<B>Procédé de</B> fabrication <B>d'un rouleau à</B> chevilles <B>pour pièces à musique</B> <B>et presse pour sa</B> mise <B>en</B> aeuvre La présente invention a pour objet un pro cédé de fabrication d'un rouleau à chevilles pour pièces à musique et une presse pour sa mise en aeuvre.
Le procédé de fabrication est caractérisé par le fait que les chevilles sont étampées dans une plaque devant par enroulement former le rouleau, par au moins deux opérations d'étam- page, la première portant sur une partie seule ment des chevilles choisies de façon qu'il y ait davantage d'espace entre elles, qu'il n'y en aura entre les chevilles du cylindre complet et la deuxième portant sur les chevilles restantes.
La presse est caractérisée par le fait qu'elle comprend un plateau porte-matrice et un cou- lisseau à déplacement vertical sur lequel une plaque, destinée à porter au moins deux poin çons disposés l'un derrière l'autre, peut cou lisser horizontalement de manière à occuper successivement deux positions d'étampage, une pour chaque poinçon, positions dans lesquel les elle est fixée amoviblement.
Le dessin annexé représente, à titre d'exem <B>ple, une forme d'exécution de la presse pour</B> la mise en oeuvre du procédé faisant l'objet de l'invention.
La fig. 1 est une vue en élévation de ladite presse. La fig. 2 en est une coupe selon la ligne <I>11-I1</I> de la fig. 1 et la fig. 3 selon 111-11I.
La fig. 4 représente un détail de la presse. La presse représentée comprend un bâti 1 sur lequel est montée une table 2 portant une matrice 3. Des coulisses 4 et 5 guident un cou- lisseau à déplacement vertical 6. Ce dernier porte, sur sa face inférieure, une plaque porte- poinçon 7 pouvant coulisser horizontalement sur des glissières 8 et 9.
La plaque 7 présente deux poinçons 10 et 11 disposés l'un derrière l'autre et pouvant prendre successivement leur position de travail, dans laquelle ils sont fixés amoviblement. - Le dispositif de fixation est formé d'une bille 12 montée élastiquement, grâce à un ressort 14, dans une creusure du coulisseau et s'engageant dans un dégagement 13 de la plaque. Une vis réglable 16 sert de butée à ladite plaque.
La presse est munie d'un dispositif extrac teur monté sur le bâti, au-dessus de la ma trice. Ce dispositif comprend un cadre 17 por tant la pièce à étamper 18 et guidé par quatre <B>tiges 19. Des ressorts 20</B> maintiennent <B>le cadre</B> dans sa position de repos, où il reste appliqué contre des boulons 21 vissés à l'extrémité des tiges de guidage. Ce cadre est solidaire de deux tiges 22 et 23 qui traversent le coulisseau de part en part et coopèrent avec un mécanisme de verrouillage monté sur la face supérieure de ce dernier.
Ce mécanisme est formé d'un verrou circulaire 24 pouvant occuper deux po sitions, l'une de repos, représentée en traits mixtes dans la fig. 4, où les tiges restent indé pendantes du coulisseau, et l'autre de verrouil lage où les tiges sont rendues solidaires dudit coulisseau. Dans ce dernier cas, le verrou s'en gage dans des creusures 25 des tiges comme représenté en traits pleins dans la fig. 4. Le verrou est commandé par un levier 26 coopé rant avec un ressort 27 qui peut occuper deux positions de désarmage, correspondant aux positions du verrou.
Les poinçons 10 et 11 portent chacun une partie, ici la moitié, des pointes d'étampage 28. La répartition desdites pointes entre les deux poinçons est telle qu'il y ait plus d'espace entre elles qu'il n'y en aurait avec un seul poin çon. Cette disposition permet d'utiliser des pointes d'un plus grand diamètre de base sur une presse d'un tonnage beaucoup plus faible. La fabrication de la pièce nécessite donc deux opérations d'étampage, soit une aveè chaque poinçon. On pourrait évidemment prévoir une presse avec plus de deux poinçons et un nom bre correspondant d'opérations.
La presse fonctionne de la manière sui vante Le poinçon 10, par exemple, est en posi tion de travail. Le dispositif extracteur est libre, le mécanisme de verrouillage étant en position de repos. Le coulisseau s'abaisse vers la pièce à étamper et l'amène, contre l'action des ressorts 20, en contact avec la matrice où elle subit un premier étampage qui forme une partie des chevilles. Puis le coulisseau se rele vant, la plaque reste engagée dans la matrice, les ressorts n'étant pas assez puissants pour l'en arracher. Le second poinçon 11 est mis en position de travail et le coulisseau s'abaisse à nouveau pour le second étampage au cours du quel se forment les dernières chevilles.
On ac tionne alors le mécanisme de verrouillage per mettant au coulisseau d'arracher la pièce étampée en entraînant le dispositif extracteur dans son mouvement ascendant.