Appareil à projection de vapeur, notamment pour le repassage La présente invention est relative à un appareil à projection de vapeur, de préférence pour le traitement de surfaces, notamment pour le repassage, cet appareil étant susceptible de produire lui-même sa vapeur.
Les appareils connus de ce genre ne per mettent qu'un nombre d'opérations limitées par le fait que l'appareil ne peut être employé que dans une position déterminée pour que la pro duction de vapeur se fasse normalement. La présente invention a pour but de remédier à cet inconvénient.
A cet effet, l'appareil selon l'invention est aménagé, tant intérieurement qu'extérieure ment, pour pouvoir être utilisé dans plusieurs positions. On peut ainsi utiliser l'appareil selon l'invention à des fins diverses. Une des appli cations les plus intéressantes est celle du re passage (machines à repasser et fers à repasser à vapeur). Mais on peut encore utiliser l'appa reil selon l'invention, par exemple pour décol ler les papiers peints, pour projeter un produit déterminé, sous forme de vapeur, sur une sur face. Dans cet ordre d'idées, on peut, au mo ment du repassage, empeser ou imperméabili ser un tissu. On peut encore utiliser l'appareil selon l'invention dans d'autres buts que le trai tement de surfaces, par exemple pour la clima tisation.
Le dessin annexé représente, à titre d'exem ple non limitatif, une forme de réalisation par ticulière de l'appareil selon l'invention, consti tuant en un fer à repasser équipé d'un support amovible.
La fig. 1 en est une vue en élévation et en coupe.
La fig. 2 en est une vue du dessus.
Les fig. 3, 4 et 5 la représentent montée sur son support et placée dans diverses posi tions.
Dans les différentes figures, les mêmes notations de référence désignent des éléments identiques. Le fer à repasser représenté comprend une enveloppe chauffante 1 formée de deux coquil les 2 et 3, cette dernière constituant la semelle du fer. Les deux coquilles sont jointives le long de leur bord biseauté 4. La coquille 3 ou se melle du fer présente une forme caractéristique très différente de celle des fers connus. En effet, sa surface plate se relève, sur tout son pourtour, par une courbure très douce. De plus, on voit à la fig. 2 que les deux bouts de la semelle sont arrondis, l'un des bouts étant nettement plus large que l'autre. Pour l'évacuation de la vapeur, la coquille 3 est percée de trous, tels que 5, répartis sur toute sa surface.
Cette coquille est surmontée d'une cloison 6 qui s'adapte exactement à l'in térieur de l'enveloppe chauffante et qui est bra- sée le long de sa ligne de contact avec cette surface intérieure. A la cloison 6 est fixée une coupelle 7 dans le fond de laquelle sont ménagés des trous à rebord 8. La coupelle 7 forme avec la portion correspondante de la cloison 6 une chambre de vaporisation 9. Cette chambre est alimentée par un petit tube rigide 10 qui se termine, à sa par tie supérieure, par un petit orifice calibré 11.
Le tube 10 traverse librement la coquille 2 et est soudé à la cloison 6. Il est alimenté par un tuyau souple 12 amenant de l'eau froide d'un réservoir non représenté. L'eau admise par l'ori- fice 11 pénètre dans la chambre de vaporisa tion 9. La vapeur formée passe par les trous 8 et se répand dans une chambre de surchauffe 13 limitée, d'une part, par la semelle 3 et, d'au tre part, par la cloison 6. La vapeur est alors évacuée par les trous 5.
La cloison 6 et la coquille 2 sont réunies par deux tubes désignés par 14 et 15. Le tube 14, qui est fileté, est vissé, d'une part, dans un trou taraudé de la cloison 6 et traverse libre ment la coquille 2 dont il assure la fixation par un écrou 20. Le tube 14 est fermé par un bou chon à vis 16 avec un joint d'étanchéité 17.
Le tube 15 est recourbé à sa partie supé rieure pour former l'armature du manche 18 du fer. Ce manche est formé de deux coquilles en matière isolante moulée, telles que 19, as semblées par plusieurs vis noyées. L'extrémité inférieure du tube 15 est vissée dans un écrou 37 soudé à la cloison 6. Un écrou 21 sert, comme l'écrou 20,à assurer le serrage de la coquille 2 contre la coquille 3, tout le long du bord biseauté 4.
Deux résistances chauffantes 22 et 38, montées en dérivation, sont logées entre la cloison 6 et la coquille 2. Ces résistances sont isolées et les conducteurs qui les forment abou tissent à deux bornes 23 placées sous un cou vercle isolant 24. La résistance isolée 38 est disposée contre la cloison 6, en face de la chambre de vaporisation 9 ; la résistance 22 s'étend d'un bout à l'autre de l'enveloppe chauf fante 1, le long de la cloison 6. Le circuit de la résistance 22 comprend un thermostat ré glable et un voyant lumineux sous forme 'de lampe témoin, non représentés aux dessins. L'alimentation des résistances 22 et 38 se fait au moyen d'un câble électrique 25 protégé à sa sortie du manche par une gaine mi-souple 26.
Le tuyau souple 12, qui assure l'amenée d'eau, suit le câble 25 et traverse avec lui la gaine 26 pour aboutir au tube rigide 10. Un bouton d'obturation 27,à vis de pression, permet de fermer ou d'ouvrir à volonté l'arrivée d'eau. Le réservoir contenant l'eau, qui ne figure pas au dessin, est un petit bac qui peut être fixé à une hauteur réglable au voisinage de la prise de courant, par exemple par déplacement le long d'une réglette verticale. Le tube souple 12 aboutit un peu au-dessus du fond du bac.
Pour utiliser le fer décrit pour un repassage normal, donc à plat, on agit de la façon sui vante : l'arrivée d'eau étant fermée par le bou ton 27, on branche le fer sur la source de cou rant électrique. Lorsque le fer atteint la tem pérature suffisante, température qui peut être annoncée par l'extinction du voyant lumineux, la coupure du courant dans le circuit de la résistance 22 se faisant par le thermostat, on ouvre l'arrivée d'eau en 27. La résistance 38, qui continue d'être alimentée, assure la vapo risation de l'eau. Le débit de l'eau est déter miné par les dimensions de l'orifice calibré 11 et par la hauteur d'accrochage du bac formant le réservoir d'eau.
La vaporisation est presque instantanée dans la chambre de vaporisation 9. La vapeur se répand dans la chambre de surchauffe 13, où elle est surchauffée, puis elle s'échappe sous pression par les trous 5. La pression de la vapeur ne peut monter au-delà d'une certaine limite, puisque l'arrivée d'eau est bloquée, lorsque la pression de vapeur at teint la pression de la colonne d'eau. On aug mente le débit de vapeur en élevant le bac. On peut arrêter complètement le débit de vapeur en plaçant le bac à un niveau inférieur à celui de l'appareil. Il est à remarquer que ce dernier assure lui-même la sécurité, sans le secours d'aucune soupape de sûreté.
En enlevant le bouchon 16, on peut net toyer et détartrer l'appareil.
On peut encore ajouter un thermostat qui obture l'arrivée du liquide, tant que la tempé rature voulue n'est pas atteinte, soit en pres sant en un point du tube d'arrivée d'eau 12, soit en agissant sur une petite soupape dispo sée dans le tube rigide 10.
Le grand avantage du fer décrit est qu'on peut l'utiliser non seulement pour un repassage ordinaire à plat, mais encore comme fer à co que ou jeannette chauffante à vapeur. Pour ce faire, on associe au fer un support 28, formé de deux pieds 29 et 30 ayant de larges bases 31 et 32, qui comportent des extrémités caoutchoutées, assurant une meilleure assise, spécialement dans le cas où la table n'est pas parfaitement plane. Les pieds 29 et 30 sont articulés entre eux, l'extrémité du pied 30 bu tant contre le pied 29, dans la position d'utili sation, c'est-à-dire dans la position d'ouver ture maximum. Le pied 29 est plus long que le pied 30 et se prolonge à son extrémité supé rieure pour former un montant vertical 33 que l'on peut loger dans l'un des trois logements 34, 35 et 36 ménagés dans le manche 18 du fer.
Ces logements ont une section qui n'est pas circulaire. L'orientation des logements 34, 35 et 36 est choisie de manière à pouvoir don ner au fer trois positions différentes. On voit que, dans la position de la fig. 3, le montant 33 étant donc introduit dans le logement 34, on peut repasser sur le gros bout du fer. A la fig. 4, le montant 33 étant introduit dans le logement 35, on peut repasser sur la semelle du fer. Enfin, à la fig. 5, le montant 33 étant introduit dans le logement 36, on peut repasser sur le petit bout du fer.
Lorsque le support n'est pas en service, on peut replier les pieds 29 et 30 l'un contre l'au tre. Le support 28 étant ainsi replié, pour l'uti liser, on le tient en main, on introduit le mon tant 33 dans le logement choisi, on bascule l'en semble et l'on écarte les pieds 29 et 30 en les posant sur une table. Il est à noter que les dis positions prises pour la chambre de vaporisa- tion 9 et, notamment, la présence des trous à rebord 8 empêchent l'écoulement de la petite quantité d'eau contenue dans la coupelle 7 lorsqu'on retourne le fer.
Grâce à l'agencement du fer décrit, on ar rive à une utilisation beaucoup plus étendue de ce fer, la projection de vapeur empêchant jus qu'à présent le retournement du fer.
Dans d'autres formes d'exécution, on peut, par exemple, pour faciliter le détartrage de l'ap pareil, rendre démontable la chambre de sur chauffe et la chambre de vaporisation. A cet effet, les deux tubes 14 et 15, au lieu de se visser sur la cloison 6, se visseront sur le fond de la coquille 3 et traverseront la cloison 6, avec joint d'étanchéité. L'étanchéité sera de même assurée tout le long du contact de la cloison 6 avec la coquille 3. Quant à la cham bre de vaporisation, la coupelle qui la forme sera fixée à la cloison 6 par des vis avec joint étanche.
D'autres formes d'exécution permettent l'utilisation du fer dans plusieurs positions an gulaires différentes, par exemple grâce à une articulation ou rotule disposée soit dans l'appa reil lui-même, soit dans son support, soit entre l'appareil et son support, avec des moyens de blocage de ladite articulation.
L'invention peut recevoir des applications diverses. C'est ainsi que l'on peut appliquer la plupart des dispositions décrites pour la pro jection de vapeur, à une machine à repasser. On pourrait aussi utiliser un autre liquide que l'eau, par exemple pour faire subir à un tissu diverses opérations. Le fer ou la machine à repasser peuvent être alimentés au moyen de gaz combustibles, remplaçant l'alimentation électrique décrite.