CH322963A - Procédé de fabrication d'un lait séché. - Google Patents

Procédé de fabrication d'un lait séché.

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CH322963A
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Dart Peebles David
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Description


  <B>Procédé de fabrication d'un lait séché</B>    La présente invention a trait à un procédé  de fabrication de lait séché se dispersant dans  l'eau facilement et rapidement pour donner un  lait reconstitué stable.  



  La poudre de lait écrémé du commerce  s'obtient en séchant par pulvérisation du lait  écrémé. Sa teneur totale en humidité est de  4 % environ et la grosseur de particule de la  poudre est telle que la majeure partie des parti  cules passent à travers un tamis à ouverture de  maille de 177 microns. Ainsi qu'il sera expli  qué plus loin d'une façon plus détaillée, lors  qu'on cherche à reconstituer le lait à l'aide  d'une telle poudre et d'eau, la poudre résiste  au mouillage et tend à donner des masses col  lantes ou grumeaux.

   Par une agitation prolon  gée et énergique, telle qu'une action de     se-          couage    ou de battage mécanique, il est possible  de reconstituer le lait à partir de la poudre de  lait écrémé et d'eau, mais cette opération est  longue et peu     commode.    On se heurte à la  même difficulté dans l'utilisation d'une telle  poudre de lait écrémé ayant été séchée par pul  vérisation pour d'autres produits tels que les  mélanges pour la pâtisserie et la boulangerie  et, d'une façon générale, tout ce qui concerne  l'art culinaire et -la préparation des boissons.  



  La présente invention se propose     d'obtenir     une poudre lactée susceptible d'être     redisper-          sée    facilement et rapidement dans de l'eau, sans    avoir à subir une     agitation    énergique, en vue  de la production d'un lait reconstitué stable.  



  A cet effet, on provoque l'agglomération  des particules d'une poudre de lait de manière  à obtenir une masse composée principalement  d'agrégats poreux de particules distincts les uns  des autres.  



       L'invention    est décrite ci-après avec réfé  rence au dessin     annexé,    dans lequel  la     fig.    1 est une vue en élévation latérale  schématique, en partie en coupe, d'une instal  lation pour la mise en     oeuvre    du procédé ;  la     fig.    2 est un diagramme illustrant les ca  ractéristiques d'un produit préparé par le pré  sent procédé, en ce qui concerne la capillarité  et la comparaison de ce produit avec la poudre  de lait écrémé ordinaire du commerce ;

    la     fig.    3 est un diagramme illustrant les  résultats d'essais effectués sur un produit ob  tenu conformément à l'invention et sur une  poudre de lait écrémé du genre des poudres  séchées par pulvérisation qu'on trouve ordinai  rement dans le commerce, ce diagramme fai  sant ressortir les différences de capillarité des  deux produits ;    les     fig.    4 et 5 sont des     diagrammes    illus  trant les résultats d'essais de tamisage d'un  produit du présent procédé et du lait écrémé      pulvérulent séché par pulvérisation du com  merce.  



  Le présent procédé peut être exécuté  comme suit : on utilise une poudre de lait  écrémé obtenue par les procédés de séchage  habituels. Il est désirable d'utiliser une poudre       ayant    un indice de     solubilité    relativement bas.  Par   indice de solubilité  , on entend la valeur  numérique obtenue par l'essai normal auquel  on soumet les solides insolubles, tel que celui  dont une spécification a été donnée par l'or  ganisation       American    Dry     Milk        Institute         ,     pour déterminer la quantité de     solide    insoluble  qui est présente lorsqu'une poudre particulière  est reconstituée avec de l'eau.

   C'est ainsi qu'on  peut faire usage d'une poudre dont l'indice de  solubilité est de l'ordre de 0,1 ou plus bas. Les  méthodes classiques de fabrication de la pou  dre de lait écrémé consistent à concentrer un  lait écrémé comestible par une évaporation  dans le vide, suivie d'un séchage par pulvéri  sation du produit de concentration.

   Dans un  exemple typique, la poudre peut donner à       l'analyse        approximativement        36        %        de        protéine,          52        %        de        lactose,    8     %        de        cendre        et    4     %        d'hu-          midité    totale.

   Une telle poudre est principale  ment composée de particules individuelles (tel  les que des sphères entières ou brisées) dont  la grosseur est inférieure à 60 microns.  



  On traite la poudre de lait     écrémé    d'une  manière spéciale en vue de former des agrégats  poreux à partir des particules de la poudre. Ce  traitement s'accompagne de ce qu'on peut ap  peler un       gonflement      de la poudre, dont le  volume apparent augmente fortement.  



  On réalise ce stade en introduisant la pou  dre par un courant d'air dans une chambre  dans laquelle on provoque son mélange avec  de la vapeur d'eau chaude et des gouttelettes  d'humidité continuellement introduites. Le  mode opératoire adopté est tel que l'humidité  se distribue rapidement et effectivement sur  les surfaces des particules de la poudre en pro  voquant un état collant superficiel momentané,  qui provoque à son tour l'adhérence au hasard  des     particules    entre elles et, par suite, la for  mation d'agrégats poreux assez gros, mais de    formes très diverses, le tout étant dû à l'action  combinée de l'humidité-et de certains consti  tuants solubles de la poudre.  



  Après avoir retiré la matière humide et  gonflée de la chambre de traitement, on la sèche  pour en     éliminer    l'excès d'humidité libre. Par  exemple, dans le cas typique d'une matière qui  posséderait une humidité totale de 15      /o    à sa       sortie    de la zone de traitement, le séchage serait  effectué de manière à réduire cette teneur en       humidité        totale    à     environ    3 - 6     %.     



  Dans un mode opératoire préféré, il est fait  usage d'un courant d'air à titre de véhicule de  transport d'une poudre, qui peut ou non avoir  été mélangée avec une petite quantité de lac  tose cristallisé, jusqu'à la zone de traitement.  



  Conjointement avec le séchage, un certain  degré de tamisage est appliqué en vue de l'éli  mination des fines. On soumet la poudre à un  tamisage destiné à éliminer les particules dont  la grosseur est inférieure à un minimum pré  déterminé. On peut ramener une portion ou la  totalité de ces fines et autres particules trop  petites au stade initial, où cette matière rejoint  le mélange de poudre de lait écrémé et de lac  tose à traiter.  



  La poudre et l'air utilisé comme véhicule  peuvent être à la température ambiante ordi  naire, par exemple de l'ordre de 15 à     26,1    C.  La vapeur d'eau et l'humidité appliquées aux  particules de poudre dans la zone de traitement  peuvent être sous forme de vapeur d'eau satu  rée pouvant contenir en suspension de fines  gouttelettes d'eau pulvérisée. Il est préférable  de régler le traitement en ajustant le rapport  entre l'eau pulvérisée et la vapeur d'eau, ce qui  constitue un moyen commode de régler la tem  pérature régnant dans la zone de traitement.

    Pendant que les particules de poudre se mé  langent avec la vapeur et l'eau pulvérisée, l'hu  midité se répartit sur les     surfaces    des particu  les de la poudre qui se chargent d'une quantité  d'eau suffisante pour que leurs surfaces devien  nent collantes. La quantité d'humidité appli  quée de cette manière peut être telle que la  teneur en humidité totale des particules soit  portée à 10 - 20 0/0, de     préférence    à environ  15 0/0. Le niveau de température préféré pour      la zone de traitement est de l'ordre de 25 à  500 C.  



  A peu près en même temps que les parti  cules individuelles de la poudre sont amenées  à l'état collant superficiel désirable lesdites par  ticules sont mélangées entre elles de telle ma  nière que leur contacta pour effet de les faire  adhérer les unes aux     autres    et de former ainsi  des agrégats poreux de contours arbitraires qui  sont composés d'un nombre variable de parti  cules et sont, par conséquent, de grosseur va  riable.  



  La durée totale pour la formation d'agré  gats poreux peut varier de 5 à 60 secondes pour  le type d'installation qui sera décrit ci-après.  Indépendamment de la formation d'agrégats  poreux, quelques-uns des constituants les plus  solubles de la poudre se dissolvent pendant  cette période pour former la     couche    collante.  



  A mesure que les agrégats poreux se for  ment, ils sont mous et ne résisteraient pas à  une manutention mécanique. Il est donc né  cessaire de les laisser reposer, par exemple sur  une courroie transporteuse mobile, jusqu'à ce  que les structures soient devenues fermes. Cette  période de repos peut être plus ou moins lon  gue, selon la température et l'humidité, et  pourra varier d'une seconde à plusieurs minu  tes. A l'expiration de la période de repos, la  matière est nettement moins collante et relati  vement mobile, et les agrégats individuels sont  suffisamment solides pour résister à la manu  tention et au séchage sans se briser ou s'écra  ser dans une mesure importante.  



  Tous les stades de traitement sont de pré  férence réalisés dans des conditions de tempé  rature et de durée propres à éviter toute aug  mentation sensible de la teneur en matière  insoluble du produit, afin d'éviter tout ac  croissement sensible de l'indice de solubilité. En  supposant que la température moyenne régnant  dans la zone de traitement soit de l'ordre de       38     C et que la teneur en humidité totale du  produit soit d'environ 15 %, on constate  qu'aucun accroissement appréciable de l'in  dice de     solubilité    ne s'effectue au cours d'une  période de séjour totale atteignant presque  trente minutes.

      Bien qu'on puisse avoir recours à divers       moyens    pour éliminer l'excès     d'humidité    au  cours de l'opération qui est réalisée après la  période de repos, il est désirable d'éviter une  manutention mécanique susceptible de provo  quer un broyage sérieux ou un écrasement ex  cessif des agrégats. De même, il est désirable  d'éviter tout accroissement sensible de la te  neur du produit en une matière insoluble telle  que la protéine coagulée. En supposant que le  séchage du produit     ait        lieu    à l'air, la tempéra  ture de l'air peut être de l'ordre de 93 à 149  C,  l'échelle de température comprise entre<B>110</B> et  1210 C étant considérée comme étant la plus  favorable.

   Les niveaux de température et la  durée du séchage peuvent varier     inversement,          mais    ces facteurs doivent être réglés de façon  à éviter la formation de quantités indésirables  de matières insolubles, telles que la protéine  coagulée, et la production d'odeurs ou saveurs  étrangères, par suite d'une surchauffe. La te  neur en humidité finale du produit peut être de  l'ordre de 3 à 6     %    (humidité totale).  



  Une méthode de séchage appropriée con  siste entre autres à transporter la matière hu  mide jusqu'à un tamis à petites mailles qu'on       fait    vibrer de manière à provoquer     l'entraîne-          ,ment    de la matière de l'extrémité d'alimenta  tion à l'extrémité de décharge du tamis, et à  soumettre ledit tamis à un mouvement vertical  destiné à maintenir la poudre sous forme d'une  couche de travail déliée ou non tassée. Con  jointement avec l'action vibratoire, on provo  que le passage d'un courant     ascendant    d'air de  séchage chaud à travers le tamis et la couché  de poudre qu'il supporte.

   Le nombre et la  grandeur des ouvertures du tamis sont choisis,  par rapport au débit du courant d'air traver  sant le tamis, de façon que le produit se mou  vant le long du tamis soit   ventilé   ou main  tenu en suspension de manière à former une  couche dont l'épaisseur est un multiple de celle  qu'elle aurait normalement si elle était au re  pos. Par ce moyen, le produit est contraint à  progresser le long du tamis et est au moins en  partie supporté par l'air qui le traverse et qui  constitue en quelque sorte un matelas le sup  portant. Il en résulte une action de séchage évi-      tant une manutention mécanique brutale sus  ceptible de provoquer la rupture des agrégats.  Une petite quantité de poudre relativement fine  est entraînée par le courant d'air de séchage  sortant du sécheur.

   On procède à l'enlèvement  de cette matière fine, qui peut être ramenée au  procédé.  



  La     fig.    1 représente une installation pour la  mise en     oeuvre    du procédé. La chambre 16 est  disposée suivant un axe vertical et possède une  forme circulaire en section horizontale. L'ex  trémité inférieure de cette chambre est rétrécie       coniquement,    comme indiqué en 17, et pour  vue d'un tuyau de décharge     inférieur    ouvert 18.  



  Deux tuyaux ou enveloppes concentriques  19 et 21 s'étendent vers le bas à travers la paroi  supérieure de la chambre, l'extrémité supérieure  du tuyau 19 communiquant avec un tuyau 22  et l'extrémité supérieure du tuyau 21 communi  quant avec le tuyau d'alimentation 23 par le  quel s'effectue l'introduction de l'eau et de la  poudre à traiter à l'intérieur de la chambre 16.  L'extrémité inférieure ouverte du tuyau 19 est  à un niveau légèrement plus bas que l'extrémité  inférieure ouverte du tuyau 21. Dans une zone  située immédiatement au-dessous du tuyau 21  est disposé un organe annulaire 24 dont la pa  roi intérieure présente un grand nombre de  petits trous 26.

   Cet organe 24 communique  avec un tuyau 27 d'alimentation de vapeur  d'eau par lequel de la vapeur d'eau humide  s'échappant par les trous 26 établit une atmo  sphère humide enveloppant la poudre descen  dant par le conduit 21. A l'intérieur de l'organe  annulaire 24, et également à une faible distance  au-dessous de l'extrémité inférieure du conduit  21, est disposée un tuyère ou buse de pulvéri  sation 28, qui est reliée aux tuyaux d'admission  d'eau 29 et d'air 31. A l'aide d'air sous pres  sion, on peut injecter par la buse 28 un nuage  de fines gouttelettes d'eau qui se mélangent  avec la vapeur d'eau.  



  Le dispositif représenté pour introduire la  poudre par un tuyau 23 comprend un ventila  teur 32 et une trémie d'alimentation 33 à l'aide  de laquelle la matière peut être introduite dans  la tubulure d'admission 34 du ventilateur. Une  table d'alimentation à secousses 36 fournit la    poudre avec un débit réglé à la trémie 33. On  a représenté en 37 une trémie à partir de la  quelle la poudre est transférée à la table 36.  Les   fines     v    ramenées sont aussi déchargées  sur la table 36 par un tuyau 38.  



  Les parois latérales de la chambre 16 sont  de préférence chauffées à une température su  périeure au point de rosée, afin d'éviter toute  condensation d'humidité sur les surfaces inté  rieures de cette chambre. A cet effet, les parois  latérales de la chambre sont entourées par une  chemise 39 dont l'extrémité inférieure est reliée  à un tuyau d'alimentation d'air chaud 41. Le  tuyau 41 reçoit de l'air chaud d'une source  appropriée telle que     celle    représentée et qui  comprend un réchauffeur d'air 42, un tuyau 43  et un ventilateur 44. Dans un exemple typique,  la température de cet air peut être de l'ordre de       32ô    à     60o    C. L'intérieur de la chemise com  munique avec l'extrémité supérieure de la  chambre 16 et avec la conduite 22.

   L'extrémité  supérieure de la chambre 16 située au-dessus  d'une grille composée de barres transversales  46 communique avec le tuyau d'échappement  47. L'air arrivant par le tuyau 22 descend à  l'intérieur du tuyau 19 de manière à envelopper  la poudre après que celle-ci a été humidifiée.  L'air s'échappant par le tuyau 47 traverse un  séparateur cyclone 48 qui recueille la poudre  fine que cet air est susceptible de contenir et  l'évacue par un tuyau 49. Ce séparateur com  munique avec un ventilateur 50 débouchant à  l'air libre.  



  La chambre 16 est prolongée vers le bas  par une portion conique 17 terminée par une  tubulure 18 qui laisse tomber les agrégats sur  un chargeur à table vibrante 51, lequel trans  fère la matière à un dispositif transporteur ap  proprié tel qu'une bande transporteuse 52. Si  on le désire, on peut faire en sorte que la ma  tière tombe directement de la tubulure 18 sur  la bande 52. Celle-ci amène la matière au sé  cheur 53, du type à tamis secoueur. Le tuyau  de décharge 54 de ce sécheur fournit la matière  à un tamis 56 qui désagrège les agrégats les  plus gros et sépare la matière en deux fractions  57 et 58. La fraction 57 est le produit désiré  et est composée de particules suffisamment gros-      ses pour rester sur le tamis. Le refus 58 du ta  mis est composé d'une matière fine qui traverse  le tamis.

   Dans un exemple typique, ce tamis  peut posséder une ouverture de maille d'envi  ron 177 microns. A titre de variante, la matière  trop fine 58 peut être séparée du produit désiré,  à savoir de la fraction 57, par un courant d'air  ascendant de force modérée qui soulève les  fines sans déranger les agrégats.  



  L'air s'échappe du sécheur à secousses 53  par l'intermédiaire d'un     ventilateur    59 et d'un  tuyau 61 qui est relié à un séparateur cyclone  62 dans lequel la poudre fine est séparée et ra  menée par le tuyau 38 à la table à secousses  36. De cette façon, la matière transportée par  l'air de séchage hors du sécheur 53 est ramenée  au procédé. Le sécheur 53 reçoit l'air de sé  chage chaud du     réchauffeur    d'air 42 par l'in  termédiaire de ventilateurs 63.  



  Le sécheur 53 est du type précédemment  décrit, qui utilise un tamis à secousses sur le  quel sont déchargés les agrégats. Ce tamis est  de préférence composé d'une plaque percée  d'un grand nombre de petits trous et animée  d'un mouvement vibratoire grâce auquel des  composantes de vitesse verticales sont appli  quées aux agrégats, en même temps que     ceux-          ci    sont entraînés vers le tuyau de décharge 54.  L'air de séchage est admis à l'intérieur d'une  chambre constituée au-dessous du tamis, de  sorte que l'air chaud est projeté de bas en haut  sous forme de jets qui traversent les trous du  tamis, puis la couche d'agrégats reposant sur  le tamis.

   La majeure partie de la poudre est  composée de particules de grosseur telle qu'el  les ne sont pas entraînées à travers le ventila  teur 59 par les courants d'air. Par contre, la  matière relativement fine est entraînée par le  courant d'air qui l'amène finalement par le  tuyau 38 au chargeur à table vibrante 36.  



  L'installation décrite ci-dessus fonctionne  de la manière suivante : en temps normal, les  ouvertures 26 de l'organe annulaire 24 et la  buse 28 débitent une quantité suffisante de va  peur d'eau, mélangée avec de l'eau à l'état pul  vérisé, pour assurer une atmosphère de vapeur  d'eau et de gouttelettes d'eau dans une zone  située immédiatement au-dessous de l'extrémité    ouverte du tuyau 21. Lorsque la poudre  s'échappe de l'extrémité inférieure du tuyau 21,  conjointement avec l'air qui en constitue le  véhicule et qui peut être à la température am  biante, l'eau se dépose sur les surfaces des  particules.

   L'équilibre entre le taux d'alimen  tation en poudre et la quantité d'humidité  fournie et     l'équilibre    entre l'humidité fournie  par la buse 28 et la vapeur d'eau passant par  les trous 28 sont réglés de telle sorte que la  matière déchargée par la tubulure 18 possède  une teneur en humidité totale de l'ordre de 10  à     20        %,        de        préférence        15        %.        De        plus,    à     sa     sortie de la tubulure 18,

   le volume apparent de  la matière est plusieurs fois celui du courant  de matière qui avait été fourni à partir de la  table à secousses 36. Les équilibres entre le  taux d'alimentation en poudre, le taux d'ali  mentation en eau et le taux d'alimentation en  vapeur d'eau sont réglés de manière que la ma  tière possède son maximum de volume au mo  ment où elle est déchargée par la tubulure 18.  Si la quantité d'eau introduite est trop grande,  il est facile de s'en rendre compte par la dimi  nution du volume apparent de la matière à sa  sortie de la tubulure 18.  



  Ainsi qu'il a été expliqué précédemment,  l'humidité a pour rôle de rendre collantes les  surfaces des particules et, pendant que s'effec  tue le mélange des particules, qui provoque  des contacts mutuels entre lesdites particules,  ces particules adhèrent et se fixent les unes aux  autres de façon arbitraire, en formant des agré  gats poreux de grosseur considérable.  



  A sa sortie de la zone localisée située à  l'extrémité inférieure du tuyau 19 où l'humi  dité est appliquée, la matière pénètre dans la  partie principale de la chambre 16, où elle est  enveloppée par l'air chaud qui pénètre conti  nuellement dans cette chambre par le tuyau 19  et quia pour effet de maintenir la poudre à la  température désirée.  



  La matière humide tombe à l'intérieur de  la chambre 16 et atteint finalement le cône 17.  Comme l'indiquent les     flèches,    au moment où  elle atteint l'extrémité supérieure du cône, elle  se mélange avec de l'air atmosphérique, plus  froid, qui pénètre entre le bord supérieur du      cône et l'extrémité inférieure de la chambre 16.  Dans des conditions de travail appropriées, la  matière n'adhère dans une mesure appréciable  ni aux parois de la chambre 16 ni à     celles    du  cône 17. En d'autres termes, la matière conti  nue à tomber librement jusqu'à ce qu'elle ait  été déchargée par la tubulure 18 sur le char  geur 51.

   Bien que la matière, telle que dé  chargée par la tubulure 18 puisse posséder dans  un exemple typique une température d'environ       38 C,    sa température s'abaisse progressive  ment après qu'elle est tombée sur la table 51  et au cours de son entraînement par le trans  porteur 52. Dans le sécheur à secousses 53,  l'excès d'humidité est éliminé de la manière dé  crite pour donner le produit final désiré.  



  La poudre de lait écrémé est introduite  dans l'appareil par l'intermédiaire du chargeur  à table vibrante 36, conjointement avec la pou  dre de lactose cristallisé et les fines ramenées  par le tuyau 38. A titre de variante, on peut  alimenter l'appareil par de la poudre de lait  écrémé préalablement mélangée avec de la pou  dre de lactose, des fines provenant du sécheur  à secousses, la matière de refus provenant du  tamis 56, ou tout mélange approprié de poudre  de lait écrémé avec l'un quelconque des autres  produits, par l'intermédiaire du chargeur à  table vibrante 36. La poudre provenant de toute  source appropriée peut être introduite dans la  trémie 37, la tubulure de décharge de cette  trémie étant disposée de telle sorte que la table  36 alimente la trémie 33 selon un débit sensi  blement constant.

   Ainsi qu'il a été précédem  ment indiqué, il convient de maintenir constant  le débit de l'alimentation en poudre afin de fa  ciliter le réglage de la vapeur d'eau et de l'eau  pulvérisée. En général, l'introduction d'une  trop grande quantité d'humidité a pour effet  que la matière fournie au chargeur à secousses  51 possède une teneur en humidité trop élevée,  de telle sorte qu'elle tend à donner une masse  pâteuse plutôt qu'un courant     floconneux     d'agrégats, ce qui fait obstacle à son séchage  et à l'obtention d'un produit satisfaisant. De  même, si la quantité d'humidité introduite est  insuffisante, la matière déchargée en 18 n'est  pas satisfaisante.

   La fourniture d'une quantité    de vapeur trop élevée par rapport à la quantité  d'eau pulvérisée tend par ailleurs à élever la  température de la poudre à une valeur exces  sive et à provoquer de ce fait un certain degré  de coagulation de la protéine.  



  Dans le sécheur à secousses 53, la poudre  est continuellement agitée pendant que s'effec  tue l'élimination de l'humidité en excès, mais  cette agitation est insuffisante pour provoquer  dans une mesure sérieuse le broyage ou l'écra  sement de la poudre. Elle suffit juste à éviter la  formation d'agrégats trop gros, de telle sorte  que le produit fini est coulant ou librement mo  bile, c'est-à-dire à l'état voulu pour être en  saché ou autrement empaqueté.  



  Le produit obtenu par le présent procédé  et à l'aide de l'installation décrite ci-dessus  possède des propriétés uniques et avantageuses.  Ses particules sont sous forme d'agrégats ré  sultant de l'agglomération par collage des par  ticules initiales de la poudre, les agrégats étant  eux-mêmes relativement poreux. D'une façon  générale, la grosseur des agrégats peut varier,  bien qu'une proportion (en poids) supérieure à  environ 50 0/0 (mais pouvant atteindre 80 0/0  dans certains cas) soit retenue sur un tamis à  ouverture de maille de 74 microns.

   Au     con-          traire,        80        %        des        particules        de        la        poudre        de        lait     écrémé ordinaire traverse un tamis à ouverture  de mailles de 74 microns. Les agrégats sont  suffisamment solides pour résister aux manu  tentions et à l'empaquetage sans se désagréger  sérieusement. La densité du produit fini est de  l'ordre de 0,27 à 0,39 (de préférence 0,32),  alors que celle de la poudre de lait écrémé or  dinaire est d'environ 0,6.

   L'indice de solubilité  est essentiellement le même que celui de la pou  dre utilisée à titre de matière initiale, et le  degré d'hydratation du lactose varie de 30 0/0  à 62 0/0.  



  La supériorité de ce produit sur la poudre  de lait écrémé ordinaire peut être démontrée  comme suit. Lorsqu'on laisse tomber une cuil  lerée de poudre de lait écrémé ordinaire, dont  le séchage a été effectué par pulvérisation, dans  un gobelet contenant une certaine quantité  d'eau, la poudre flotte à la surface de l'eau, et      si on laisse reposer le contenu du gobelet sans  l'agiter, la poudre forme une masse collante.  Lorsque le même essai est appliqué au produit  du présent procédé, la majeure partie du pro  duit flotte à la surface de l'eau pendant un  court intervalle de temps, et immédiatement  après, s'enfonce progressivement. Au cours de  sa chute, la matière se désagrège et se disperse.

    Si l'on tentait d'agiter le contenu du gobelet,  après l'introduction de la poudre de lait  écrémé ordinaire, cette poudre se diviserait en  masses collantes ou grumeaux et il faudrait  soumettre le tout à une agitation relativement  énergique pendant une période de temps im  portante pour désagréger les grumeaux et obte  nir une dispersion complète. Avec le produit  du présent procédé, il suffit d'agiter ou secouer  modérément le contenu du gobelet à l'aide  d'une cuiller pour effectuer rapidement la dés  agrégation et la dispersion complète de la ma  tière de manière à obtenir un lait reconstitué  stable et exempt de grumeaux.  



  Lorsqu'on dépose une petite masse de pou  dre pulvérulente dans de l'eau ou qu'on la fait       flotter    à la surface de l'eau, la pesanteur tend  à provoquer la pénétration de l'eau à travers  la masse, et la capillarité tend à provoquer la  pénétration de l'eau à partir de tous les côtés  mouillés. La grandeur des ouvertures ou ca  naux existant entre les particules à l'intérieur  de la masse détermine la résistance offerte aux  forces hydrostatiques et détermine aussi en par  tie la nature des forces de capillarité. En géné  ral, la résistance offerte à la force hydrostati  que, de même que les forces capillaires, sont  d'autant plus grandes que les ouvertures ou  canaux sont plus petits.  



  Des essais effectués ont démontré que, dans  le cas de la poudre de lait écrémé normale,  séchée par pulvérisation, les ouvertures ou ca  naux d'une telle masse de poudre sont relati  vement petits, les forces de capillarité étant au  contraire relativement élevées. Par contre, dans  le cas du produit du présent procédé, la résis  tance à la force hydrostatique est relativement  faible en raison du fait que les ouvertures ou  canaux sont plus grands, et les forces de capil  larité sont relativement faibles.    La titulaire a mesuré la capillarité par une  méthode de laboratoire en utilisant des tubes  en verre   Pyrex   de 115 cm de hauteur et  de 10 mm de diamètre intérieur. Ces tubes  étaient légèrement obturés, à l'une de leurs ex  trémités, par un tampon d'ouate de 2 mm.

   On  a placé un échantillon de la matière en cours  d'examen dans un tube dont on a soumis l'ex  trémité inférieure à de légers chocs jusqu'à ce  que la poudre se soit tassée sur une hauteur       (0,77        cm)        égale    à     90,%        de        celle        qu'elle        pos-          sédait    à l'état libre. On a introduit dans un  autre tube un poids égal de la matière fabri  quée conformément au présent procédé et,  après tassement, la colonne avait 95 cm de  hauteur.

   Les tubes ont été maintenus vertica  lement avec leur extrémité inférieure passant  à travers des bouchons de liège, qui ont     eux-          mêmes    été insérés dans l'extrémité supérieure  de     flacons        Erlenmeyer    de 250     cm3.    Les bou  chons étaient rainurés pour permettre à l'air  de pénétrer dans les flacons.

   Les flacons étaient  remplis de 175     cmB    de liquide environ avant  que les tubes aient été insérés, et après inser  tion des tubes, ceux-ci ont été immergés de  telle sorte que l'extrémité inférieure de chacun  d'eux soit située à 1 cm au-dessus du fond du       flacon.    On a mesuré la capillarité en fonction  du mouvement ascensionnel du liquide à l'in  térieur du tube, par secondé.

   Les essais ont été       réalisés    en utilisant divers types de liquide, à       savoir        80,        65,        50        et        35'%        en        poids        de          ben-          zine          de        formule        30        (95        1%        d'alcool        composés          de     <RTI  

   ID="0007.0038">   86,4        %        d'éthynol        et        de        8,6,%        de        méthynol,          et    5     %        d'eau),        le        reste        étant        de        l'eau        distillée.     Les résultats moyens obtenus ont été portés sur  les diagrammes que reproduisent les     fig.    2 et 3.

    La courbe 1     (fig.    2) est relative à la poudre de  lait écrémé ordinaire et la courbe 2 au produit  du présent procédé. On notera que la montée  capillaire a été beaucoup plus rapide avec ce  dernier produit qu'avec la poudre de lait  écrémé et que la courbe s'élève très lentement  au bout de vingt minutes environ pour donner  une fonction logarithmique sur la base du  temps.  



  Les 'courbes 3, 4 et 5     (fig.    3) relatives aux  échantillons de poudre de lait écrémé font res-           sortir    qu'à mesure que la teneur en eau du  liquide utilisé augmente, la montée qui s'ef  fectue pendant la période initiale de l'essai di  minue d'une manière correspondante (les     résul-          tats        relatifs        aux        liquides    à     50        et        35        %        n'ont        pas     pu être représentés graphiquement en raison du  fait que la montée du liquide a 

  été négligeable  au cours de la période d'observation). Ceci a  été attribué à l'action d'auto-obturation due à  un gonflement des particules dans la zone  mouillée     localisée    et qui provoquerait la fer  meture à peu près complète des ouvertures ca  pillaires, en faisant ainsi obstacle à une nou  velle pénétration. Les courbes 6, 7, 8, 9 et 10  indiquent la pénétration afférente aux échan  tillons du produit du présent procédé, en utili  sant les liquides alcooliques à 95, 80, 65, 50  et 35<B>%</B>. On notera qu'une montée modérée a  eu lieu immédiatement, et que par la suite le  liquide restait à un niveau approximativement  constant.  



  L'essai de capillarité décrit ci-dessus et  illustré par les diagrammes des     fig.    2 et 3 dé  montre que le produit du présent procédé ab  sorbe de l'eau par capillarité sans     auto-obtura-          tion    sérieuse résultant du gonflement des parti  cules ou d'autres causes, et que les passages  ou conduits constitués à travers une masse de  ce produit n'assurent pas une force de capil  larité comparable avec celle     afférente    à la pou  dre de lait écrémé. On peut conclure de ces  essais que la capillarité oblige l'eau à pénétrer  dans une masse du produit du présent procédé  et que la pénétration d'eau n'est pas arrêtée  par un gonflement des particules.

   Bien que la  force de capillarité soit plus grande dans le cas  de la poudre de lait écrémé, ce qui est proba  blement dû au fait que les intervalles séparant  les particules sont relativement petits, l'action  d'auto-obturation ou de barrage due au gonfle  ment des particules ou à d'autres causes, qui  s'accompagne d'une réduction des interstices  existant entre les particules, empêche l'eau de  pénétrer rapidement.  



  On a mentionné précédemment la nature  poreuse des masses d'agrégats dont est composé  le produit. Une telle masse se laisse également  pénétrer par l'eau, non seulement à cause de    la nature poreuse des agrégats eux-mêmes,  mais aussi à cause des formes irrégulières de  ces derniers, qui empêchent le tassement.  



  On a obturé l'extrémité inférieure d'un  tube en verre   Pyrex   de 30 cm de longueur  et de 8 mm de diamètre intérieur avec un tam  pon de 1 mm de coton absorbant, puis inséré  l'échantillon du produit en cours d'essai par le  sommet du tube, jusqu'à ce que celui-ci ait été  rempli sur une hauteur de 17 cm. Le tube a  alors été soumis à de légers chocs propres à  tasser la matière et à réduire sa hauteur à  15 cm. On a retiré le tampon de coton puis,  à l'aide d'une pipette, on a introduit 6 cm'  d'un liquide au-dessus de l'échantillon et me  suré à l'aide d'un chronomètre le temps né  cessaire pour que le solvant pénètre sur une  distance de 10 cm. Le même essai a été réalisé  sur divers échantillons de la poudre de lait  écrémé ordinaire séchée par pulvérisation et sur  divers échantillons du produit du présent pro  cédé.

   Les liquides utilisés étaient les mêmes  que ceux des essais de capillarité indiqués     ci-          dessus,    mais on a utilisé le tétrachlorure de  carbone à titre d'agent non aqueux. Le temps  moyen, pour les divers     échantillons    de poudre  de lait écrémé ordinaire, en utilisant le tétra  chlorure de carbone, a été d'environ 220 se  condes, alors qu'il a été de 40 secondes envi  ron pour les échantillons du produit ici ob  tenu. Avec les agents alcooliques à 85 et 80 0/0,  le temps a été d'environ 750 à 800 secondes.

    Ces essais démontrent clairement qu'une masse  de la matière obtenue par le présent procédé  est relativement poreuse, sa porosité étant telle  qu'un liquide peut facilement la traverser sans  qu'elle oppose une action de barrage ou     auto-          obturation    excessive.  



  Des essais de laboratoire ont permis de  démontrer une autre propriété du produit du  présent procédé, qui consiste en ce que ce pro  duit se laisse mouiller assez rapidement. L'es  sai réalisé à cet effet a consisté à utiliser un  tube d'essai de 16 mm rempli d'eau distillée,  à la température ambiante, jusqu'à 1 cm du  sommet. On a laissé tomber sur la surface de  l'eau un échantillon de 0,05 g du produit et  mesuré le temps nécessaire pour le mouillage      complet de la poudre. Le même essai a été  réalisé sur une série d'échantillons de     lait     écrémé ordinaire du commerce, séché par pul  vérisation.

   Ces échantillons du commerce ont  exigé 210 à 360 secondes pour leur mouillage  complet, alors que les échantillons du produit  du présent procédé n'exigeaient qu'une à cinq  secondes pour leur mouillage complet. La faci  lité avec laquelle ce produit se laisse mouiller  semble en partie due au caractère d'agrégat du  présent produit, par opposition aux particules  individuelles relativement petites de la poudre  de lait écrémé ordinaire.  



  La grosseur des agrégats dont est composé  le produit du présent procédé semble être un  facteur important dans la détermination des  caractéristiques désirées. Lorsque ce produit  est broyé de façon à passer au travers d'un ta  mis à     ouverture    de maille de 74 microns, il n'a  pas les caractéristiques désirées en ce qui con  cerne, en particulier, la perméabilité et le  mouillage, ainsi qu'en ce qui concerne son ap  titude à se disperser rapidement et facilement  dans l'eau sans agitation énergique. Ainsi, il  est indiqué que la grosseur des particules de la  matière soit telle qu'elles soient retenues sur  un tamis à ouverture de maille de 74 microns  ou, en d'autres termes, que ses particules aient  plus de 74 microns.

   Des. essais réels effectués  en laboratoire sur des échantillons du produit  ici obtenu ont montré qu'une proportion de 80  à     86'%        environ        dudit        produit        est        composée     de particules ayant plus de 74 microns. Les par  ticules de cette grosseur sont perceptibles à       l'oeil    nu, alors que celles de la poudre de lait  écrémé ordinaire ne le sont pas.  



  La titulaire a effectué des essais de tami  sage en laboratoire sur des produits typiques  préparés conformément au présent procédé et  sur des échantillons typiques d'une poudre de  <B>lait</B> écrémé du commerce, séchée par pulvéri  sation. La courbe la de la     fig.    4 représente le  résultat d'un essai de tamisage du produit du  présent procédé, et la courbe 2a représente le  résultat du même essai réalisé sur la poudre de  lait écrémé ordinaire du commerce. A la     fig.    5,  la courbe lb est relative     également    au produit  du présent procédé, et la courbe 2b à la pou-         dre    du commerce.

   En général, les courbes des       fig.    4 et 5 illustrent la distribution des     grosseurs     de particules du produit du présent procédé, et  l'on notera le contraste entre cette distribution  et celle de la poudre de lait     @    ordinaire du com  merce, dont la plus grande partie des     particules     individuelles ont moins de 200 microns. La       fig.    4 est exprimée en pourcentages des frac  tions individuelles retenues, alors que la     fig.    5  est exprimée en pourcentages des quantités ac  cumulées retenues sur le tamis.  



  Il est évident que le présent procédé ac  croît considérablement le champ     d'utilisation     de la poudre de lait écrémé. Pour les usages  domestiques ordinaires, visant à préparer un  lait écrémé reconstitué, le produit est de beau  coup supérieur à la poudre de lait écrémé ordi  naire parce qu'il n'exige pas une agitation éner  gique ou prolongée pour obtenir la dispersion  stable désirée. En raison de ses caractéristi  ques de mobilité, il est facile à retirer d'un ré  cipient et peut être versé parle bec d'un réci  pient sans se former en blocs ni donner des  poussières. La poudre de lait écrémé ordinaire,  au contraire, ne peut pas être versée à l'aide  d'un bec tel que celui prévu dans les empaque  tages ordinaires du sel de cuisine.  



  Un autre avantage du produit obtenu est  qu'il ne s'agglomère pas lorsqu'il est exposé à  l'air humide, alors que la poudre de lait écrémé  ordinaire s'agglomère dans de telles conditions.  



  Lorsqu'il est ajouté aux     mélanges    de pâtis  serie, de boulangerie ou autres mélanges con  tenant de la farine, du sucre et d'autres ingré  dients, la facilité avec laquelle le produit du  présent procédé se disperse ne diminue en au  cune manière la facilité avec laquelle le mé  lange peut être incorporé à l'eau. Au con  traire,     ce    produit permet de préparer des mé  langes homogènes du produit avec de l'eau,  dans le minimum de temps, sans un battage ou  un     malaxage    mécanique excessifs et sans qu'il  se forme des masses ou blocs collants.  



  En raison de sa saveur et de son odeur  excellentes, le lait reconstitué à partir dudit  produit est un liquide qui possède essentielle  ment la même couleur, la même saveur et la  même odeur que le lait liquide initial.

Claims (1)

  1. REVENDICATIONS I. Procédé de fabrication d'un lait séché se dispersant dans l'eau facilement et rapidement pour donner un lait reconstitué stable, caracté risé par le fait qu'on provoque l'agglomération des particules d'une poudre de lait de manière à obtenir une masse composée principalement d'agrégats poreux de particules distincts les uns des autres. II.
    Installation pour la mise en oeuvre du procédé selon la revendication I, caractérisée par le fait qu'elle comprend une chambre de traitement de la poudre de lait dans laquelle pé nètre un conduit pour l'introduction dans cette chambre de poudre de lait anhydre conjoin tement avec un courant d'air servant de véhi cule à la poudre, un dispositif situé près de l'extrémité ouverte intérieure à la chambre du- dit conduit pour amener de l'humidité dans une zone à travers laquelle la poudre est desti née à passer, un dispositif transporteur pour recueillir la poudre agglomérée, sous forme d'agrégats, à la partie inférieure de ladite chambre,
    après que cette poudre a traversé li brement l'atmosphère de la chambre s'étendant au-dessous dudit conduit, et un sécheur pour éliminer l'humidité en excès de la poudre ag glomérée, le dispositif transporteur et le sécheur étant aptes à accomplir leur fonction sans détruire sensiblement les agrégats de poudre. SOUS-REVENDICATIONS 1.
    Procédé selon la revendication I, carac térisé par le fait que, pour obtenir l'aggloméra tion des particules de poudre de lait, on les humecte individuellement à l'aide d'une quan- tité d'humidité comprise entre 10 et 20 % du .poids de la poudre, de sorte que les particules soient rendues mutuellement collantes, et l'on provoque l'adhérence des particules collantes entre elles et, par suite, la formation d'agré gats poreux. 2.
    Procédé selon la revendication I et la sous-revendication 1, caractérisé par le fait que les agrégats poreux sont séchés d'une manière propre à en éliminer l'excès d'humidité et qu'on les laisse reposer après leur formation et avant leur séchage pour les rendre plus fermes et moins collants. 3. Procédé selon la revendication I et la sous-revendication 1, caractérisé par le fait que la poudre de lait, avant d'être humectée, est mélangée avec une proportion mineure de lac tose sous forme de petites particules cristal lisées. 4. Procédé selon la revendication I et la sous-revendication 1, caractérisé par le fait que la zone dans laquelle la poudre de lait est hu mectée et l'agglomération des particules de la poudre de lait effectuée à une température entre 26,50 C et 49o C. 5.
    Procédé selon la revendication I, carac térisé par le fait que la poudre de lait mise en oeuvre est une poudre de lait écrémé anhydre. 6. Installation selon la revendication II, caractérisée en ce que le dispositif pour intro duire de l'humidité comprend des moyens pour introduire de la vapeur d'eau chaude et des moyens pour introduire un jet d'eau finement pulvérisée.
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