendeurs 6 de type quelconque eonnu, par exemple des tendeurs à cliquet du genre de ceux utilisés pour les clôtures. Le crochet de ces tendeurs peut être engagé dans l'un ou l'autre des maillons de la chaîne 3 qui est, dans un cas comme dans l autre, utilisée en liaison avec ceux-ci.
Suivant la fig. 3, les tirants 3 qui relient les traverses 1 et 2 sont constitués par des fers profilés assemblés par un moyen quelconque, ou articulés sur la traverse inférieure 1. A l'extrémité supérieure de ces profilés est assujetti un tronc on de chaîne 7 destiné à l'accrochage du tendeur 6, par ailleurs relié de facon quelconque à la seconde traverse 2.
Le dispositif de tension des tirants (fig. 4) est destiné à être fixé à l'extrémité libre du tirant, quelle que soit la nature de celui-ci. et se compose d'un levier brisé dont l'une des branches 8, 9 est double et pivote sur l'axe transversal 10. Cette branche pourrait, par exemple, être directement articulée sur lune des traverses rigides de la ceinture. Son autre branche 11, articulée sur la première, se termine en un crochet 12 qui peut être engagé dans l'un ou l'autre des maillons 13 de la chaîne reliée à la traverse supérieure du dispositif. La tension du tirant est obtenue en rabattant vers Je bas Je levier 8, 9 dont l'extrémité, après avoir dépassé le plan vertical du pivot 10, vient s'arrêter contre l'âme du montant 3.
Le groupe d'objets rigides, constitué au départ, peut être transporté commue tel jus au'au point d'utilisation, où il suffit de libérer les écrous ou les tendeurs pour pouvoir disposer des objets assemblés. Les éléments rigides 1, 2, 3 de ces ceintures, une fois démontés, sont d'un encombrement très réduit, et peuvent ainsi être réexpédiés facilement et à peu de frais, voire être eux-mêmes réunis et assemblés de la même fac on, en vue de leur transport en retour.
Il va de soi que l'on pourrait adopter tout autre dispositif approprié de tension, tel que crémaillère, levier à bascule ou à came, etc.
Rien ne s'oppose non plus à ce que le dispositif de tension soit amovible, pour permettre de le remplacer par un simple crochet ou un anneau ouvert par exemple, après que Ja charge a été serrée.
Dans tous les cas, le dispositif décrit permet la pose facile de sceaux, plombs, ou autres moyens connus garantissant l'intégrité de la charge ainsi conditionnée.
La a rigidité propre des objets assemblés par ce dispositif assure pratiquement l'indéfor- mabilité du bloc, dans son sens longitudinal.
Celle des traverses assure son indéformabilité dans le sens transversal. Ainsi, on crée un groupe d'objets cohérent, facile à placer sur des véhicules ou autres moyens de transport quelconques, ou dans des entrepôts ou magasins dans lesquels de tels groupes d'objets peuvent être aisément superposés.
Lorsque le stockage doit être de longue durée, il pourra être judicieux de placer sous chaque élément des cales ou tasseaux de même hauteur que les traverses inférieures.
Si on le juge nécessaire, plus de deux ceintures pourront être pévues, sur la lon gueur des objets ainsi assemblés. Inversement, dans certains cas d'utilisation, l'emploi d'une seule ceinture sera suffisant pour constituer par son serrage une charge rigide et indéformable.