Electro-aimant d'impulsion, notamment pour mouvement d'horlogerie L'objet de la présente invention est un élec tro-aimant d'impulsion, notamment pour mou vement d'horlogerie, caractérisé en ce qu'il comprend une armature mobile présentant au moins un profil sinueux conformé et disposé de façon à pénétrer sans le toucher, dans un pro fil sinueux complémentaire d'au moins une pièce polaire.
Dans les mouvements de montres ou de pendulettes électriques qui sont actionnés par des impulsions périodiques d'un électro-aimant alimenté par une pile, on dispose entre la source de courant d'excitation dont la capacité totale ne dépasse généralement pas 4 ampères/heures et le mouvement à échappement dont la puis sance absorbée est de l'ordre de 1 gramme-milli- mètre/seconde, d'un électro-aimant d'impulsion dont les dimensions sont conditionnées par le gabarit du mouvement.
Dans les électro-aimants connus utilisés d'ordinaire, le rapport entre l'énergie électrique absorbée et l'énergie méca nique utilisée est extrêmement faible et ne dé passe guère 5 % de sorte que la durée moyenne d'une pile sèche normale actionnant une pièce d'horlogerie électrique ne dépasse parfois pas une année.
La présente invention a pour but d'augmen ter la durée des piles actionnant les pièces d'hor logerie en améliorant ce rapport que l'on peut assimiler au rendement de l'électro-aimant tout en maintenant ses dimensions dans les limites du gabarit du mouvement d'horlogerie à action ner.
A cet effet on a cherché à développer la sur face de l'entrefer en donnant à l'armature et à la pièce polaire contre laquelle elle est attirée pour produire l'impulsion périodique nécessaire à la marche du mouvement, un profil sinueux, par exemple un profil dentelé, tout en fournis sant un couple moteur aussi constant que possi ble du début à la fin de la course de l'armature.
Le dessin ci-annexé représente, à titre d'exemple et schématiquement, deux formes d'exécution de l'électro-aimant objet de l'inven tion.
La fig. 1 est une vue en élévation de la pre mière forme d'exécution.
La fig. 2 est une vue en plan de cette forme d'exécution.
La fig. 3 est une vue en élévation de la se conde forme d'exécution.
La fig. 4 est une vue en plan d'une pièce polaire.
La fig. 5 est une vue en plan d'une armature correspondante.
La fig. 6 est un diagramme indiquant l'al lure générale des variations de la composante tangentielle F à la trajectoire de l'armature de la force attractive en fonction de la course s de l'armature pour diverses formes d'armatu res.
L'électro-aimant représenté dans les fig. 1 et 2 comprend une culasse 1 en U portant sur chaque branche une bobine 2, respectivement 3. L'une des branches de la culasse est soli daire d'une pièce polaire 4 plate et rectangu laire, tandis que l'autre branche porte une pièce polaire 5 également plate et rectangulaire, mais dont le côté en regard de l'autre branche de la culasse en U présente une dentelure carrée 6.
Sur la pièce polaire 4 est pivotée par une arête transversale 7a une armature 7 en forme de plaque rectangulaire dont le côté en regard de la pièce polaire dentelée 5, 6 présente lui aussi une dentelure carrée 8 complémentaire de la dentelure 6, c'est-à-dire que les deux dente lures sont conformées de façon à pouvoir s'in terpénétrer sans se toucher.
L'armature 7, 8 est guidée dans ses mouve ments de pivotement sur la pièce polaire 4 par deux goupilles 9 et elle est rappelée dans sa position de repos après attraction par un res- sort-lame 10 agissant sur elle par l'entremise d'une aiguille 11 et maintenu par sa base élar gie 10a au moyen de deux vis 12 vissées dans un support 13 appuyé sur la pièce polaire 5.
L'armature 7, 8 porte un levier de contact 14 destiné à transmettre les impulsions pério diques à une cheville 15 solidaire d'un mobile 16 du mouvement d'horlogerie, non représenté.
L'armature 7, 8 porte encore, sur sa face opposée au levier de contact, une plaquette 17 dont le bord extérieur, en regard de la pièce polaire 5, 6 dépasse le bord de la dentelure 8.
Le fonctionnement de cet électro-aimant est le suivant : lorsque l'armature 7 est attirée par la pièce polaire 5 de l'électro-aimant excité, sa dentelure 8 pénètre, sans la toucher, dans la dentelure complémentaire 6 de la pièce polaire 5. Comme le montre la courbe b de la fig. 6, la composante tangentielle F à la trajectoire de l'armature de la force attractive augmente jus qu'au moment où les deux dentelures s'enga gent l'une dans l'autre, pour diminuer ensuite brusquement. C'est alors qu'intervient la pla quette 17 qui, comme l'indique la courbe c, compense la diminution de ladite composante tangentielle en fin de course de l'armature.
En effet, avec une armature plate ordinaire, sans dentelure, la composante tangentielle de la force attractive augmenterait jusqu'au point de con tact de l'armature avec la pièce polaire, suivant la courbe a. La disposition particulière de l'ar mature dentelée munie d'une plaque d'attrac tion auxiliaire en fin de course a donc pour ef fet non seulement d'augmenter fortement la va leur du couple d'attraction, mais encore d'atté nuer ses variations en fin de course de l'arma ture.
En même temps, les dents de l'armature, passant entre les dents de la pièce polaire sans les toucher, le choc des deux pièces est réduit à celui, atténué, de la plaquette 17 et le bruit caractéristique produit par ces chocs dans les pièces d'horlogerie électriques, dont l'électro aimant comprend une armature ordinaire, est considérablement réduit.
L'expérience a démontré que le rende ment d'un électro-aimant à armature dente lée comme celui décrit et représenté peut aller jusqu'à 8 %.
La fig. 3 représente schématiquement une variante d'exécution dans laquelle l'armature 18 d'un électro-aimant en U est pivotée en son milieu et présente deux côtés opposés dentelés 19 et 20 susceptibles de pénétrer, sans les tou cher, dans des dentelures complémentaires 21, 22 de deux pièces polaires 23 et 24.
Il va sans dire que le profil des surfaces en regard de l'armature et de la ou des pièces po laires peut avoir une autre forme sinueuse que celle représentée, et que l'armature peut être ou ne pas être munie d'une plaquette auxiliaire d'attraction en fin de course.