Dispositif de labourage.
Le brevet principal N 269988 concerne un dispositif de labourage comprenant des organes rotatifs tournant autour d'axes horizontaux orientés en direction du labourage et portés à l'arrière d'au moins un véhicule, lesdits organes rotatifs étant tranchants à leur périphérie et conformés de fac. à rejeter en arrière la terre qu'ils découpent.
Selon la présente invention lesdits organes rotatifs ou outils sont entraînés par l'inter- médiaire de chaînes reliant une roue à chaîne de l'axe de chacun d'eux à une roue à chaîne correspondante, solidaire d'un pignon coni- que, chaque pignon conique engrenant avec un pignon conique propre d'un arbre entraîneur horizontal transversal commun à tous les outils, dont les axes, chaînes et.
roues à chaînes sont supportés par des carters communs à raison d'un tel carter de chaque côté d'un plan vertical longitudinal de symétrie du véhicule, présentant chacun au moins un bras, les bras portant chacun au moins un outil et dont chaeun peut tourner autour de l'arbre entraîneur, des moyens étant prévus pour permettre de modifier la hauteur dudit arbre au-dessus du sol.
Le dessin annexé représente une forme d'exécution de l'objet de l'invention, donnée à titre d'exemple.
La fig. 1 est. une coupe horizontale menée par A-A de
la fig. 2, qui est elle-même une coupe verticale par B-C-D-E de la fig. 1.
La fig. 3 est une autre coupe verticale selon F-F de la, fig. 1.
La fig. 4 montre, vu de face, un outil et son arbre entraîneur.
La fig. 5 montre, à une plus petite échelle, comment la terre est travaillée par trois outils places côte à côte et vus de face également.
La tonne d'exécution représentée montre l'agencement, sur la partie postérieure d'un véhicule portant le dispositif, de deux supports 1, disposés symétriquement et munis de guides verticaux autorisant un réglage en hauteur de la position des outils dont il sera question plus loin. Pour réaliser ce réglage, chaque support porte un éerou 3 d'axe paral lèle aux guides 2, et dans lequel vient se visser la partie filetée d'une tige 4 tournant dans une pièce 5 qu'un coulisseau 6 conduit le long desdits guides.
Les tiges sont disposées symétriquement par rapport à l'axe de symétrie longitudinal
B du dispositif et sont reliées entre elles par des traverses tubulaires 7.
Aux extrémités de la traverse supérieure sont fixés des supports pour des coussinets 8, coaxiaux à d'autres coussinets 9 logés dans les pièces 5,
Dans ces coussinets 8 et 9 et de chaque côté du dispositif peut tourner un carter comportant un appui annulaire 11 prenant appui, pour chaque carter, sur une partie centrale immobile, directement supportée par les traverses tubulaires 7 (voir fig. 2).
Entre deux paliers de la partie fixe 12 du carter tourne un arbre 13, relié par une bride 14 à i'arbre moteur longitudinal, de préfé- rence par l'intermédiaire de joints à cardans.
L'arbre 13 entraîne, par l'intermédiaire d'une paire de roues coniques 15, un arbre transversal 16 tournant dans des paliers inter médiaires, logés dans le carter 10 et coaxiaux des coussinets 8 et 9 précités.
Cet arbre transversal 16 est commun à une série de roues coniques (deux dans 1'exemple représenté), actionnant chacune une seconde roue semblable de deux paires de roues 17 servant a l'entraînement d'arbres longitudinaux horizontaux parallèles tournant dans des appendices 19 du carter 10.
Sur ces arbres sont clavetées des roues à chaînes 20 à dentures multiples, conduisant chacune des chaînes correspondantes 21, dont chacune est logée dans un bras 22 solidaire du carter 10 et portant, à son extrémité infé rieure, un arbre 23, muni de roues à chaînes 24 correspondant aux premières. Chacun de ces'arbres porte un outil 25, qui se trouve ainsi être entraîné par l'arbre 18, par l'inter- médiaire des chaînes 21.
Chaque outil 25 (voir fig. 2 et 4) est constitué par un moyeu central 26, auquel sont fixées quatre pales 27, dont les bords parallèles sont effilés et se terminent en pointe. Les plans de ces pales sont convena blement inclinés et leur moyeu porte encore une ailette centrale 28 en forme de losange à bords légèrement, inclinés.
En position de travail, les bras 22 sont ver ticaux et orientés vers le bas. Il y en aura par exemple quatre, supportés deux à deux par la partie du carter 10 pouvant se déplacer angu- lairement. Cela. permet de les relever pour le transport sur route, c'est-à-dire quand les outils ne travaillent pas.
Ces bras 22 sont reliés deux à deux par des traverses 29 que l'on aura avantage à accrocher à l'arrière du véhicule pendant le labour, afin d'éviter que la résistance opposée par la terre à l'avance des outils ne provoque un relèvement intempestif de ces derniers.
Un secteur denté 30 engrenant avec un pignon 31, claveté sur un arbre 32 tournant dans un des appendices 19 solidaires de la partie mobile 10 correspondante du carter 10, 12, permet de relever à volonté les bras 22.
On l'entraîne à la main a l'aide d'une manivelle complétée au besoin d'organes de blocage, ou encore par le moyen d'un pignon hélicoïdal 33 (dans l'exemple représenté) engrenant avec une vis sans fin 34, calée sur l'arbre moteur 18. On prévoira, dans ce cas, un embrayage à crabot ou à friction (non repré- senté).
En faisant tourner l'arbre 32, on met en rotation le pignon 31 qui, roulant sur le secteur 30, provoque le soulèvement ou l'abaissement des bras 22 pivotant avec la partie mobile du carter 10.
Il est évident que les parties 10 du carter et les bras correspondants 22 peuvent être dé- placés indépendamment les uns des autres, ce qui est parfois nécessaire en cours de labourage.
Le réglage de la profondeur du sillon s'obtient en déplaçant verticalement le eoulisseau 6 par rapport au support 1, fixé à l'arrière du véhicule.
On obtient ce déplacement par une rotation, dans le sens convenable, de la tige filetée 4, entraînée pour cela à l'aide d'une roue dentée 36 (fig. 3), portée par un arbre horizontal 37 (fig. 2), qu'il serait possible d'actionner à la main, par le moyen d'une manivelle ou encore à l'aide d'une transmission appropriée (non représentée), à partir d'un arbre 38 qu'entraînent une roue hélicoïdale 39 et une vis sans fin 40, elle-même actionnée par le moteur, par exemple par l'intermédiaire d'un embrayage et, au besoin, d'un inverseur de marche.
Une fois la hauteur ou profondeur de travail voulue atteinte par le coulisseau 6 sur son guide 2, ces organes sont bloqués par un frein à pression radiale, manoeuvré par une manette 41 dans l'exemple représenté.
La tension des chaînes 21 est assurée par des roues dentées w agissant sur l'un des brins de ces dernières, et tournant autour d'axes 43, eux-mêmes pivotes excentrique- ment dans des paliers correspondants fixés aux parois latérales des bras 22 respectifs. Des moyens étant prévus, permettant de régler la position angulaire de la partie excentrée, il est possible de provoquer à volonté l'avancement ou le recul des roues 42 par rapport aux brins correspondants des chaînes, ce qui en modifie la tension.
Il est évident que chaque bras, tel que 22, peut porter plusieurs outils rotatifs superpo- sés ou éventuellement disposés les uns derrière les antres pour augmenter la profondeur de sillon, ces outils étant entraînés comme décrit en faisant subir les modifications néces- saire, s la disposition des organes entraîneurs.
Il est aussi possible d'adopter un nombre de bras différant de eelui décrit, et d'augmen- ter ainsi la largeur du front de labour. On peut également faire intervenir des moyens propres à supprimer les bandes de terre dure non labourée 44 (voir fig. 5) subsistant entre les sillons tracés par les outils placés cote à côte, par exemple sous forme de coutres 45, de dents ou de petits socs, montés sur la partie pivotante du dispositif, de façon à entailler ces bandes dures 44.
L'entraînement de l'ensemble peut se faire à l'aide d'un moteur électrique puisant son énergie à un réseau, ou alimenté par un groupe électrogène à courant continu ou alternatif, en particulier un tel groupe comprenant un moteur à combustion interne monté sur le châssis même du véhicule.