Lampe portative à acétylène La présente invention a pour objet une lampe portative à acétylène, destinée aux mi neurs, spéléologues, habitants de chalets de montagne et toutes autres personnes obligées à séjourner ou travailler dans l'obscurité à des endroits où l'électricité fait défaut.
Les lampes du genre précité se trouvant ac tuellement sur le marché présentent encore plu sieurs désavantages dus à leur conception trop élémentaire. Tout d'abord elles brûlent souvent de façon irrégulière et s'éteignent même parfois entièrement. D'autre part, leur fermeture après chargement est difficile et, de ce fait, cause des pertes de gaz par manque d'étanchéité pendant leur fonctionnement. Ensuite, le déchargement desdites lampes est encore plus pénible puisque le carbure décomposé, ayant considérablement augmenté de volume par rapport à celui du carbure sec, exerce de fortes pressions sur le filetage de fermeture et salit ce dernier lors de la vidange. Et, enfin, le réglage du débit d'eau exige trop souvent des soins particuliers.
L'irrégularité de la flamme provient de ce que le gaz se produit irrégulièrement, puisqu'en principe l'eau entre en contact avec le carbure sous forme de gouttes tombant de dessus sur celui-ci, en le décomposant de haùt en bas. La fermeture est difficile parce qu'il faut serrer un filetage comparativement grand par rapport au diamètre du récipient qui, au surplus, n'offre aucune aspérité d'attaque. Par conséquent, il est encore plus malaisé de dévisser le récipient, le temps d'éclairage terminé.
Enfin, le réglage du débit d'eau échappe facilement à un con trôle exact, puisque la vis respective doit faire plusieurs tours entre le minimum et le maxi mum du débit d'eau et peut se déplacer d'elle- même au moindre mouvement de la lampe.
Tous les défauts susmentionnés se trouvent éliminés dans la présente invention dont une forme d'exécution particulière est représentée, à titre d'exemple, au dessin annexé. La fig. 1 en est une coupe axiale verticale. La fig. 2 en est une vue partielle en plan. Le corps de la lampe représentée est cons titué par un récipient à double paroi a, qui porte tous les autres organes. La paroi inté rieure a la forme d'un cylindre creux, servant de chambre à gaz et destiné à recevoir une cartouche amovible b, partiellement perforée, elle-même entourée d'une cloche c, pouvant glisser de bas en haut sur la cartouche b.
L'es pace compris entre les deux parois du récipient a constitue un réservoir d'eau. Ce réservoir est traversé verticalement par une vis de réglage d. Le remplissage de ce réservoir avec de l'eau a lieu à travers une ouverture refermée à l'aide d'un couvercle à charnières e. Un capuchon f ferme l'extrémité supérieure de la chambre à gaz.
Ledit capuchon f porte une tubulure g, qui reçoit un bec h, donnant la flamme. Un étrier i, pouvant basculer, tournant sur deux pivots k, dont l'un seul est visible sur le dessin, surmonte le capuchon f et permet de serrer ce dernier hermétiquement contre le récipient a à l'aide d'une vis à ailettes centrale, constituée par un papillon 1, solidaire d'une tige filetée m. Le papillon 1 est porteur d'un crochet non vi sible sur le dessin et exécuté orientable en tous sens et utilisé soit pour accrocher, soit pour porter la lampe. La vis de réglage d comporte une manette se terminant à son extrémité in férieure en une pointe indicatrice n, susceptible de se déplacer devant une échelle o gravée sur le récipient a.
Cette échelle facilite le réglage de la lampe en servant de repère pour la posi tion de la vis d. Au surplus, la manette est pourvue d'un ressort de pression p, exerçant une certaine poussée sur ladite manette, empê chant ainsi la vis de réglage d_ de se déplacer d'elle-même. L'eau contenue dans le comparti ment extérieur du récipient a pénètre dans la chambre à gaz à travers une valve q et un ori fice r, en passant autour d'un pointeau que pré sente la vis de réglage d à sa partie inférieure, pointeau dont la position axiale règle le débit d'eau au moyen de la manette précitée. Après avoir traversé l'orifice r, l'eau établit immédia tement le contact avec le carbure à la base de la cartouche b, c'est-à-dire au point le plus bas possible.
Dans l'exemple dessiné, la lampe est re présentée peu avant la fin d'une période d'éclairage. On conçoit aisément que le carbure se décompose de bas en haut, ce qui signifie l'inversion du système des lampes à acétylène portatives connues jusqu'à présent ; c'est la ca ractéristique la plus importante de la lampe ici décrite. L'avantage de ladite inversion consiste en ceci : dans la chambre à gaz, il faut toujours un minimum de pression si la flamme doit brû ler régulièrement et cette pression ne manque pas d'agir sur l'entrée de l'eau de l'orifice res pectif. La lampe brûlera régulièrement, à con dition que la pression d'eau soit au moins égale à celle exigée par le brûleur h.
En effet, une colonne d'eau, dont le niveau supérieur se trouve en dessous du niveau s sur le dessin n'équilibre plus la susdite pression des gaz, qui s'échappent partiellement par l'orifice r et la valve q, pour quitter la lampe par un petit trou d'air pratiqué dans le couvercle e. C'est ce qui arrive aux lampes connues actuellement, où peu de temps après la mise en marche il se produit souvent ce phénomène indésirable.
Lorsque le niveau d'eau dans le réservoir baisse, alors que celui du carbure défait monte, les deux niveaux, à un moment donné, attei gnent la même hauteur ; depuis lors l'eau monte dans le carbure intact par capillarité et achève sa décomposition. Pendant ce temps, le vo lume du carbure décomposé augmente sensi blement et la cloche c, glissant sur la cartouche amovible b, monte de son côté pour buter fi nalement contre la face inférieure du capuchon f. Grâce à des dimensions suffisantes des or ganes respectifs, la pression du carbure défait reste dans des limites acceptables ; la vidange en est aisée, on y procède en basculant toute la lampe ouverte et les organes b et c sortent ensemble, ne laissant qu'une minime trace de tuf au bas du cylindre inférieur du récipient a.
Un autre avantage de la cartouche amovible b est assuré par le fait de sa hauteur limitée, qui empêche l'opérateur de surcharger la lampe de carbure frais ; cette particularité contribue à la régularité de la production des gaz et à limi ter la pression du carbure décomposé. Le ca puchon f referme la chambre à gaz herméti quement, de la manière connue, par un joint, qui est serré sur place par un effort minime - deux doigts peuvent suffire - au moyen de la tige filetée m, sans que le filetage de ladite vis puisse se salir lors de la vidange. Tant le chargement que le déchargement de la lampe exigent que l'étrier i puisse basculer. La vis à ailettes précitée tourne au centre de l'étrier.