CH317958A - Procédé pour extraire un métal alumineux liquide d'un laitier fraîchement séparé par écumage - Google Patents

Procédé pour extraire un métal alumineux liquide d'un laitier fraîchement séparé par écumage

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CH317958A
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Trimble Stroup Philip
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Aluminum Co Of America
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Description


  Procédé pour     extraire    un métal     alumineux        liquide        d'un        laitier    fraîchement séparé par écumage    La présente invention se rapporte à un  procédé pour extraire un métal alumineux li  quide d'un laitier fraîchement séparé par écu  mage provenant d'une coulée de métal     alumi-          neux,    suivant lequel le laitier est     transféré    de la  chambre de fusion à     un    récipient dans lequel  il est agité tout en maintenant sa température  au-dessus du point de fusion du métal.  



  Le laitier et les crasses provenant des cou  lées de métaux     alumineux    contiennent inévita  blement une proportion élevée de métal libre  par suite de l'agitation habituelle de la coulée.  Lorsqu'on laisse reposer     une    masse de laitier  chaud retiré d'une coulée, une certaine quantité  de métal libre s'accumule au fond de cette  masse, mais la plus grande partie du métal libre  reste     répartie    dans l'ensemble de la masse du  laitier sous forme de globules ou autres petites  particules. De plus, l'exposition à l'atmosphère  provoque la réaction du laitier chaud avec l'air,  si même la réaction n'a pas déjà commencé  dans le four, et si on ne l'arrête pas, une grande  partie du métal disponible est perdue.

   La sépa  ration du métal libre de la partie non métal  lique du laitier constitue un problème ardu ; on  mentionne ci-après un certain nombre de pro  cédés utilisés ou proposés pour effectuer cette  séparation.  



  Dans l'un de ces procédés, on refroidit le  laitier à la     température    ambiante aussi vite que    possible, on le concasse et on le tamise. Les  particules grossières sont retenues sur le tamis  et .séparées de cette manière, mais une grande  partie du métal libre reste dans le laitier tra  versant le tamis. Dans un autre procédé, on  introduit en agitant le laitier chaud dans un  culot d'aluminium ou d'alliage d'aluminium  fondu. Ce procédé n'est pas efficace parce que,  lorsqu'on agite le laitier avec le métal fondu,       il    reste dans le laitier une quantité de métal  presque égale à celle que l'on en retire. Dans  un autre procédé, on a proposé l'utilisation d'un  bain de sel en fusion pour remplacer le culot  de métal en fusion.

   Ce procédé ne se révèle pas  efficace et il est évident qu'il est coûteux, puis  qu'on consomme une     quantité        importante    de  sel et puisque la récupération de celui-ci, si elle  est désirable, entraîne une nouvelle dépense.  Un autre procédé encore consiste à ajouter une  certaine quantité d'un fondant salin au laitier  chaud et à l'incorporer en le brassant dans la  masse. On obtient de cette manière un certain  degré de coalescence des particules métalliques,  mais     l'efficacité    du procédé dépend de l'inten  sité du brassage, qu'il est difficile de réaliser,  en raison du travail très pénible qu'il impose  aux ouvriers.  



  Suivant un autre procédé connu, on place  le laitier chaud ou le laitier froid     réchauffé    dans  un tambour     rotatif        incliné    permettant l'accès      de l'air et on fait     tourner    la masse dans ce  tambour pendant un court laps de temps. Si  le laitier n'est pas déjà brûlé quand on l'intro  duit dans le tambour, on amorce la combustion  par l'addition de sels appropriés. La combus  tion ainsi réglée sert à rompre la pellicule  d'oxyde qui entoure les globules métalliques et  à permettre la coalescence de     cellçs-ci.    Le mé  tal qui s'accumule au fond de la charge est  soutiré de temps en temps.

   Conformément à  ce procédé, une partie du métal libre finement  divisé est     brûlée    au cours de sa réaction avec  l'air, ce qui engendre la chaleur indispensable  pour élever la température de la masse et, de  ce fait, la récupération du métal n'est pas aussi  élevée qu'on le désire. On a réalisé grâce à ce  procédé des récupérations du métal de l'ordre       de        65    à     70        %        de        la        quantité        disponible,        mais     on constate qu'en moyenne la récupération est  inférieure à 60 0/0.  



  Dans le procédé suivant     l'invention,    le lai  tier chaud est agité dans un récipient fermé au  moyen d'un couvercle et contenant une atmo  sphère non     oxydante    comprenant au moins       50        %        de        chlorure        d'aluminium        et        on        soutire     ensuite le métal accumulé.  



  Un mode d'exécution de ce procédé est dé  crit, à titre d'exemple, dans ce qui suit en se  référant au dessin annexé, sur lequel    La     fig.    1 est une vue de face en élévation  et partiellement en coupe de l'appareil utilisé.  



  La     fig.    2 est une vue latérale en élévation  représentant ledit appareil en position de fonc  tionnement.  



  Le traitement par le procédé selon l'inven  tion     n'entraîne    pas la combustion du laitier qui  se produit normalement- lors de son contact  avec l'air, et si une certaine combustion a déjà  pris naissance dans la masse de laitier avant son  traitement, l'exposition à l'atmosphère de chlo  rure d'aluminium provoque l'arrêt rapide de  cette réaction. Du fait que l'on évite la réac  tion avec une atmosphère oxydante, la tempé  rature du laitier n'atteint pas un niveau aussi  élevé que     dans    les procédés où l'on provoque       intentionnellement    une combustion ou une  réaction chimiques.

   Généralement, la tempéra-         ture    du laitier ne varie pas fortement pendant  la période de traitement, en particulier si le  métal libre ne contient pas d'éléments qui for  ment facilement des chlorures. Cependant,  même si le métal contient des éléments tels que  le magnésium, qui réagissent facilement avec  le chlorure d'aluminium, la température de la  masse n'augmente pas beaucoup et ne dépasse  pas habituellement 9270 C. Lorsqu'on traite  des laitiers provenant de coulées     contenant    peu  ou pas de magnésium, la température ne dé  passe habituellement pas 8160 C.

   Le procédé  selon l'invention n'exige aucun apport de cha  leur extérieure pendant le traitement du laitier ;  la température de la masse au moment où l'on  met en     aeuvre    le procédé, ainsi que la chaleur  éventuelle qui peut se développer à la suite  d'une réaction chimique, suffit pour maintenir  le laitier à une température évitant la solidifi  cation du métal et dans un état assez fluide  pour permettre un traitement efficace.  



  Le métal récupéré du laitier est remarqua  blement exempt d'oxydes et d'autres inclusions  non métalliques et on peut par conséquent le  renvoyer immédiatement dans la coulée dont  on a retiré le laitier sans contaminer cette cou  lée. De même, la température du métal retiré  du laitier ainsi traité est     suffisamment    basse  pour réduire très fortement l'oxydation pendant  les traitements ultérieurs. En outre, du fait que  le présent procédé ne demande qu'un temps  relativement court, il est possible d'écumer la  coulée et de renvoyer le métal récupéré dans  le four avant de couler le métal dans des  moules ou dans d'autres récipients.  



  La teneur en métal libre du laitier peut  varier considérablement selon les conditions de  la fusion, selon les fondants utilisés et aussi  selon la composition de     l'alliage.    En outre, le  soin apporté à l'écumage de la coulée exerce  un     effet    important sur la quantité de métal en  traînée avec le laitier lors de l'écumage. Habi  tuellement, il n'est pas avantageux de traiter  du laitier qui ne contient pas au moins 30 0/0  en poids de métal libre. D'un autre côté, il  n'existe pas de limite pour la quantité maximum  de métal libre qui peut être présente, en ce qui  concerne le rendement de la récupération.

        Quant à l'efficacité du procédé, on a constaté  que l'on obtient effectivement un pourcentage  de récupération plus élevé avec des laitiers qui       contiennent        plus        de        80        %        de        métal        libre.        Il     peut être     désirable    de     recueillir    tout le métal  qui se rassemble au fond d'une masse de lai  tier avant d'agiter celui-ci au sein de l'atmo  sphère de chlorure d'aluminium, en vue de       réduire    la masse de la matière à traiter,

   mais  une telle séparation préliminaire de tout métal  liquide n'est pas indispensable.  



  La consistance ou l'état physique du laitier  est déterminé en grande partie par sa teneur  en métal. Un laitier dit   humide   contient  environ 80 0/0 ou plus de métal liquide, tandis  qu'un laitier appelé   sec   contient     habituelle-          ment        50'%        ou        moins        de        métal        libre        et        présente     une consistance plastique mais non     fluide.    Le  traitement du laitier   humide   était parti  culièrement     difficile    dans le passé, non seule  ment en raison de son état physique,

   mais aussi  parce que les oxydes et     autres    particules non  métalliques se trouvent effectivement en sus  pension dans le métal liquide.  



  Dans certains cas, on a constaté qu'il est  désirable, pour améliorer la qualité du métal  en fusion, de fluidifier la masse dans le four  avec le chlore gazeux ou le chlorure d'alumi  nium, juste avant d'enlever le laitier par écu  mage. Une telle pratique permet de   sécher    une masse non métallique     flottant    sur la cou  lée et de réduire sa teneur en métal. Parfois,  en effet, il est plus indiqué de traiter un tel  laitier sec et de renoncer à la     récupération     maximum du métal que l'on pourrait réaliser  autrement. Lorsqu'on procède à une telle     flui-          dification,    on doit avoir soin de réduire ou  d'empêcher toute combustion du laitier.

   Pour  obtenir l'efficacité maximum, on ne doit per  mettre aucune combustion à n'importe quel  moment de l'opération de fusion et de transfert  du laitier dans la     chambre    de traitement.  



  On retire le laitier de la coulée par raclage  par exemple et on le place dans un récipient  intermédiaire, ou bien on peut le placer direc  tement dans le récipient dans lequel on veut  le traiter. Comme on l'a déjà mentionné, la  température du laitier doit être suffisamment    élevée pour     maintenir    le métal à l'état liquide,  mais on opère de préférence à une température       inférieure    à 8160 C.  



  Le récipient dans lequel on traite le laitier  n'est ordinairement rempli qu'aux deux tiers  de sa capacité et, de préférence à moitié, par  la matière écumée. Un tel remplissage partiel  est nécessaire si l'on veut réaliser une agitation  et une exposition à l'atmosphère de chlorure  d'aluminium efficaces.    Le récipient contenant la charge de laitier  n'est pas fermé d'une manière absolument étan  che, ce qui empêcherait tout échappement  d'une faible quantité des vapeurs de chlorure       d'aluminium.        Il    peut être désirable de munir le  couvercle de valves ou d'orifices de dégagement  si le joint entre le récipient et le couvercle est  étanche à l'air. On remplace     immédiatement     l'air du récipient par une atmosphère de chlo  rure d'aluminium.

   Cette atmosphère peut être  engendrée par la vaporisation de chlorures so  lides introduits sous forme de     capsules    dans  le laitier ; -on peut encore vaporiser le chlo  rure à l'extérieur de la chambre et l'introduire  ensuite dans celle-ci à l'aide de tubulures ap  propriées. Lorsqu'on utilise du chlorure d'alu  minium en capsules, il est nécessaire     d'utiliser     des moyens pour ajouter progressivement des  capsules à mesure que le traitement a lieu, en  vue de     maintenir    l'atmosphère recherchée.  



  Un moyen particulièrement     efficace    pour  engendrer l'atmosphère de chlorure d'aluminium  consiste à introduire du chlore gazeux dans le  récipient fermé à une vitesse relativement fai  ble et à le faire     réagir    avec une très faible par  tie du métal alumineux. On doit introduire juste  la quantité de chlore qui suffit à créer     l'atmo-          sphèré    recherchée, sans qu'elle soit suffisante  pour donner lieu à une réaction qui augmente  rait sensiblement la température du laitier et  du métal.

   On peut réaliser de telles conditions  en introduisant le chlore à une cadence ne  dépassant pas environ 5 g par     minute    par     kilo-          gramme    de laitier traité. A cette vitesse, on  constate qu'on ne consomme pas plus de 0,

  5  à 1     %        de        métal        libre        approximativement        et          pas        plus        de    3     %        de        chlore.         Au lieu     d'utiliser    du chlore pur, il est pos  sible de diluer ce gaz avec l'azote ou     l'argon.     Cependant cette dilution ne doit pas être assez       forte    pour que l'atmosphère contienne moins  de 50 % de chlorure d'aluminium au total.  



  La masse du laitier est fortement agitée pen  dant qu'elle se trouve au contact de l'atmo  sphère de chlorure d'aluminium. On réalise  cette agitation ou ce brassage d'une manière  très efficace en     utilisant    un récipient cylindrique  tournant que l'on     incline,    analogue à celui dé  crit dans l'un des brevets précités. Pour obte  nir les meilleurs résultats, l'axe de ce récipient  doit être     incliné    de 30 à 60 degrés par rapport  à     l'horizontale.    On peut     faire    tourner le réci  pient pendant une période ne dépassant pas 15  minutes et, de préférence, ne dépassant pas 10  minutes.

   Au lieu de faire tourner un récipient  incliné, on peut     utiliser    des pales ou des cu  bages     actionnés    mécaniquement pour réaliser  l'agitation nécessaire.  



  A la fin de l'agitation, on diminue ou on  cesse l'introduction de chlorure d'aluminium ou  de chlore et on peut retirer le métal liquide  qui s'est accumulé sous le laitier. Dans la  plupart des cas, il reste suffisamment de métal  libre dans le laitier pour justifier la répétition  de l'opération d'agitation. On peut répéter  celle-ci deux ou trois fois suivant la quantité  de métal présente dans le laitier. Ce traitement  répété permet d'obtenir des récupérations aussi  poussées que 90      /o    de la totalité du métal dis  ponible. Cependant, on a obtenu en moyenne  une récupération d'environ 70<B>%</B> du métal li  bre lors du traitement d'un grand nombre de  charges de laitier provenant d'une grande va  riété d'alliages et d'aluminium de pureté va  riable. .  



  Après avoir retiré ainsi le dernier métal,  on peut décharger le résidu obtenu du récipient  dans une autre cuve pour le mettre au rebut.  



  Le procédé selon     l'invention    s'applique au  traitement de laitiers provenant de l'aluminium  et de tous les alliages à base     d'aluminium.    Lors  qu'il s'agit cependant     d'alliages    contenant des  éléments qui réagissent facilement avec le  chlore, tel que le magnésium, on constate une    perte de ces éléments. Ces pertes sont de faible  importance par rapport à la valeur du métal  récupéré.  



  Sui le dessin, on a représenté un récipient 2  pourvu d'un couvercle 4 garni intérieurement  de matière réfractaire 6, pour contenir une  charge de laitier 50,     ainsi    qu'une masse de  métal fondu située en dessous du laitier. Une  ouverture 14, pratiquée dans le fond du réci  pient, permet d'en soutirer le métal liquide.  Un bouchon 16 en matière plastique appropriée  telle qu'une   boule de pâte   qui durcit à la  chaleur obture ce trou de coulée. Le réci  pient 2 est placé sur un bâti tournant 18 monté  sur un support 20, lui-même monté sur la  base 34 d'un berceau basculant. Deux chemins  de glissement ' 22, fixés à l'extérieur du réci  pient, sont en contact avec trois jeux de galets  24 fixés sur le châssis du berceau. Chaque jeu  de galets est monté sur une tige 26 supportée  par des coussinets 28.

   L'un des jeux de galets  est actionné par un moteur et par un dispositif  réducteur de vitesse 30 et ces galets menés ser  vent à faire     tourner    le récipient quand il se  trouve en position     inclinée.    Les deux jeux de  galets représentés sur la     fig.    1 ne sont pas dis  posés à 1800 l'un de l'autre, mais forment un  angle plus faible, de 160 à 1700, ce qui permet  de placer le récipient sur le berceau et de l'en  retirer. Le troisième jeu de galets est prévu à  l'arrière du berceau, comme représenté sur la       fig.    2 et il sert à supporter le récipient lorsque  celui-ci bascule au cours de l'opération.

   On  diminue le glissement entre les galets et le che  min de glissement si les galets arrière sont en  traînés de préférence à ceux des côtés.  



  Le berceau basculant est composé par les  pièces 32 du châssis vertical     comportant    des  entretoises 33 et la base 34. Les pièces verti  cales présentent des prolongements 66 qui ser  vent de guide pour une traverse supérieure 58.  Le. berceau qui est supporté par des tourillons  36 est basculé au moyen d'une manivelle 42  qui tourne dans le support 48 et fait tourner  le pignon 40 et la roue dentée 38. On peut  évidemment remplacer la manivelle par un mo  teur. L'ensemble du berceau est supporté par  le bâti principal ancré dans le sol qui se com-      pose de supports verticaux 44 et de tra  verses 46.  



  Le couvercle 4 comporte un certain nombre  d'ensembles de roulements à billes, placés à  intervalles, près du bord, et qui s'appliquent  contre la plaque de pression circulaire 56, lors  que le récipient est fermé. La plaque de pres  sion, qui est fixée à la traverse supérieure 58,  comporte quatre pattes 60 à rebord qui vien  nent en contact avec le couvercle lorsqu'on veut  le lever ou l'abaisser. La traverse est reliée à  une tige de piston 64 grâce à un étrier 62 et  cet ensemble est soulevé ou abaissé à l'aide  d'un     cylindre    à air non représenté. Le cou  vercle est scellé sur le récipient à l'aide d'un  produit approprié 8 formant joint, tel qu'un  cordon d'amiante.

   Un tube 12 servant à l'in  troduction du     chlore    pénètre dans le récipient  à travers un trou ménagé dans le centre du cou  vercle. Au moyen du dispositif précité, on peut  presser le couvercle contre le bord supérieur  du récipient et ce couvercle peut encore tour  ner avec celui-ci. Le joint 8 ne doit pas être  trop hermétique, ni trop comprimé, pour ne  pas empêcher les échappements de la valeur  de chlorure d'aluminium.  



  Pour mettre l'appareil en marche, on  chauffe tout d'abord le récipient, à moins qu'il  ne soit déjà chaud par suite du traitement     d'ùne     charge antérieure de laitier, et on le place à  proximité de la porte d'écumage du four de  coulée pour y introduire le laitier écumé à la  surface du métal. On n'introduit dans le réci  pient que la quantité de laitier suffisante pour  le remplir aux deux tiers de sa capacité et, de  préférence, à la moitié seulement, afin d'assu  rer un traitement efficace. A cet     effet,    le réci  pient a 'de préférence des dimensions qui per  mettent le traitement de 135 à 408 kg de  laitier.

   Le récipient chargé de laitier est trans  porté immédiatement au poste de traitement  sur n'importe quel véhicule approprié, tel qu'un  wagonnet à chape, le temps de transfert étant  aussi court que possible pour éviter l'amorce  de toute combustion du laitier ou le refroidis  sement du métal. Au poste de traitement, on  hisse le récipient jusqu'au niveau de la table  tournante du berceau et on -le place dans    celui-ci en position verticale, comme représenté  sur la     fig.    1 et en pointillé sur la     fig.    2.  



  Après avoir placé le récipient dans le ber  ceau, on fixe la bride de serrage 54 pour em  pêcher le déplacement du récipient pendant le  basculement du berceau. On abaisse le cou  vercle 4 qui repose alors sur le joint 8 en  cordon d'amiante et on commence à introduire  le courant de     chlore.    Le courant doit être réglé  de manière qu'un peu de fumée de chlorure  d'aluminium s'échappe, ce qui maintient dans  le récipient une pression positive. Pour éviter  la contamination de l'atmosphère,     il    est dési  rable d'effectuer le traitement du laitier dans  un atelier ventilé ou sous une hotte.

   La venti  lation existant normalement     dans    un atelier de  coulée est généralement suffisante pour per  mettre d'évacuer la faible quantité de fumée  de chlorure d'aluminium.    Après avoir commencé à introduire le cou  rant de     chlore,    on incline le berceau et le réci  pient à un angle d'environ 45 degrés par rap  port à     l'horizontale,    puis on les fait tourner.       La_    vitesse de rotation peut varier d'environ 1  à 20 tours<B>/</B> minute et on ne la prolonge pas  au-delà de 15 minutes. En présence de l'atmo  sphère de chlorure d'aluminium et en l'absence  d'air,     il    ne se produit aucune combustion dans  le laitier et si jamais elle prend naissance elle  est rapidement étouffée.  



  A la fin de la période de rotation, on réduit  ou on fait     cesser    l'entrée des gaz et on soutire  le métal liquide par le trou de coulée 14 pour  l'amener dans un moule ou dans un autre ré  ceptacle placé sous le récipient. Cependant, on  peut habituellement récupérer une nouvelle  quantité de métal à partir du laitier en répé  tant le traitement précité. Dans ce cas, on ob  ture à nouveau le trou de coulée et on fait  tourner le récipient pendant le temps voulu.  



  Après avoir retiré le dernier métal du réci  pient, on soulève le couvercle jusqu'à sa posi  tion la plus élevée et on incline le berceau et  le récipient vers le bas encore davantage de  manière que le résidu de laitier s'écoule en  dehors ou puisse être aisément enlevé du réci  pient par grattage. On doit prévoir une cuve      garnie de matière réfractaire ou .autre réci  pient pour recevoir le résidu de laitier chaud ; le  récipient de traitement est ramené en position  verticale et on peut alors le retirer du berceau  pour un nouvel emploi.  



  Il est bien évident que l'utilisation d'un ré  cipient transportable est facultative pour le trai  tement du laitier.     Il    est parfaitement possible  de transporter le laitier du four jusqu'au poste  de traitement dans un autre récipient et de  transvaser la charge dans le récipient tournant  se     trouvant    à demeure au poste de traitement.

Claims (1)

  1. REVENDICATION Procédé pour extraire un métal alumineux liquide d'un laitier fraîchement séparé par écu mage provenant d'une coulée de métal alumi- neux, suivant lequel le laitier est transféré de la chambre de fusion à un récipient dans lequel il est agité tout en maintenant sa température au-dessus du point de fusion du métal,
    carac térisé en ce que le laitier chaud est agité dans un récipient fermé au moyen d'un couvercle et contenant une atmosphère non oxydante com- prenant au moins 50 % de chlorure d'alumi- nium et en ce qu'on soutire ensuite le métal liquide accumulé. SOUS-REVENDICATIONS 1.
    Procédé suivant la revendication, carac térisé en ce qu'on crée ladite atmosphère en faisant passer du chlore gazeux dans ce réci pient fermé. au moyen d'un couvercle en une quantité juste suffisante pour engendrer, par réaction avec le métal alumineux liquide, le chlorure d'aluminium nécessaire pour former cette -atmosphère. 2. Procédé suivant la revendication et la sous-revendication 1, caractérisé en ce qu'on fait passer ce chlore gazeux dans le récipient fermé au moyen d'un couvercle à un débit ne dépassant pas 5 g par minute et par kg de laitier chaud. 3.
    Procédé suivant la revendication, carac térisé en ce que le chlorure d'aluminium con tenu dans ladite atmosphère est produit par vaporisation de chlorure d'aluminium solide dans le récipient fermé au moyen d'un cou vercle. 4. Procédé suivant la revendication, carac térisé en ce que le chlorure d'aluminium con tenu dans ladite atmosphère est produit par vaporisation de chlorure solide en dehors du récipient fermé au moyen d'un couvercle, les vapeurs résultantes étant introduites dans ce récipient. 5. Procédé suivant la revendication, carac térisé en ce que l'atmosphère non oxydante contient un gaz inerte. 6. Procédé suivant la revendication et la sous-revendication 5, caractérisé en ce que le gaz inerte est de l'argon. 7.
    Procédé suivant la revendication et la sous-revendication 5, caractérisé en ce que le gaz inerte est de l'azote. 8. Procédé suivant la revendication, carac térisé en ce qu'on fait tourner le récipient fermé au moyen d'un couvercle autour d'un axe in cliné de 30 à 60 degrés par rapport à l'hori zontale. 9_. Procédé suivant la revendication, carac térisé en ce que le laitier chaud est agité pen dant un laps de temps ne dépassant pas 15 mi nutes.
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