Moule pour le moulage d'une tête en matière thermoplastique sur un corps tubulaire
La présente invention a pour objet un moule pour le moulage d'une tête en matière thermoplastique sur un corps tubulaire, comprenant un poinçon destiné à supporter le corps tubulaire et une matrice coiffant ce poin çon et enserrant l'extrémité dudit corps pour délimiter, avec le poinçon, une cavité destinée à être remplie par de la matière injectée sous pression, qui est caractérisé en ce que le poin çon présente une tête mobile susceptible d'un mouvement de recul limité par rapport à la matrice et soumise à l'action de moyens élastiques tendant à la maintenir en position avancée,
le tout agencé de sorte que cette tête mobile du poinçon repoussée par la matière injectée sous pression dans le moule exerce par la suite une pression permanente sur la tête moulée malgré le retrait de cette dernière dû au refroidissement, et empêche ainsi toute déformation de la tête moulée.
Le dessin représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution du moule objet de l'invention.
La fig. 1 en est une vue en élévation, partiellement en coupe.
La fig. 2 en est une vue de détail, à plus petite échelle.
La fig. 3 est une coupe partielle selon la ligne 3-3 de la fig. 2.
Le moule représenté au dessin est destiné à la fabrication de tubes souples en matière plastique, en polyéthylène par exemple. n comprend un poinçon 1 constituant un support pour un corps tubulaire 2, obtenu par extrusion, par exemple, et appelé à recevoir une tête moulée, et une matrice 3 enserrant l'extrémité du corps tubulaire 2 et qui délimite avec le poinçon une cavité de moulage 4 destinée à être remplie par de la matière thermoplastique injectée sous pression pour obtenir, par moulage, une tête soudée sur l'extrémité du corps tubulaire 2.
La matrice 3 comprend un carter en deux parties 5 et 6 assemblées par un pas de vis, dans lequel est logé un élément de commande 7 monté à coulissement dans la partie 5 du carter qui est percée d'un conduit axial 8 destiné à l'entrée de la matière injectée et qui présente une cavité 9, de forme tronconique, dans laquelle sont logées deux coquilles 11, de forme semi-circulaire en plan, pourvues de faces latérales inclinées de même pente que la paroi latérale de la cavité 9. Dans la position de fermeture du moule représenté, ces coquilles 11, enfoncées dans la cavité 9 par l'élément de commande 7, butent l'une contre l'autre par leurs faces rectilignes contiguës dans lesquelles sont ménagés des évidements semi-circulaires destinés au façonnage sur la tête moulée d'un col à pas de vis.
Le poinçon 1 comprend, d'une part, un élé ment de base 12 et, vissé sur cet élément par l'une de ses extrémités, un poussoir tubulaire 13 dont l'autre extrémité passant par un orifice pratiqué dans la partie 6 du carter de la matrice maintient l'élément de commande 7 de cette dernière dans sa position enfoncée représentée, et, d'autre part, une tête 15 axialement mobile par rapport à cet élément de base et constituée en trois parties 16, 17 et 18, la partie 17 vissée sur la partie 16 et la partie 18 montée à coulissement dans la partie 17 pour constituer un extracteur.
Comme représenté à la fig. 1, la tête 15 du poinçon est montée à coulissement dans l'élément de base 12 et un ressort hélicoïdal 19 disposé entre la partie 16 de cette tête et une collerette intérieure 21 de l'élément de base 12 tend à la maintenir dans sa position supérieure déterminée par la venue en prise d'une goupille d'arrêt 22 solidaire de l'élément de base 12 et du bord inférieur d'une ouverture 20 pratiquée dans la partie 16.
Un dispositif de verrouillage à baïonnette est en outre destiné à assurer la fixation de la matrice 3 sur le poinçon 1; ce dispositif comprend un manchon 23 monté rotativement sur une bague 24 solidaire du poussoir 13 du poin çon, entre une butée à billes 25 et une bague de retenue 26 ; ce manchon présente trois ou- vertures 27 (voir fig. 2 et 3) régulièrement réparties sur sa périphérie qui sont destinées à coopérer avec trois goupilles radiales 28 solidaires de la partie 6 du carter de la matrice.
Lors de l'introduction du poinçon 1 chargé du corps tubulaire 2 dans la matrice, les goupilles 28 sont introduites dans les ouvertures 27 par les embouchures de ces dernières pratiquées sur le bord supérieur 20 du manchon 23 et une rotation de ce manchon dans le sens contraire-à celui des aiguilles d'une montre entraîne le verrouillage de la matrice sur le poin çon du fait de l'engagement des goupilles 28 sous le bord supérieur légèrement incliné des ouvertures 27.
Pendant son remplissage, le moule représenté est maintenu appliqué contre une tête d'injection d'où du polyéthylène, ou toute autre matière thermoplastique selon le cas, préalablement porté à l'état liquide par chauffage, est chassé sous pression dans la cavité 4 du moule par le conduit d'injection 8 de la matrice. On comprendra aisément que, pour une pression d'injection minimum déterminée, la tête mobile 15 du poinçon sera alors repoussée contre l'action du ressort 19 jusque dans une position retirée déterminée par la venue en contact d'une portée 10 de la partie 16 avec l'extrémité supérieure de l'élément de base 12 du poinçon.
La pression d'injection est maintenue pendant un temps très court suffisant pour obtenir la soudure par fusion du bord supérieur du corps tubulaire et de la tête injectée, et passé ce délai, le moule fermé est retiré pour n'être ouvert qu'après un temps d'attente suffisant au refroidissement, et à la stabilisation qui en découle, de la tête moulée.
Pendant ce refroidissement qui est rendu plus rapide du fait d'une circulation d'eau dans une chambre 29 ménagée entre une enveloppe 30 et le carter de la matrice, la tête mobile 15 du poinçon exerce une pression permanente sur la tête moulée, grâce à son montage élastique et malgré le retrait de la matrice formant cette dernière qui, pour les matières thermoplastiques les plus employées, peut être important. La tête moulée est ainsi maintenue en forme pendant son refroidissement et le moule peut être retiré de la tête d'injection sans inconvénient bien avant que sa stabilisation soit terminée.
De ce fait, il est possible de ne laisser le moule en prise avec la tête d'injection que pendant le temps nécessaire à son remplissage qui ne représente pratiquement qu'une petite partie du temps de stabilisation, et d'augmenter ainsi la production de la machine par l'emploi de plusieurs moules se succédant sous la tête d'injection à une cadence déterminée par le temps d'injection plus rapide que celle qui serait obtenue s'il fallait attendre que la stabilisation soit terminée pour remplacer le moule.
Une fois la stabilisation terminée, la matrice 3 est détachée du poinçon 1 à la suite d'une rotation appropriée du manchon 23 et le poinçon coiffé du tube moulé peut être re tiré axialement de la matrice, les coquilles 11 s'écartant automatiquement l'une de l'autre sous l'action de ressorts non représentés lorsque l'élément de commande 7 libéré, du fait du retrait du poussoir 13, est libre de reprendre sa position inférieure.
Le corps tubulaire 2 porte par son extrémité inférieure sur une bague de butée 31 solidaire de la partie 16 de la tête mobile du poin çon et se déplace donc axialement par rapport à la matrice avec ladite tête lors du recul de cette dernière. Pour l'exécution de tubes plus longs, cette bague peut être disposée sans inconvénient sur la partie supérieure de même diamètre de l'élément de base 12, la tête mobile coulissant alors dans le corps tubulaire 2.