Train d'engrenages de transmission épicycloïdal L'invention a pour objet un train d'engre nages de transmission épicycloïdal, comprenant un croisillon monté à rotation dans des paliers, de manière que son axe de rotation ne puisse se déplacer, et portant au moins trois ensem bles d'engrenages satellites régulièrement ré partis autour de l'axe de rotation du croisillon, une couronne dentée qui est empêchée de tour ner et avec laquelle engrènent les dents d'une partie desdits ensembles d'engrenages satellites, et une roue planétaire engrenant avec les dents d'une autre partie des ensembles d'engrenages satellites.
De même que la plupart des trains d'en grenages connus du type spécifié ci-dessus, le train d'engrenages faisant l'objet de l'invention comporte au moins trois ensembles d'engre nages satellites. Il peut, en- particulier, consti tuer un train d'engrenages réducteur. Dans ce cas, la roue planétaire constitue son organe menant et il est approprié pour être intercalé entre l'arbre du rotor d'une turbine à combus tion ou d'un autre moteur et une hélice desti née à la propulsion d'un aéronef ou d'un mo bile marin.
L'invention a pour but de fournir un train d'engrenages dans lequel la charge due au cou ple transmis a tendance d'être régulièrement répartie entre les divers ensembles d'engrenages satellites. Ce train d'engrenages est caractérisé en ce que ladite roue planétaire est supportée sur un court arbre relié à une extrémité de l'ar bre d'entrée du train d'engrenages par un ac couplement de manière à pouvoir se déplacer d'une distance limitée, dans toutes les direc tions perpendiculaires à son axe de rotation et contre l'action de moyens élastiques agissant entre l'extrémité opposée de l'arbre de la roue planétaire et le croisillon et tendant à la ra mener dans une position dans laquelle son axe de rotation coïncide avec celui dudit croisillon.
Le dessin représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution du train d'engrenages de transmission épicycloïdal faisant l'objet de la présente invention, cette forme d'exécution étant un train d'engrenages réducteur intercalé entre le rotor et l'hélice d'un ensemble dont le moteur primaire est constitué par une turbine à gaz et qui est destiné à la propulsion d'un aéronef, c'est-à-dire d'un ensemble de propul sion du type qu'on appelle généralement turbopropulseur à hélice .
La fig. 1 est une vue en coupe axiale de la partie dudit ensemble de propulsion compre nant ladite forme d'exécution. La fig. 2 est une vue en coupe axiale, à plus grande échelle, montrant le montage de l'une des extrémités de l'arbre de la roue pla nétaire de ladite forme d'exécution ; et la fig. 3 est une vue en coupe transversale selon 3-3 de la fig. 2.
Dans la forme d'exécution représentée, l'ar bre de l'hélice de l'ensemble de propulsion est indiqué en A et est coaxial à l'arbre du rotor de la turbine à gaz, qui n'est pas représenté, mais qui est relié à l'une des extrémités d'un arbre tubulaire dont l'autre extrémité est repré sentée en<I>B,</I> les arbres<I>A</I> et<I>B</I> étant accouplés l'un à l'autre par le train d'engrenages réduc teur épicycloïdal.
Le train d'engrenages réducteur comprend un croisillon fait en deux parties<I>C et Cl,</I> et dont la partie<I>CI</I> forme un tout avec l'extré mité de l'arbre A de l'hélice, tandis que l'autre partie C forme un tout avec une partie formant moyeu C2 qui est supportée dans des paliers à billes et à rouleaux C3 et C4 logé dans un car ter<I>D</I> du moteur. On comprendra que l'arbre<I>A</I> de l'hélice est supporté dans des paliers logés dans le carter D, de manière générale connue, si bien que le croisillon C,<I>CI</I> est effectivement supporté à ses deux extrémités dans des paliers de ce carter et que son axe de rotation ne peut se déplacer.
Les deux parties du croisillon C, <I>CI</I> sont rigidement reliées l'une à l'autre par trois ensembles de colonne circonférentielle- ment répartis dont l'un est indiqué en C5 à la fig. 1. Trois ensembles d'engrenages satellites circonférentiellement répartis sont disposés entre lesdits ensembles de colonne.
Chacun de ces ensembles d'engrenages comprend un arbre E supporté à ses deux extrémités dans des pa liers<I>F et FI</I> respectivement ménagés dans cha cune des deux parties<I>C et CI</I> du croisillon et avec lequel une roue satellite<B>El,</B> de relative ment grande dimension, est formée d'une seule pièce, cette roue se trouvant au voisinage de l'extrémité avant de l'arbre E. Une roue satel lite de relativement petite dimension E2 est dis posée au voisinage de l'extrémité arrière de l'arbre E sur lequel elle est montée et auquel elle est fixée au moyen de clavettes.
Une couronne dentée G est supportée par le carter D, autour des petites roues satellites E2. Si on le désire, un appareil de mesure connu du couple peut être rendu solidaire de la cou ronne dentée G et, en tout cas, celle-ci est dis posée de manière à être empêchée de tourner autour de l'axe de rotation du croisillon C, C1 et à pouvoir se déplacer radialement dans toutes les directions et d'une distance limitée par rapport à cet axe, des ressorts agissant sur elle et tendant à la ramener dans une position dans laquelle son axe coïncide avec celui du croisillon.
Dans ce but, la couronne dentée G est reliée à un anneau GI par des clavettes de forme connue lui permettant de se déplacer ra- dialement d'une distance limitée par rapport à cet anneau, ce dernier étant relié au carter D par des goujons G2, tandis qu'un jeu de res sorts à lame G3 est intercalé entre la couronne G et l'anneau GI et a tendance à maintenir cette couronne coaxiale audit anneau.
De la sorte, dans la forme d'exécution re présentée, la couronne dentée G est reliée au carter D d'une façon telle qu'elle est empêchée de tourner autour de l'axe du croisillon C,<I>CI</I> tout en étant maintenue par des ressorts indi qués en G3 et tendant à la maintenir dans une position dans laquelle elle est approximative ment coaxiale au croisillon C,<I>CI.</I>
Un ensemble d'engrenage planétaire est supporté à l'intérieur du croisillon C,<I>CI.</I> Cet ensemble comprend un arbre creux H dont l'extrémité arrière est supportée dans un palier à billes J, monté dans la partie C du croisillon et dont les bagues sont respectivement rigide ment reliées à l'arbre creux H et au croisillon. Le palier à billes J permet un auto-alignement limité et l'extrémité avant de l'arbre H est sup portée dans un palier à rouleaux K, dont la construction, ainsi que celle de pièces associées, est représentée à plus grande échelle aux fig. 2 et 3. Le palier à rouleaux K est élastiquement supporté dans la partie<I>CI</I> du croisillon.
Dans ce but, tandis que la bague intérieure de ce palier est constituée par un bossage<I>HI</I> de l'ex trémité avant de l'arbre H, sa bague extérieure <I>KI</I> est rigidement montée à l'intérieur d'un an neau de support L à la périphérie duquel est formée une paire de rebords circonférentiels <I>LI</I> et L . Un anneau M, à partir duquel quatre doigts<I>MI</I> s'étendent en saillie vers le rebord L2 entoure la périphérie du rebord<I>LI</I> et est disposé à distance de ce rebord.
L'anneau M est rigidement fixé à l'intérieur d'une enveloppe N qui est elle-même rigidement fixée à l'inté rieur de la partie CI du croisillon par un an neau de blocage O qui agit sur l'enveloppe N par l'intermédiaire d'une rondelle à bride OI et d'une rondelle ordinaire 02, cette dernière entourant la périphérie du rebord L2 et se trou vant à distance de cette périphérie.
On voit donc que l'anneau L et, par conséquent, la ba gue extérieure K1 du palier K, est libre de se déplacer radialement d'une distance limitée par rapport au croisillon C,<I>CI.</I> La partie de la périphérie de l'anneau L s'étendant entre les rebords<I>LI</I> et L2 présente quatre parties en saillie L-,, visibles à la fig. 3, et quatre barres élastiques P sont disposées entre les rebords LI et L2,
de sorte que leurs extrémités portent contre les doigts<I>MI</I> tandis que leurs parties médianes portent contre les parties en saillie L". Ces barres élastiques fonctionnent ainsi comme des ressorts à lames et tendent à ame ner l'anneau L dans une position centrale à l'intérieur du croisillon C, CI tout en lui per mettant de se déplacer radialement d'une dis tance limitée par rapport à ce croisillon. Les rebords<I>LI</I> et L2 présentent des parties V qui font radialement saillie et qui limitent le dépla cement radial de l'anneau L, tandis que toute rotation de cet anneau est empêchée par un goujon L5.
L'arbre<I>H</I> est relié à l'arbre d'entrée<I>B</I> par un accouplement lâche à clavette B' et porte une roue planétaire H2 qui est faite d'une pièce avec lui et qui engrène avec les roues<B>El</B> des engrenages satellites, de sorte qu'un couple est transmis à partir de l'arbre B et par l'inter médiaire de la roue planétaire H2 aux roues sa tellites<B>El</B> et que, à partir de ceux-ci, et par l'intermédiaire des roues satellites E2 et de la couronne dentée G agissant comme organe de réaction, ce couple provoque une rotation du croisillon C, CI et, par conséquent, de l'arbre A de l'hélice avec un rapport de vitesse appro prié par rapport à l'arbre B.
Les dents de la roue planétaire H2 ont ten dance à être maintenues en engrènement cor rect avec les dents des roues satellites<B>El,</B> en dé pit de déformations hélicoïdales de la roue pla nétaire H' qui se produisent sous l'effet de charges.
On se rend compte qu'avec le train d'en grenages épicycloïdal qu'on vient de décrire, la roue planétaire H2 et la couronne dentée G ont toutes deux tendance à se centrer d'elles- mêmes en charge par rapport à un cylindre fic tif sur lequel se trouvent les axes des arbres E des engrenages satellites,
ceci grâce aux pous sées radiales égales automatiquement trans mises à cette roue planétaire et à cette cou ronne dentée à partir des engrenages satellites et parce que le montage élastique de l'extrémité avant de l'arbre H de la roue planétaire permet un tel centrage en fonctionnement sous charge tout en ayant tendance à empêcher la roue pla nétaire H2 de sortir de sa position correcte lors d'un fonctionnement sous une charge faible ou négligeable et pendant des périodes d'inversion de sens de la charge.