Dispositif d'entraînement <B>du ruban d'une machine de bureau,</B> <B>notamment d'une machine à</B> écrire Comme on le sait, l'avance du ruban d'une machine à écrire se fait de façon discontinue, par saccades, la fréquence et la violence de ces dernières étant le reflet de la manière de frapper sur le clavier, puisque l'entraînement du ruban est commandé, directement ou indi rectement, par le mécanisme de frappe de la machine.
A ces irrégularités essentiellement variables de l'avance du ruban viennent se superposer les irrégularités dues. au mouvement d'élévation de la fourchette, laquelle est également com mandée par le mécanisme de frappe et en subit les variations. En outre, la course de la four chette peut varier selon que, à l'aide du dispo sitif bicolore, on utilise la partie supérieure ou inférieure du ruban ou, dans certaines ma chines, la partie médiane de celui-ci.
Il résulte, de toutes ces causes, des tensions très variables dans le ruban, d'autant plus que l'avance du ruban dépend, en- fin de compte, des déplacements angulaires constants de la bo bine réceptrice dont le diamètre d'enroulement augmente continuellement jusqu'au moment où se produit l'inversion du sens de déroulement du ruban. D'autre part, le moment d'inertie de la bobine débitrice s'oppose aux accélérations du ruban.
Les inconvénients qui en résultent sont les suivants 1. Instabilité dans la précision du réglage pour le travail à l'aide d'un ruban en deux cou leurs qui devient très délicat et aléatoire. En effet, l'élévation du ruban bicolore doit s'effec tuer avec une certaine précision afin que l'em preinte du caractère tapé n'empiète pas dans la partie du ruban imprégnée de la couleur non utilisée. Or, de nombreux facteurs rendent dif ficile le réglage du mécanisme, tels que le jeu du ruban dans la fourchette, les flexions du mécanisme de commande de l'élévation de celle-ci, flexions variables avec la tension du ruban et les variations dans le freinage des bo bines.
On sait, en effet, que l'entraînement du ruban par à-coups provoquerait un déroulement incontrôlable et désordonné de la bobine débi trice si celle-ci n'était pas munie d'un frein. D'aube part, l'absence de frein provoquerait un enroulement lâche et irrégulier sur la bobine réceptrice qui ne serait plus à même d'assurer, à chaque frappe, une avance suffisante du ru ban. Tout ceci conduit à rechercher un compro mis qui ne peut être obtenu que par un réglage très soigné souvent incompatible avec les exi gences de la production industrielle. 2.
L'utilisation toujours croissante de ru bans en papier carbone en vue d'obtenir une écriture plus belle, sans trame de tissu, a obligé les constructeurs à revoir le problème d'entraî nement du ruban. Le ruban en papier offre une résistance à la traction incomparablement plus faible que les rubans en tissu et ne résiste pas, sans se déchirer, aux à-coups de tension que subit un ruban entraîné d'une manière habi tuelle par les déplacements angulaires cons tants de la bobine réceptrice. La plupart des constructeurs ont proposé un dispositif d'avance linéaire constante du ruban par frappe, ce qui nécessite des modifications importantes aux mécanismes d'entraînement du ruban. 3.
Dans les mécanismes d'entraînement ac tuellement connus, la violente accélération qu'il faut imprimer, à chaque frappe, à la bobine débitrice, surtout lorsqu'elle est encore pleine, influence défavorablement le toucher. 4. L'inconvénient signalé sous 1 est surtout prononcé au moment de l'inversion automa tique du sens de déroulement du ruban. En effet, à ce moment un effort de traction sup plémentaire est exigé du ruban pour opérer la commande directe ou indirecte de l'inversion, effort qui s'oppose à l'élévation de la four chette et augmente les flexions du mécanisme d'élévation.
Ceci a, par exemple, pour consé quence une plus grande imprécision dans le fonctionnement du ruban bicolore et il n'est pas rare que, pendant l'inversion, quelques ca ractères soient imprimés partiellement dans la couleur non utilisée, même si le mécanisme est correctement réglé.
La présente invention a pour objet un dis positif d'entraînement du ruban d'une machine de bureau, notamment d'une machine à écrire, comprenant une fourchette élévatrice du ruban et au moins une bobine montée sur un axe entraîné par un mécanisme commandé par le mécanisme de frappe de la machine. Ce dis positif tend à remédier aux inconvénients pré cités par le fait qu'il comprend au moins d'un côté de ladite fourchette au moins un organe élastique agencé de manière à amortir des va riations brusques de tension subies par le ru ban lors de son- entraînement intermittent.
Le dessin annexé représente, schématique- ment et à titre d'exemple, quelques formes d'exécution du dispositif selon l'invention.
La fig. 1 représente un dispositif dans le quel les organes élastiques sont constitués par des passe-ruban.
La fig. 2 montre une variante du passe- ruban. La fig. 3 représente un dispositif dans le quel les organes élastiques sont constitués par des accouplements élastiques disposés entre chaque bobine et son mécanisme d'entraîne ment.
La fig. 4 montre une variante d'un accou plement élastique.
Le dispositif représenté à la fig. 1 comprend de façon habituelle un ruban 1, deux bobines 2 et 3 et une fourchette 4. Chacune des bo bines 2 et 3 est montée sur un axe 5 respec tivement 6 muni d'un pignon 7 respectivement 8 destiné à coopérer avec le mécanisme d'en traînement représenté par les pignons 9 et 10, l'arbre 11 et la roue 12. De part et d'autre de la fourchette 4, le ruban 1 passe dans une boucle 13 respective ment 14 appelée passe-ruban . Chacune des- dites boucles est fixée sur un levier 15 pivoté sur un axe 16 solidaire d'une plaquette 17 fixée au bâti de la machine.
Le levier 15 est maintenu dans sa position de repos par un ressort 18 contre l'action duquel il peut se dé placer sous l'action du ruban 1.
Il est facile de comprendre que le montage élastique des passe-ruban 13 et 14 permet à ceux-ci de se déplacer approximativement selon la bissectrice<I>b</I> de l'angle<I>a,</I> formé par les par ties du ruban situées de part et d'autre de cha que passe-ruban, de façon à amortir des varia tions brusques de tension subies par le ruban lors de son entraînement intermittent.
D'autres variantes du montage élastique des passe-ruban 13 et 14 sont possibles. Ainsi, par exemple, le passe-ruban de la variante repré sentée à la fig. 2 est constitué par un fil d'acier fixé au bâti et fonctionnant à la manière d'un ressort de flexion. A la fig. 3 est représentée une autre forme d'exécution du dispositif selon l'invention. Dans cette forme d'exécution, les passe-ruban 130 et 140 sont montés de manière connue et ne cons tituent pas des amortisseurs.
Par contre, entre chacune des bobines 2 et 3 et les pignons d'en traînement 7, 9, respectivement 8, 10, est dis posé un accouplement élastique constitué par un ressort à boudin 19, respectivement 20, des tiné à amortir des variations brusques de ten sion subies par le ruban lors de son entraîne ment intermittent.
D'autres variantes dudit accouplement élas tique sont possibles. Dans la variante repré sentée à la fig. 4 l'accouplement élastique est constitué par un manchon de caoutchouc 190.
II va sans dire que le dispositif selon l'in vention pourrait être applicable à un mécanisme sans l'inversion du sens d'entraînement du ruban, comprenant une seule bobine, notam ment la bobine débitrice, la"bobine réceptrice étant remplacée, par exemple, par un galet entraîneur. Dans ce cas, ledit dispositif pour rait ne présenter un organe élastique que d'un côté de la fourchette élévatrice.