Machine à calculer La présente invention a pour objet une machine à calculer.
Dans les machines connues, actionnées seulement par un moteur électrique de com mande, l'accouplement ou le désaccouplement entre le moteur et le dispositif principal sont assurés par un embrayage mécanique.
La machine à calculer faisant l'objet de l'invention comprend un moteur électrique de commande, un mécanisme principal à fonc tionnement cyclique, et un interrupteur de mise en marche du moteur. Elle est, en outre, caractérisée par un ensemble de commande par fluide disposé entre le moteur et ledit mé canisme principal, et par un dispositif de ma noeuvre à fonctionnement sélerctif servant à actionner l'interrupteur de mise en marche du moteur en même temps qu'à provoquer la liai son entre l'ensemble de commande par fluide et le moteur afin que celui-ci actionne l'en semble de façon telle que le mécanisme prin cipal décrive un cycle de fonctionnement sous l'action de l'ensemble de commande par fluide.
A titre d'exemple, il sera décrit une forme d'exécution particulière constituée par une ma chine dont on déclenche le fonctionnement en renfonçant soit les barres motrices usuelles, soit l'une des touches de montant. Quand on enfonce les touches de montant, un solénoïde actionne un organe de déclenchement de la machine, organe sur lequel agissent également les barres motrices.
Cette forme d'exécution comprend un dis positif retardateur, grâce auquel le moteur électrique tourne pendant un laps de - temps fixé d'avance, que l'on fasse accomplir ou non à la machine des cycles de fonctionnement pendant ce laps de temps.
Le dessin annexé représente, à -titre d'exemple, ladite forme d'exécution particu lière de la machine faisant l'objet de l'inven tion.
La fig. 1 est une vue d'un mécanisme dit de section gauche de la machine; avec le mo teur électrique, une commande par fluide, les liaisons entre la commande par fluide et le dispositif principal de fonctionnement et une soupape hydraulique.
La fig. 2 est une représentation schémati que de l'ensemble de commandé par fluide, depuis le point où il est actionné par le mo teur jusqu'au point où la commande par fluide actionne le dispositif principal.
La fig. 3 est une coupe d'une partie du clavier, montrant le dispositif grâce auquel le circuit d'un solénoïde se ferme quand on en fonce une touche de montant.
La fig. 4 est une vue en plan du méca nisme de déclenchement d'un cliquet du dispo- sitif de déclenchement de la machine, y com pris le solénoïde, la liaison entre les touches de manoeuvre et le dispositif de déclenchement du cliquet, et un dispositif grâce auquel l'in terrupteur du solénoïde s'ouvre lorsqu'on ac tionne le solénoïde.
La fig. 5 est une vue partiellement en coupe d'un mécanisme de retardement à amor tisseur et d'un interrupteur correspondant au circuit auxiliaire du moteur.
La fig. 6 est un détail du dispositif grâce auquel la barre motrice d'addition et la tou che de total déclenchent la machine.
La fig. 7 est une vue du mécanisme de déclenchement, de l'interrupteur principal du moteur électrique, du cliquet de déclenche ment et de leurs relations avec la soupape hy draulique, tandis que le moteur électrique et le circuit sont représentés schématiquement.
On voit, sur les fig. 4, 5 et 7, un arbre de commande principal 27 de la machine. Si l'on considère la fig. 5, au cours d'un cycle de la machine, l'arbre de commande principal 27 commence par osciller dans le sens senes- trorsum, puis en sens inverse.
A l'extrémité gauche de l'arbre principal de commande 27 (fig. 1) est fixée une plaque 28, dont la périphérie porte une encoche qui coopère avec un galet 29 placé à l'extrémité d'une bielle 30, articulée sur l'extrémité libre d'une manivelle 31, montée librement sur l'ar bre de commande principal 27. Le galet 29 est maintenu dans l'encoche de la plaque 28 par un ressort 32 disposé entre l'extrémité de la bielle 30 et un bras, dirigé vers le bas, de la manivelle 31.
L'extrémité libre de la mani velle 31 est articulée à une bielle 33 dont l'autre extrémité est articulée sur une plaque de commande 34, qui est actionnée par un moteur hydraulique décrit plus loin et qui tourne de 3600 en un cycle de fonctionnement de la machine.
<I>Moteur électrique.</I> - Le dispositif prin cipal d'actionnement est mû par un moteur électrique 90 (fig. 1 et 7), qui peut être relié à une source d'énergie électrique 91, par l'in- termédiaire d'un interrupteur principal 92 qui tend normalement à s'ouvrir. Il peut être re lié à la source d'énergie par l'intermédiaire d'un interrupteur auxiliaire 93 (fig. 7) qui tend normalement à se fermer.
Comme on le voit sur la fig. 5, la tige de piston 95 d'un amortisseur 96, genre dashpot, est fixée au bâti principal par un support 94 et pénètre, en traversant une garniture 98, dans une chambre intérieure 97 de l'amortis seur, où elle est fixée à un piston 99. Le pis ton 99 est prolongé par un axe 100, qui s'adapte dans l'alésage d'un prolongement 101 de l'amortisseur 96 et sur lequel flotte une soupape 102 appuyée contre le piston 99 par un ressort 103.
Le piston possède des orifices à fluide, tels que l'orifice 104, qui relie les chambres situées de part et d'autre du piston, tandis que la soupape 102 ferme normalement ces orifices de telle sorte que, pour se rendre d'un côté à l'autre du piston 99, le fluide ne peut passer que par un bypass 105 dont le débit est réglé par une soupape à pointeau 106.
L'arbre de commande principal 27, vu par la droite sur la fig. 5, se meut d'abord dans le sens senestrorsum pendant la première moitié d'un cycle opératoire et un. bras 107 fixé à l'arbre entre en contact avec un goujon 108a fixé au prolongement 101 et attire l'amortisseur 96 vers le bas, créant ainsi une pression dans la partie supérieure de la cham bre du cylindre pour envoyer le fluide 108 contre la soupape 102 avec une telle force que la soupape 102 s'ouvre, contre l'action de re tenue du ressort 103 et laisse passer rapide ment le fluide vers la partie inférieure 109 de la chambre intérieure 97.
Pendant la deuxième moitié du cycle, le bras 107 bascule dans le sens dextrorsum, mais le goujon 108a ne peut pas suivre, car la plus grande partie du fluide se trouve maintenant au-dessous du piston 99 et la soupape 102 est fermée hermétiquement, de sorte que, pour entrer dans la partie supé rieure de la chambre 97, le fluide peut passer seulement par le bypass 105, réglé par la sou pape à pointeau 106. Celle-ci peut être réglée de façon telle que, pendant le mouvement de retour de l'amortisseur, il passe seulement un très mince jet de fluide et l'on peut la régler pour que le passage dure jusqu'à trois ou qua tre minutes.
L'interrupteur auxiliaire 93 pos sède une lamelle supérieure prolongée 110, qui repose sur la chambre de l'amortisseur et celle-ci, dans la position représentée en fig. 5, c'est-à-dire quand l'amortisseur n'est pas ac tionné, maintient ouvert l'interrupteur auxi liaire 93. Quand le cylindre 96 de l'amortis seur est tiré vers le bas par le bras 107, l'in terrupteur auxiliaire 93 se ferme et reste fermé jusqu'à ce que l'amortisseur reprenne sa posi tion normale sous l'action d'un ressort 111 disposé entre le piston 99 et la paroi supé rieure du cylindre.
Ainsi, une fois la machine mise en marche par la fermeture de l'inter rupteur principal 92 (fig. 7), l'interrupteur auxiliaire 93 se ferme pendant la première moitié du cycle et, comme l'arbre de com mande principal 27 revient à sa position de départ (fig. 5), l'amortisseur ne reprend ce pendant pas sa position normale avant quel ques minutes, ce qui fait que le moteur conti nue à tourner après la fin d'un cycle de fonc tionnement de la machine. Si, pendant le re tour de l'amortisseur à la position normale, on fait à nouveau fonctionner la machine, l'amor tisseur est actionné à nouveau, de sorte que le laps de temps nécessité par son retour re commence à courir.
<I>Mécanisme de déclenchement de la ma-</I> <I>chine.</I> - Sur un arbre transversal 112 est fixé un levier à trois bras 113 (fig. 7), qui est sollicité dans le sens dextrorsum par un ressort 114. A l'arbre transversal 112 est également fixé un levier de déclenchement 115, avec une patte repliée 116 et une cheville 117, entre lesquelles est situé un cliquet 118 pivotant en 119 sur un support. Le cliquet 118 possède un épaulement inférieur 119a et un épaule ment supérieur 120, la patte repliée 116 repo sant sur l'épaulement supérieur 120 du cliquet 118 quand la machine est en position de re pos.
Si un levier de déclenchement 121 déplace dans le sens dextrorsum l'extrémité inférieure du cliquet 118, la patte repliée 116 n'est plus soutenue et le levier à trois bras 113 bascule dans le sens dextrorsum, attiré par le ressort 114, jusqu'à ce que la patte repliée 116 vienne reposer sur l'épaulement inférieur 119a du cliquet 118.
Sur l'arbre transversal 112, près du levier de déclenchement 115, est monté, librement, un levier de fermeture d'interrup- teur 122 dont la queue repose contre une che ville 123 d'un bras prolongeant vers le bas le levier de déclenchement 115, tandis que l'ex trémité supérieure du levier 122 possède un galet 125 qui porte sur la lamelle à ressort de l'interrupteur principal 92, de sorte que, quand le levier de déclenchement 115 se meut dans le sens dextrorsum jusqu'au point où la patte re pliée 116 repose sur l'épaulement inférieur 119a, l'interrupteur principal 92 se ferme.
Dans cette position du levier de déclen chement 115, une patte 126 de l'extrémité su périeure du levier de fermeture d'interrupteur 122 coopère avec une encoche 127 d'un levier de verrouillage 128, sollicité vers le bas par un ressort 1129. Quand le moteur se met en marche; la commande hydraulique, décrite plus loin, reçoit la force motrice et fait tourner la plaque de commande 34 dans la direction de la flèche, comme on le voit en fig. 7.
Quand la plaque de commande 34 approche de sa position de repos, une saillie en forme de came 129 de cette plaque vient en contact avec un galet 130 situé sur le levier de déclenchement 115, le faisant basculer dans le sens senestror- sum (fig. 7), ce qui amène un bras 131 sur, le trajet d'une cheville 132 de la plaque de com mande 34 et arrête la plaque de commande 34 en position de départ. La patte repliée 116 entre alors en contact avec l'épaulement supé rieur 120 du cliquet 118.
Le levier de ferme ture d'interrupteur 122 reste .verrouillé par le levier de verrouillage 128 dans la position. de commande, pendant quelques degrés du mou vement du mécanisme principal, jusqu'à ce qu'un bras 133 de l'arbre de commande prin cipal 27 touche le levier de verrouillage 128 en le poussant vers le haut, de sorte que le levier de fermeture d'interrupteur 122 bascule, sous l'action du ressort de la lamelle d'inter rupteur, jusqu'au point où la queue du levier de fermeture d'interrupteur 122 entre en con- tact avec la cheville 123.
Un bras inférieur 1133 du levier à trois bras 113 possède une portion étroite qui coopère avec un piston de soupape 134, au moyen d'un accouplement à cheville et à fente, la tige de soupape manoeu- vrant la commande hydraulique qui va être décrite.
<I>Commande par fluide.</I> - La commande par fluide, représentée sous forme schématique en fig. 2, comprend un réservoir 135 conte nant un fluide, de préférence de l'huile, et dont le couvercle est traversé par un tuyau d'ali mentation 136 qui conduit le fluide jusqu'à un orifice d'alimentation 146 d'une pompe hy draulique 137 du type à ailettes. L'arbre -de commande 138 de cette pompe porte un en grenage 139 qui coopère avec un petit engre nage 140 fixé sur un arbre d'induit 142 du moteur électrique 90 (voir fig. 1). L'intérieur de la pompe comprend un corps cylindrique 143 dans lequel tourne une turbine 144.
La turbine est munie d'entailles longitudinales pour recevoir des ailettes 145, qui font ressort extérieurement contre les parois cylindriques du corps, le rotor ici représenté comportant quatre de ces ailettes. Le fluide est entraîné par les ailettes, de l'orifice d'aspiration 146 jusqu'à un orifice de refoulement 147, puis de là, par l'intermédiaire d'un tuyau 148, jus qu'à l'orifice d'entrée 149 d'une soupape hy draulique 150. Si, pour une raison quelcon que, le système hydraulique est soumis à une pression excessive, la pression est diminuée grâce à une soupape à bille 151, dont la bille est alors forcée de quitter son siège, contre l'action d'un ressort 153, ce qui dérive le fluide pompé vers le réservoir 135, par un tuyau 154.
Le piston de soupape hydraulique 134 fonctionne à l'intérieur d'une chambre de dis tribution cylindrique 155 de la soupape et pos sède des éléments 156, 157 et 158, d'un dia mètre légèrement inférieur à celui de la cham bre, tandis que les autres parties du piston de soupape 1.34, servant à la liaison desdits élé ments entre eux, ont un diamètre réduit. Les éléments sont disposés, par rapport aux diffé- rents orifices de la soupape, de telle façon qu'ils jouent le rôle d'un dispositif de ferme ture et d'ouverture de soupape lorsque le pis ton de soupape 134 reprend et quitte à nou veau sa position normale, que l'on voit sur la fig. 2.
Quand on déclenche le fonctionnement de la machine, le piston de soupape 134 se meut vers la droite, en fig. 2, puisque le levier à trois bras 113 bascule dans le sens senes- trorsum.
Dans la position représentée du piston de soupape, le fluide qui pénètre par l'orifice d'alimentation 149 sort par un tuyau de sortie 159 après avoir passé par une dérivation 160 et retourne au réservoir<B>135.</B> Le liquide ne peut se rendre à un moteur à fluide décrit plus loin à cause de la position des éléments 157 et 158. Lorsque le levier à trois bras 113 déplace vers la droite le piston de soupape 134 (fig. 2), au moment où l'on déclenche la machine, l'élément 156 se déplace assez loin vers la droite pour boucher l'ouverture de la dériva tion 160, empêchant ainsi le fluide pompé vers l'orifice d'entrée 149 de refluer vers le réservoir 135.
Par le même mouvement du piston 134 vers la droite, les éléments 157 et 158 se dé placent vers la droite, libérant respectivement des tuyaux 161 et 162. L'élément 157 se trou vant entre les orifices des tuyaux 161 et<B>162</B> dans la chambre de distribution 155, le fluide pompé arrivant par l'orifice d'entrée 149 sort par le tuyau<B>161</B> qui se divise en deux tuyaux 163 et 164. Un moteur à fluide 165, du type à turbine rotative à ailettes, est muni de qua tre ailettes placées dans des rainures radiales de la turbine, les ailettes étant appliquées vers l'extérieur, grâce à des ressorts, contre les pa rois cylindriques d'une chambre de moteur 166.
Le fluide pompé pénètre dans les deux tuyaux<B>163</B> et 164 et s'échappe par des tuyaux 167 et 168, qui se réunissent pour former le tuyau 162, puis il se rend, par la soupape, vers le tuyau de sortie 159 condui sant au réservoir<B>135.</B> Un arbre de commande 169 du moteur à fluide 165 porte, fixée à son extrémité extérieure, la plaque de commande 34.
On voit donc que, quand le levier à trois bras 113, qui fait partie du mécanisme de dé clenchement, est en position normale, la com mande par fluide, bien que recevant l'énergie du moteur électrique, n'est pas capable d'ac tionner le moteur à fluide, tandis que, quand le levier à trois bras 113 est en position de déclenchement, la soupape est dans une po sition telle que le moteur à fluide est actionné lorsque la commande par fluide reçoit la force motrice. Le mécanisme principal est donc commandé, à moins qu'il ne soit freiné par ailleurs.
<I>Déclenchement de la machine par les tou-</I> <I>ches de montant et les touches de commande.</I> - La fig. 4 est une vue en plan de la base 171 de la machine, montrant le levier de dé clenchement 121 articulé sur la base en 1122, de telle sorte qu'on peut le faire basculer dans le sens senestrorsum au moyen d'une bielle de déclenchement 172, attirée vers l'avant par l'action des touches de commande, ou bien le faire basculer sous l'action d'un solénoïde 173 quand le solénoïde est en circuit, agis sant sur une armature 174. L'armature 174 possède une extrémité fourchue qui enserre le levier de déclenchement 121 et qui agit sur celui-ci par une cheville 175.
L'extrémité avant de la bielle de déclen chement 172 est articulée en 176 sur une patte repliée du bras dirigé vers le bas d'un levier à bras multiples 177 (fig. 6) articulé sur le côté droit de la machine. Le levier 177 est maintenu dans la position de la fig. 6 par un ressort 180 et l'on peut le faire basculer de cette position, dans le sens dextrorsum, pour attirer vers l'avant la bielle de déclenchement 172, afin de déclencher le fonctionnement de la machine.
Sur le levier à bras multiples 177 se trouve articulé en 181 un levier coudé 182 possédant un bras dirigé vers le haut 183 muni d'une patte repliée maintenue en contact avec un bras dirigé vers le haut 184 du levier à bras multiples 177, grâce à un ressort 185. Le bras dirigé vers l'arrière du levier coudé 182 est subdivisé de manière à former un doigt su- périeur 186 et un doigt inférieur 187. Sur le pivot 181 se trouve également articulé un le vier 188 dirigé vers l'arrière et muni d'une cheville 189 qui porte sur le bord supérieur du bras dirigé vers l'arrière du levier coudé 182. Une autre cheville 190 est fixée sur l'ex trémité arrière du levier 188 et contre cette cheville repose un épaulement 191 d'un bras dirigé vers le bas d'une barre motrice d'addi tion 24.
Quand on enfonce la barre motrice 24, le levier 188 bascule dans le sens dextror- sum autour du pivot 181, entraînant le levier coudé 182 et, par l'intermédiaire de la liaison à ressort 185 avec le levier à bras multiples 177, il fait basculer ce dernier contre la résis tance du ressort 180 de manière à déclencher la machine pour un cycle de fonctionnement. Quand on enfonce une touche de total 21, un épaulement 192 d'un bras dirigé vers le bas de la touche de total appuie sur une che ville 193 d'un coulisseau 194, qui est monté par un assemblage à cheville et à fente de manière à pouvoir coulisser sur le côté droit du bâti de la machine, tout en étant normale ment maintenu vers le haut par un ressort 195.
Sur le côté droit du bâti de la machine pivote un levier coudé 197 dont le bras di rigé vers le haut entre en contact avec une cheville 198 du coulisseau 194, de sorte que, quand on déplace vers le bas le coulisseau 194 en enfonçant la touche de total 21, on fait ainsi basculer le levier coudé 197 dans le sens dextrorsum. Au coude du levier coudé 197 se trouve une cheville 199 qui coopère avec une fente à épaulement 200 de l'extrémité supé rieure d'une bielle 201, reliée à son extrémité inférieure et antérieure, grâce à un pivot 202, à un levier 203, articulé en 204 sur le côté droit du bâti de la machine.
Le levier 203 porte une cheville 205 qui repose contre le bord supérieur du doigt inférieur 187 du le vier coudé 182. Quand on enfonce la touche de total 21, la bielle 201 se trouve poussée vers le bas et vers l'avant, le levier 203 bas cule dans le sens senestrorsum autour d'un goujon 204 et, par suite, la cheville 205 fait basculer le levier coudé 182 dans le sens dex- trorsum, autour du pivot 181 qui, par l'inter- médiaire de la liaison à ressort<B>185</B> dont il a déjà été question, fait basculer le levier à bras multiples<B>177</B> dans la direction voulue pour déclencher la machine, ce qui provoque un cycle de fonctionnement de la machine.
On a montré comment la machine peut être déclenchée au moyen de la barre motrice d'addition et de la touche de total. La touche ordinaire de soustraction et la touche de non- addition (qui ne sont représentées ni l'une ni l'autre) sont aussi conçues pour pouvoir faire basculer le levier à bras multiples 177, d'une manière connue.
Si l'on considère la fig. 4, le solénoïde 173 peut recevoir le courant d'un circuit qui le re lie à une source de potential par l'intermé diaire d'un interrupteur principal (non repré senté) qui se ferme au début d'une série d'opé rations dans laquelle on désire provoquer le fonctionnement de la machine au moyen des touches de montant et par l'intermédiaire d'un interrupteur 207, normalement ouvert, et ac tionné par ces touches.
L'interrupteur 207 est du type à genouil lère, les armatures étant normalement ouver tes quand la machine est au repos. Il est nor malement maintenu ouvert par la pression d'un bras d'appui 211 (voir aussi fig. 3) sur un bras d'interrupteur 212, l'interrupteur étant disposé de telle sorte que, lorsqu'on supprime la pression sur le bras d'interrupteur 212, l'in terrupteur 207 se ferme. Le bras d'appui 211 est fixé à un étrier 213 qui parcourt la lar geur du clavier et qui est articulé sur une tige 65. Un ressort<B>215</B> fait normalement osciller l'étrier 213 dans le sens senestrorsum autour de ses pivots (fig. 3), de sorte que le bras 211 maintient l'interrupteur 207 ouvert.
Chaque rangée de touches de montant 20 est munie d'un coulisseau 216 à encoches obliques et chacun de ceux-ci traverse une fente 217 dans toutes les touches de la rangée à laquelle il est associé. Quand on enfonce une touche jus qu'au point de déclenchement; le haut de sa fente<B>217</B> coopère avec la surface biseautée de l'encoche correspondante, une encoche étant prévue pour chaque touche, et si l'on continue d'appuyer sur la touche, le coulisseau se déplace vers l'avant.
Chaque coulisseau pos sède un doigt 218 dirigé vers le bas, qui repose contre l'étrier 213 et, pour enfoncer ainsi la touche au-delà du point de déclenchement, il faut exercer une pression plus forte que celle nécessaire pour vaincre le ressort ordinaire de rappel de la touche, car le coulisseau doit se mouvoir contre la résistance des ressorts 215, qui tendent à faire tourner l'étrier 213 dans le sens senestrorsum (fig. 3). Ce deuxième stade de la manoeuvre de la touche de montant sup prime la pression sur le bras d'interrupteur 212, permettant ainsi la fermeture de l'inter rupteur 207 et provoquant le fonctionnement de la machine.
Si l'on considère la fig. 4, lorsque l'extré mité gauche du levier de déclenchement 121 se meut vers l'avant, il fait aussi mouvoir vers l'avant une bielle 219 articulée en 220 sur le levier de déclenchement 121 et la bielle 219 est reliée, par un accouplement à cheville et à fente, à une extrémité d'un levier 221 arti culé en 222 sur la base de la machine. Ainsi, quand on déclenche la machine, l'autre extré mité 223 du levier 221 coopère avec le bras d'interrupteur 212, le poussant vers l'intérieur et ouvrant l'interrupteur, ce qui permet au cli- quet de reprendre la position d'enclenchement, de sorte que la machine s'arrête à la fin d'un cycle.
Quand on libère les touches vers la fin d'un cycle de fonctionnement, le bras d'appui 211 coopère à nouveau avec le bras d'inter rupteur 212, le poussant vers l'intérieur et ou vrant l'interrupteur. Au moment où le bras d'appui 211 est dans la position voulue pour ouvrir l'interrupteur, le dispositif de déclenche ment de la machine est déjà en train de reve nir à sa position de repos et enclenche de nou veau, ce qui fait revenir le levier de déclenche ment 121, la bielle<B>219</B> et le levier 221 dans la position de la fig. 4.
Si l'on maintient une touche de montant en position entièrement en foncée, le bras d'appui 211 n'agit pas et, tandis que le dispositif de déclenchement, grâce à son ressort 114 (fig. 7), revient à la position nor male et que le levier 221 (fig. 4) prend une position d'inaction, l'interrupteur 207 se re ferme, amenant le cliquet en position de dé- clenchement et provoquant un nouveau cycle de la machine. Le mécanisme est réglé de façon telle que le cliquet se déclenche pour le deuxième cycle avant que la machine ne s'arrête réellement.
En se reportant à la fig. 2, on voit que, dès que la plaque de commande 34 s'arrête à la fin d'une opération, parce que sa cheville 132 entre en contact avec le levier à trois bras 113, le moteur à fluide s'arrête aussi, puisqu'il est relié mécaniquement à la plaque de com mande 34. L'énergie du fluide en mouvement, poussé par le moteur électrique qui continue à tourner, se dissipe par la soupape de décharge à bille 151 qui renvoie le fluide en mouve ment vers le réservoir.
Dans le fonctionnement de cette machine, quand elle est réglée pour que le cycle soit provoqué par la touche de montant, l'opéra teur n'a rien d'autre à faire que de poser sur le clavier tous les chiffres de la somme à en registrer, à l'exception du dernier, en surmon tant l'élasticité normale du ressort de rappel des touches, puis, lorsqu'il a enfoncé la der nière touche chiffrée de l'opération, il doit lui imprimer un mouvement supplémentaire, con tre la résistance supplémentaire du ressort 215. Le mécanisme provoque un cycle de fonction nement, après quoi la machine s'arrête, le mo teur continuant à tourner pendant plusieurs minutes, suivant le réglage donné à la soupape à pointeau 106 (fig. 5).
Si l'on ne fait pas d'autre enregistrement, l'amortisseur revient à la position de repos, ouvrant l'interrupteur auxiliaire 93 du circuit auxiliaire du moteur et provoquant l'arrêt du moteur. Si l'on continue à faire des enregistrements, on pose et l'on ac tionne les touches comme il a été expliqué plus haut, le mouvement supplémentaire im primé à la dernière touche enfoncée déclenche la machine, ce qui fait passer l'amortisseur à la position de mouvement complet, de sorte qu'il recommence son retour à la position de repos.