CH320809A - Machine comptable - Google Patents

Machine comptable

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CH320809A
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Description


      Machine        comptable       La présente invention concerne une ma  chine comptable du type     additionneuse,    suscep  tible d'effectuer des multiplications par addi  tions répétées, ou inversement des divisions  par soustractions répétées.  



  De telles machines comportent un totali  sateur et un enregistreur mobiles l'un par rap  port à l'autre, l'enregistreur étant pourvu d'or  ganes d'enregistrement alignés et régulièrement  espacés, pour représenter les chiffres intro  duits dans la machine et pour transférer ces  chiffres dans le totalisateur.  



  Dans une telle machine, le nombre intro  duit dans l'enregistreur est transféré, dans le  totalisateur, par un   tour   de la machine, soit  une seule fois dans le cas d'une addition, soit  un nombre de fois égal au multiplicateur pour  une multiplication.  



  Lorsqu'on effectue une multiplication avec  une simple machine comptable     additionneuse,     le nombre de   tours   successifs qui corres  pond à la valeur du multiplicateur doit être  compté par l'opérateur et ce nombre, non enre  gistré par la machine, est difficile à vérifier.  



  Les machines comptables     additionneuses     agencées en multiplicatrices, au contraire, com  portent un compte-tours annexe qui fait appa  raître le nombre des tours effectués, ou bien,  le multiplicateur étant enregistré à l'avance  dans ce compte-tours, la machine effectue au-         tomatiquement    le nombre de tours     nécessaires     ce qui se traduit par le retour à zéro de ce  compte-tours.  



  Cette commodité     entraine    une complication  de la machine, d'autant plus importante que  les multiplicateurs peuvent être d'ordre déci  mal plus élevé, car les totalisateurs de     compte-          tours    doivent comporter un nombre correspon  dant de roues.  



  Dans le cas de la division, si on opère sur  une simple machine comptable     additionneuse,     le quotient n'est pas matérialisé et doit être  évalué par l'opérateur. Dans une machine  comptable     additionneuse    agencée pour multi  plier et diviser, le quotient apparaît dans le  compte-tours. Mais, dans les deux cas, il se  présente une difficulté complémentaire princi  palement dans les machines automatiques.  



  On sait, en     effet,    que, dans les machines  comptables     additionneuses    agencées pour mul  tiplier et diviser, la division s'effectue de la  manière suivante : à chacun des ordres déci  maux, en commençant par le plus élevé, le di  viseur est retranché du dividende jusqu'à ce que  la machine se heurte à une soustraction     impos-          siblde,    ce qui se traduit par l'apparition d'une  série de 9 à la gauche du     chiffre    inscrit dans le       totalisateur.    Dans les machines mues à la  main, l'opérateur peut revenir immédiatement  en arrière dès l'apparition des premiers chif-           fres    9 à la gauche du nombre apparent dans le  totalisateur,

   tandis que, dans les machines au  tomatiques, celles-ci ne sont embrayées en sens  inverse, pour     annuler    l'opération erronée qu'el  les ont entreprise, que lorsque la dernière roue  de gauche du totalisateur a atteint le chiffre 9  par le jeu des reports soustractifs successifs. Il  en résulte une appréciable perte de temps et  l'usure de la machine.  



  La machine comptable selon     l'invention    est  caractérisée en ce que l'enregistreur est agencé  immédiatement à la gauche de l'organe d'enre  gistrement normal situé le plus à gauche, de  façon à ne pas transmettre de chiffre au totali  sateur, mais comporte, à deux rangs à gauche  de l'organe d'enregistrement normal situé le  plus à gauche de cet enregistreur, un organe  d'enregistrement supplémentaire agencé pour  transférer, dans la roue correspondante du tota  lisateur, au moins le     chiffre    neuf, de façon ana  logue à celle suivant laquelle les organes d'en  registrement normaux transfèrent le nombre  qu'ils contiennent aux autres roues du totalisa  teur, et en ce que la machine est, en outre,  agencée pour empêcher le transfert des retenues  dans le totalisateur,

   au moins au niveau de cet  organe d'enregistrement supplémentaire, et  qu'elle est pourvue d'un indicateur identifiant  la roue de totalisateur qui correspond à l'em  placement situé entre l'organe     d'enregistrement     normal situé le plus à gauche et l'organe d'en  registrement supplémentaire.  



  Ainsi, toutes les fois que l'enregistreur  transfère son contenu dans la partie droite du  totalisateur, la roue de totalisateur en prise avec  l'organe d'enregistrement supplémentaire se dé  place de neuf dents (soit dans le sens additif,  soit dans le sens     soustractif)    et, comme cette  roue ne peut assurer un transfert de retenue,  ladite roue accomplit seulement, chaque fois  dans un de ses sens de rotation, neuf dixièmes  de tour, ce qui est équivalent à une rotation de  un dixième de tour dans l'autre sens.  



  En conséquence, dans le cas d'un   tour    dans le sens additif, le chiffre que portait cette  roue se trouve diminué d'une unité, tandis que,  dans le cas d'un   tour   dans le sens sous  tractif, ce     chiffre    se trouve majoré d'une unité.    Autrement dit, cette roue du totalisateur fonc  tionne en compte-tours dégressif dans le cas  d'une multiplication, et en compte-tours pro  gressif dans le cas d'une division.  



  Ainsi, par la seule coopération de l'enre  gistreur et du totalisateur, dans leur mouve  ment relatif, à chaque   tour   de la machine,  on obtient directement, dans la partie gauche  du totalisateur, l'enregistrement des tours ef  fectués par la machine, c'est-à-dire le contrôle  du multiplicateur par effacement progressif de  ce multiplicateur s'il est     porté    à gauche du mul  tiplicande dans le totalisateur, ou l'apparition  progressive du quotient à gauche du dividende  si celui-ci est porté dans le totalisateur.  



  En outre, les formes de réalisation de l'in  vention sont plus simples lorsque le totalisateur  ne comporte pas son mécanisme propre de  report des retenues et que ces     reports    sont ef  fectués par l'enregistreur lui-même. En effet,  dans le cas contraire, il est     nécessaire    de pré  voir un dispositif auxiliaire qui immobilise le  dispositif de report des retenues du totalisateur,  au moins en face de l'enregistreur supplémen  taire.  



  Les formes d'exécution comportant un to  talisateur     décalable    par     rapport    à l'enregistreur  permettent d'utiliser la pleine capacité de ce  totalisateur.  



  En     effet,    pendant la multiplication, dans la       partie    droite de ce totalisateur, le nombre ins  crit peut grandir en ordre décimal, tandis que  l'effacement des chiffres successifs du multi  plicateur, en progressant de la droite vers la  gauche, libère les roues du totalisateur sus  ceptibles de recevoir les chiffres du produit.  



  Inversement, dans la division, le nombre  des     chiffres    significatifs du quotient peut croî  tre dans la partie gauche du totalisateur, du  fait que s'amenuisent les restes successifs du  dividende.  



  L'indicateur est, de préférence, constitué  par une fenêtre qui encadre le chiffre visible  de la roue correspondante de totalisateur. Dans  les formes d'exécution à enregistreur fixe et to  talisateur mobile, cet indicateur est également  fixe, tandis que, dans les formes d'exécution  à enregistreur mobile par rapport au totalisa-           teur,    lui-même fixe dans la machine, cet indi  cateur solidaire de l'enregistreur se déplace  le long du totalisateur.  



  Dans une forme d'exécution avantageuse, il  est possible d'annuler l'action de l'organe enre  gistreur supplémentaire. Cette annulation peut  s'obtenir en faisant transférer, par l'organe en  registreur supplémentaire, le nombre 10 au lieu  du chiffre 9, de sorte que la roue de totalisateur  accomplit un tour complet et indique le même  chiffre après chaque tour.  



  Ce fonctionnement est utilisé pour les sim  ples additions ou soustractions, ou avant d'uti  liser la machine en multiplication pour l'intro  duction du multiplicateur dans la partie gau  che du totalisateur.  



  Dans une autre forme d'exécution, il est  possible de faire transférer, par l'organe enre  gistreur supplémentaire, soit le chiffre 1, soit  le chiffre 11.  



  Dans ce cas, la roue de totalisateur corres  pondante progresse d'une unité dans le sens ad  ditif pendant la multiplication, et en sens sous  tractif pendant la division. La partie gauche du  totalisateur fonctionne alors en compte-tours  direct et permet de faire apparaître, à titre de  contrôle, le multiplicateur dans la partie gau  che du totalisateur ou de faire disparaître le  quotient en cas de division pour la vérification  de celle-ci.  



  On remarquera cependant  1.) que, dans ce cas, il n'est pas possible de  faire apparaître directement le quotient de la  division,    2.) que, dans la multiplication, le totalisa  teur ne peut être utilisé avec sa pleine capacité,  car le multiplicateur et les sommes successives  des produits partiels jusqu'au produit final  s'inscrivent, à la fois, en ordres décimaux crois  sants dans le totalisateur.  



  Certaines formes d'exécution peuvent être  des machines comptables du type     additionneuse,     susceptibles d'effectuer     automatiquement    les  multiplications et les divisions.  



  En effet, dans la multiplication par effa  cement des chiffres successifs du multiplicateur,  le décalage de l'enregistreur doit être effectué    lorsque la roue du totalisateur, située en face  de l'organe enregistreur supplémentaire, est  revenue à zéro ; le décalage de l'enregistreur  et la suite des tours de celui-ci peuvent donc  être commandés par un organe d'enclenche  ment ou de déclenchement réagissant pendant  le passage à zéro de la roue de totalisateur en  question.  



  Dans la division, l'inversion du mouvement  de la machine destinée à     effacer    la dernière  opération de soustraction erronée peut être dé  clenchée par le passage à neuf de la roue si  tuée en face de l'indicateur. Le nombre des  roues du totalisateur sur lesquelles apparaît,  dans le totalisateur, le chiffre neuf, est donc  beaucoup plus réduit que dans les machines  usuelles et comme, au fur et à mesure de la  progression de l'inscription du quotient, l'enre  gistreur progresse vers la droite du totalisateur,  le nombre des roues sur lesquelles est suscep  tible d'apparaître le     chiffre    9 est de plus en  plus réduit. Il en résulte un gain appréciable  dans la durée des opérations de division.

      Le dessin annexé montre, à titre d'exem  ples, trois formes d'exécution de la machine  faisant l'objet de l'invention.  



  La     fig.    1 représente une première forme  d'exécution constituée par une machine comp  table du type à roues     d'Odhner.     



  La     fig.    2 représente une seconde forme  d'exécution constituée par une machine comp  table du type à entraîneurs Thomas.  



  La     fig.    3 représente une troisième forme  d'exécution constituée par une machine comp  table du type dit 'à crémaillères arrêtées.  



  La     fig    4 est une vue de côté de la ma  chine montrée par la     fig    3.  



  La     fig.    5 illustre l'exécution d'une multipli  cation au moyen de machines telles que celles  des     fig.    1 et 2.  



  La     fig.    6 illustre l'exécution d'une divi  sion sur ces mêmes machines.    Enfin, la     fig.    7 illustre l'exécution de la  même multiplication sur la machine montrée  par les     fig.    3 et 4.      Les     fig.    1 à 4 ne représentent-que les orga  nes nécessaires à la compréhension de l'inven  tion. Les autres organes, non représentés, sont  identiques à ceux des machines usuelles.  



  La     machine        montrée    sur la     fig.    1 comprend  un bâti 1 supportant un certain nombre de  roues     d'Odhner    coaxiales du type usuel, dont  la     dernière    2, située le plus à gauche dans le  cas d'un     enregistreur    normal, est seule repré  sentée. En outre, sur cette figure, les différents  organes ont, pour la clarté, été représentés écar  tés les uns des autres.

      On rappellera qu'une roue     d'Odhner    est es  sentiellement constituée par un disque muni,  à sa périphérie, de dents rétractiles 3 et, à l'in  térieur, d'une rampe destinée à faire saillir     ces     dents, que l'on peut     manoeuvrer    au moyen d'un  second disque 4 accolé au disque 2. Ce- disque  4 comporte un curseur 4a dont la position dé  termine ainsi le nombre de dents 3 en saillie sur  le disque, autrement dit le chiffre enregistré  dans la roue. Chaque disque comporte, en     ou-          tre,-deux    ergots 5a et 5b destinés à assurer les  reports, le premier dans le cas de l'addition, le  second dans le cas de la soustraction.

      On sait, en effet, que ces ergots sont     dépla-          çables    dans le sens de l'axe des roues à l'encon  tre de ressorts et que leur translation peut être  assurée au moyen d'une pièce 6 appelée   tête  de cheval  , munie de deux rampes, l'une sur  sa face supérieure et l'autre sur sa face infé  rieure, pour 'assurer le déplacement axial, vers  la gauche, de ces ergots lorsque la roue de to  talisateur correspondante passe de zéro à neuf,  ou inversement, de façon que ces ergots puis  sent faire     avancer    ou reculer d'une dent la roue  de totalisateur d'ordre décimal supérieur.  



  Dans une telle machine, le totalisateur 7  peut coulisser parallèlement à l'axe des roues       d'Odhner.    Ce totalisateur comprend des pi  gnons intermédiaires 8 tournant sur un axe 9  et venant en prise avec les dents et les ergots  des roues     d'Odhner    et engrenant avec des pi  gnons 10 des roues 11 du totalisateur propre  ment dit, dont un     chiffre    est lisible à travers  une fenêtre 7a du châssis. Le totalisateur com  prend un     certain    nombre d'ensembles analo-         gues    à celui qui vient d'être décrit dont chacun  comporte un pignon 8', 8", etc., et une roue       Il'        11",    etc<B>...</B>  



  Lorsque l'on fait accomplir un tour à la  machine, les dents 3 des roues     d'Odhner,    ren  dues actives par l'enregistrement d'un chiffre,  viennent agir sur l'un des pignons 8, 8', etc.,  et, par conséquent, sur les roues 11, 11', etc.,  du totalisateur, de manière à transporter, dans  ce totalisateur, le nombre que contient l'enre  gistreur.  



  Si les roues 2 tournent dans le sens de la  flèche F, le nombre porté dans l'enregistreur  est ajouté à celui qui existait déjà dans le to  talisateur, tandis que, si les roues 2 tournent  dans le sens de la flèche F', ce nombre est  retranché.  



  Lorsqu'une roue 11,<B>Il'.</B> etc. de totalisa  teur passe de 9 à 0, dans le sens de l'addition,  ou de 0 à 9, dans le sens de la soustraction,  par le jeu d'organes non représentés la tête  de cheval 6 correspondante se trouve introduite  sur le trajet de la roue 2 qui est alors en prise  avec le pignon 8 correspondant, ce qui provo  que un déplacement, vers la gauche, de l'un des  ergots 5a ou 5b suivant le sens de rotation et,  par conséquent, l'action de cet ergot sur le pi  gnon situé immédiatement à gauche, par exem  ple le pignon 8' dans le cas de la figure, ce qui  provoque l'avance ou le recul d'une unité de  la roue de totalisateur située immédiatement à  gauche, autrement dit le report de la retenue  d'addition ou de soustraction suivant le sens  de rotation de la machine.  



  La machine dont la description vient d'être  rappelée comporte donc  1.) Un enregistreur fixe muni d'un cer  tain nombre d'organes d'enregistrement dont  chacun présente un nombre de dents actives  égal à celui du chiffre qui y est introduit.  



  2.) Un totalisateur     déplaçable    en transla  tion par rapport à l'enregistreur, ce totalisateur  ne comportant pas de dispositif propre de re  port des retenues, celui-ci étant porté par les  organes d'enregistrement (ergots<I>5a, 5b).</I>  



  La machine qui vient d'être décrite est  complétée, à gauche du dernier organe d'enre-           gistrement    2, par un disque 12 dépourvu de  dents qui constitue une entretoise de l'épais  seur d'un desdits organes d'enregistrement, et  par un organe d'enregistrement supplémentaire  constitué par un second disque 13, analogue à  une roue     d'Odhner,    mais qui est muni, à sa  périphérie, de neuf dents fixes 14. Deux dents  complémentaires 15 et 16, du type rétractile,  peuvent éventuellement être ajoutées sur ce  disque, à la manière des dents des roues       d'Odhner,    par la     manoeuvre    du curseur 17a  d'un disque 17.

   De plus, le bâti 1 de la ma  chine comporte une languette fixe 18, munie  d'une fenêtre 19 qui se trouve au droit du dis  que 12, c'est-à-dire de l'espace libre dont la  largeur est égale à l'épaisseur d'un organe d'en  registrement qui est compris entre le dernier  organe de gauche 2 et l'organe enregistreur sup  plémentaire.  



  La réalisation d'une multiplication, illus  trée par la     fig.    5, avec la machine qui vient  d'être décrite, fera bien comprendre son  fonctionnement.  



  II s'agit du produit de 16 (multiplicande)  par 12 (multiplicateur).  



  La première opération consiste à inscrire  le multiplicateur 12 vers l'extrémité de gauche  du totalisateur. A cette fin, le totalisateur est  amené, par rapport aux roues normales 2 de  l'enregistreur, de telle sorte que la dernière  roue de ce totalisateur soit en face de la der  nière roue de gauche 2 de l'enregistreur. Le  multiplicateur, 12 en l'espèce, est porté dans  l'enregistreur avec son dernier. chiffre de gau  che dans la dernière roue     d'Odhner    de gauche,  de telle sorte qu'on obtient la disposition mon  trée schématiquement par la     fig.    5a. Les deux  dernières roues de gauche de l'enregistreur con  tiennent respectivement les chiffres 1 et 2, les  suivantes sont à 0 et le disque 13 (organe d'en  registrement supplémentaire) n'est en prise avec  aucune roue de totalisateur.  



  Par un tour de la machine dans le sens ad  ditif, le chiffre 12 apparaît à la gauche du to  talisateur. Le chiffre 12 est alors effacé de l'en  registreur et on y porte le multiplicande, 16 en  l'espèce, de la même manière que pour le mul  tiplicateur     (fig.    5b). Le totalisateur est alors dé-    calé vers la gauche     (fig.    5c), de telle     sorte    que  la fenêtre 19 soit en face du premier zéro si  tué à droite du multiplicateur enregistré.

   Dans  cette position, les deux dernières roues de gau  che 2 qui contiennent le nombre 16 sont en  prise avec les deux roues de totalisateur situées  à droite de la fenêtre, le disque 12 est en face  de cette fenêtre 19 et le disque 13 est en prise  avec la roue de totalisateur portant le     chiffre     des unités (2) du multiplicateur.  



  Si     l;on    fait effectuer alors à la machine un  tour dans le sens additif     (fig.        5d),    le multipli  cande 16 entre dans le totalisateur à droite de  la fenêtre 19, tandis que le chiffre 9 est ajouté  au chiffre des unités du multiplicateur mais,  comme cette addition     s'effectue    sans report  puisque le disque 13 est dépourvu d'organes de  report (ergots 5a et 5b), c'est le     chiffre    11 qui  apparaît au lieu du     chiffre    21 dans la partie  gauche du totalisateur ; autrement dit tout se  passe comme si la roue du totalisateur,     située     en face de la roue 13, avait tourné dans le  sens soustractif d'une unité.  



  Par une deuxième rotation dans le sens  additif, le     chiffre    des unités du multiplicateur  se trouve annulé et, à la droite de la fenêtre 19,  apparaît le produit partiel du multiplicande  par le chiffre des unités du multiplicateur     (fig.     5e).  



  On a ainsi un contrôle de l'exactitude du  nombre de tours effectués par la machine par  l'annulation de ce     chiffre    du multiplicateur.  



  Pour poursuivre la multiplication, on décale  alors le totalisateur d'une unité vers la droite       (fig.    5f), ce qui introduit le multiplicande dans  ce totalisateur avec l'ordre décimal immédiate  ment supérieur. Dans l'exemple choisi, un seul  tour de la machine annule alors le dernier  chiffre (1) apparent à la gauche du totalisateur,  et le produit apparaît à la droite de la fenêtre  19.  



  Dans l'exemple illustré, aucun     report    n'a  été transmis jusqu'au disque 12. Il est facile  de se rendre compte que ce report, dans une  multiplication, aurait été au maximum de 9  et qu'il     suffit,    en conséquence, de prévoir un  seul intervalle de séparation dans le totalisa  teur entre le multiplicateur et les produits par-           tiels    du multiplicande à chacun des ordres dé  cimaux. La roue de totalisateur correspondante  est indiquée par la fenêtre 19.  



  Le même agencement permet, comme le  montre la     fig.    6,     d'effectuer    les divisions.  Soit, dans ce cas, à diviser 192 (dividende)  par 16 (diviseur).  



  Cette fois, comme le montre la     fig.    6a, le  dividende 192 est inscrit dans le totalisateur,  à la droite de la fenêtre 19, cette fenêtre étant  disposée de telle sorte qu'il reste au moins une  roue disponible à gauche de cette fenêtre dans  le totalisateur. Sans précautions     spéciales,    le  disque 13, comportant neuf dents, transporte  rait, dans le totalisateur, dans la roue située  à gauche de la fenêtre 19, le     chiffre    9, ce qui  fausserait le résultat ultérieur. Il convient donc,  au moment de l'inscription du dividende (192)  d'agir sur le curseur 17a du disque 13, de ma  nière 'a faire saillir, sur ce disque, la dent 15.

    A ce moment, l'entrée de 192 dans le totalisa  teur, dans le sens additif, fait entrer le chiffre  10 à gauche de la fenêtre 19, si bien que cette  roue     effectue    un tour complet et revient à 0.  Le dividende étant ainsi inscrit dans le totalisa  teur, on introduit le diviseur (16) dans l'enre  gistreur, en regard de l'ordre décimal le plus  élevé correspondant à la soustraction possible  en prenant la précaution d'effacer la dent 15,  pour que le disque 13 ne comporte plus que  neuf dents. La situation initiale est schéma  tisée par la     fig.    6b.  



  On fait alors accomplir un tour à la ma  chine dans le sens soustractif     (fig.    6c). Dans la  partie droite du totalisateur, 160 est retranché  de 192, tandis que, dans la partie gauche, 9 est  retranché de 10, si bien que le     chiffre    1 appa  raît, enregistrant ainsi le premier tour de la ma  chine.  



  On fait alors     effectuer    à la machine un se  cond tour dans le sens soustractif, autrement  dit on tente de retrancher 160 du reste 32 ob  tenu après la première soustraction. Comme  cette opération est impossible par le jeu des  reports, le chiffre 9 apparaît dans la fenêtre  19, ce qui informe l'opérateur de cette impos  sibilité. Il ne reste plus à celui-ci qu'à revenir  en arrière pour annuler cette opération erronée         (fig    6e), ce qui rétablit la situation de la     fig.    6c.

    Le totalisateur est alors décalé d'un ordre dé  cimal par un mouvement vers la gauche de ce  lui-ci et deux soustractions successives     (fig.    6g  et 6h) annulent le reste partiel 32 et, en même  temps, font apparaître le second chiffre signi  ficatif du quotient, à savoir le chiffre 2, à  gauche de la fenêtre 19.  



  On se rend compte ainsi que les chiffres si  gnificatifs du quotient apparaissent l'un après  l'autre dans la partie gauche du totalisateur, au  fur et à mesure que l'on décale celui-ci, tandis  que les restes     partiels,    au fur et à mesure qu'ils  diminuent, se déplacent vers la droite de ce  totalisateur. On peut ainsi obtenir, dans le cas  d'un quotient irrationnel, un nombre de chif  fres significatifs égal à celui des roues du tota  lisateur moins une, à savoir celle qui est occu  pée par la fenêtre 19.  



  La     fig.    2 représente une forme d'exécution  dans laquelle l'enregistreur est du type à entraî  neurs Thomas.  



  On sait qu'un entraîneur Thomas, dont l'un  est indiqué par le chiffre 20, comporte, sur un  tambour cylindrique, une série de neuf dents  20a s'étendant toutes sur une longueur diffé  rente du tambour. Tous les entraîneurs effec  tuent simultanément un tour complet à chaque    tour   de la machine grâce à un arbre 21  et à des pignons d'angles 22. En face de cha  cun des entraîneurs Thomas est disposé un pi  gnon 23 susceptible de coulisser le long d'un  arbre carré 24. La position du pignon 23 le  long du cylindre 20, qui détermine le nombre  de dents actives de l'entraîneur, peut être choi  sie au moyen d'une came 25 munie d'encoches  25a et de rampes     25b    de longueur progressive  ment croissante.

   En face de chacune des ram  pes sont disposées des touches de     l'inscripteur     dont une est représentée en 26. En raison de la  longueur progressivement croissante des rampes  25b, l'enfoncement d'une touche 26 jusqu'au  fond de l'encoche correspondante provoque  une translation de la came 25 proportionnelle  au chiffre enregistré. Cette translation de la  came 25 assure le déplacement du pignon 23  le long de l'entraîneur, de telle sorte que ce dé  placement soit tel que le nombre de dents 20a      de cet entraîneur, en prise avec le pignon 23,  corresponde au chiffre enregistré. Un disposi  tif de retour à zéro 27 permet de ramener  tous les pignons 23 à leur position d'origine  sur les entraîneurs pour annuler les inscriptions.  



  Les tours de la machine sont transmis, en  même temps, à un arbre 28 portant des man  chons 29 munis de rampes hélicoïdales. Dans  ces rampes sont engagés les ergots de leviers  oscillants 30 qui, ainsi, à chaque tour de la  machine, effectuent, dans le sens correspon  dant à celui de la rotation, un mouvement  d'aller et retour suivant la     flèche    31. Sur cha  cun des arbres carrés 24 peut coulisser un pi  gnon 32, normalement écarté du doigt 33 porté  par le levier oscillant 30 correspondant.  



  Le chariot de totalisateur, indiqué schéma  tiquement par le contour en pointillés 34, com  porte des roues 35 portant chacune, à leur pé  riphérie, une série de chiffres de 0 à 9. Ces  roues tournent autour d'axes parallèles aux ar  bres 24. Chaque roue 35 est solidaire d'un pi  gnon 36 qui engrène avec un pignon 37 porté  en bout de l'arbre carré 24. Chacun des pi  gnons 37 porte un ergot 38 susceptible d'agir  sur un levier oscillant 39 normalement rappelé  par un ressort 40. Lorsque la roue passe de 9  à 0 dans le sens additif, ou de 0 à 9 dans le  sens soustractif, l'ergot 38 repousse le levier  39 correspondant qui, à son tour, par l'intermé  diaire de poussoirs en Z 41, vient pousser le  pignon 32 d'ordre décimal supérieur pour  l'amener sur le trajet du doigt 33 correspon  dant.  



  Ainsi, un nombre dont les chiffres sont ca  ractérisés par la position relative de chacun  des pignons 23 par rapport aux entraîneurs 20  correspondants, se trouve-t-il introduit dans le  totalisateur, soit dans le sens additif, soit dans  le sens soustractif, suivant le sens de rotation  de la machine, par le fait que chacun des ar  bres 24 tourne du nombre de dents correspon  dant à la position de chacun des pignons 23 et  entraîne la roue de totalisateur correspondante.  Lorsque cette roue passe de 0 à 9 ou de 9 à 0  suivant le sens de rotation, le pignon 32, immé  diatement à gauche, est déplacé jusqu'à venir    en prise avec le doigt 33, si bien qu'une unité  supplémentaire se trouve transmise à la roue  située immédiatement à gauche de celle qui  effectue le report.  



  Cette machine connue est complétée de la  manière suivante  A gauche du dernier     entraîneur    Thomas  sont disposés un pignon 42, coulissant sur un  arbre carré 43 dépourvu     d'entraîneur    Thomas,  un poussoir en Z 41a coopérant avec ce pi  gnon et le levier oscillant 30a de report des re  tenues. En face de cet ensemble est fixée une  languette 18 portant une fenêtre 19. A la gau  che de l'arbre 43 est disposé un second arbre  carré 44 portant un pignon     coulissant    45.

   En  regard de ce pignon est disposé un     enregistreur     supplémentaire, c'est-à-dire en l'espèce un en  traîneur 46 qui comporte, vers une de ses ex  trémités, neuf dents 47 et, vers l'autre extré  mité, une dent unique 48, tandis que sa partie  médiane est     lisse.    Grâce à un arbre 49,     cet    en  traîneur     tourne,    par l'intermédiaire d'un ren  voi d'angle 50, de la même façon que les en  traîneurs Thomas de l'enregistreur. Une ma  nette 51, solidaire d'un levier 52, permet de  déplacer en translation, par un bras 53 de ce  levier, le pignon 45 sur l'arbre carré 44.

   On  peut ainsi mettre en prise ce pignon, soit avec  la partie de l'entraîneur 46 comportant neuf  dents, soit avec la dent 48, soit le laisser dé  brayé dans la position médiane. Les trois posi  tions correspondantes sont indiquées par un  index qui se déplace devant des indications 1,  0, 9. Un verrouillage à ressort 54 immobilise  le levier 52 dans la position choisie.  



  Il est facile de se rendre compte que cette  machine fonctionne exactement, au point de  vue résultat, comme celle qui est     illustrée    par  la     fig.    1. En effet, lorsque le pignon 44 est  mis en prise avec les dents 47, la roue de to  talisateur, située à gauche de celle dont la gra  duation apparaît dans la fenêtre 19,     effectue,     à chaque fois, neuf dixièmes de tour dans le  même sens que les autres roues du totalisateur  et cette roue de totalisateur ne reçoit ni ne  transmet de report. Au contraire, la roue située  en face de la fenêtre peut recevoir les reports      additifs ou soustractifs, mais n'est pas en prise  avec un entraîneur.  



  On peut ainsi effectuer les mêmes opéra  tions que celles qui ont été décrites en re  gard des     fig.    5 et 6.  



  Lorsque, dans la machine représentée sur  la     fig.    1, on fait sortir à la fois les dents 15 et  16, comme dans le cas où le pignon 45, sur la       fig.    2, est en prise avec la dent unique 48, la  roue de totalisateur correspondante progresse  d'une unité à chaque fois dans le même sens  que les autres roues du totalisateur, avec cette  seule différence que, dans le cas de la     fig.    1,  cette roue effectue onze dixièmes de tour et,  dans le cas de la     fig.    2, un dixième de tour seu  lement. On peut ainsi effectuer une multiplica  tion en faisant apparaître, dans la partie du to  talisateur, le multiplicateur, en même temps  que les produits partiels successifs s'addition  nent dans la partie droite du totalisateur.  



  Les     fig.    3 et 4 se rapportant à une forme  d'exécution constituée par une     additionneuse     du type à crémaillères arrêtées et à clavier sim  plifié.  



  Les machines de ce genre comportent une  navette (enregistreur) 55 munie de goupilles 56  dont les rangées successives correspondent à  chacun des ordres décimaux et les alignements  à chacun des chiffres de 0 à 9, susceptibles  d'être introduits dans la machine pour chacun  de ces ordres décimaux.  



  L'introduction des chiffres dans la machine  est obtenue au moyen d'un clavier simplifié 57       (fig.    4), c'est-à-dire d'un clavier à dix touches  correspondant aux neuf chiffres significatifs et  au zéro,     s'est-à-dfre    au décalage d'ordre déci  mal sans inscription de     chiffre    significatif.  



  Sous la navette sont disposées des tiges 58  en nombre égal à celui des roues 59 du totali  sateur moins une. En effet, la roue 59a d'extré  mité de gauche de ce totalisateur est destinée  simplement à enregistrer les retenues repor  tées. Les tiges 58 sont articulées sur des sec  teurs circulaires dentés 60 dont chacun engrène  avec un pignon 61 qui, à son tour, engrène avec  une roue de totalisateur 59. De manière con  nue, une telle machine peut comporter, en ou  tre, un dispositif d'impression des résultats.

      Chaque fois que l'on appuie sur une touche  du clavier simplifié 57, en même temps que l'on  enfonce l'une des goupilles 56 d'un des aligne  ments de goupilles, on décale ces alignements  d'une rangée grâce à un mécanisme d'échappe  ment schématisé sur la     fig.    3 par une ancre 62  qui coopère avec une denture 63 de la navette.  



  On sait que, dans de telles machines, la  navette est initialement disposée à droite de  l'ensemble des tiges 58 et que, au fur et à me  sure que les chiffres sont introduits dans l'en  registreur, en l'espèce la navette, dans l'ordre  normal d'énonciation de ces chiffres, cette na  vette se décale, grâce à l'ancre 62, d'autant de .  crans qu'il y a eu de chiffres enregistrés, de telle  sorte que le dernier chiffre inscrit est automati  quement le chiffre des unités, car l'alignement  de goupilles correspondant à ce chiffre inscrit  vient en face de la dernière tige 58 de droite de  la machine.  



  Chacune des tiges 58 comporte, vers son  extrémité, deux dents 58a et 58b     (fig.    4). En  face de l'extrémité de chacune des tiges est dis  posé un cliquet d'arrêt 64 qui comporte trois  branches<I>64a,</I> 64b et 64c. De son côté, la na  vette est munie d'une barrette de butée 65.  



  Lorsque, un nombre ayant été enregistré,  la navette a pris sa position par rapport aux  tiges 58, par basculement d'une rampe 66 de  libération des crémaillères, tous les cliquets  d'arrêt sont libérés. De ce fait, les branches       64c    de tous ces cliquets tendent à venir s'ac  crocher sur les dents 58b des tiges 58     (fig.    4).  Toutefois, en raison du mouvement de la na  vette, la barrette 65 de celle-ci est venue s'in  terposer sur le trajet des branches 64b des     cli-          quets    qui correspondent aux tiges 58 en face  desquelles se trouve la navette.

   Ainsi, les tiges  58 situées au-delà de la navette sont accrochées  par les cliquets et ne peuvent se déplacer, tan  dis que celles qui sont en face de la navette  sont libres de se déplacer. Ces tiges amorcent  donc un mouvement dans le sens de la     flèche     67 sur la     fig.    4, mais ce mouvement est limité,  pour chacune d'elles, par la saillie que forme,  sous la navette, la goupille enfoncée 56 cor  respondante sur laquelle vient buter la dent  58a de la tige 58 intéressée.      Ainsi, on ne transmet à chacun des secteurs  60 qu'un mouvement correspondant à un nom  bre de dents égal au chiffre inscrit dans chacun  des alignements de la navette.  



  Cette machine connue est complétée par  les organes suivants  En premier lieu, la barrette de butée 65  peut coulisser le long de la navette grâce à  une manette 68 et à des ouvertures allongées  69, de telle sorte que cette barrette peut faire  saillie, sur la gauche de cette navette, d'une lon  gueur égale à deux fois la distance comprise  entre deux tiges 58 consécutives. De la sorte,  dans le déplacement de la navette, on empê  che l'action des cliquets d'arrêt 64 pour deux  tiges 58 supplémentaires situées à gauche de  celles qui sont directement intéressées par l'ins  cription du nombre enregistré.    De plus, sous la navette, est prévue une  saillie fixe 70 qui empêche le mouvement de  la tige 58 correspondante au même titre qu'une  touche zéro usuelle.

   Ainsi, la première tige 58,  située à gauche des tiges intéressées par l'ins  cription dans la navette, se trouve-t-elle immo  bilisée à 0. Par conséquent, cette tige ne peut  pas transférer de nombre dans le totalisateur et       1 <  <     roue de totalisateur correspondante ne peut  que recevoir des reports. La tige 58, située im  médiatement à gauche de celle-ci, peut, au con  traire, accomplir une course complète,     c5est-à-          dire    jusqu'à une butée fixe (non représentée)  correspondant au chiffre neuf, de sorte que,  lorsque l'ensemble des tiges 58 est libéré, cette  dernière tige transporte le chiffre 9 dans la  roue correspondante du totalisateur.

      Cependant, dans de telles machines, le to  talisateur est muni d'un système de report gé  néralement constitué par des barrettes 71. Il  convient, en conséquence, pour que cette ma  chine puisse être utilisée de la même manière  que les machines montrées par les     fig.    1 et 2,  que la transmission des reports soit empêchée  dans le totalisateur, au moins en face de la  tige 58 qui accomplit automatiquement, de la  manière indiquée, une course égale à 9. A cette  fin, le bord gauche de la navette comporte un    levier 72 rappelé par un ressort 73, levier qui  porte, à son extrémité, une plaquette 74 venant  en regard des extrémités des barrettes 71.  



  Lorsque ce levier est dans la position mon  trée en trait plein par la figure, le jeu des re  ports est     arrêté    dans le totalisateur dans la par  tie gauche de celui-ci à partir de la roue de to  talisateur située en face de la tige 58 qui ac  complit une course complète. On obtient ainsi,  dans la roue située en face de cette tige, l'in  troduction du chiffre 9 sans report dans les  roues suivantes. Lorsque, au contraire, la pla  quette 74 est abaissée dans la position 74a, la  machine fonctionne en     additionneuse        normale.     



  Le coulissement de la plaquette 65 et le  mouvement du levier 72 sont conjugués par  un mécanisme de verrouillage mutuel. A cette  fin, le levier 72 comporte, vers l'arrière, un pro  longement 75 qui s'étend jusqu'en face de l'ex  trémité de gauche de la barrette coulissante 65.  Celle-ci est pourvue, à son extrémité, d'un  talon 76 qui vient en face du bec 75a du pro  longement 75. Ainsi, il n'est pas possible de  faire glisser, au moyen du levier 68, la bar  rette 65 de deux crans vers la gauche, si l'on  n'a pas, au préalable, exercé, sur le levier 72,  une traction qui abaisse le prolongement 75 et  place la plaquette 74 en position active, autre  ment dit si le dispositif de blocage du report  des retenues n'a pas été rendu actif.

   Inverse  ment, ce dispositif de blocage du report des re  tenues ne peut être maintenu en position active  si la barrette coulissante 65 n'est pas poussée  vers la gauche. En effet, lorsque, ayant abaissé  le prolongement 75 pour permettre le passage  du talon 76, on pousse la barrette 65 vers la  gauche, l'interposition de cette barrette sur le  trajet vertical ascendant du bec 75a empêche,  cette fois, le levier 72 d'obéir au ressort 73 et  le dispositif de blocage des retenues-est main  tenu en position active.  



  La machine ainsi agencée est en mesure  alors d'effectuer les opérations de la manière  décrite en regard des     fig.    5 et 6. Le processus  opératoire est schématisé par la     fig.    7.  



  Au préalable, on remarquera que la fenê  tre 19 est portée par une languette 18 solidaire,      cette fois, de la navette, puisque, dans une telle  machine, c'est l'enregistreur qui se déplace par  rapport au totalisateur qui est fixe.  



  Les chiffres des roues 59 sont visibles sur  la machine à travers une fenêtre fixe 77 par  rapport à laquelle, sur     la_fig.    7, les tiges 58 sont  schématisées par des lignes verticales pointil  lées.    Initialement     (fig.    7a), la navette 55 est en  tièrement dégagée, vers la droite, des tiges 58,  et la fenêtre 19 se trouve en face du premier  zéro de droite du totalisateur dont toutes les  roues sont initialement à 0.    Soit à     effectuer,    comme précédemment, la  multiplication de 16 par 12.  



  Les     chiffres    1 et- 2 sont successivement  frappés sur le clavier réduit     @    57. A chaque  frappe, la navette 55 se décale d'un cran vers  la gauche. Pour porter le     chiffre    12, ainsi ins  crit, vers la gauche du     totalisateur,    l'opérateur  frappe un certain nombre de fois successives  la touche zéro jusqu'à ce que la fenêtre 19 par  vienne en face de la dernière roue de gauche  du totalisateur, à savoir celle qui n'est pas re  liée à une tige 58. Ces différentes opérations  sont schématisées sur la     fig.    7a.  



  En appuyant sur la touche d'addition, l'ins  cription portée dans la navette est transportée  dans le totalisateur et celui-ci porte alors les       chiffres    indiqués par la partie supérieure de la       fig.    7b. Dans ce mouvement, la navette a re  pris sa position initiale à l'extrême droite du  totalisateur. L'extrémité de gauche de la bar  rette coulissante 65 étant alors située au-delà  de la dernière tige de gauche 58, l'agencement  complémentaire décrit n'a pas pu avoir d'in  fluence sur l'inscription dans le totalisateur.  



  De manière analogue, on porte alors dans  le totalisateur le multiplicande en frappant suc  cessivement les chiffres 1 et 6 puis un cer  tain nombre de zéros jusqu'à ce que la fenê  tre 19 soit venue en regard du premier zéro  situé à droite du multiplicateur porté dans le  totalisateur. A ce moment, la navette est, par  rapport au totalisateur, dans la position relative  schématisée en bas de la     fig.    7b, c'est-à-dire    qu'en face de la fenêtre 19, la butée 70 immo  bilise la tige 58 correspondante, tandis que la  tige 58 située immédiatement à gauche de  celle-ci est susceptible de transporter le chif  fre 9 dans la roue correspondante du totalisa  teur. Ces possibilités sont indiquées par les  chiffres en pointillés 9 et 0 qui sont virtuelle  ment inscrits dans la navette.  



  En appuyant alors sur la touche de réitéra  tion une première fois, le nombre inscrit dans  le totalisateur devient celui qui est indiqué par  la     fig.    7c. En appuyant une seconde fois, on ob  tient le résultat montré par la     fig.    7d, autre  ment dit le chiffre des unités du multiplicateur  s'est trouvé annulé. On frappe alors sur la  touche zéro du clavier, ce qui décale la na  vette d'un cran vers la gauche     (fig.    7e). Il suf  fit alors d'appuyer une fois sur la touche de  réitération pour annuler le chiffre des dizaines.  Le multiplicateur étant annulé, le produit 192  apparaît dans le totalisateur.  



  Afin d'éviter, lors du retour de la navette  vers l'extrême droite de la machine, que la bu  tée 70 se trouve interposée sur le trajet de la  dernière tige 58 de droite de la machine, ce  qui gênerait le retour à zéro de cette tige, la  denture 63 comporte une première dent 63a  de dimensions supérieures à celles des dents  suivantes. Vers la fin de la course vers la droite  de la navette, la butée 70 est ainsi écartée de  la droite de la première tige 58.  



  Comme il est indiqué sur la     fig.    3, la ma  chine peut être complétée pour permettre, au  lieu du transport systématique du chiffre 9, le  transport systématique du chiffre 1, par la tige  58 située immédiatement à gauche de celle qui  se trouve en regard de la butée 70.  



  A cette fin, la navette comporte un bouton  supplémentaire 78 soumis à un ressort de rap  pel 79. L'extrémité de la tige 80 de ce bouton  peut agir sur un levier 81 coudé en forme  d'étrier. Ce levier est lui-même soumis à un  ressort en fil élastique 82 qui tend à le main  tenir relevé. La branche 81a, lorsqu'on presse  sur le bouton 78, est donc susceptible de s'in  terposer sur le trajet de la tige 58 située immé  diatement à gauche de celle qui est en regard      de la butée 70 pour limiter la course de cette  tige à l'inscription du chiffre 1.  



  Comme précédemment, la     manoeuvre    du  bouton 78 est subordonnée au déplacement de  la barrette coulissante 65. En effet, le levier  81 comporte, au-delà de son axe d'articulation  83, une encoche 84.     Lorsque    la barrette 65 est  repoussée vers la droite, les ressorts de rappel  79 et 82 empêchent le levier 81 d'être maintenu  dans sa position basse. Par contre, si, ayant ap  puyé sur ce bouton 78, on déplace alors la  barrette 65, le bord de la plaquette pénètre  dans l'encoche 84, ce qui maintient le levier  81 en position basse.  



  Bien entendu, comme précédemment, le  mouvement vers la gauche de la barrette 65 ne  peut être obtenu que si l'on a, au préalable, ac  tionné le levier 72 qui la verrouille et com  mande le dispositif de blocage des retenues.

Claims (1)

  1. REVENDICATION Machine comptable du type additionneuse, comportant un totalisateur et un enregistreur déplaçables l'un par rapport à l'autre, l'enregis treur étant pourvu d'organes d'enregistrement alignés et régulièrement espacés, pour repré senter les chiffres d'un nombre introduit dans la machine et pour transférer ces chiffres dans le totalisateur, caractérisée en ce que ledit en registreur est agencé, immédiatement à la gau che de l'organe d'enregistrement normal situé le plus à gauche, de façon à ne pas transmettre de chiffre au totalisateur, mais comporte, à deux rangs à gauche de l'organe d'enregistre ment normal situé le plus à gauche de cet enre gistreur, un organe d'enregistrement supplémen taire agencé pourtransférer,
    dans lazone corres pondante du totalisateur, au moins le chiffre 9, de façon analogue à celle suivant laquelle les orga nes d'enregistrement normaux transfèrent le nom bre qu'ils contiennent aux autres roues du totalisateur, et en ce que la machine est, en outre, agencée pour empêcher le transfert des retenues dans le totalisateur, au moins au ni veau de cet organe d'enregistrement supplé mentaire, et qu'elle est pourvue d'un indicateur identifiant la roue de totalisateur qui corres pond à l'emplacement situé entre l'organe d'en- registrement normal situé le plus à gauche et l'organe d'enregistrement supplémentaire. SOUS-REVENDICATIONS 1.
    Machine comptable selon la revendica tion, caractérisée en ce que les organes d'enre gistrement normaux sont seuls pourvus de moyens pour effectuer le transfert des retenues dans le totalisateur. 2. Machine comptable selon la revendica tion, pourvue d'un totalisateur ayant son pro pre dispositif de transfert des retenues, carac térisée par des moyens pour bloquer ce dis positif de transfert des retenues, au moins en face de l'organe d'enregistrement supplémen taire. 3. Machine comptable selon la revendica tion, caractérisée en ce que l'organe d'enregis trement supplémentaire comporte un dispositif auxiliaire permettant le transfert, dans la roue correspondante du totalisateur, du nombre dix au lieu du chiffre neuf. 4.
    Machine comptable selon la revendica tion, caractérisée en ce que l'organe d'enregis trement supplémentaire comporte un dispositif auxiliaire permettant le transfert, dans la roue correspondante du totalisateur, du nombre onze au lieu du chiffre neuf. 5. Machine comptable selon la revendica tion, caractérisée en ce que l'enregistreur est du type à dents rétractiles du genre roues d'Odhner et comporte, à gauche des roues nor males, à une distance égale au double de l'écar tement de ces roues, une roue supplémentaire comportant neuf dents fixes. 6. Machine comptable selon la revendica tion et la sous-revendication 5. caractérisée en ce que la roue supplémentaire comporte, outre ses neuf dents fixes, au moins une dent rétractile. 7.
    Machine comptable selon la revendica tion, caractérisée en ce que l'enregistreur est du type à tambours enregistreurs Thomas et qu'il comporte, à gauche des tambours nor- maux, à une distance égale au double de la distance entre ces tambours, un tambour sup plémentaire à neuf dents de longueurs égales. 8. Machine comptable selon la revendica tion et la sous-revendication 7, caractérisée en ce que le tambour supplémentaire comporte une partie munie de neuf dents, une partie lisse et une partie munie d'une seule dent, tandis que le pignon agissant sur la roue de totalisateur est déplaçable à volonté le long dudit tam bour pour être amené en regard de l'une de ces trois parties. 9.
    Machine comptable selon la revendica tion, caractérisée en ce qu'elle est du type à crémaillères arrêtées et à clavier simplifié et que la navette de cette machine comporte, d'une part, une barrette d'annulation du blo cage des crémaillères susceptible de coulisser et de faire saillie sur la gauche de la navette pour libérer deux crémaillères à gauche, au- delà de cette navette, et, d'autre part, une bu tée d'arrêt à zéro pour la crémaillère située immédiatement à gauche de la navette et une butée d'arrêt à neuf pour la deuxième crémail lère située à gauche de la navette. 10.
    Machine comptable selon la revendica tion et la sous-revendication 9, caractérisée en ce que la navette de cette machine porte, sur sa face de gauche, un dispositif de blocage pour les organes de report de retenue du totalisateur, susceptible de bloquer ces organes de report en regard de la crémaillère située en regard de la butée d'arrêt à neuf. I1. Machine comptable selon la revendica tion et les sous-revendications 9 et 10, caracté risée en ce que la barrette coulissante et le dis positif de blocage des reports de retenue se ver rouillent mutuellement, de telle sorte que ce dispositif de blocage soit actif seulement lors que la barrette a coulissé vers la gauche. 12.
    Machine comptable selon la revendica tion et les sous-revendications 9 et 10, carac térisée en ce que le dispositif de blocage du re port des retenues comprend un levier dont un prolongement s'engage. sous l'extrémité de gau che de la barrette coulissante, ledit prolonge ment étant pourvu d'un talon formant butée pour l'extrémité de ladite barrette. 13. Machine comptable selon la revendica tion et la sous-revendication 9, caractérisée en ce qu'une touche complémentaire permet de faire venir en saillie, sur l'alignement de la butée d'arrêt à neuf, une butée d'arrêt à un pour la crémaillère correspondante. 14. Machine comptable selon la revendica tion et la sous-revendication 9, caractérisée en ce que la denture d'échappement de la navette comprend une première dent de plus grande longueur que les autres.
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