<B>Procédé de fabrication d'un câble à gaine</B> armée <B>et câble à gaine</B> armée <B>obtenu</B> par <B>ce procédé</B> On sait que pour protéger mécaniquement les câbles électriques à gaine métallique ou non, en plomb par exemple, on recouvre cette gaine d'une armure de protection qui est par fois constituée par des fils métalliques enroulés en hélices. Cette protection est indispensable dans les installations où les câbles sont exposés à des frottements, aux chocs mécaniques et aux dangers d'incendie qui se présentent plus par ticulièrement dans les mines.
On constate tou tefois que les arrachements dé cette armure sont fréquents, que la galvanisation des fils métalliques est souvent insuffisante pour éviter la corrosion des fils et que la gaine du câble n'est pas suffisamment protégée, non plus, con tre la corrosion.
De nombreuses tentatives ont été faites pour éliminer ces difficultés, mais jusqu'à pré sent, aucune n'a donné des résultats satisfai sants.
Si chacun des fils de l'armure est enrobé séparément dans une gaine en matière plasti que, l'armure est bien protégée chimiquement, mais les arrachages ne sont pas éliminés et la gaine de plomb sous-jacente n'est pas protégée contre la corrosion. Si les fils d'armure sont fixés au moyen d'anneaux disposés de place en place, ou au moyen d'un feuillard, on constate les mêmes inconvénients et le danger d7arra- chage est aggravé, car la surface du câble n'est pas lisse.
Si l'armure enroulée directement sur la gaine de plomb est recouverte d'une couche de matière plastique, la protection est bonne tant que cette couche extérieure n'est pas en dommagée et reste étanche, mais dès qu'elle est perforée par un choc, l'eau pénètre par la perforation, se répand le long du câble et la corrosion devient très forte, car le séchage de la gaine de plomb ne se produit plus.
Suivant la présente invention, le procédé de fabrication d'un câble à gaine armée est carac térisé en ce qu'on recouvre une première gaine du câble successivement d'au moins deux en veloppes superposées, formées d'une matière souple, imperméable, incombustible et chimi quement inerte, en interposant entre ces enve loppes une armure constituée par des fils mé talliques enroulés en hélices espacées les unes des autres, après quoi on soumet le câble à un traitement ayant pour but de souder les deux enveloppes, de façon à former une seule enve loppe extérieure à surface lisse dans laquelle ladite armure est entièrement noyée.
L'application de l'invention au cas parti culier d'une gaine formée de deux boudinages successifs est illustrée, à titre d'exemple, dans le dessin annexé.
La fig. 1 est une vue en coupe transversale du câble objet de l'invention ; la fig. 2 est une vue schématique simplifiée illustrant une étape intermédiaire du procédé de fabrication ; et la fig. 3 est une vue schématique illustrant l'étape finale de ce procédé.
A la fig. 1, on voit en coupe un câble ayant plusieurs torons conducteurs 1, 2, 3, etc., noyés dans un isolant 4 qui peut être sec ou imprégné d'un liquide isolant. Le tout est recouvert d'une gaine métallique 5, en plomb par exemple. La structure du câble à l'intérieur de cette gaine peut être quelconque et ne fait pas l'objet de l'invention.
La gaine 5 est recouverte par une enve loppe extérieure de protection 6-6' en une matière souple qui est susceptible d'être formée par extrusion au moyen de machines dites boudineuses . Il peut s'agir, par exemple, de résines thermoplastiques, de qualités appro priées de caoutchouc, etc., et, plus générale ment, de substances suffisamment souples, in combustibles, résistant à l'usure, chimiquement inertes et imperméables à l'eau et aux gaz. Dans l'épaisseur de cette enveloppe continue 6-6', qui présente une surface extérieure lisse, est noyée une armure constituée, de préférence, par plu sieurs fils métalliques 7 enroulés en hélices à spires espacées.
On comprendra que dans cette disposition, les fils 7 sont complètement proté gés contre toute attaque chimique, que les chocs extérieurs sont efficacement amortis, que l'armure n'est exposée à aucune usure et que si la couche 6' est accidentellement percée par un choc violent, le défaut reste localisé, étant donné que l'eau ne peut pas se répandre le long du câble.
Pour former l'enveloppe extérieure repré sentée, on peut d'abord déposer, comme repré senté à la fig. 2, sur la gaine 5, une couche 6, en matière plastique par exemple, formée par la méthode connue d'extrusion au moyen d'une machine dite boudineuse . Le câble ainsi traité est ensuite déplacé suivant la flèche F pour passer dans une filière 8 qui applique contre sa surface extérieure un nombre appro prié de fils 7, en acier par exemple.
Si la matière de la couche 6 est suffisam ment déformable, les fils 7 qui sont déplacés suivant la flèche f pénètrent partiellement dans son épaisseur, comme représenté en 9. Si elle est thermoplastique, les fils 7 sont chauffés au moyen d'un courant électrique qui provient d'une source 13 et qui est amené par un fil 11 connecté à la filière 8, et par un fil 12 relié à un galet de guidage 10. Les fils ainsi chauffés s'incrustent facilement dans la matière thermo plastique ; on guide ces fils de façon telle que les spires enroulées ne se touchent pas mais soient espacées.
Il est entendu que, suivant la technique courante, les fils 7 sont dirigés sui vant un angle approprié et que les éléments 7, 8 et 10 effectuent une rotation autour de l'axe a-a.
Dans la fig. 3, le câble portant l'armure for mée par les fils 7 passe par un bain ou four 14, agencé pour pouvoir rendre adhérente sa sur face extérieure, pour préparer cette surface à recevoir une deuxième couche 6' de la matière protectrice qui doit être rendue complètement solidaire de la première. Cette opération est effectuée dans une deuxième machine boudi neuse, représentée schématiquement en 15, qui forme autour du câble la couche 6' recouvrant l'armure 7.
Les spires de l'armure n'étant pas jointi ves, les couches 6 et 6' entrent en contact di rect et sont rendues complètement solidaires par fusion, polymérisation, vulcanisation, etc., de manière que l'on obtient pratiquement une seule enveloppe dans l'épaisseur de laquelle est complètement noyée l'armure métallique.
La disposition qui vient d'être décrite peut être modifiée de diverses façons. On peut, par exemple, augmenter le nombre de couches fractionnaires ; au lieu d'incruster les fils 7 dans les deux demi-couches 6 et 6', on peut enrouler entre les spires des fils 7, des bandes d'une matière appropriée ayant une épaisseur égale au diamètre de ces fils, cette matière étant susceptible de se solidariser avec les deux demi- couches 6 et 6' qui, dans cette variante, n'en trent pas en contact direct.
Quelles que soient ces variantes, on obtient un câble à surface lisse qui évite les accrocha ges et résiste bien à l'usure ; l'armure et la gaine sous-jacente sont complètement protégées à tous les points de vue ; l'enveloppe est souple, imperméable, chimiquement inerte et incom bustible, le déroulement des fils de l'armure est rendu impossible et les dommages résultant de destructions accidentelles de l'enveloppe sont strictement localisés.