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Perfectionnements apportés aux machines pour labourer la terre à l'aide d'organes rotatifs.
La présente invention a pour objet des perfectionnements apportés aux machines pour labourer la terre à l'aide d'orga- nes rotatifs pénétrant dans le sol,auxquelles lebrevetprincipaln 428214 déposé le 16 décembre 1947, a déjà apporté des perfectionnements qui consistaient, entre autres, à faire comporter, aux machines du genre en question, un ou plusieurs organes, de forme hélicoïdale, que l'on entraîne chacun par un arbre vertical et par l'intermé- diaire d'un couple conique approprié, des moyens étant prévus pour abaisser et soulever ces organes pour les amener à leur position de travail et à leur position inactive pour permettre le transport sur route ainsi que des moyens pour obtenir leur déplacement en hauteur en vue de régler la profondeur du labour, au début du travail.
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Les présents perfectionnements consistent, principa= lement, à transmettre le mouvement d'un arbre moteur cen= tral, par des couples coniques, à un arbre horizontal et transversal et à des arbres parallèles qui entraînent les outils en rotation par l'intermédiaire de chaînes convena= blement tendues.
L'invention consiste, également, à loger l'arbre tran= sversal dans un carter comportant une partie centrale et deux parties latérales indépendantes et sur lesquelles sont montés des bras verticaux portant les outils; ce carter comporte deux parties latérales pouvant pivoter indépendam= ment autour de supports coaxiaux à l'arbre transversal; des moyens appropriés étant prévus pour provoquer la rotation des- dites parties latérales; lesdits supports étant, à leur tour montés sur un châssis ou cadre muni d'organes par lesquels on obtient son' déplacement pour le réglage de la profondeur du labour.
Les outils comportent une ou plusieures pales incli= nées, ce qui leur donne la forme la mieux appropriée au travail et permet une fabrication très économique.
Pour remédier aux inconvénients résultant d'une irré= gularité dans la profondeur du labour et qui résulte du fait que les sillons tracés par les outils écartés, sont séparés entre eux par des bandes de terre dure ou nonremuée, on utilise des moyens, tels que des coutres, des dents, des petits socs ou autre qui suppriment ces bandes de terre dure, ces moyens pouvant également être portés par le châssis ou cadre supportant les outils.
La machine selon l'invention peut être entraînée par un moteur ordinaire ou par un moteur électrique, convenablement - alimenté.
.Les dessins-ci annexés montrent, à titre d'exemple, un mode de réalisation de l'invention.
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Les Figs. 1 et 2 montrent, respectivement en coupe lon= gitudinaleselon A-A fig.2, en coupe verticale selon B-C-D-E fig.l la moitié du mécanisme d'entraînement des outils.
La Fig.,3 est une coupe horizontale selon F-F de la fig.l.
La Fig. 4 montre,en élévation, un outil et son arbre d'entraînement.
La Fig. 5 montre, à plus petite échelle et en coupe schématique, comment la terre est travaillée à l'aide de ces outils.
Comme montré par les dessins, on monte sur la partie arrière du véhicule portant la machine, au moins deux sup= ports 1, disposés symétriquement et munis de guides verti= caux pour le réglage en hauteur et - à cet effet - on monte sur chaque support un écrou 3 dont l'axe est parallèle à celui des guides 2 et dans lequel est vissée une partie fi= letée d'une tige verticale 4, tourillonnée dans une pièce 5 qui peut glisser, par un coulisseau 6, le long des guides 2.
Les tiges sont établies symétriquement par rapport à l'axe de symétrie longitudinal B-C de la machine et sont reliées entre elles par des traverses tubulaires 7. Sur les extrémi= tés de la traverse supérieure sont fixés des supports pour des coussinets 8 établis coaxialement par rapport à d'autres coussinets 9 logés dans les pièces 5. Dans ces coussinets 8 et 9, de chaque côté de la machine, peut tourner un carter 10, .de forme appropriée et dans lequel sont prévus des ap= puis annulaires appropriés 11, qui s'appuient à une partie centrale 12, non tournante, qui est soutenue directement par les traverses tubulaires 7 (fig. 2).
Dans la partie fixe 12 du carter est tourillonné, dans des paliers écartés, un arbre 13 relié par une bride 14 à l'arbre d'entraînement longitudinal du moteur, avantageusement ¯par l'intermédiaire de joints à cardan. L'arbre 13 actionné,
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à l'aide d'un couple conique 15, un arbre transversal 16, supporté par des paliers intermédiaires, logés dans le car= ter 10, et coaxiaux aux coussinets 8 et 9.
L'arbre 16 transmet son mouvement par des couples co= niques 17 (deux dans l'exemple montré) à des arbres longi= tudinaux et parallèles 18 qui sont horizontaux pendant le labour et qui sont tourillonnés dans des coussinets logés dans des appendices 19 du carter 10.
Sur ces arbres 18 sont calés des pignons à chaîne 20, à dentures multiples, sur lesquels sont engagées les chaî= nés 21. Chaque chaîne est logée dans un bras creux 22, venu de fonderie (en une ou plusieurs pièces) avec le car= ter 10 et qui Dorte, à son extrémité inférieure, un arbre 23 muni d'un pignon à chaîne 24 et sur lequel est monté un outil à pales 25 qui est ainsi entrainé par l'arbre 18 à l'aide de la chaîne 21.
Chaque outil 25 (figs.2 et 4) est constitué par un mo= yeu central 26 sur lequel sont fixées, par exemple par sou= dure, quatre pales 27 dont les bords parallèles sont avanta= -de geusement effilés et qui te terminent par une pointe. Les plans de ces pales présentent une inclinaison convenable et vers l'arrière par rapport à leur axe de rotation, comme bien vi= sible sur le dessin, A son extrémité antérieure le moyeu porte une ailette centrale 28 en forme de losange et à bords légèrement inclinés.
Les bras 22 sont verticaux et orientés vers le bas quand ils occupent leur position de travail et ces bras sont, par exemple, au nombre de quatre en étant supportés, deux à deux, par la partie du carter 10 qui peut être déplacée angulaire= ment. Ces bras sont reliés, deux à deux, par des traverses 29 qui peuvent, avantageusement et pendant le labour, être accro= chées à 1,' arrière du véhicule pour obtenir une rigidité plus
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grande et une meilleure résistance aux efforts.
Les bras 22 peuvent, avantageusement, être relevés en pivotant autour de leur support pour le transport sur ruote.
A cet effet, on peut caler sur la pièce 5 un secteur denté 30 qui engrène avec un pignon 31 calé sur un arbre 32 touril= lonné dans un des appendices 19 solidaire de la partie mobile correspondante du carter 10-12. Cet arbre 32 peut tre entrai= né à la main à l'aide d'un mécanisme à manivelle muni au besoin d'organes de blocage, ou encore par des moyens mécaniques com= prenant, par exemple, un-pignon hélicoïdal 33 qui engrène avec une vis sans fin 34, calée sur l'arbre 18, entraîné par le mo= teur. Dans ce cas on prévoit, à la place des organes de blo= cage susdit, un embrayage à crabots ou à friction (non montré).
La rotation de l'arbre 22, convenablement entraîné, provoque celle du pignon 31 qui roule sur le secteur 30, ce qui a pour effet de soulever (ou d'abaisser)'les bras 22 en entraînant la partie pivotante du carter 10, qui tourne dans les coussi= nets 8 et 9. On se rend compte que les parties 10 du carter 10-12 et les bras 22 peuvent être déplacés indépendamment les uns des autres, ce qui se produit quelquefois au cours du la= bourage.
Le réglage en profondeur a lieu par le déplacement verti= cal du coulisseau 6 par rapport au support 1, ce dernier étant fixé à l'arrière du véhicule à moteur. Ce déplacement est ob= tenu par une rotation, dans le sens convenable, de la tige fi= letée 4, par exemple à l'eide d'une roue dentée 36 portée par un arbre horizontal 37.
Ce dernier peut être actionné à la main, à l'aide d'un mécanisme à manivelle ou mécaniquement, par exemple, à l'aide d'une transmission appropriée (non mon= trée) depuis un arbre 38 entrainé, par une roue hélicoïdale 39 at une vis sans fin 40, par l'arbre moteur central et dans ce cas on a recours à un embrayage et, si nécessaire, à un in=
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verseur du sens de marche du moteur. Après que la position relative du coulisseau 6 sur son guide 2 a été réglée, ces organes sont bloqués par un frein à pression radiale, dans l'exemple montré manoeuvré par une manette 41.
La transmission du mouvement du moteur 13 a lieu à l'aide d'accouplements à cardan, ce qui permet de faire va= rier l'inclinaison et la longueur nécessaire à la suite de l'emplacement des coulisseaux 6.
Pour assurer la tension des chaînes 21 on a recours à une roue dentée 42 serrée contre un brin de la chaîne et qui est montée librement sur un axe 43 qui, à son tour, est logé excentriquement par rapport à la roue 42 dans des pa= liers fixés latéralement aux parois du bras correspondant
22, des moyens étant prévus pour faire varier la position angulaire dudit axe excentré pour pouvoir régler ainsi,par l'avancement ou le recul de la roue 42 par rapport à la chaî= ne 21 intéressée, la tension de la chaîne même.
Chaque bras 22 peut porter plusieurs outils à pales su= perposés et éventuellement disposés les uns derrière les au= tres pour augmenter la profondeur du sillon, et l'entraînem= ent de ces différents outils se fait alors en modifiant, d'une manière évidente, la commande décrite plus haut. On peut également adopter un nombre de bras différents, et, par conséquent, modifier la largeur du front de labour. On peut aussi faire intervenir des moyens pour supprimer les bandes
44, de terre dure ou non-remuée, qui se trouvent entre les sillons tracés par les oublis rotatifs (fig.5).
Ce résultat peut être obtenu en établissant, entre les outils rotatifs, des petits coutres 45, des dents ou des petits socs qui sont montés sur la partie pivotante de la machine de manière qu'ils puissent agir sur les bandes 44, de terre dure, qui séparent les sillons tracés par les outils rotatifs.
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La machine peut être actionnée par des moteurs électri= ques raccordés directement par des fils ou câbles électri= ques libres ou à un groupe électrogène à courant continu ou alternatif et qui est entraîné par un acteur thermique, plus spécialement à combustion interne, monté sur le châssis du véhicule. L'avancement du véhicule peut, dans ce cas, être assuré par une partie de la puissance fournie par le moteur thermique ou par un ou plusieurs moteurs électriques indé= pendants, ce qui est particulièrement avantageux quand ces moteurs actionnent individuellement des roues du véhicule.
On peut également utiliser des moteurs électriques pour en= traîner les outils rotatifs ou des groupes de ceux-ci. Les moteurs peuvent alors être disposés de manière que leurs ar= bres soient horizontaux comme ceux des outils quand ils oc= cupent leur position de travail, en faisant intervenir des transmissions appropriées à arbre vertical ou à chaîne et avec une démultiplication réductrice appropriée. On peut également placer ces moteurs de manière que leurs arbres soient verticaux en faisant comporter et/ou en combinant avec ces arbres verticaux des transmissions appropriées a= boutissant aux différents outils.
De cette manière on sup= prime les transmissions mécaniques pour le mouvement du mo= teur monté sur le châssis du véhicule à la partie pivotante du carter portant les outils et les organes de transmission montés sur l'arbre transversal, sur lequel pivote cette partie du carter. Il suffit de les remplacer par les câbles d'alimentation du ou des moteurs entraînant les outils.