Mécanisme d'enroulement du ruban d'une machine à écrire La présente invention a pour objet un mécanisme d'enroulement du ruban d'une machine à écrire.
Lorsque le ruban d'une machine à écrire est usé et qu'il a besoin d'être remplacé par un ruban neuf, il est nécessaire que l'opérateur enroule à la main la bobine de ruban qui porte le plus de ruban jusqu'à épuisement de l'autre bobine, ou qu'il utilise un dispositif mécanique quelconque de réenroulement.
On connaît un mécanisme d'enroulement de ruban qui fonctionne continuellement aussi longtemps qu'une touche d'enroulement est maintenue enfoncée. Dès que le ruban est com plètement enroulé sur une bobine, le mécanisme inverse automatiquement l'opération d'enrou lement si la touche est maintenue enfoncée. Dans ce dispositif, l'opérateur doit déterminer visuellement le moment où le ruban est com plètement enroulé sur une bobine. A ce moment, l'opérateur doit relâcher la touche avant que le mécanisme d'inversion n'entre en action pour réenrouler le ruban sur la bobine vide.
La rotation manuelle de la bobine porte- ruban est lente, ennuyeuse et risque de souiller les mains de l'opérateur. Le mécanisme connu ci-dessus est plus rapide, mais requiert l'atten tion suivie et constante de l'opérateur.
Le dessin annexé représente, à titre d'exem ple, une forme d'exécution du mécanisme objet de l'invention montée sur une machine à écrire La fig. 1 est une coupe de la machine à écrire, représentant une seule barre porte- caractères et son mécanisme de commande. La fig. 2 est une vue de côté de la forme d'exécution, représentée dans sa position nor male de repos.
La fig. 3 est une vue partielle, à plus grande échelle, de la forme d'exécution représentée sur la fig. 2.
La fig. 4 est une vue de détail de certains éléments représentés sur la fig. 2.
Les fig. 5 et 6 sont des vues semblables à celle de la fig. 4, mais représentant les éléments dans des positions différentes.
Sur la fig. 1, on a représenté en coupe verti cale une machine à écrire entraînée par un moteur, dans laquelle les touches 1 sont montées à pivot sur une tige transversale 2 et guidées à leur extrémité avant par un peigne 3, les touches étant ramenées en position de repos par des ressorts 4. Les touches 1 commandent les méca nismes d'entraînement, qui sont actionnés par un rouleau 6 tournant normalement dans le sens opposé à celui des aiguilles d'une montre. Chaque touche commande l'élément d'entraîne ment qui lui est propre, la totalité de ceux-ci coopérant avec le rouleau d'entraînement 6 pour commander les barres porte-caractères cor respondantes 7.
Chaque élément d'entraînement comporte un levier 8 qui pivote, grâce à une encoche 9, sur une barre d'appui individuelle 11 montée sur une barre de support 12. Les leviers 8 sont main tenus en prise avec les barres 11 par des res sorts 13 ancrés sur des languettes ménagées sur les barres 11. L'extrémité supérieure de chaque levier 8 est connectée par une biellette 14 à un bras 16 de la barre porte-caractères asso ciée 7, qui est montée à pivot en un point 17.
Chaque élément d'entraînement comporte également un levier- 18 en forme de L, monté à pivot en 19 sur le levier 8 et entraîné dans le sens opposé à celui des aiguilles d'une montre par un ressort 21 ancré sur un prolongement ménagé sur le levier. Un interposer 22 présen tant une languette supérieure 23 et une languette inférieure 24 est monté à pivot en 26 sur le levier 8 et il est maintenu dans le sens des aiguilles d'une montre par un ressort 27. L'en foncement de la touche 1 force un prolonge ment 28 du levier 1 à s'engager dans la lan guette 23 et à faire osciller l'interposer 22 dans le sens opposé à celui des aiguilles d'une montre.
La languette 24 entraîne alors le levier 18 dans le sens des aiguilles d'une montre et force la partie dentelée 29 de la surface de roulement de la came à attaquer le rouleau d'entraînement 6 et à être saisie par celui-ci. La rotation du rouleau d'entraînement force la came 18 à oscil ler autour de son pivot 19 et, en raison de la disposition excentrique de la bande de roule ment de la came par rapport au pivot 19, à provoquer un basculement du levier 8 dans le sens des aiguilles d'une montre autour du pivot 9, contre l'action d'un ressort 13, amenant ainsi la barre porte-caractères 7 en position d'im pression.
Monté à pivot sur le bâti de la machine se trouve un arbre transversal 31, sur lequel est monté à pivot un étrier 32. Cet étrier 32 est attaqué par le nez 33 du levier 8, grâce à quoi, chaque fois que le levier est actionné, l'étrier 32 est entraîné dans le sens opposé à celui des aiguilles d'une montre. Ce déplacement de l'étrier 32 est utilisé pour déclencher un élément d'entraînement d'une manière qui sera expliquée plus loin.
Si l'on se réfère à la fig. 2, on voit que, supporté de manière convenable dans le bâti de la machine par un élément de support 36, se trouve un élément d'entraînement désigné d'une manière générale par 37. L'élément d'en traînement 37 comporte un bâti approprié 38, monté à pivot en 39 sur le bâti 36. Une came elliptique 41 est montée à pivot en 42 sur le bâti 38, et la came 41 est munie de deux tétons 43 montés de façon diamétralement opposée par rapport au pivot 42. L'un des tétons 43 est normalement attaqué par un bras 44 monté à pivot en 46 sur le bâti 38. Ce bras 44 est maintenu dans le sens des aiguilles d'une montre par un ressort travaillant à la torsion 47, partiellement enroulé autour du pivot 46 et venant s'appuyer sur des languettes ménagées sur le bras 44 et le bâti 38.
Egalement monté à pivot en 46 se trouve un levier de déclenchement 48, dont une partie en porte-à-faux 49 coopère avec l'un de deux tétons 51 disposés sur la came 41 sur les deux faces diamétralement opposées du pivot 42 pour limiter la rotation de la came 41. Le levier 44 soumis à l'action d'un ressort, exerçant une pression sur l'un des tétons 43, tend à entraîner la came 41 dans le sens des aiguilles d'une montre autour de son point de pivote ment 42. Les éléments occupant cette position, il existe un peu de jeu entre la bande de roule ment de la came 41 et une partie élargie 52 ménagée sur ou convenablement fixée sur le rouleau d'entraînement 6, qui est en rotation constante.
Lorsque le levier de déclenchement 48 pivote dans le sens des aiguilles d'une montre autour du pivot 46 à l'aide d'un dispositif qui sera décrit plus loin, la languette 49 est amenée par déplacement vers le haut hors du trajet des tétons 51 et la came 41 est entraînée en rotation légèrement dans le sens des aiguilles d'une montre par l'action du levier 44 solidaire d'un ressort sur l'un des tétons 43. Cette légère rota tion dans le sens des aiguilles d'une montre amène une partie saillante de la came 41 en contact avec la partie 52 du rouleau d'entraîne- ment 6, provoquant la rotation dans le sens des aiguilles d'une montre de la came 41 autour du pivot 42.
Le levier de déclenchement 48 peut être basculé dans le sens des aiguilles d'une montre par deux dispositifs différents pour actionner l'élément d'entraînement 37. Si l'on se réfère à la fig. 3, on voit que le premier de ces dispositifs est l'élément d'entraînement des différentes barres porte-caractères décrit ci-dessus.
Lorsque le nez 33 du levier 8 attaque l'étrier 32 et l'en traîne dans le sens opposé à celui des aiguilles d'une montre, l'étrier attaque une biellette 53 (fig. 3) montée à pivot sur l'extrémité de l'arbre transversal 31, et l'entraîne en rotation dans le sens opposé à celui des aiguilles d'une montre autour de l'arbre 31, décalant ainsi vers le bas une biellette 54 (fig. 2) réunissant la biellette 53 et le levier de commande 48. Le déplacement vers le bas de la biellette 54 fait tourner 1e levier 48 dans le sens des aiguilles d'une montre et dégage la languette 49 du téton 51.
Au même moment, une languette 56, également ménagée sur le levier de déclenchement 48, est amenée sur le trajet de déplacement du second téton 51 de manière à ne permettre qu'une demi-révolu- tion de la came 41. Le levier de déclenchement 48 est alors basculé dans le sens des aiguilles d'une montre par un ressort 57 ancré sur le bâti 38 et sur une languette supportée par le levier de déclenchement 48. La languette 56 se dégage du téton 51, mais le téton 51 est alors immédiate ment attaqué par la languette 49 et une nouvelle rotation est empêchée.
Le second des dispositifs destinés à actionner l'élément 37 utilise un élément 58. Si l'on se réfère aux fig. 2 et 5, on voit que l'élément 58 est supporté de manière à pouvoir effectuer un mouvement de 'coulissement vertical grâce à deux rainures 59 et 61 dans lesquelles s'engagent des goujons 62 et 63 qui sont fixés rigidement dans une plaque de support au voisinage de l'élément d'entraînement 37. L'élément 58 est maintenu dans sa position normale, qui est sa position élevée, représentée sur les fig. 2 et 4, par un ressort 67 tendu entre le goujon de sup port 63 et une languette 68.
L'élément 58 peut être abaissé à la main vers une position dans laquelle un évidement 69 disposé à une extrémité de la rainure 61 se trouve au voisinage du goujon 63. A ce moment, l'élément est amené par le ressort 67 à pivoter autour du goujon 62 pour pénétrer dans l'évidement 69 avec le goujon 63 pour maintenir l'élément enfoncé. L'élément occupant cette position abaissée, son extrémité inférieure 71 agit contre un téton 72 situé sur le levier 48 pour maintenir ce dernier dans une position telle que les languettes 49 et 56 situées sur le levier 48 se trouvent soulevées hors du trajet des tétons 51 et laissent la came 41 libre de tourner continuellement.
Lorsque la languette 49 limitant la rotation et la languette 56 empêchant la répétition se trouvent hors du trajet des tétons 51, la came 41 attaque la partie 52 du rouleau et la fait tourner continuellement dans le sens des aiguilles d'une montre jusqu'à ce que le levier de déclenche ment 48 puisse basculer dans le sens opposé à celui des aiguilles d'une montre sous la tension du ressort 57, ramenant ainsi la languette 49 dans le trajet des tétons 51.
Du fait de l'excentricité des deux parties de la came 41 et de l'action d'un ressort 73 reliant le bâti 38 à une languette 74 ménagée sur le bâti fixe 36, un mouvement d'oscillation est communiqué au bâti 38. Fixé au bâti 36 est disposé un amortisseur élastique 76 destiné à limiter le mouvement d'oscillation du bâti 38 dans le sens opposé à celui des aiguilles d'une montre.
Si l'on se réfère à la fig. 2, on voit que l'arbre transversal 31 est muni à son extrémité opposée de deux bras 77, dont celui de gauche est connecté par une biellette 78 au bâti 38 monté à pivot. L'arbre 31 bascule en synchronisme avec l'oscillation du bâti 38 par l'intermédiaire de la biellette d'articulation 78 et du bras gauche 77.A chacun des bras 77 est reliée une biellette 79 qui commande un mécanisme de ruban associé à une bobine de ruban. La fig. 2 représente le mécanisme d'alimentation du ruban situé sur le côté gauche de la machine, mais il doit être bien entendu que les deux mécanismes sont de construction identique et que la des cription de l'un suffira pour les deux.
La plaque latérale 81 du bâti principal comporte une partie évidée largement ouverte 82, destinée à recevoir les mécanismes de ruban. Chacun de ces méca nismes comporte une bobine 83 et des dispositifs de commande montés sous forme d'élément homogène dans la partie évidée de la plaque latérale de bâti 81 associée, à l'aide d'une plaque 84 fixée par trois vis 86.
La biellette 79 de la bobine de gauche 83 est connectée à l'un des bras d'un levier 87, qui est monté à pivot sur un goujon 88 supporté par la plaque 84. Un autre bras du levier 87 supporte à pivot en 89 un cliquet d'alimentation 91. qui est maintenu dans le sens des aiguilles d'une montre par un ressort 92 en vue d'attaquer les dents 94 de la bobine porte-ruban 83 lorsque le mécanisme d'entraînement du ruban est en position d'envoyer du ruban sur la bobine de gauche.
Lorsque l'élément d'entraînement 37 est mis en état de fonctionner de la manière décrite ci-dessus pour communiquer un mouvement d'oscillation à l'arbre 31, les deux biellettes 79 oscillent vers le haut et vers le bas. Ce mouve ment des biellettes 79 entraîne dans le sens des aiguilles d'une montre le levier 87 associé au cliquet 91 et, si le cliquet 91 est engagé dans les dents 94, la bobine 83 est entraînée en rotation dans le sens des aiguilles d'une montre. Il doit être bien entendu que les leviers 87 des deux mécanismes d'avancement oscillent chaque fois qu'oscillent les biellettes 79, mais l'entraînement d'une bobine porte-ruban dépend de la question de savoir si oui ou non le cliquet 91 de cette bobine particulière est engagé dans les dents du rochet.
Un mécanisme est destiné à forcer les cli- quets 91 à attaquer les dents 94 des bobines porte-ruban d'une façon alternative, de manière à forcer l'une des bobines à se remplir de ruban jusqu'à ce que l'autre soit vide, puis à mettre automatiquement l'autre bobine en position de se remplir. Ce mécanisme est commandé par la tension produite sur le ruban lorsque la bobine qui tourne librement est épuisée. Montée à pivot en 96 sur une plaque 97, qui présente sensible ment là forme d'une lettre G renversée de la droite vers la gauche, se trouve une pièce 98 qui est connectée par une biellette 99 à un bras d'un levier de traction 101 monté à pivot en 102 sur la plaque 84.
Le levier de traction 101 est cons titué par un bras 103 de guidage du ruban, portant une fente ouverte destinée à guider le ruban, et il est maintenu dans le sens des aiguilles d'une montre contre une languette d'arrêt 104 par un ressort 106. Etant donné que le ruban est fixé aux bobines, une tension suffi- sante existe dans le ruban lorsqu'une bobine est épuisée pour forcer le levier de commande 101 de la bobine qui tourne librement à pivoter dans le sens opposé à celui des aiguilles d'une montre, tandis que le levier de traction commandant la bobine entraînée n'est pas affecté.
Lorsque la totalité du ruban a été enroulée sur l'une des bobines, les angles entre le ruban disposé sur la bobine pleine et le levier 103 sont tels qu'une augmentation de la tension du ruban n'a point tendance à faire osciller le levier autour de son pivot. Le ruban de la bobine vide, cependant, s'étend à partir du levier qui lui est associé en faisant des angles tels qu'une augmentation de tension force le levier à osciller. Grâce à la connexion par biellette 99, la pièce 98 est entraî née dans le sens des aiguilles d'une montre par le déplacement du levier de commande 101 et vient sur le trajet d'une languette en porte-à- faux 107 pratiquée sur le levier 87.
Par consé quent, l'oscillation suivante du levier 87 sous l'action de la biellette 79 force la plaque 97 du mécanisme de la bobine tournant librement à se déplacer vers le haut, ce qui met le cliquet 91 en position d'entraîner, lors de chaque oscilla tion du levier 87, la bobine porte-ruban 83 qui tournait précédemment librement.
La plaque 97 porte une longue languette en retrait 108, sem blable à la barre transversale d'un G, disposée entre le cliquet 91 et les dents 94 de telle sorte que lorsque la plaque 97 occupe sa position inférieure, représentée sur les fig. 4 et 6, le cliquet 91 est empêché de s'engager dans les dents 94, mais lorsque la plaque 97 est décalée vers le haut comme on le voit sur les fig. 2 et 5, le cliquet 91 peut s'engager dans les dents 94.
Un dispositif manuel est également prévu pour commander l'entraînement des bobines de manière à obtenir un enroulement du ruban sur la bobine contenant la plus grande partie du ruban. Relié à pivot à l'élément de gauche 97 en 109 ainsi qu'à la pièce de support 84 en 111 se trouve un levier à main 112, dont la manoeuvre dégage le cliquet d'entraînement 91 des dents 94 d'une bobine et engage l'autre cliquet d'entraî nement dans les dents de l'autre bobine.
Si l'on se réfère à la fig. 4, on voit que la plaque 97 de la bobine de gauche 83 comporte une connexion à broche 113 présentant un certain jeu avec un levier 114 supporté par un arbre transversal 116 qui est monté à tourillons sur le bâti fixe. La plaque 97 de la bobine de droite (non représentée) comporte de même une connexion 117 présentant un certain jeu avec un levier 118 disposé sur l'extrémité de droite de l'arbre transversal 116 au voisinage de la plaque 97 pour le mécanisme d'alimentation de la bobine de droite de sorte que les broches 113 et 117 sont disposées à environ 1800 par rapport à l'arbre transversal 116.
Lorsque la plaque de gauche 97 est décalée vers le haut, comme on le voit sur les fig. 2 et 5, afin d'engager le cliquet de gauche 91 dans les dents 94 de la bobine de gauche 83, l'arbre 116 est entraîné en rotation dans le sens des aiguilles d'une montre par l'intermédiaire de la broche 113 et du levier 114 en vue de déplacer vers le bas la plaque de droite 97 à l'aide du levier 118 et de la broche 117. Ceci dégage le cliquet de droite 91 des dents 94 du rochet de la bobine de droite 83 et permet à la bobine de droite de tourner libre ment.
Pour maintenir les plaques 97 dans l'une ou l'autre de leurs positions décalées, le levier 118 est pourvu d'un bras qui est attaqué par un res sort à genouillère 121, l'autre branche du ressort étant montée à pivot sur un goujon fixe 122 supporté par le bâti. Le ressort à genouillère 121 est suffisamment rigide, ce qui fait que le levier de commande 87 et l'interposer 98 de l'une ou l'autre bobine 83 ont seulement besoin de soule ver la plaque associée 97 un peu au-delà de la position de point mort du ressort à genouillère 121 pour mettre ce dernier en état de faire passer la plaque 97 à son autre position.
Monté sur l'arbre transversal 116 au voisi nage de son extrémité de gauche se trouve un levier à came 123 présentant une partie fourchue 124 destinée à recevoir la broche 113 qui est fixée au bras 114 et attaque avec un certain jeu la plaque 97. A l'extrémité de droite du levier à came 123 est disposé un goujon 125 qui traverse une fente 126 pratiquée dans l'élément 58. Sur l'une des faces de la fente 126 se trouve une surface de came 127 agencée pour coopérer avec le goujon 125 d'une manière que l'on va décrire brièvement. Entre les extrémités du levier à came 123 est pratiquée une fente en forme d'arc 128 à travers laquelle passe le goujon du bâti pour guider le levier.
Lorsque le mécanisme destiné à envoyer du ruban sur la bobine de gauche 83 occupe la position représentée sur la fig. 2, cette bobine est entraînée dans le sens des aiguilles d'une montre pour enrouler le ruban 130. Lorsque la plaque 97 de la bobine de gauche occupe sa position supérieure, ainsi qu'on l'a représenté, le levier à came 123 occupe une position telle que son goujon 125 est situé au voisinage de l'extrémité inférieure de la fente 126 en un point situé entre les faces de cette dernière. La plaque 97 de la bobine de droite occupe alors sa posi tion inférieure de manière à mettre son cli- quet 91 hors d'état d'agir, et la bobine de droite tourne librement pour se délivrer du ruban.
Lorsque l'on actionne l'une quelconque des barres porte-caractères 7 (fig. 1), le nez 33 du levier 8 fait basculer l'étrier 32 pour exercer une traction sur la biellette 54 de manière à faire basculer le levier 48 dans le sens des aiguilles d'une montre autour de son pivot 46 (fig. 2). Ceci libère la came 41 pour lui permettre de venir au contact de la partie 52 du rouleau d'en traînement, et la came est entraînée suivant un angle de 1800.
Lorsque la came est entraînée, le levier 38 bascule autour de son pivot 39 et, par l'intermédiaire de la biellette 78, il a pour rôle de faire basculer l'arbre 31. Etant donné que les biellettes 79 sont connectées aux bras 77 aux extrémités opposées de l'arbre 31, les deux biel- lettes 79 sont alors actionnées pour faire basculer les leviers 87 afin d'agir sur les cliquets d'en traînement 91. Seul le cliquet d'entraînement de la bobine de gauche entre en action lorsque les éléments occupent les positions supposées, et de cette manière cette bobine est entraînée d'une courte distance chaque fois que l'on agit sur une barre porte-caractères.
Dès que le ruban a été enroulé sur la bobine de la fig. 2 et qu'une tension a été donnée au ruban, le levier 103 placé sur l'autre bobine est basculé autour de son pivot, ainsi qu'on l'a décrit, pour amener sa pièce 98 sur le trajet de la languette 107 du levier 87. Lorsque ce levier 87 est ensuite basculé par sa biellette 79, la plaque 97 de la bobine de droite est soulevée pour mettre le cliquet 91 qui lui est associé en état d'entraîner la bobine. Le soulèvement de la plaque 97 et de la broche 117 actionne le levier 118, qui fait basculer l'arbre 116 dans le sens opposé à celui des aiguilles d'une montre.
Le levier 114 bascule dans le même sens que l'arbre <B>116</B> et, grâce à l'articulation peu serrée à broche 113, il provoque l'abaissement de la plaque 97 de la fig. 2 de telle sorte que le cli- quet 91 de la bobine de gauche est mis hors d'action. Lorsque la plaque 97 de la fig. 2 est entraînée vers le bas, le levier à came 123 oscille, sous l'effet de la broche 113 et de la partie fourchue 124, vers la position représentée sur la fig. 4. Il y a lieu de noter que le levier à came a maintenant son goujon 125 disposé sur le côté gauche de la fente 126 et en un point situé à quelque distance du sommet.
Si l'on a décidé d'entraîner de façon continue le mécanisme d'enroulement du ruban lorsque les éléments occupent les positions représentées sur la fig. 2, l'élément 58 est alors enfoncé à la main, de sorte que son extrémité inférieure fait osciller le levier 48 jusqu'à ce que les languettes 49 et 56 soient éloignées du trajet des goujons 51. Lorsque l'élément 58 atteint sa position la plus basse, le ressort 67 fait basculer l'élément dans le sens opposé à celui des aiguilles d'une montre pour engager son évidement 69 dans le téton 63 de telle sorte que l'élément se trouve maintenu enfoncé.
Le levier à came<B>123</B> a maintenant son goujon 125 qui attaque la face de droite de la fente 126 à l'extrémité inférieure de la surface de came 127, comme on l'a représenté sur la fig. 5.
Lorsque les languettes 49 et 56 sont écartées du trajet des tétons 51, la came 41 est entraînée continuellement pour actionner de façon répé- tée le mécanisme d'entraînement du ruban. Dès que la totalité du ruban a été enroulée, de la bobine de droite sur la bobine de gauche, et qu'une tension a été donnée au ruban, le levier 103 de la bobine de droite bascule pour amener la pièce 98 sur le trajet de la languette 107, de sorte que la plaque 97 et la broche 117 de la bobine de droite se trouve soulevée. Ceci a pour résultat que le levier 118 fait basculer l'arbre<B>116</B> et osciller le levier 114 et sa broche 113 pour déplacer vers le bas la plaque 97 de la bobine de gauche.
Lorsque cette opération a lieu, le levier à came 123 bascule dans le sens opposé à celui des aiguilles d'une montre à partir de la position représentée sur la fig. 5 sous l'influence de la broche 113 et de la partie fourchue 124. Le goujon de came 125 agit alors vers le haut contre la surface de came 127 pour faire basculer l'élément 58 dans le sens des aiguilles d'une montre et le libérer du gou jon 63. Ceci permet au ressort 67 de soulever l'élément 58 et de libérer le levier 48 de telle sorte qu'il puisse se déplacer vers la position représentée sur la fig. 2 et interrompre la rota tion de la came 41.
Lorsque la plaque 97 de la bobine de gauche est entraînée vers. le bas à partir de la position représentée sur la fig. 2 pour mettre fin à l'en traînement de cette bobine, le levier à came 123 est déplacé vers la position de la fig. 6 et l'élé ment 58 se déplace de la position représentée sur la fig. 5 vers la position représentée sur la fig. 4. Le mécanisme d'enroulement de la bobine de droite est alors en mesure d'entraîner cette dernière.
Si l'élément 58 est maintenu enfoncé depuis la position représentée sur la fig. 4 jus qu'à la position représentée sur la fig. 6 pour provoquer un entraînement continu de la bo bine, le goujon de came 125 occupe dans la fente 126 la position représentée sur la fig. 6. Lorsque le ruban est complètement déroulé de la bobine de gauche et soumis à tension, la plaque 97 de la bobine de gauche est soulevée pour inverser le sens de marche du ruban. Au même moment, grâce à l'articulation à broche 113 présentant un certain jeu et à son extrémité fourchue, le levier à came<B>123</B> bascule-dans le sens des aiguilles d'une montre vers la position représentée sur la fig. 5.
Ceci force le goujon de came 125 à agir sur la surface de came 127 pour libérer l'élément 58 et arrêter l'avance du ruban. L'élément 58 est ramené par le ressort 67 à la position de la fig. 2.
De ce fait, pour enrouler le ruban, l'opéra teur a simplement à amorcer le fonctionnement en enfonçant l'élément 58 jusqu'à ce que cet élément soit verrouillé dans sa position de travail représentée sur les fig. 5 et 6. Le ruban est alors enroulé automatiquement sur une bobine et, lorsque l'enroulement est terminé, le méca nisme d'inversion fonctionne automatiquement pour mettre hors d'action le mécanisme d'enrou lement. La bobine pleine peut alors être retirée de la machine et remplacée par une bobine neuve, ce qui nécessite le minimum de mani pulations du ruban et rend inutile pour l'opéra teur de tourner une bobine à la main ou de maintenir un mécanisme d'enroulement en posi tion de travail, ou encore de surveiller visuelle ment la fin de l'opération d'enroulement puis de l'arrêter à la main.