Chariot utilisable notamment pour la construction de chemins de fer Il existe déjà des chariots pouvant être montés sur des rails de chemins de fer de façon à pouvoir se déplacer sur ces rails, ces chariots étant munis d'une ou plusieurs machines ou autre équipement, par exemple de machines à fraiser les traverses, de perceuses, etc., pour travailler- des parties telles que les rails ou les traverses d'une voie ferrée de chemins de fer, et présentant des supports disposés transversa lement aux rails et servant éventuellement de rails de guidage pour ledit équipement.
Comme les rails de voies ferrées sont le plus souvent montés de façon à être inclinés vers l'intérieur, par exemple dans un rapport de 1 : 20, il est nécessaire de donner la même inclinaison aux trous pour les vis assurant l'as semblage des éclisses avec les rails, aux trous destinés à recevoir les tire-fond, au fraisage des traverses formant la surface d'appui des rails, etc. Par contre, dans certains cas, on doit aussi effectuer des fraisages parallèles à la sur face des traverses et des perçages des trous en équerre de cette surface.
Jusqu'à présent, on avait besoin de deux chariots pour ces travaux, à savoir un chariot présentant des supports in clinés permettant d'exécuter les travaux sus mentionnés avec l'inclinaison des rails de la voie, et un autre chariot comportant des sup ports horizontaux pour l'exécution des travaux sans inclinaison. Or, le but de l'invention est d'arriver à faire aussi bien les travaux avec inclinaison que ceux sans inclinaison, à l'aide d'un seul chariot.
Le chariot selon l'invention est caractérisé par le fait que ces supports transversaux sont formés chacun de deux parties inclinables l'une par rapport à l'autre dans leur plan longitudinal vertical et articulées entre elles en un point situé entre les deux rails, lesdites parties étant supportées seulement par leur extrémité éloi gnée du point d'articulation, et en ce qu'il com porte des moyens permettant de régler l'incli naison relative de ces deux parties.
Le dessin annexé représente, à titre d'exem ple, une forme d'exécution du chariot selon l'invention. La fig. 1 est une vue en plan du chariot. La fig. 2 est une coupe suivant la ligne<I>11-</I> <I>1l</I> de la fig. 1, les supports transversaux n'étant pas inclinés.
La fig. 3 est une vue prise dans la direction de la flèche A de la fig. 1, les supports trans versaux étant inclinés.
La fig. 4 est une vue latérale partielle, montrant l'articulation des parties des sup ports transversaux à échelle agrandie.
La fig. 5 est une coupe suivant la ligne V-V de la fig. 4. La fig. 6 montre à échelle agrandie le montage réglable en hauteur d'un galet du chariot.
La fig. 7 est une vue latérale correspondant à la fig. 6, le support transversal étant montré en coupe. Le chariot représenté roule au moyen de galets 1, 2 sur les rails 4 fixés aux traverses 3 d'une installation de voie. Le chariot comprend deux supports 5 disposés transversalement aux rails 4, c'est-à-dire perpendiculairement à l'axe de la voie, les supports 5 étant reliés entre eux à leurs extrémités par des tubes 6 pour former uri cadre. Comme on le voit à la fig. 7, la section des supports transversaux 5 du chariot est en forme de U.
Les ailes 7 des supports transversaux 5 présentent sur leur face inté rieure des surfaces de roulement 8 pour les ga lets 9 d'un équipement d'usinage, par exemple d'une machine 10 à fraiser les traverses, d'une perceuse ou d'un autre appareil. Pour permet tre de régler en hauteur le cadre 5, 6 du cha riot, les galets 1, 2 sont fixés au moyen de sup ports de palier en forme de fourches 11 à des supports 12 qui peuvent être fixés de façon ré glable dans des pièces 13 fixées aux supports transversaux 5. Dans ce but, les supports 12 présentent plusieurs trous 14 disposés les uns au-dessus des autres, à travers lesquels on fait passer une cheville 15 après avoir amené un de ces trous 14 en regard d'un trou correspondant des pièces 13.
On peut ainsi donner au cadre 5, 6 du chariot autant de positions en hauteur que les supports 12 présentent de trous 14. Au contraire des chariots connus, les sup ports transversaux 5 du chariot représenté sont formés chacun de deux parties 5a et 5b articu lées entre elles, de sorte qu'elles peuvent être inclinées l'une par rapport à l'autre dans leur plan longitudinal vertical. L'axe 16 de l'arti culation entre les deux parties 5a et 5b est de préférence situé à égale distance des deux rails 4.
Les deux surfaces terminales 30 tournées l'une vers l'autre des parties 5a et 5b sont, comme on le voit aux fig. 2 et 4, taillées en biais et forment entre elles un angle en position horizontale (fig. 2 et 4), tandis qu'elles s'appli quent l'une contre l'autre dans la position de plus grande inclinaison (fig. 3).
L'articulation des parties 5a et 5b est obte nue comme suit dans l'exemple représenté sur. chacune des parties 5b sont soudées, ou fixées d'une autre façon, deux éclisses 17 (fig. 5) faisant saillie dans le sens longitudinal par rapport à l'extrémité de la partie<I>5b.</I> Entre les deux éclisses 17 s'engage une éclisse 18 soudée, ou fixée d'une autre façon, à la partie 5a du même support 5, cette éclisse 18 faisant saillie dans le sens longitudinal par rapport à l'extré mité de cette partie 5a. A travers les trous des éclisses 17 et 18 passe un tourillon 19 dont l'axe coïncide avec l'axe d'articulation 16.
On emploie pour chacune des articulations des deux supports transversaux 5 un tourillon 19 distinct, de façon à permettre le passage de l'équipement 10 au droit de l'articulation lors qu'on le déplace le long des supports 5. Pour assurer toutefois une rigidité suffisante au cadre 5, 6, les éclisses 18, des deux côtés du cadre présentent des bras 20 dirigés vers le bas, dont les extrémités inférieures sont réunies entre elles par une tringle 21. Cette dernière est pla cée assez bas pour que l'équipement 10, après avoir été soulevé au moyen d'un dispositif non représenté, puisse passer au-dessus de la tringle 21.
Sur l'extrémité intérieure, oblique, de cha que partie 5b est fixée une plaque perforée 22 présentant des trous allongés 23 (fig. 4), tra versés par des vis à tête 24, à perforation hexagonale, pouvant se visser dans les parties 5a. En serrant ces vis 24, on peut assembler rigidement entre elles les deux parties 5a et 5b d'un support transversal 5, après avoir réglé leur position.
Afin que la position relative des deux parties 5a et 5b, et en particulier aussi leurs inclinaisons, qui peuvent être comprises entre la position horizontale et l'inclinaison maximum, puissent être facilement réglées, une vis de réglage 26, vissée dans une pièce 25 fixée à la partie 5a de chaque support trans versal 5, s'appuie contre une butée 27 fixée à la partie 5b.
Si l'on doit maintenant exécuter, par exem ple, dans l'installation de voie 3, 4, un travail pour lequel l'axe de travail de l'équipement 10 est vertical, et qu'il s'agisse, par exemple, de faire un fraisage horizontal 28 (fig. 2) dans une traverse 3, on commence par placer horizonta lement les parties articulées Sa et<I>Sb</I> (fig. 2 et 4). Ceci peut se faire, à partir d'une position inclinée, en vissant les vis de réglage 26, après avoir desserré les vis à tête 24 si elles étaient serrées.
La mise en place horizontale des par ties Sa et Sb, qui se trouvent alors dans le pro longement l'une de l'autre, est facilitée par le fait que, lorsque la position horizontale est atteinte, les éclisses 18, respectivement 17, bu tent contre la face inférieure de l'autre partie Sb, respectivement 5a. Une fois la position horizontale atteinte, on serre éventuellement de nouveau les vis 24, ce qui n'est pas abso lument nécessaire, car l'appui sur les vis de réglage 26 suffit pour empêcher un bascule- ment intempestif des parties Sa et Sb.
Si l'on doit entreprendre dans l'installation de voie un travail pour lequel l'axe de travail de l'équipement 10 est incliné par rapport à la verticale, et qu'il s'agisse, par exemple, de faire un fraisage incliné 29 (fig. 3) dans une traverse 3, on dévisse les vis 26, et les parties Sa et Sb commencent à s'incliner sous l'action de leur propre poids. On dévisse les vis 26 d'une quan tité suffisante pour obtenir l'inclinaison voulue des parties Sa et Sb, après quoi, le cas échéant, on serre à nouveau les vis 24. Si l'on donne aux parties Sa et Sb l'inclinaison maximum, les faces terminales obliques 30 des parties 5a et Sb se touchent.
Dans certains cas, on peut supprimer les galets 1, 2, de sorte que le chariot glisse sur les rails 4 au lieu de rouler sur ceux-ci.