Machine comptable La présente invention concerne une ma chine comptable du type additionneuse, suscep tible d'effectuer des multiplications par addi tions répétées, ou inversement des divisions par soustractions répétées.
De telles machines comportent un totali sateur et un enregistreur mobiles l'un par rap port à l'autre, l'enregistreur étant pourvu d'or ganes d'enregistrement alignés et régulièrement espacés, pour représenter les chiffres intro duits dans la machine et pour transférer ces chiffres dans le totalisateur.
Dans une telle machine, le nombre intro duit dans l'enregistreur est transféré, dans le totalisateur, par un tour de la machine, soit une seule fois dans le cas d'une addition, soit un nombre de fois égal au multiplicateur pour une multiplication.
Lorsqu'on effectue une multiplication avec une simple machine comptable additionneuse, le nombre de tours successifs qui corres pond à la valeur du multiplicateur doit être compté par l'opérateur et ce nombre, non enre gistré par la machine, est difficile à vérifier.
Les machines comptables additionneuses agencées en multiplicatrices, au contraire, com portent un compte-tours annexe qui fait appa raître le nombre des tours effectués, ou bien, le multiplicateur étant enregistré à l'avance dans ce compte-tours, la machine effectue au- tomatiquement le nombre de tours nécessaires ce qui se traduit par le retour à zéro de ce compte-tours.
Cette commodité entraine une complication de la machine, d'autant plus importante que les multiplicateurs peuvent être d'ordre déci mal plus élevé, car les totalisateurs de compte- tours doivent comporter un nombre correspon dant de roues.
Dans le cas de la division, si on opère sur une simple machine comptable additionneuse, le quotient n'est pas matérialisé et doit être évalué par l'opérateur. Dans une machine comptable additionneuse agencée pour multi plier et diviser, le quotient apparaît dans le compte-tours. Mais, dans les deux cas, il se présente une difficulté complémentaire princi palement dans les machines automatiques.
On sait, en effet, que, dans les machines comptables additionneuses agencées pour mul tiplier et diviser, la division s'effectue de la manière suivante : à chacun des ordres déci maux, en commençant par le plus élevé, le di viseur est retranché du dividende jusqu'à ce que la machine se heurte à une soustraction impos- siblde, ce qui se traduit par l'apparition d'une série de 9 à la gauche du chiffre inscrit dans le totalisateur. Dans les machines mues à la main, l'opérateur peut revenir immédiatement en arrière dès l'apparition des premiers chif- fres 9 à la gauche du nombre apparent dans le totalisateur,
tandis que, dans les machines au tomatiques, celles-ci ne sont embrayées en sens inverse, pour annuler l'opération erronée qu'el les ont entreprise, que lorsque la dernière roue de gauche du totalisateur a atteint le chiffre 9 par le jeu des reports soustractifs successifs. Il en résulte une appréciable perte de temps et l'usure de la machine.
La machine comptable selon l'invention est caractérisée en ce que l'enregistreur est agencé immédiatement à la gauche de l'organe d'enre gistrement normal situé le plus à gauche, de façon à ne pas transmettre de chiffre au totali sateur, mais comporte, à deux rangs à gauche de l'organe d'enregistrement normal situé le plus à gauche de cet enregistreur, un organe d'enregistrement supplémentaire agencé pour transférer, dans la roue correspondante du tota lisateur, au moins le chiffre neuf, de façon ana logue à celle suivant laquelle les organes d'en registrement normaux transfèrent le nombre qu'ils contiennent aux autres roues du totalisa teur, et en ce que la machine est, en outre, agencée pour empêcher le transfert des retenues dans le totalisateur,
au moins au niveau de cet organe d'enregistrement supplémentaire, et qu'elle est pourvue d'un indicateur identifiant la roue de totalisateur qui correspond à l'em placement situé entre l'organe d'enregistrement normal situé le plus à gauche et l'organe d'en registrement supplémentaire.
Ainsi, toutes les fois que l'enregistreur transfère son contenu dans la partie droite du totalisateur, la roue de totalisateur en prise avec l'organe d'enregistrement supplémentaire se dé place de neuf dents (soit dans le sens additif, soit dans le sens soustractif) et, comme cette roue ne peut assurer un transfert de retenue, ladite roue accomplit seulement, chaque fois dans un de ses sens de rotation, neuf dixièmes de tour, ce qui est équivalent à une rotation de un dixième de tour dans l'autre sens.
En conséquence, dans le cas d'un tour dans le sens additif, le chiffre que portait cette roue se trouve diminué d'une unité, tandis que, dans le cas d'un tour dans le sens sous tractif, ce chiffre se trouve majoré d'une unité. Autrement dit, cette roue du totalisateur fonc tionne en compte-tours dégressif dans le cas d'une multiplication, et en compte-tours pro gressif dans le cas d'une division.
Ainsi, par la seule coopération de l'enre gistreur et du totalisateur, dans leur mouve ment relatif, à chaque tour de la machine, on obtient directement, dans la partie gauche du totalisateur, l'enregistrement des tours ef fectués par la machine, c'est-à-dire le contrôle du multiplicateur par effacement progressif de ce multiplicateur s'il est porté à gauche du mul tiplicande dans le totalisateur, ou l'apparition progressive du quotient à gauche du dividende si celui-ci est porté dans le totalisateur.
En outre, les formes de réalisation de l'in vention sont plus simples lorsque le totalisateur ne comporte pas son mécanisme propre de report des retenues et que ces reports sont ef fectués par l'enregistreur lui-même. En effet, dans le cas contraire, il est nécessaire de pré voir un dispositif auxiliaire qui immobilise le dispositif de report des retenues du totalisateur, au moins en face de l'enregistreur supplémen taire.
Les formes d'exécution comportant un to talisateur décalable par rapport à l'enregistreur permettent d'utiliser la pleine capacité de ce totalisateur.
En effet, pendant la multiplication, dans la partie droite de ce totalisateur, le nombre ins crit peut grandir en ordre décimal, tandis que l'effacement des chiffres successifs du multi plicateur, en progressant de la droite vers la gauche, libère les roues du totalisateur sus ceptibles de recevoir les chiffres du produit.
Inversement, dans la division, le nombre des chiffres significatifs du quotient peut croî tre dans la partie gauche du totalisateur, du fait que s'amenuisent les restes successifs du dividende.
L'indicateur est, de préférence, constitué par une fenêtre qui encadre le chiffre visible de la roue correspondante de totalisateur. Dans les formes d'exécution à enregistreur fixe et to talisateur mobile, cet indicateur est également fixe, tandis que, dans les formes d'exécution à enregistreur mobile par rapport au totalisa- teur, lui-même fixe dans la machine, cet indi cateur solidaire de l'enregistreur se déplace le long du totalisateur.
Dans une forme d'exécution avantageuse, il est possible d'annuler l'action de l'organe enre gistreur supplémentaire. Cette annulation peut s'obtenir en faisant transférer, par l'organe en registreur supplémentaire, le nombre 10 au lieu du chiffre 9, de sorte que la roue de totalisateur accomplit un tour complet et indique le même chiffre après chaque tour.
Ce fonctionnement est utilisé pour les sim ples additions ou soustractions, ou avant d'uti liser la machine en multiplication pour l'intro duction du multiplicateur dans la partie gau che du totalisateur.
Dans une autre forme d'exécution, il est possible de faire transférer, par l'organe enre gistreur supplémentaire, soit le chiffre 1, soit le chiffre 11.
Dans ce cas, la roue de totalisateur corres pondante progresse d'une unité dans le sens ad ditif pendant la multiplication, et en sens sous tractif pendant la division. La partie gauche du totalisateur fonctionne alors en compte-tours direct et permet de faire apparaître, à titre de contrôle, le multiplicateur dans la partie gau che du totalisateur ou de faire disparaître le quotient en cas de division pour la vérification de celle-ci.
On remarquera cependant 1.) que, dans ce cas, il n'est pas possible de faire apparaître directement le quotient de la division, 2.) que, dans la multiplication, le totalisa teur ne peut être utilisé avec sa pleine capacité, car le multiplicateur et les sommes successives des produits partiels jusqu'au produit final s'inscrivent, à la fois, en ordres décimaux crois sants dans le totalisateur.
Certaines formes d'exécution peuvent être des machines comptables du type additionneuse, susceptibles d'effectuer automatiquement les multiplications et les divisions.
En effet, dans la multiplication par effa cement des chiffres successifs du multiplicateur, le décalage de l'enregistreur doit être effectué lorsque la roue du totalisateur, située en face de l'organe enregistreur supplémentaire, est revenue à zéro ; le décalage de l'enregistreur et la suite des tours de celui-ci peuvent donc être commandés par un organe d'enclenche ment ou de déclenchement réagissant pendant le passage à zéro de la roue de totalisateur en question.
Dans la division, l'inversion du mouvement de la machine destinée à effacer la dernière opération de soustraction erronée peut être dé clenchée par le passage à neuf de la roue si tuée en face de l'indicateur. Le nombre des roues du totalisateur sur lesquelles apparaît, dans le totalisateur, le chiffre neuf, est donc beaucoup plus réduit que dans les machines usuelles et comme, au fur et à mesure de la progression de l'inscription du quotient, l'enre gistreur progresse vers la droite du totalisateur, le nombre des roues sur lesquelles est suscep tible d'apparaître le chiffre 9 est de plus en plus réduit. Il en résulte un gain appréciable dans la durée des opérations de division.
Le dessin annexé montre, à titre d'exem ples, trois formes d'exécution de la machine faisant l'objet de l'invention.
La fig. 1 représente une première forme d'exécution constituée par une machine comp table du type à roues d'Odhner.
La fig. 2 représente une seconde forme d'exécution constituée par une machine comp table du type à entraîneurs Thomas.
La fig. 3 représente une troisième forme d'exécution constituée par une machine comp table du type dit 'à crémaillères arrêtées.
La fig 4 est une vue de côté de la ma chine montrée par la fig 3.
La fig. 5 illustre l'exécution d'une multipli cation au moyen de machines telles que celles des fig. 1 et 2.
La fig. 6 illustre l'exécution d'une divi sion sur ces mêmes machines. Enfin, la fig. 7 illustre l'exécution de la même multiplication sur la machine montrée par les fig. 3 et 4. Les fig. 1 à 4 ne représentent-que les orga nes nécessaires à la compréhension de l'inven tion. Les autres organes, non représentés, sont identiques à ceux des machines usuelles.
La machine montrée sur la fig. 1 comprend un bâti 1 supportant un certain nombre de roues d'Odhner coaxiales du type usuel, dont la dernière 2, située le plus à gauche dans le cas d'un enregistreur normal, est seule repré sentée. En outre, sur cette figure, les différents organes ont, pour la clarté, été représentés écar tés les uns des autres.
On rappellera qu'une roue d'Odhner est es sentiellement constituée par un disque muni, à sa périphérie, de dents rétractiles 3 et, à l'in térieur, d'une rampe destinée à faire saillir ces dents, que l'on peut manoeuvrer au moyen d'un second disque 4 accolé au disque 2. Ce- disque 4 comporte un curseur 4a dont la position dé termine ainsi le nombre de dents 3 en saillie sur le disque, autrement dit le chiffre enregistré dans la roue. Chaque disque comporte, en ou- tre,-deux ergots 5a et 5b destinés à assurer les reports, le premier dans le cas de l'addition, le second dans le cas de la soustraction.
On sait, en effet, que ces ergots sont dépla- çables dans le sens de l'axe des roues à l'encon tre de ressorts et que leur translation peut être assurée au moyen d'une pièce 6 appelée tête de cheval , munie de deux rampes, l'une sur sa face supérieure et l'autre sur sa face infé rieure, pour 'assurer le déplacement axial, vers la gauche, de ces ergots lorsque la roue de to talisateur correspondante passe de zéro à neuf, ou inversement, de façon que ces ergots puis sent faire avancer ou reculer d'une dent la roue de totalisateur d'ordre décimal supérieur.
Dans une telle machine, le totalisateur 7 peut coulisser parallèlement à l'axe des roues d'Odhner. Ce totalisateur comprend des pi gnons intermédiaires 8 tournant sur un axe 9 et venant en prise avec les dents et les ergots des roues d'Odhner et engrenant avec des pi gnons 10 des roues 11 du totalisateur propre ment dit, dont un chiffre est lisible à travers une fenêtre 7a du châssis. Le totalisateur com prend un certain nombre d'ensembles analo- gues à celui qui vient d'être décrit dont chacun comporte un pignon 8', 8", etc., et une roue Il' 11", etc<B>...</B>
Lorsque l'on fait accomplir un tour à la machine, les dents 3 des roues d'Odhner, ren dues actives par l'enregistrement d'un chiffre, viennent agir sur l'un des pignons 8, 8', etc., et, par conséquent, sur les roues 11, 11', etc., du totalisateur, de manière à transporter, dans ce totalisateur, le nombre que contient l'enre gistreur.
Si les roues 2 tournent dans le sens de la flèche F, le nombre porté dans l'enregistreur est ajouté à celui qui existait déjà dans le to talisateur, tandis que, si les roues 2 tournent dans le sens de la flèche F', ce nombre est retranché.
Lorsqu'une roue 11,<B>Il'.</B> etc. de totalisa teur passe de 9 à 0, dans le sens de l'addition, ou de 0 à 9, dans le sens de la soustraction, par le jeu d'organes non représentés la tête de cheval 6 correspondante se trouve introduite sur le trajet de la roue 2 qui est alors en prise avec le pignon 8 correspondant, ce qui provo que un déplacement, vers la gauche, de l'un des ergots 5a ou 5b suivant le sens de rotation et, par conséquent, l'action de cet ergot sur le pi gnon situé immédiatement à gauche, par exem ple le pignon 8' dans le cas de la figure, ce qui provoque l'avance ou le recul d'une unité de la roue de totalisateur située immédiatement à gauche, autrement dit le report de la retenue d'addition ou de soustraction suivant le sens de rotation de la machine.
La machine dont la description vient d'être rappelée comporte donc 1.) Un enregistreur fixe muni d'un cer tain nombre d'organes d'enregistrement dont chacun présente un nombre de dents actives égal à celui du chiffre qui y est introduit.
2.) Un totalisateur déplaçable en transla tion par rapport à l'enregistreur, ce totalisateur ne comportant pas de dispositif propre de re port des retenues, celui-ci étant porté par les organes d'enregistrement (ergots<I>5a, 5b).</I>
La machine qui vient d'être décrite est complétée, à gauche du dernier organe d'enre- gistrement 2, par un disque 12 dépourvu de dents qui constitue une entretoise de l'épais seur d'un desdits organes d'enregistrement, et par un organe d'enregistrement supplémentaire constitué par un second disque 13, analogue à une roue d'Odhner, mais qui est muni, à sa périphérie, de neuf dents fixes 14. Deux dents complémentaires 15 et 16, du type rétractile, peuvent éventuellement être ajoutées sur ce disque, à la manière des dents des roues d'Odhner, par la manoeuvre du curseur 17a d'un disque 17.
De plus, le bâti 1 de la ma chine comporte une languette fixe 18, munie d'une fenêtre 19 qui se trouve au droit du dis que 12, c'est-à-dire de l'espace libre dont la largeur est égale à l'épaisseur d'un organe d'en registrement qui est compris entre le dernier organe de gauche 2 et l'organe enregistreur sup plémentaire.
La réalisation d'une multiplication, illus trée par la fig. 5, avec la machine qui vient d'être décrite, fera bien comprendre son fonctionnement.
II s'agit du produit de 16 (multiplicande) par 12 (multiplicateur).
La première opération consiste à inscrire le multiplicateur 12 vers l'extrémité de gauche du totalisateur. A cette fin, le totalisateur est amené, par rapport aux roues normales 2 de l'enregistreur, de telle sorte que la dernière roue de ce totalisateur soit en face de la der nière roue de gauche 2 de l'enregistreur. Le multiplicateur, 12 en l'espèce, est porté dans l'enregistreur avec son dernier. chiffre de gau che dans la dernière roue d'Odhner de gauche, de telle sorte qu'on obtient la disposition mon trée schématiquement par la fig. 5a. Les deux dernières roues de gauche de l'enregistreur con tiennent respectivement les chiffres 1 et 2, les suivantes sont à 0 et le disque 13 (organe d'en registrement supplémentaire) n'est en prise avec aucune roue de totalisateur.
Par un tour de la machine dans le sens ad ditif, le chiffre 12 apparaît à la gauche du to talisateur. Le chiffre 12 est alors effacé de l'en registreur et on y porte le multiplicande, 16 en l'espèce, de la même manière que pour le mul tiplicateur (fig. 5b). Le totalisateur est alors dé- calé vers la gauche (fig. 5c), de telle sorte que la fenêtre 19 soit en face du premier zéro si tué à droite du multiplicateur enregistré.
Dans cette position, les deux dernières roues de gau che 2 qui contiennent le nombre 16 sont en prise avec les deux roues de totalisateur situées à droite de la fenêtre, le disque 12 est en face de cette fenêtre 19 et le disque 13 est en prise avec la roue de totalisateur portant le chiffre des unités (2) du multiplicateur.
Si l;on fait effectuer alors à la machine un tour dans le sens additif (fig. 5d), le multipli cande 16 entre dans le totalisateur à droite de la fenêtre 19, tandis que le chiffre 9 est ajouté au chiffre des unités du multiplicateur mais, comme cette addition s'effectue sans report puisque le disque 13 est dépourvu d'organes de report (ergots 5a et 5b), c'est le chiffre 11 qui apparaît au lieu du chiffre 21 dans la partie gauche du totalisateur ; autrement dit tout se passe comme si la roue du totalisateur, située en face de la roue 13, avait tourné dans le sens soustractif d'une unité.
Par une deuxième rotation dans le sens additif, le chiffre des unités du multiplicateur se trouve annulé et, à la droite de la fenêtre 19, apparaît le produit partiel du multiplicande par le chiffre des unités du multiplicateur (fig. 5e).
On a ainsi un contrôle de l'exactitude du nombre de tours effectués par la machine par l'annulation de ce chiffre du multiplicateur.
Pour poursuivre la multiplication, on décale alors le totalisateur d'une unité vers la droite (fig. 5f), ce qui introduit le multiplicande dans ce totalisateur avec l'ordre décimal immédiate ment supérieur. Dans l'exemple choisi, un seul tour de la machine annule alors le dernier chiffre (1) apparent à la gauche du totalisateur, et le produit apparaît à la droite de la fenêtre 19.
Dans l'exemple illustré, aucun report n'a été transmis jusqu'au disque 12. Il est facile de se rendre compte que ce report, dans une multiplication, aurait été au maximum de 9 et qu'il suffit, en conséquence, de prévoir un seul intervalle de séparation dans le totalisa teur entre le multiplicateur et les produits par- tiels du multiplicande à chacun des ordres dé cimaux. La roue de totalisateur correspondante est indiquée par la fenêtre 19.
Le même agencement permet, comme le montre la fig. 6, d'effectuer les divisions. Soit, dans ce cas, à diviser 192 (dividende) par 16 (diviseur).
Cette fois, comme le montre la fig. 6a, le dividende 192 est inscrit dans le totalisateur, à la droite de la fenêtre 19, cette fenêtre étant disposée de telle sorte qu'il reste au moins une roue disponible à gauche de cette fenêtre dans le totalisateur. Sans précautions spéciales, le disque 13, comportant neuf dents, transporte rait, dans le totalisateur, dans la roue située à gauche de la fenêtre 19, le chiffre 9, ce qui fausserait le résultat ultérieur. Il convient donc, au moment de l'inscription du dividende (192) d'agir sur le curseur 17a du disque 13, de ma nière 'a faire saillir, sur ce disque, la dent 15.
A ce moment, l'entrée de 192 dans le totalisa teur, dans le sens additif, fait entrer le chiffre 10 à gauche de la fenêtre 19, si bien que cette roue effectue un tour complet et revient à 0. Le dividende étant ainsi inscrit dans le totalisa teur, on introduit le diviseur (16) dans l'enre gistreur, en regard de l'ordre décimal le plus élevé correspondant à la soustraction possible en prenant la précaution d'effacer la dent 15, pour que le disque 13 ne comporte plus que neuf dents. La situation initiale est schéma tisée par la fig. 6b.
On fait alors accomplir un tour à la ma chine dans le sens soustractif (fig. 6c). Dans la partie droite du totalisateur, 160 est retranché de 192, tandis que, dans la partie gauche, 9 est retranché de 10, si bien que le chiffre 1 appa raît, enregistrant ainsi le premier tour de la ma chine.
On fait alors effectuer à la machine un se cond tour dans le sens soustractif, autrement dit on tente de retrancher 160 du reste 32 ob tenu après la première soustraction. Comme cette opération est impossible par le jeu des reports, le chiffre 9 apparaît dans la fenêtre 19, ce qui informe l'opérateur de cette impos sibilité. Il ne reste plus à celui-ci qu'à revenir en arrière pour annuler cette opération erronée (fig 6e), ce qui rétablit la situation de la fig. 6c.
Le totalisateur est alors décalé d'un ordre dé cimal par un mouvement vers la gauche de ce lui-ci et deux soustractions successives (fig. 6g et 6h) annulent le reste partiel 32 et, en même temps, font apparaître le second chiffre signi ficatif du quotient, à savoir le chiffre 2, à gauche de la fenêtre 19.
On se rend compte ainsi que les chiffres si gnificatifs du quotient apparaissent l'un après l'autre dans la partie gauche du totalisateur, au fur et à mesure que l'on décale celui-ci, tandis que les restes partiels, au fur et à mesure qu'ils diminuent, se déplacent vers la droite de ce totalisateur. On peut ainsi obtenir, dans le cas d'un quotient irrationnel, un nombre de chif fres significatifs égal à celui des roues du tota lisateur moins une, à savoir celle qui est occu pée par la fenêtre 19.
La fig. 2 représente une forme d'exécution dans laquelle l'enregistreur est du type à entraî neurs Thomas.
On sait qu'un entraîneur Thomas, dont l'un est indiqué par le chiffre 20, comporte, sur un tambour cylindrique, une série de neuf dents 20a s'étendant toutes sur une longueur diffé rente du tambour. Tous les entraîneurs effec tuent simultanément un tour complet à chaque tour de la machine grâce à un arbre 21 et à des pignons d'angles 22. En face de cha cun des entraîneurs Thomas est disposé un pi gnon 23 susceptible de coulisser le long d'un arbre carré 24. La position du pignon 23 le long du cylindre 20, qui détermine le nombre de dents actives de l'entraîneur, peut être choi sie au moyen d'une came 25 munie d'encoches 25a et de rampes 25b de longueur progressive ment croissante.
En face de chacune des ram pes sont disposées des touches de l'inscripteur dont une est représentée en 26. En raison de la longueur progressivement croissante des rampes 25b, l'enfoncement d'une touche 26 jusqu'au fond de l'encoche correspondante provoque une translation de la came 25 proportionnelle au chiffre enregistré. Cette translation de la came 25 assure le déplacement du pignon 23 le long de l'entraîneur, de telle sorte que ce dé placement soit tel que le nombre de dents 20a de cet entraîneur, en prise avec le pignon 23, corresponde au chiffre enregistré. Un disposi tif de retour à zéro 27 permet de ramener tous les pignons 23 à leur position d'origine sur les entraîneurs pour annuler les inscriptions.
Les tours de la machine sont transmis, en même temps, à un arbre 28 portant des man chons 29 munis de rampes hélicoïdales. Dans ces rampes sont engagés les ergots de leviers oscillants 30 qui, ainsi, à chaque tour de la machine, effectuent, dans le sens correspon dant à celui de la rotation, un mouvement d'aller et retour suivant la flèche 31. Sur cha cun des arbres carrés 24 peut coulisser un pi gnon 32, normalement écarté du doigt 33 porté par le levier oscillant 30 correspondant.
Le chariot de totalisateur, indiqué schéma tiquement par le contour en pointillés 34, com porte des roues 35 portant chacune, à leur pé riphérie, une série de chiffres de 0 à 9. Ces roues tournent autour d'axes parallèles aux ar bres 24. Chaque roue 35 est solidaire d'un pi gnon 36 qui engrène avec un pignon 37 porté en bout de l'arbre carré 24. Chacun des pi gnons 37 porte un ergot 38 susceptible d'agir sur un levier oscillant 39 normalement rappelé par un ressort 40. Lorsque la roue passe de 9 à 0 dans le sens additif, ou de 0 à 9 dans le sens soustractif, l'ergot 38 repousse le levier 39 correspondant qui, à son tour, par l'intermé diaire de poussoirs en Z 41, vient pousser le pignon 32 d'ordre décimal supérieur pour l'amener sur le trajet du doigt 33 correspon dant.
Ainsi, un nombre dont les chiffres sont ca ractérisés par la position relative de chacun des pignons 23 par rapport aux entraîneurs 20 correspondants, se trouve-t-il introduit dans le totalisateur, soit dans le sens additif, soit dans le sens soustractif, suivant le sens de rotation de la machine, par le fait que chacun des ar bres 24 tourne du nombre de dents correspon dant à la position de chacun des pignons 23 et entraîne la roue de totalisateur correspondante. Lorsque cette roue passe de 0 à 9 ou de 9 à 0 suivant le sens de rotation, le pignon 32, immé diatement à gauche, est déplacé jusqu'à venir en prise avec le doigt 33, si bien qu'une unité supplémentaire se trouve transmise à la roue située immédiatement à gauche de celle qui effectue le report.
Cette machine connue est complétée de la manière suivante A gauche du dernier entraîneur Thomas sont disposés un pignon 42, coulissant sur un arbre carré 43 dépourvu d'entraîneur Thomas, un poussoir en Z 41a coopérant avec ce pi gnon et le levier oscillant 30a de report des re tenues. En face de cet ensemble est fixée une languette 18 portant une fenêtre 19. A la gau che de l'arbre 43 est disposé un second arbre carré 44 portant un pignon coulissant 45.
En regard de ce pignon est disposé un enregistreur supplémentaire, c'est-à-dire en l'espèce un en traîneur 46 qui comporte, vers une de ses ex trémités, neuf dents 47 et, vers l'autre extré mité, une dent unique 48, tandis que sa partie médiane est lisse. Grâce à un arbre 49, cet en traîneur tourne, par l'intermédiaire d'un ren voi d'angle 50, de la même façon que les en traîneurs Thomas de l'enregistreur. Une ma nette 51, solidaire d'un levier 52, permet de déplacer en translation, par un bras 53 de ce levier, le pignon 45 sur l'arbre carré 44.
On peut ainsi mettre en prise ce pignon, soit avec la partie de l'entraîneur 46 comportant neuf dents, soit avec la dent 48, soit le laisser dé brayé dans la position médiane. Les trois posi tions correspondantes sont indiquées par un index qui se déplace devant des indications 1, 0, 9. Un verrouillage à ressort 54 immobilise le levier 52 dans la position choisie.
Il est facile de se rendre compte que cette machine fonctionne exactement, au point de vue résultat, comme celle qui est illustrée par la fig. 1. En effet, lorsque le pignon 44 est mis en prise avec les dents 47, la roue de to talisateur, située à gauche de celle dont la gra duation apparaît dans la fenêtre 19, effectue, à chaque fois, neuf dixièmes de tour dans le même sens que les autres roues du totalisateur et cette roue de totalisateur ne reçoit ni ne transmet de report. Au contraire, la roue située en face de la fenêtre peut recevoir les reports additifs ou soustractifs, mais n'est pas en prise avec un entraîneur.
On peut ainsi effectuer les mêmes opéra tions que celles qui ont été décrites en re gard des fig. 5 et 6.
Lorsque, dans la machine représentée sur la fig. 1, on fait sortir à la fois les dents 15 et 16, comme dans le cas où le pignon 45, sur la fig. 2, est en prise avec la dent unique 48, la roue de totalisateur correspondante progresse d'une unité à chaque fois dans le même sens que les autres roues du totalisateur, avec cette seule différence que, dans le cas de la fig. 1, cette roue effectue onze dixièmes de tour et, dans le cas de la fig. 2, un dixième de tour seu lement. On peut ainsi effectuer une multiplica tion en faisant apparaître, dans la partie du to talisateur, le multiplicateur, en même temps que les produits partiels successifs s'addition nent dans la partie droite du totalisateur.
Les fig. 3 et 4 se rapportant à une forme d'exécution constituée par une additionneuse du type à crémaillères arrêtées et à clavier sim plifié.
Les machines de ce genre comportent une navette (enregistreur) 55 munie de goupilles 56 dont les rangées successives correspondent à chacun des ordres décimaux et les alignements à chacun des chiffres de 0 à 9, susceptibles d'être introduits dans la machine pour chacun de ces ordres décimaux.
L'introduction des chiffres dans la machine est obtenue au moyen d'un clavier simplifié 57 (fig. 4), c'est-à-dire d'un clavier à dix touches correspondant aux neuf chiffres significatifs et au zéro, s'est-à-dfre au décalage d'ordre déci mal sans inscription de chiffre significatif.
Sous la navette sont disposées des tiges 58 en nombre égal à celui des roues 59 du totali sateur moins une. En effet, la roue 59a d'extré mité de gauche de ce totalisateur est destinée simplement à enregistrer les retenues repor tées. Les tiges 58 sont articulées sur des sec teurs circulaires dentés 60 dont chacun engrène avec un pignon 61 qui, à son tour, engrène avec une roue de totalisateur 59. De manière con nue, une telle machine peut comporter, en ou tre, un dispositif d'impression des résultats.
Chaque fois que l'on appuie sur une touche du clavier simplifié 57, en même temps que l'on enfonce l'une des goupilles 56 d'un des aligne ments de goupilles, on décale ces alignements d'une rangée grâce à un mécanisme d'échappe ment schématisé sur la fig. 3 par une ancre 62 qui coopère avec une denture 63 de la navette.
On sait que, dans de telles machines, la navette est initialement disposée à droite de l'ensemble des tiges 58 et que, au fur et à me sure que les chiffres sont introduits dans l'en registreur, en l'espèce la navette, dans l'ordre normal d'énonciation de ces chiffres, cette na vette se décale, grâce à l'ancre 62, d'autant de . crans qu'il y a eu de chiffres enregistrés, de telle sorte que le dernier chiffre inscrit est automati quement le chiffre des unités, car l'alignement de goupilles correspondant à ce chiffre inscrit vient en face de la dernière tige 58 de droite de la machine.
Chacune des tiges 58 comporte, vers son extrémité, deux dents 58a et 58b (fig. 4). En face de l'extrémité de chacune des tiges est dis posé un cliquet d'arrêt 64 qui comporte trois branches<I>64a,</I> 64b et 64c. De son côté, la na vette est munie d'une barrette de butée 65.
Lorsque, un nombre ayant été enregistré, la navette a pris sa position par rapport aux tiges 58, par basculement d'une rampe 66 de libération des crémaillères, tous les cliquets d'arrêt sont libérés. De ce fait, les branches 64c de tous ces cliquets tendent à venir s'ac crocher sur les dents 58b des tiges 58 (fig. 4). Toutefois, en raison du mouvement de la na vette, la barrette 65 de celle-ci est venue s'in terposer sur le trajet des branches 64b des cli- quets qui correspondent aux tiges 58 en face desquelles se trouve la navette.
Ainsi, les tiges 58 situées au-delà de la navette sont accrochées par les cliquets et ne peuvent se déplacer, tan dis que celles qui sont en face de la navette sont libres de se déplacer. Ces tiges amorcent donc un mouvement dans le sens de la flèche 67 sur la fig. 4, mais ce mouvement est limité, pour chacune d'elles, par la saillie que forme, sous la navette, la goupille enfoncée 56 cor respondante sur laquelle vient buter la dent 58a de la tige 58 intéressée. Ainsi, on ne transmet à chacun des secteurs 60 qu'un mouvement correspondant à un nom bre de dents égal au chiffre inscrit dans chacun des alignements de la navette.
Cette machine connue est complétée par les organes suivants En premier lieu, la barrette de butée 65 peut coulisser le long de la navette grâce à une manette 68 et à des ouvertures allongées 69, de telle sorte que cette barrette peut faire saillie, sur la gauche de cette navette, d'une lon gueur égale à deux fois la distance comprise entre deux tiges 58 consécutives. De la sorte, dans le déplacement de la navette, on empê che l'action des cliquets d'arrêt 64 pour deux tiges 58 supplémentaires situées à gauche de celles qui sont directement intéressées par l'ins cription du nombre enregistré. De plus, sous la navette, est prévue une saillie fixe 70 qui empêche le mouvement de la tige 58 correspondante au même titre qu'une touche zéro usuelle.
Ainsi, la première tige 58, située à gauche des tiges intéressées par l'ins cription dans la navette, se trouve-t-elle immo bilisée à 0. Par conséquent, cette tige ne peut pas transférer de nombre dans le totalisateur et 1 < < roue de totalisateur correspondante ne peut que recevoir des reports. La tige 58, située im médiatement à gauche de celle-ci, peut, au con traire, accomplir une course complète, c5est-à- dire jusqu'à une butée fixe (non représentée) correspondant au chiffre neuf, de sorte que, lorsque l'ensemble des tiges 58 est libéré, cette dernière tige transporte le chiffre 9 dans la roue correspondante du totalisateur.
Cependant, dans de telles machines, le to talisateur est muni d'un système de report gé néralement constitué par des barrettes 71. Il convient, en conséquence, pour que cette ma chine puisse être utilisée de la même manière que les machines montrées par les fig. 1 et 2, que la transmission des reports soit empêchée dans le totalisateur, au moins en face de la tige 58 qui accomplit automatiquement, de la manière indiquée, une course égale à 9. A cette fin, le bord gauche de la navette comporte un levier 72 rappelé par un ressort 73, levier qui porte, à son extrémité, une plaquette 74 venant en regard des extrémités des barrettes 71.
Lorsque ce levier est dans la position mon trée en trait plein par la figure, le jeu des re ports est arrêté dans le totalisateur dans la par tie gauche de celui-ci à partir de la roue de to talisateur située en face de la tige 58 qui ac complit une course complète. On obtient ainsi, dans la roue située en face de cette tige, l'in troduction du chiffre 9 sans report dans les roues suivantes. Lorsque, au contraire, la pla quette 74 est abaissée dans la position 74a, la machine fonctionne en additionneuse normale.
Le coulissement de la plaquette 65 et le mouvement du levier 72 sont conjugués par un mécanisme de verrouillage mutuel. A cette fin, le levier 72 comporte, vers l'arrière, un pro longement 75 qui s'étend jusqu'en face de l'ex trémité de gauche de la barrette coulissante 65. Celle-ci est pourvue, à son extrémité, d'un talon 76 qui vient en face du bec 75a du pro longement 75. Ainsi, il n'est pas possible de faire glisser, au moyen du levier 68, la bar rette 65 de deux crans vers la gauche, si l'on n'a pas, au préalable, exercé, sur le levier 72, une traction qui abaisse le prolongement 75 et place la plaquette 74 en position active, autre ment dit si le dispositif de blocage du report des retenues n'a pas été rendu actif.
Inverse ment, ce dispositif de blocage du report des re tenues ne peut être maintenu en position active si la barrette coulissante 65 n'est pas poussée vers la gauche. En effet, lorsque, ayant abaissé le prolongement 75 pour permettre le passage du talon 76, on pousse la barrette 65 vers la gauche, l'interposition de cette barrette sur le trajet vertical ascendant du bec 75a empêche, cette fois, le levier 72 d'obéir au ressort 73 et le dispositif de blocage des retenues-est main tenu en position active.
La machine ainsi agencée est en mesure alors d'effectuer les opérations de la manière décrite en regard des fig. 5 et 6. Le processus opératoire est schématisé par la fig. 7.
Au préalable, on remarquera que la fenê tre 19 est portée par une languette 18 solidaire, cette fois, de la navette, puisque, dans une telle machine, c'est l'enregistreur qui se déplace par rapport au totalisateur qui est fixe.
Les chiffres des roues 59 sont visibles sur la machine à travers une fenêtre fixe 77 par rapport à laquelle, sur la_fig. 7, les tiges 58 sont schématisées par des lignes verticales pointil lées. Initialement (fig. 7a), la navette 55 est en tièrement dégagée, vers la droite, des tiges 58, et la fenêtre 19 se trouve en face du premier zéro de droite du totalisateur dont toutes les roues sont initialement à 0. Soit à effectuer, comme précédemment, la multiplication de 16 par 12.
Les chiffres 1 et- 2 sont successivement frappés sur le clavier réduit @ 57. A chaque frappe, la navette 55 se décale d'un cran vers la gauche. Pour porter le chiffre 12, ainsi ins crit, vers la gauche du totalisateur, l'opérateur frappe un certain nombre de fois successives la touche zéro jusqu'à ce que la fenêtre 19 par vienne en face de la dernière roue de gauche du totalisateur, à savoir celle qui n'est pas re liée à une tige 58. Ces différentes opérations sont schématisées sur la fig. 7a.
En appuyant sur la touche d'addition, l'ins cription portée dans la navette est transportée dans le totalisateur et celui-ci porte alors les chiffres indiqués par la partie supérieure de la fig. 7b. Dans ce mouvement, la navette a re pris sa position initiale à l'extrême droite du totalisateur. L'extrémité de gauche de la bar rette coulissante 65 étant alors située au-delà de la dernière tige de gauche 58, l'agencement complémentaire décrit n'a pas pu avoir d'in fluence sur l'inscription dans le totalisateur.
De manière analogue, on porte alors dans le totalisateur le multiplicande en frappant suc cessivement les chiffres 1 et 6 puis un cer tain nombre de zéros jusqu'à ce que la fenê tre 19 soit venue en regard du premier zéro situé à droite du multiplicateur porté dans le totalisateur. A ce moment, la navette est, par rapport au totalisateur, dans la position relative schématisée en bas de la fig. 7b, c'est-à-dire qu'en face de la fenêtre 19, la butée 70 immo bilise la tige 58 correspondante, tandis que la tige 58 située immédiatement à gauche de celle-ci est susceptible de transporter le chif fre 9 dans la roue correspondante du totalisa teur. Ces possibilités sont indiquées par les chiffres en pointillés 9 et 0 qui sont virtuelle ment inscrits dans la navette.
En appuyant alors sur la touche de réitéra tion une première fois, le nombre inscrit dans le totalisateur devient celui qui est indiqué par la fig. 7c. En appuyant une seconde fois, on ob tient le résultat montré par la fig. 7d, autre ment dit le chiffre des unités du multiplicateur s'est trouvé annulé. On frappe alors sur la touche zéro du clavier, ce qui décale la na vette d'un cran vers la gauche (fig. 7e). Il suf fit alors d'appuyer une fois sur la touche de réitération pour annuler le chiffre des dizaines. Le multiplicateur étant annulé, le produit 192 apparaît dans le totalisateur.
Afin d'éviter, lors du retour de la navette vers l'extrême droite de la machine, que la bu tée 70 se trouve interposée sur le trajet de la dernière tige 58 de droite de la machine, ce qui gênerait le retour à zéro de cette tige, la denture 63 comporte une première dent 63a de dimensions supérieures à celles des dents suivantes. Vers la fin de la course vers la droite de la navette, la butée 70 est ainsi écartée de la droite de la première tige 58.
Comme il est indiqué sur la fig. 3, la ma chine peut être complétée pour permettre, au lieu du transport systématique du chiffre 9, le transport systématique du chiffre 1, par la tige 58 située immédiatement à gauche de celle qui se trouve en regard de la butée 70.
A cette fin, la navette comporte un bouton supplémentaire 78 soumis à un ressort de rap pel 79. L'extrémité de la tige 80 de ce bouton peut agir sur un levier 81 coudé en forme d'étrier. Ce levier est lui-même soumis à un ressort en fil élastique 82 qui tend à le main tenir relevé. La branche 81a, lorsqu'on presse sur le bouton 78, est donc susceptible de s'in terposer sur le trajet de la tige 58 située immé diatement à gauche de celle qui est en regard de la butée 70 pour limiter la course de cette tige à l'inscription du chiffre 1.
Comme précédemment, la manoeuvre du bouton 78 est subordonnée au déplacement de la barrette coulissante 65. En effet, le levier 81 comporte, au-delà de son axe d'articulation 83, une encoche 84. Lorsque la barrette 65 est repoussée vers la droite, les ressorts de rappel 79 et 82 empêchent le levier 81 d'être maintenu dans sa position basse. Par contre, si, ayant ap puyé sur ce bouton 78, on déplace alors la barrette 65, le bord de la plaquette pénètre dans l'encoche 84, ce qui maintient le levier 81 en position basse.
Bien entendu, comme précédemment, le mouvement vers la gauche de la barrette 65 ne peut être obtenu que si l'on a, au préalable, ac tionné le levier 72 qui la verrouille et com mande le dispositif de blocage des retenues.