Rouleau compresseur vibrant On a déjà proposé, pour accroître l'effica cité des rouleaux compresseurs, de mettre ces rouleaux en vibration au moyen de vibrateurs à balourd tournant.
En particulier, on connaît déjà des rouleaux compresseurs dans lesquels le tambour formant rouleau est monté fou sur un axe à balourd mis en rotation rapide par une source de force mo trice extérieure. Cette forme de réalisation pré sente l'inconvénient suivant : les paliers qui, sur l'axe à balourd, portent le rouleau, sont forte ment sollicités à la fois par la vibration et par le roulement, de telle sorte que leur usure est rapide.
Dans un autre rouleau connu, on a proposé de réaliser d'une seule pièce le tambour du rou leau et son essieu et les extrémités de cet es sieu, portées dans des paliers élastiques, sont mises en vibration par des vibrateurs à ba lourd qui tournent autour d'elles.
Dans ce cas, l'usure<B>'ou</B> la détérioration des extrémités de l'axe ou du tambour lui-même oblige à remplacer l'ensemble constitué par le tambour et son axe.
Enfin, les constructions connues de rou leaux compresseurs vibrants, si elles sont plus efficaces à poids égal que les rouleaux com presseurs non vibrants, représentent, par rap port à ceux-ci, une amélioration relative ré- duite. En effet, la liaison du rouleau avec l'or gane qui le met en vibration y est bilatérale, de sorte que l'amplitude de la vibration est limitée puisque le rouleau suit simplement les vibra tions que lui communique le vibrateur ; de plus, les accélérations instantanées de ce rouleau sont, par conséquent, au plus égales à celles de ce vibrateur.
La présente invention a pour objet un rou leau compresseur vibrant qui remédie à ces in convénients et d'une plus grande efficacité.
Selon l'invention, le rouleau compresseur vibrant comporte un tambour monté sur un axe et au moins un balourd monté rotatif sur cet axe, et il est caractérisé en ce que le tam bour est monté sur ledit axe avec un jeu radial.
Suivant un mode de réalisation préféré, le tambour du rouleau est pourvu à ses extrémi tés de deux fusées liées aux joues de ce tam bour par des flasques comportant un certain jeu radial, lesdites fusées étant supportées dans des paliers élastiques et mises en vibration cha cune par un vibrateur à balourd tournant au tour de ladite fusée.
Dans une telle réalisation, chacune des fusées étant indépendante du tambour, la dété rioration d'un de ces trois organes est facile ment réparable par le remplacement de la par tie endommagée. De plus, les fusées sont d'un usinage plus simple que celui d'un essieu com plet dont la longueur est supérieure à celle du tambour du rouleau.
Toutefois, le principal avantage de cette forme de réalisation particulière réside dans l'efficacité considérablement accrue de ce rou leau vibrant par rapport aux réalisations con nues. En effet, grâce aux liaisons à jeu des fusées avec le tambour du rouleau, chacune de ces fusées martèle en quelque sorte le rouleau qui, en raison de ces jeux, peut avoir une am plitude de vibration supérieure à celles de ces fusées et, par les percussions qu'il reçoit, des accélérations instantanées considérables ac compagnées d'effets de choc.
De préférence, les vibrateurs à balourd as sociés à chacune des fusées sont mis en vibra tion par un moteur séparé, tandis que le dé placement du rouleau sur le sol est assuré par un second moteur indépendant du premier qui, de préférence, est porté par un engin tracteur indépendant du châssis qui porte le rouleau de façon que les moyens de propulsion du rouleau et leur conducteur soient complètement sous traits aux vibrations.
Le dessin annexé donne, à titre d'exemple, trois formes .d'exécution de rouleau compres seur selon l'invention.
Les fig. 1, 2 et 3 montrent en élévation ces trois formes d'exécution.
La fig. 4 est une coupe verticale par son axe du tambour de l'une quelconque de ces trois formes d'exécution.
La fig. 5 est une coupe agrandie par rap port à la fig. 4 d'une fusée avec son palier de roulement et son vibrateur.
La fig. 6 est une élévation selon<I>VI-VI</I> de la fig. 5 de la fusée montrée par cette figure. Les formes d'exécution montrées par les fig. 1, 2 et 3 comportent un rouleau vibrant 1 supporté par l'intermédiaire de paliers élasti ques 2 (plus amplement décrits dans la suite) par un châssis 3. Ce châssis porte, en outre, par l'intermédiaire de supports élastiques, un moteur 4 de mise en vibration du rouleau qui, par des renvois de courroies ou de chaînes 5, actionne des vibrateurs à balourd supportés, comme on le verra par la suite, par les fusées disposées aux extrémités du rouleau 1.
Dans la forme d'exécution de la fig. 1, le rouleau est traîné par un avant-train moteur 6 auquel le châssis 3 est relié par un joint de cardan élastique 7. Le conducteur prend place sur le siège 8 et, en agissant, d'une part, sur le guidon 9 et, d'autre part, sur les repose-pieds 10 liés élastiquement au châssis 3, il peut pilo ter son engin.
Dans la forme d'exécution de la fig. 2, le rouleau est poussé par un arrière-train moteur 11 auquel, comme précédemment, le châssis 3 est attaché par un joint de cardan élastique 12. La conduite de ce véhicule est assurée par un volant 13 qui, par une bielle 14, permet de modifier l'orientation du train propulseur par rapport au châssis 3.
Dans la forme d'exécution de la fig. 3, le châssis 3 est attelé derrière un tracteur 46, de préférence par une liaison élastique. Dans ce cas, applicable aux engins de forte puissance, un réservoir à eau 15 est monté pour l'arro sage en travail du rouleau 1. Dans les trois cas, des carters 16 sont disposés pour la pro tection des organes mécaniques portés par le châssis 3.
Dans les trois cas également, des transmis sions flexibles, de préférence à câble sous gaine, relient 1e_ poste de conduite à l'embrayage et à la manette des gaz du moteur 4 qui met en vibration le rouleau.
Les fig. 4, 5 et 6 montrent le tambour de l'une ou l'autre desdites formes d'exécution. Le tambour du rouleau est constitué par un cylindre 17 en tôle épaisse que ferment, vers les extrémités, des joues pleines 18. Dans ces joues sont alésées des cavités 18a en forme de cylindre aplati, dans lesquelles sont logés des flasques 19a de fusées 19 ; le diamètre de la cavité 18a est quelque peu supérieur au dia mètre extérieur de ces flasques 19a ;
par exem ple, il est avantageusement ménagé une diffé rence de diamètre de l'ordre d'un demi-milli- mètre entre le bord du flasque 19a et le bord intérieur de la cavité 18a. Ce flasque est main- tenu dans cette cavité par des boulons 20 ajus tés dans des forages des joues 18 et dont la tête est soudée contre la paroi interne de celles- ci ; ces boulons traversent le flasque 19a dans des forages dont le diamètre est supérieur à celui de la tige de ces boulons d'une quantité au moins égale et, de préférence, supérieure au jeu prévu pour le logement du flasque dans la cavité de la joue.
Ces boulons sont munis d'écrous 21 sous la tête desquels est placée une rondelle 22 de métal antifriction, ou de caoutchouc massif, ou encore de caoutchouc, sur les faces de laquelle sont appliquées des garnitures antifriction. Les écrous 21 ne serrent pas le flasque 19a contre le fond de la cavité 18a et ils sont empêchés de se dévisser au moyen de goupilles 23. Ainsi le tambour du rouleau peut se déplacer radialement par rap port au flasque 19a dans de faibles limites.
L'axe 19b de chacune des fusées porte, par l'intermédiaire de roulements à billes 24 et 25, un boîtier rotatif 26 qui est fermé par un cou vercle vissé 27 de manière à pouvoir être abon damment rempli de graisse. Cette graisse peut être introduite par des canaux 45. Des joints de feutre 29 assurent l'étanchéité de ce boîtier.
Dans la masse de ce boîtier sont usinés, d'une part, deux poulies à gorge trapézoïdale 28 et, d'autre part, deux bras diamétralement opposés 30 et 31. Le bras 30 équilibre sensible ment la masse du bras 31, mais l'extrémité de ce dernier est pourvue d'une partie épaisse 31a dans laquelle sont pratiquées des cavités 32 en forme de tronc de pyramide. On peut ainsi introduire dans ces cavités (au nombre de trois dans l'exemple représenté) une, deux ou trois masselottes de forme correspondant à celle de ces cavités, masselottes, de plomb par exemple, qui sont maintenues dans ces cavités par une barrette 33 que fixent des vis 34.
Comme on peut le voir sur la fig. 4, les deux paires de poulies 28 appartenant aux deux fusées sont actionnées par un arbre commun 35 pourvu à ses extrémités de paires de pou lies 36 correspondant aux poulies 28, arbre qui, par l'intermédiaire d'un pignon 37, reçoit son mouvement du moteur 4. L'extrémité de la fusée 19b est montée dans un palier lisse 38 qui est encastré dans une pièce en caoutchouc ou matière analogue 39, laquelle est montée dans un boîtier 40 qui en épouse la forme extérieure torique. Ce boîtier est fixé sur le châssis 3 par l'intermédiaire d'un autre bloc en caoutchouc 41 et des boulons 42.
De même, les paliers 43 qui supportent l'extré mité de l'axe 35 sont montés sur ce même châssis 3 par l'intermédiaire de blocs en caout chouc 44.
Les formes d'exécution qui viennent d'être décrites fonctionnent de la façon suivante Le roulement du tambour sur le sol sous la poussée ou la traction du train propulseur est permis par le montage des extrémités des fusées dans les paliers 38 ; pendant ce roulement, ces fusées sont mises en vibration par la rotation rapide des boîtiers 26. La fréquence de cette vibration dépend de la vitesse du moteur 4, tandis que son amplitude est déterminée par le poids des masselottes introduites dans les cavi tés 32.
En raison de cette vibration, les flas ques 19a, libres dans leurs logements, martè lent les bords de la cavité 18a, ce qui, d'une part, .transmet au tambour la vibration sous forme de percussion à cadence rapide et, d'au tre part, permet à ce tambour une amplitude de déplacement plus grande que celle des flas ques. On obtient ainsi des effets d'écrasement, pour les matériaux pierreux, extrêmement effi caces et qui produisent, soit la pulvérisation de ces matériaux, soit l'enfoncement de ceux-ci dans le sol. Grâce au double montage élastique assuré par les blocs 39 et 41, une assez faible partie de cette énergie vibratoire est transmise au châssis 3.
En outre, en raison du montage élastique sur ce châssis des organes de mise en vibration du rouleau, ces organes sont, autant que faire se peut, soustraits à la vibration.
Il y a intérêt à donner initialement le même calage angulaire aux bras 30 et 31 appartenant aux deux fusées. Ainsi, les vibrations des deux fusées sont en phase et les chocs que subit le rouleau sont de même sens des deux côtés à la fois. L'expérience montre que ce calage se conserve pratiquement en fonctionnement, quoique les courroies d'entraînement soient susceptibles de glisser, si les tensions des paires de courroies sont sensiblement égales, étant donné que les conditions de travail aux deux extrémités du rouleau sont sensiblement les mêmes. Le rouleau fonctionne néanmoins de façon satisfaisante si les deux balourds sont décalés l'un par rapport à l'autre.