Procédé pour l'obtention, sur une surface, d'un revêtement destructeur d'organismes animaux ou végétaux nuisibles. L'invention se rapporte à un procédé pour l'obtention, sur une surface, d'un revêtement séché à l'air et présentant des propriétés des tructrices vis-à-vis des organismes animaux ou végétaux nuisibles (insectes, bactéries, champignons), et à un revêtement obtenu par ce procédé.
Il est connu de préparer des liquides aqueux à pulvériser en mélangeant intime ment avec des agents de destruction d'orga nismes animaux ou végétaux nuisibles une certaine quantité d'un produit de condensa tion du type urée-formaldéhyde ou mélamine- formaldéhyde avec ou sans addition d'agent de durcissement, ledit produit de condensa tion servant de liant pour augmenter l'adhé rence de l'agent actif au corps sur lequel on a effectué la pulvérisation, après évaporation de l'eau.
De telles dispersions en milieu aqueux sont employées surtout pour le traite ment par pulvérisation de végétaux. Si on les utilisait comme peintures pour revêtir des parois de bâtiments et d'autres surfaces d'une couche de poudre ayant ladite action destruc trice, le revêtement résultant serait poreux et perméable à l'humidité, et ne. serait pas com parable, quant à la durabilité, l'imperméa bilité, la résistance à l'abrasion et la protec tion du corps traité, avec des revêtements de laque formant film.
Il est décrit, au brevet anglais N 605960, la préparation de compositions productrices de revêtements ayant -des propriétés insecti cides, en dissolvant du dichloro-diphényl-tri- chloréthanedans des résines synthétiques for mant film et séchant à l'air, ayant par elles- mêmes un pouvoir dissolvant limité, mais qui est augmenté par l'adjonction d'autres ré sines, lesquelles résines sont solubles dans des solvants organiques de l'insecticide,
composi tions formant des films dans lesquels L'excès d'insecticide en plus d'une certaine quantité qui reste dissoute dans la résine cristallise à la surface du film qui présente de ce fait une haute toxicité pour les insectes.
Dans le journal Soap and Sanitary Che- micals , février, mars et avril 1948, S. S. Block expose l'étude d'une série de compositions de' revêtement formant film, additionnées de substances insecticides, et constate que les résines aminoplastes solubles dans les solvants organiques,
utilisées comme véhicule filmo- gène pour des insecticides organiques cristal- lisables, ont des propriétés qui favorisent la croissance des cristaux. De telles résines aminoplastes présentent cependant le désavan tage d'être en général destinées à être dur cies par chauffage à des températures supé rieures à 100 C et de ne pouvoir être mises sous forme de films de durabilité satisfaisante aux conditions ordinaires de séchage
à l'air.
Les études de la titulaire lui ont montré que, dans l'association de résines aminoplastes avec le dichlor-diphényl-trichlor-éthane par exemple, l'efficacité destructrice des films durcis par étuvage est défavorablement influencée par toute augmentation de dureté résultant dune augmentation d'étuvage.
Il a aussi été constaté que la dureté du film a une grande influence sur la quantité et le degré de croissance des cristaux et leur libération et que ceci est un facteur important pour la pro duction de films qui doivent présenter non seulement dès le début une haute toxicité pour les organismes nuisibles, mais encore produire une. exsudation nouvelle de cristaux, après nettoyages répétés, pourvoyant ainsi à une régénération continuede lasurfacetoxique.
De plus, la nécessité d'un étuvage limite, en général, l'application de telles composi tions de revêtement à des surfaces qui peu vent être chauffées directement ou par radia tion, à des articles qui peuvent être chargés dans -des fours d'étuvage, et à des maté riaux qui peuvent résister à des chauffages. On se rendra facilement compte de la diffi culté, en pratique, de chauffer à tempéra ture suffisamment élevée de larges surfaces telles que l'intérieur de bâtiments.
On com prendra aussi la difficulté d'obtenir une du reté uniforme .des films par étuvage de divers matériaux et objets d'une grande variété de formes et de dimensions.* Il y a en outre le désavantage que les agents volatils de des truction sont facilement éliminés du film pen dant l'étuvage.
La présente invention permet d'obtenir, par séchage à l'air, un revêtement durable et lavable qui, en plus de propriétés décoratives et protectrices, présente une surface destruc- tive des organismes nuisibles.
Le procédé selon l'invention est caractérisé en ce que l'on applique sur la surface à re vêtir une couche d'un liquide contenant, en dissolution dans un milieu organique, une résine aminoplaste, -une- substance à action plastifiante sur ladite résine, au moins une substance toxique pour lesdits organismes et un agent acide de durcissement capable de provoquer le durcissement de la résine à la température ordinaire, et on laisse sécher à l'air, ladite substance toxique étant telle et en quantité telle qu'il se produise une migration de cette substance de l'intérieur du revête ment vers sa surface de façon à y devenir dis ponible pour le but cherché.
Ce procédé permet de former un revête ment suffisamment dur pour avoir de bonïies propriétés de résistance à l'usure, mais ce pendant pas assez dur pour empêcher une exsudation ou migration graduelle et pro gressive de l'agent de destruction vers la surface du film, de telle sorte que l'action destructrice de la surface soit régénérée après ,des opérations de nettoyage.
Comme exemples de résines aminoplastes utilisables pour réaliser la présente invention, on peut citer les résines résultant de la con densation d'urée et/ou de mélanine avec de la formaldéhyde en présence d'alcools; des résines particulièrement avantageuses sont celles formées par condensation d'urée, de formaldéhyde et d'alcool butylique, comme par exemple les produits marque Beetle BE. 610 .
Comme plastifiant, on peut mentionner l'huile de ricin, le phosphate tricrésylique et les résines alkydes plastifiantes de petite ou moyenne longueur d'huile, par exemple les produits marque Beetle BA.502 .
Des résines alkydes à l'hruile siccative, à faible teneur en huile, employées normale ment pour les vernis à l'étuve, peuvent aussi être utilisées en combinaison avec des ré sines aminoplastes, la résine alkyde jouant alors en même temps le rôle de plastifiant et celui d'agent filmogène avec la résine amino- plaste.
On peut utiliser un ou plusieurs de ces plastifiants en combinaison avec une ou plu sieurs des résines ci-dessus mentionnées.
Des proportions convenables de plasti fiants sont par exemple 0,25 à 4,0 parties en poids de BA. 502 pour une partie en poids de BE.610 .
Comme exemples d'agents de destruction pouvant être utilisés dans la mise en oeuvre du procédé selon l'invention, on peut citer les suivants: a) le gamma-hexachlorure de benzène, b) le dichloro-diphényl-tricbloréthane, c) le 1,2,3,4,10,10 - hexachloro -1,4,4a,5,8,8a- hexahydro -1,4,5, 8 -di-endo-méthano-naph- talène, et <I>cl)</I> le 1,2,3,4,10,10 - hexachloro - 6.7 - époxy - 1;
4,4a,5,ô,7,B,8%a - octahydro -11, 4, 5, 8 - di - méthano-naphtalène, e) le dl-2-allyl-4-hydroxy-3-méthyl-cyclo- penten-1-one estérifié avec -un mélange d'acides cis et trans dl-chry santhemum- monocarboxyliques, f) des composés organo-mercuriques, g) le dinitro-o-crésol, h.)
le thiocyanate éthylmer curique, i) l'acide lactique. Il n'est pas nécessaire que ces substances soient à un haut degré de pureté, et, si désiré, on peut les employer en mélange. On peut utiliser les produits commerciaux contenant les substances ci-dessus, tels que les produits dénommés Aldrin, Dieldrin et Allethrin.
Des exemples d'agents convenables de dur cissement capables d'assurer la gélatinisation et le durcissement du film résineux restant après l'évaporation du solvant sont des acides tels que l'acide sulfurique, l'acide chlorhydri que, l'acide éthylsulfurique et l'acide phospho rique, qui sont solubles et stables dans des solvants alcooliques.
Les acides préférés sont ceux ayant une constante de dissociation approximativement égale ou supérieure à celle de l'acide phos phorique.
La concentration de l'agent de durcisse ment peut varier selon que l'on désire un dur cissement du revêtement lent ou rapide, l'em ploi de plus faibles proportions d'acide ayant pour résultat un plus lent durcissement. Dans le cas de composition à base de résines plasti fiées urée-formaldéhyde, des proportions con venables d'agent -de durcissement sont 0,2 à 21/o en poids d'un acide fort, tel que l'acide.
sulfurique, par rapport au poids sec total de la résine et du plastifiant, ou 1 à 6% en poids d'un acide faible, tel que l'acide phosphorique.
On emploiera en général les acides les plus forts et les proportions les plus élevées pour des compositions contenant une résine méla- mine-formaldéhyde. Il est possible d'incor porer dans les compositions à base de'résines aminoplastes durcissant à froid des agents de destruction solides ou liquides qui seraient ra pidement éliminés du film, par sublimation ou évaporation pendant l'étuvage ou durcis- ; sement à chaud, et qui ne le sont pas pendant le durcissement à froid.
Les agents de des truction peuvent être de caractère non cris tallin et n'émigrent alors pas à travers le re vêtement par croissance et déplacement de cristaux, mais par exsudation ou évaporation.
Comme solvants de laques, on peut em ployer des esters, des hydrocarbures aliphati ques et aromatiques, des cétones, des éthers et des alcools, mais d'ordinaire une proportion , d'au moins 20 % en poids de l'ensemble des solvants est constituée par un alcool primaire, tel que l'alcool n-butylique, pour assurer une grande stabilité.
Les compositions de revêtement obtenues, conformément à l'invention peuvent être utilisées selon les méthodes courantes, par exemple par trempage, par pulvérisation, par brossage ou au rouleau, sur des surfaces po reuses ou non poreuses. En cas de matériel, poreux, tel que par exemple du plâtre ou du bois, on peut d'abord y appliquer des compo sitions usuelles, ou bien les compositions pour cirer peuvent comprendre un enduit initial d'une laque aminoplaste durcissant à froid, , avec ou sans complément d'agent de destruc tion, enduit qui est amené à gélatiniser et durcir.
On applique alors encore un revête ment final de la composition à agent de des truction, durcissant à froid.
Pour éviter une réaction de métaux avec l'accélérateur ou l'agent de destruction, il est préférable de ne pas appliquer directement la composition contenant cet agent sur ces mé taux. Les traitements de surfaces métalliques, tels que le dégraissage, le décapage à l'acide, ou les traitements au phosphate, peuvent être suivis d'une application d'une couleur conve nable d'impression ou de sous-revêtement pour assurer l'adhésion, la "résistance à la corro sion et améliorer l'aspect.
Cependant, si la composition à agent de destruction est appli quée sur des surfaces peintes, il peut être né cessaire d'appliquer une seconde couche de la que après un intervalle convenable de séchage, pour assurer le maximlun de toxicité pour les organismes nuisibles. Si désiré, on peut ajouter auxdites com positions de revêtement des fillers, des pig ments ou des colorants.
Lex exemples suivants servent à illustrer l'invention.
Exemple <I>1:</I> On a dissous avec agitation 24 .parties en poids de dichlor-diphényl-trichloréthane dans lui mélange de 100 parties en poids de résine Beetle BE.610 contenant approximative ment 60 parties en poids de résine urée- formaldéhyde butylée en solution dans du n-butanol,
100 parties en poids de résine Beetle BA.502 contenant approximative ment 60 parties en poids d'une résine alkyde modifiée à l'huile de ricin, en solution dans du, xylol, et 100 parties en poids d'un mélange de solvants de laque comprenant 55 parties en poids de n-butanol et 45 parties en poids de xylol.
A 162 parties en poids de la laque ci- dessus, on a mélangé 10 parties en poids d'une solution comprenant 1 partie en poids d'acide sulfurique et 9 parties en poids de n-butanol. La composition séchant à l'air, ainsi formée, a été projetée par pulvérisation, alors qu'elle était encore fluide, sur un panneau de fer blanc (E) et le film a été séché à l'air à la température ambiante (15 à 21 C).
A titre de comparaison, la laque ci-dessus, sans l'addition de l'accélérateur acide, a été pulvérisée sur des panneaux de fer blanc, qui furent étuvés dans des conditions de tempé rature et pendant des temps indiqués ci-après. On a obtenu des films durs.
EMI0004.0035
Panneau <SEP> A <SEP> étuvé <SEP> pendant <SEP> 120 <SEP> minutes <SEP> à <SEP> 145 <SEP> C
<tb> <SEP> B <SEP> <SEP> <SEP> 60 <SEP> <SEP> <SEP> 145 <SEP> C
<tb> <SEP> C <SEP> <B> <SEP> </B> <SEP> 30 <SEP> <SEP> <SEP> 145 <SEP> C
<tb> <SEP> D <SEP> <SEP> <SEP> 20 <SEP> <B> <SEP> </B> <SEP> 145 <SEP> C On a laissé vieillir tous ces panneaux en chambre pendant 14 jours à la température ambiante; pendant ce temps, sur le panneau E s'est formé un duvet prononcé de cristaux d'insecticide sur le film, tandis que les pan neaux étuvés A, B et C étaient dénués de for mation de cristaux et que le panneau D ne présentait que de faibles indices de cristalli sation à sa surface.
L'efficacité toxique de ces revêtements a alors été déterminée en exposant à leur sur face des escarbots de farine (Tribolium) pen dant 24 heures. Le tableau suivant indique le pourcentage des escarbots tués après cette période de contact.
EMI0004.0042
% <SEP> d'escarbots <SEP> tués <SEP> Aspect <SEP> du <SEP> revêtement
<tb> Panneau <SEP> en <SEP> 24 <SEP> heures <SEP> <U>après <SEP> 6 <SEP> mois</U> <SEP> d<U>e <SEP> viei</U>lli<U>ssem</U>ent
<tb> A <SEP> 13 <SEP> Pas <SEP> de <SEP> cristallisation
<tb> B <SEP> 14 <SEP> Pas <SEP> de <SEP> cristallisation
<tb> C <SEP> 15 <SEP> Pas <SEP> de <SEP> cristallisation
<tb> D <SEP> 54 <SEP> Légère <SEP> formation <SEP> de <SEP> cristaux
<tb> E <SEP> 100 <SEP> Duvet <SEP> -cristallin <SEP> distinct <I>Exemple 2:
</I> Une laque à agent de destruction a été préparée en dissolvant 38,4 parties en poids de dichlor-diphényl-trichloréthane dans un mélange formé de 160 parties en poids d'une solution de résine contenant approximative ment 96 parties en poids d'une résine alkyde modifiée à l'huile de ricin et 64 parties en poids de xylol; 160 parties en poids d'une so lution de résine contenant approximativement 96 parties en poids -de résine à l'urée, butylée, et 64 parties en poids de xylol;
20 parties en poids de butanol et 60 parties en poids de xylol.
Juste avant de s'en servir, on a mélangé intimement cette laque avec approximative ment 27 parties ,en poids d'un accélérateur consistant en une solution à 10 % d'acide sulfurique dans du butanol, et on l'a étendue au pinceau sur des parties de poteaux de bois et laissée sécher complètement.
Ces poteaux ont été immergés pendant 3 mois dans l'estuaire d'une rivière au mo ment où l'on pouvait s'attendre que des ba lanes commencent à s'y fixer. On a trouvé après ces 3 mois qu'il ne s'était pas fixé de ba lanes sur les parties revêtues avec ladite laque, tandis qu'in fort établissement de b-a- lanes avait eu lieu sur d'autres parties desdits poteaux.
Exemple <I>3:</I> On a préparé une laque de base en mélan geant intimement les ingrédients suivants en les proportions indiquées: 50 parties en poids de résine alkyde Beetle BA. 502 , 50 parties en poids de résine à l'urée Beetle BE. 610 , 6 parties en poids de butanol et 24 parties en poids ,de xylol.
(a) A 130 parties en poids de cette laque de base, on a ajouté en agitant jusqu'à dis solution 12 parties en poids @'Aldrin.
(b) A 130 parties en poids de cette laque de base, on a ajouté en agitant jusqu'à dis solution 12 parties en poids de gamma- hexachlorure de benzène (90 %.). (c) A 130 parties en poids de cette laque de base, on a ajouté en agitant jusqu'à dis solution 12 parties en poids de p,p'-di- chlorodiphényl-trichloréthane (70 /o).
(d) A 130 parties en poids de cette laque de base, on a ajouté en agitant jusqu'à dis solution 12 parties en poids de Dieldrin. Juste avant de s'en servir, on a ajouté en mélangeant intimement par agitation, à cha cune de ces portions de 142 parties de laque (a), (b), (c), (d), 10 parties en poids d'une solution à 10 % d'acide sulfurique dans du butanol; ces laques ont alors été appliquées par coulage sur des panneaux d'acier et lais- sées sécher à température ambiante.
La toxicité pour de jeunes mouches de maison a été déterminée une première fois après que les panneaux eurent été laissés vieillir pendant 6 jours à la température am biante, en maintenant ces jeunes mouches de maison sur ces panneaux avec des cuvettes de Petri. Les temps au bout desquels 95 % des- dites mouches ont été terrassées sont
donnés au tableau ci-dessous.
Après avoir conservé les panneaux au la boratoire pendant 370 jours, on a de nouveau déterminé comme précédemment la quantité des mouches de maison terrassées: a) sans enlever le duvet ou surface d'exsuda tion; b) après avoir nettoyé avec de l'éther de pé trole et laissé sécher: Les résultats de tous ces essais sont indi qués ci-après, les essais étant faits en double:
EMI0005.0068
Temps <SEP> après <SEP> lequel <SEP> 95 <SEP> % <SEP> des <SEP> mouches <SEP> de <SEP> -maison <SEP> (Musca)
<tb> Panneau <SEP> Agent <SEP> de <SEP> destruction <SEP> ont <SEP> été <SEP> terrassées
<tb> N
<tb> Essais <SEP> après <SEP> 6 <SEP> jours <SEP> Essais <SEP> après <SEP> 370 <SEP> jours
<tb> A. <SEP> Avant <SEP> nettoyage <SEP> B.
<SEP> Après <SEP> nettoyage
<tb> (a) <SEP> Aldrin <SEP> 71 <SEP> 80 <SEP> 53
<tb> (a) <SEP> Aldrin <SEP> 71 <SEP> 68 <SEP> 47
<tb> (b) <SEP> Gamma-hexacblorur <SEP> e <SEP> 16 <SEP> 20 <SEP> 17
<tb> (b) <SEP> Gamma-hexachlorure <SEP> 20 <SEP> 20 <SEP> 15
<tb> (c) <SEP> Dichlor-diphényl-trichloréthane <SEP> 103 <SEP> 20 <SEP> 32
<tb> (c) <SEP> Dichlor-diphényl-trichloréthane <SEP> 68 <SEP> 27 <SEP> 31
<tb> (d) <SEP> Dieldrin <SEP> 63 <SEP> 43 <SEP> 65
<tb> (d) <SEP> Dieldrin <SEP> 63 <SEP> 43 <SEP> 65 Exemple <I>4:
</I> 100 parties en poids d'une solution de ré sine contenant approximativement 60 parties en poids de résine mélamine-urée butylée en solution dans du n-butanol ont été mélangées avec 240 parties en poids d'une résine conte nant approximativement 120 parties en poids de résine alkyde modifiée à l'huile de ricin déshydratée, dans 120 parties en poids de xylol,
et dissoutes dans 200 parties en poids d'un mélange de solvants comprenant 40 par ties en poids de n-butanol et 160 parties en poids de xylol, de façon à former une laque dans laquelle on- a dissous en agitant 36 par ties en poids de dichlor-diphényl-trichlor- éthane.
On a alors ajouté en agitant 36 parties en poids d'un accélérateur comprenant 12 par ties en poids d'acide chlorhydrique commer cial (acide muriatique), de poids spécifique 1,14, et 24 parties en poids d'alcool industriel méthylé. La laque ainsi formée a été coulée sur un panneau de verre;
on a laissé égoutter et sécher à la température ambiante (15 à 21 C). Après 7 jours, tandis que le panneau ne montrait aucun indice de duvet, on l'a excité en l'exposant à la hunière et en peu d'heures il s'est trouvé couvert d'un fin duvet cristallin. Après 10 autres jours, sa haute toxicité pour les mouches de maison (Musca)
était démontrée .par le fait que 95 % des mouches enfermées sur lui étaient terrassées en 15 minutes.
<I>Exemple 5:</I> 100 parties en poids d'une solution de ré sine comprenant approximativement 60 par ties en poids de résine mélamine-formaldéhy de butylée en solution . dans du butanol ont été mélangées avec 200 parties en poids d'une résine comprenant approximativement 120 parties en poids de résine alkyde modifiée à l'huile de ricin et 80 parties en poids de xylol,
et le tout a été dissous dans 200 parties en poids d'un mélange de solvants contenant 40 parties en poids de n-butanol et 160 parties en poids de xylol, de façon à former une la que dans laquelle on a dissous .en agitant 36 parties en poids de dichlor-diphényl trichlor- éthane.
On a ensuite ajouté en agitant 36 par ties en poids d'un accélérateur contenant 12 parties en poids d'acide chlorhydrique du commerce (acide muriatique) de densité 1,14 et 24 parties en poids d'alcool industriel mé- thylé. La laque ainsi obtenue a été coulée sur un panneau de verre et l'on a laissé égoutter et sécher à la température ambiante (15 à 21 C).
Après 7 jours, comme le panneau ne montrait pas d'indice de duvet, on l'a excité par exposition à la lumière, et en quelques heures il s'est trouvé couvert d'un fin duvet cristallin.
Après 10 autres jours, sa haute toxicité pour les mouches de maison (Musca) était mise en évidence par le fait que 95 % des mouches enfermées sur lui étaient terras sées en 18 minutes.
<I>Exemple 6:</I> Une laque à agent de destruction a été préparée en agitant jusqu'à dissolution 6 par ties en poids d'Aldrin et 6 parties en poids de Dieldrin dans un mélange de 50 parties en poids de résine alkyde Beetle BA.502 , 50 parties en poids .de résine à l'urée Beetle BE.
610 , 27,5 parties en poids de butanol et 22,5 parties en poids de xylol. Immédiatement avant de l'employer, on a ajouté un accéléra teur dans la proportion de 3 parties d'une so- lution à 10 % en poids d'acide sulfurique dans du butanol pour 80 parties de cette la que.
La laque a été appliquée à la brosse sur l'avant-pont, les cloisons et les sols de la cui sine, de l'office et de la chambre aux provi sions d'un vaisseau fortement infesté par des blattes (Blatella Germanica) et des mouches de maison _ (AIusca Domestica). Au matin sui vant, environ 100 blattes et 20 mouche étaient mortes, et les blattes vivantes avaient disparu.
Au bout de 4 mois, durant lesquels le bateau était en voyage et avait touché plu sieurs ports, il n'y avait pas d'indice de ré infestation par des blattes. <I>Exemple 7:</I> On a préparé cinq laques à agent de des truction en dissolvant, pour chacune d'elles, 12 parties en poids de dichlor-diphényl-tri- chloréthane dans un mélange de 22,5 par ties en poids de xylol et 27,5 parties en poids de butanol, et en ajoutant chacune de ces solutions à 100 parties en poids de l'un ou l'autre des mélanges indiqués ci-après de résine urée-formaldéhyde butylée et de ré sine alkyde modifiée à l'huile de ricin.
Laque 1: 20 parties en poids de résine urée- formaldéhyde butylée et 80 parties en poids de résine alkyde modifiée à l'huile de ricin.
Laque 2: 40 parties en poids de résine urée- formaldéhyde butylée et 60 parties en poids de résine alkyde modifiée à l'huile de ricin.
Laque 3: 50 parties en poids de résine urée- formaldéhyde butylée et 50 parties en poids de résine alkyde modifiée à l'huile de ricin. Laque 4: 60 parties en poids de résine urée- formaldéhyde butylée et 40 parties en poids de résine alkyde modifiée à l'huile de ricin.
Laque 5 : 80 parties en poids' de résine urée- formaldéhyde butylée et 20 parties en poids de résine alkyde modifiée à l'huile de ricin.
A chacune des cinq laques ainsi formées, on a ajouté 10 parties en poids d'un accélérateur contenant 1 partie d'acide sulfurique et 9 parties d'alcool butylique; les laques ont été coulées sur clés panneaux de verre et on a laissé égoutter et sécher à la température ambiante (15 à 21 C) pendant 7 jours.
Après excitation par exposition à la lumière, il s'est formé un duvet cristallin sur les panneaux, qui ont été conservés en espace clos pendant quatre mois, aprèsrlesquels le duvet a été enlevé par lavage avec du xylol, puis produit à nou veau par excitation à la lumière au bout d'une semaine;
après trois autres semaines, soit en tout cinq mois après la préparation des pan neaux, la toxicité pour les mouches de maison (l'husca) a été déterminée par le temps néces- saire pour que 95 % des mouches enfermées sur ces plateaux soient terrassées.
Les résultats constatés ont été les suivants:
EMI0007.0056
Panneau <SEP> revêtu <SEP> avec <SEP> Temps <SEP> pour <SEP> terrasser
<tb> <U>le <SEP> 95 <SEP> % <SEP> des <SEP> mouches</U>
<tb> Laque <SEP> N <SEP> 1 <SEP> 22 <SEP> minutes
<tb> Laque <SEP> N <SEP> 2 <SEP> 25 <SEP> minutes
<tb> Laque <SEP> <B>N'13</B> <SEP> 16 <SEP> minutes
<tb> Laque <SEP> N04- <SEP> 27 <SEP> minutes
<tb> Laque <SEP> <B>N'15</B> <SEP> 280 <SEP> minutes On a préparé une composition de revête ment de la faon décrite à l'exemple 1, mais en employant comme agent de destruction un bactéricide,
soit 6 parties en poids de thio- cyanate éthylmercurique au lieu .de 24 par ties en poids de dichlor-diphényl-trichlor- éthane. Avant de vaporiser cette composition sur un support,
on a ajouté à 20 parties en poids de celle-ci 1 partie en poids d'une solu- tion à 10 % d'acide sulfurique dans du buta- nol. On a formé un revêtement .de cette com position et un autre revêtement avec la même composition, mais sans bactéricide.
Après séchage, les revêtements ont été la vés à l'eau et séchés. Des poussières de coton qu'on savait infectées par divers bacilles ont été secouées doucement sur le revêtement contenant le bactéricide de même que sur ce lui n'en contenant pas. Les revêtements ont été alors recouverts de cuvettes de Pétri et laissés pendant 48 heures dans une atmo sphère à température constante de' 25 C et à humidité relative constante de 70 %.
Au bout de ce temps, la poussière a été secouée sur des plaques séparées d'agar nutritif et main tenue aux mêmes température et humidité. Après 24 heures, l'agar portant la poussière provenant du revêtement bactéricide ne pré sentait que peu de colonies isolées de bacilles, tandis que Pagar de contrôle présentait une forte et uniforme colonisation par bactéries.