Installation avec dispositif d'alarme pour prévention des dégâts d'eau dans les immeubles
La plupart des immeubles modernes possèdent des installations sanitaires et de chauffage comportant divers postes d'eau, tels que réservoirs, chaudières, cuves, collecteurs, vases d'expansion, lavabos, baignoires, etc. Chaque poste d'eau offre un risque de débordement, soit par inadvertance des usagers, soit du fait d'une interruption momentanée de la distribution d'eau suivie d'un brusque retour d'eau, soit encore du fait d'un mauvais état de la robinetterie.
L'objet de l'invention est une installation avec dispositif d'alarme destiné à prévenir, en le localisant immédiatement, tout risque de débordement d'un poste d'eau quelconque d'un immeuble, en utilisant à cet effet le principe connu du contrôle des niveaux par électrodes.
L'installation objet de l'invention est caractérisée par un réseau électrique comportant autant de dérivations que l'installation comprend de postes d'eau à contrôler, chacun de ces postes d'eau étant mis électriquement à la terre et muni d'une électrode à laquelle aboutit l'une desdites dérivations, ces dernières étant réunies en parallèle à travers un tableau à voyants, en au moins un groupe relié à un relais comprenant une bobine à grande sensibilité alimentée par une source de courant alternatif à retour par la terre, ledit relais commandant le fonctionnement d'un signal d'alarme, chaque électrode étant disposée sur le poste d'eau correspondant de façon telle qu'un courant s'établisse dans le réseau lorsque l'eau dépasse un niveau limite prédéterminé.
Le dessin annexé représente, schématiquement et à titre d'exemple, une forme d'exécution particulière de l'objet de l'invention et une variante.
La fig. 1 est le schéma de cette forme d'exécution.
La fig. 2 est une vue d'un détail.
L'installation représentée comprend cinq postes d'eau d'un immeuble comportant (fig.
1) : un réservoir supérieur 1, un lavabo 2, deux baignoires 3 et 4, un bac de buanderie 5. Dans ce schéma, 6 représente le tableau à voyants, 7 un relais avec transformateur-abaisseur incorporé réduisant la tension d'alimentation à la valeur de sécurité, 8 une sonnerie d'alarme alimentée par une batterie dont le circuit est contrôlé par le relais. 9 est un enroulement auxiliaire facultatif dont le rôle est défini plus loin.
Tous les postes d'eau sont mis électriquement à la terre par leur tuyauterie de vidange (liaison non représentée au dessin).
Lorsque l'une quelconque des électrodes placées sur les postes 1, 2, 3, 4, 5 entre en contact avec l'eau du poste qu'elle contrôle, un courant s'établit entre phase et terre à travers l'électrode et la bobine du relais, qui s'excite, attire l'armature et provoque le déclenchement de la sonnerie d'alarme 8. En même temps, le volet du tableau à voyants 6 placé sous la dépendance de la dérivation parcourue par le courant découvre le numéro du poste d'eau en danger de débordement. Le personnel, alerté par la sonnerie, est en même temps immédiatement renseigné par le tableau à voyants sur la situation du poste où il y a lieu d'intervenir.
Lorsque les eaux à contrôler sont très pures et présentent, par conséquent, une grande résistivité, on utilise une variante dans laquelle la bobine du relais est munie d'un enroulement auxiliaire 9, indépendant des électrodes et mis en permanence sous tension, mais réglé de telle sorte qu'il ne suffise pas à lui seul à attirer-l'armature du relais. L'enroulement principal, branché sur les électrodes, n'a plus alors qu'à fournir un faible courant d'appoint pour attirer l'armature et provoquer l'alarme dès qu'une des électrodes vient au contact de l'eau.
La tableau à voyants est également agencé de manière à fonctionner avec la meme sensibilité.
Après intervention du personnel, la ma oeuvre d'un bouton-poussoir (non représenté) remet tout en place dans le réseau d'alarme.
L'installation comporte un deuxième relais 10 (fig. 1) destiné à généraliser l'alarme si, pour une raison quelconque (intervention tardive, par exemple), le niveau d'alarme se trouve largement dépassé. A cet effet, le circuit de la bobine du relais 10 comporte une résistance supplémentaire réglée de telle sorte que l'excitation n'atteigne sa valeur efficace que pour une certaine profondeur d'immersion de l'électrode au-dessus du niveau d'alarme. On peut obtenir le même résultat par un réglage convenable de la tension du ressort de rappel de l'armature du relais.
Le relais 10, dont l'intervention ne doit se produire qu'en cas d'extrême urgence, provoque le fonctionnement d'un signal sonore de forte intensité tel que sirène ou klaxon 1 1 dont le circuit de commande s'alimente directement sur la distribution basse-tension de l'immeuble. Un commutateur 12 permet d'arrêter le dispositif sonore et de le remplacer par un signal lumineux 13 qui reste allumé tant que le risque de débordement subsiste. A l'extinction, le commutateur est ramené à la main sur sa position primitive. Dans une variante non représentée, cette opération a lieu automatiquement, par exemple par l'action d'un relais à minimum.
Il va sans dire que l'on pourra, suivant le cas, se contenter d'utiliser une forme d'exécution ne comprenant pas de relais 10.
Les bobines des relais 7 et 10 sont branchées en parallèle sur le circuit des électrodes.
Selon les conditions locales, ils peuvent se trouver plus ou moins éloignés l'un de l'autre.
Une autre forme d'exécution, non représentée, comprend, branchés en parallèle, plusieurs relais d'alarme normale (type 7) contrôlant chacun un groupe d'électrodes, avec un relais d'alarme générale (type 10). Des résistances sont intercalées sur les dérivations reliant en parallèle les relais d'alarme normale au relais d'alarme générale, de façon qu'un cas d'alarme dans un groupe d'électrodes ne provoque pas le fonctionnement de tous les relais, mais seulement de celui qui leur est affecté.
Dans un hôtel ou un grand immeuble locatif, par exemple, on peut installer des relais à sonnerie (type 7) à chaque étage, respectivement dans chaque appartement, et un relais d'alarme générale à dispositif sonore de grande intensité (type 10) dans la loge du concierge.
En variante, un tableau à voyants pourrait être disposé sur le passage des dérivations reliant les relais d'alarme normale au relais d'alarme générale, de manière à désigner le groupe d'électrodes qui provoque une alarme générale.
Pour éviter un trop grand nombre de cases dans les tableaux à voyants, on pourrait aussi grouper sur un seul volet les dérivations des électrodes d'un même local, comme, par exemple, les circuits d'électrodes d'une baignoire, d'un bidet et d'un lavabo dans une salle de bains.
Les électrodes utilisées pour l'installation d'alarme peuvent être d'un type quelconque généralement employé dans le contrôle des niveaux par électrodes. Des dispositions spécia les sont prévues, toutefois, pour le contrôle des réservoirs à usage domestique et des appareils sanitaires, de manière que la présence des électrodes ne constitue aucune gêne pour les usagers et que ces derniers, d'autre part, ne puissent manipuler et déplacer les électrodes, ce qui risquerait de provoquer des alarmes intempestives, ou au contraire d'empêcher l'alarme de se produire au moment opportun.
Pour répondre à ces exigences, l'électrode est logée à l'intérieur d'un étui protecteur se vissant à l'extrémité d'une patère fixée audessus de l'appareil à contrôler. Cette patère sert en même temps de tube d'amenée de courant à l'électrode, comme dans une applique d'éclairage. Le socle de la patère est fixé à la paroi ou, en variante, sur un montant spécial faisant corps avec l'appareil à contrôler.
L'étui protecteur comporte à sa base une ouverture de faible diamètre permettant l'admission de l'eau mais empêchant tout contact manuel avec l'électrode. Un trou d'aération est prévu à la partie supérieure. L'étui protecteur est métallique et mis à la terre.
L'électrode placée à l'intérieur de l'étui protecteur est munie d'un manchon isolant évitant le contact avec la paroi interne de l'étui.
La fig. 2 du dessin annexé montre, à titre d'exemple, I'installation d'une électrode d'alarme sur un lavabo. L'étui 14 à l'intérieur duquel est logée l'électrode se visse dans un capuchon 15 fixé à l'extrémité de la patère tubulaire 16. Cette disposition permet un réglage précis de la hauteur de l'étui, et par conséquent de l'électrode qu'il contient. La liaison de l'électrode avec le tableau 6 et le relais 7 se fait par un fil isolé 17 du type sonnerie. Dans les locaux exposés à des buées, le fil isolé sera protégé par une gaine métallique.