Dispositif permettant d'effectuer un contrôle au moyen d'un poste téléphonique d'abonné Les époux ayant des enfants en bas âge et n'ayant personne pour les surveiller sont con traints à ne jamais s'absenter ensemble le soir car ils ne sont pas tranquilles au sujet de leurs enfants.
La présente invention se propose de fournir à ces personnes le moyen de pouvoir s'absen ter en leur permettant de contrôler à l'aide de leur poste d'abonné au téléphone si tout est en ordre à la maison, notamment si le ou les enfants dorment tranquillement ou pleurent ou crient. Ce contrôle est réalisé en se servant d'un microphone auxiliaire que l'on place, dans un tel cas, au-dessus du lit de l'enfant.
L'invention a donc pour objet un dispositif permettant d'effectuer un contrôle au moyen d'un poste téléphonique d'abonné.
Ce dispositif est très utile aussi pour le commerçant, le banquier, etc., qui désirent pouvoir contrôler en tout temps ce qui se passe dans le magasin, le bureau, etc., pendant les heures de fermeture. Ce dispositif peut servir aussi à contrôler le fonctionnement d'appareils divers pour autant qu'un contrôle acoustique puisse traduire ce fonctionnement.
Les dessins ci-joints donnent, à titre d'exemple, plusieurs formes d'exécution du dis positif selon l'invention. Les fig. 1, 2 et 3 sont des représentations schématiques de trois formes d'exécution de ce dispositif ; la fig. 4 montre le profil de la came de sou lèvement de la fourchette ; la fig. 5 montre le dispositif monté à côté d'un poste téléphonique mural. Il va sans dire que le dispositif peut être construit, d'après les mêmes principes de fonctionnement, pour l'ap plication à un appareil téléphonique de table ; les fig. 6 et 7 représentent des schémas con cernant un dispositif sans parties mécaniques, si ce n'est les contacts d'un relais.
Le dispositif représenté à la fig. 1 com prend un moteur synchrone M qui peut être branché par l'intermédiaire d'un interrupteur non représenté sur le réseau de distribution V. Ce moteur M comprend un réducteur R dont l'arbre sortant porte une came C dont le profil est visible sur la fig. 4. Cette came C agit sur l'une des extrémités d'un levier L dont l'autre extrémité se trouve juste au-dessous de la four chette F du microtéléphone d'un poste télépho nique d'abonné non représenté.
La came C présente sur sa face latérale une rainure N dans laquelle pénètre l'extrémité 11 d'un levier P dont l'autre extrémité agit sur le contact 2 lorsque, la came C ayant effectué un certain déplacement angulaire, l'extrémité 11 susmentionnée sort de la rainure N.
Le contact 2 est branché en parallèle sur le contact 1 qui, lorsque le dispositif est au repos, interrompt le circuit d'alimentation du moteur M. Ce contact 1 est commandé par l'électro-aimant E branché en parallèle avec la bobine de la sonnerie du poste d'abonné. Un commutateur (non représenté) permet d'exclure ladite bobiné au moment où l'on désire insérer l'électro-aimant, et vice versa. Un organe de manoeuvre unique permet d'actionner simulta nément ce commutateur et l'interrupteur du circuit d'alimentation du moteur M.
Le dispositif comprend encore une prise bipolaire (non représentée) montée en parallèle sur le microphone du microtéléphone du poste d'abonné servant à l'insertion d'un microphone auxiliaire que l'on place dans la pièce dans la quelle on veut pouvoir effectuer un contrôle en appelant le poste d'abonné. L'organe de ma noeuvre susdit actionnera également un inter rupteur mettant en ou hors service ce micro phone auxiliaire.
Le fonctionnement du dispositif décrit est le suivant : on actionne ledit organe de manoeu- vre pour mettre en service le microphone auxi liaire, la bobine de l'électro-aimant E et le mo teur V, le circuit de ce dernier étant encore interrompu en 1 et 2, et pour mettre hors ser vice la bobine de la sonnerie. Au moment où l'on veut écouter ce qui se passe dans la pièce qui contient le microphone auxiliaire, on ap pelle le poste depuis l'endroit où l'on se trouve, exactement comme pour un appel ordinaire. Une fois la sélection terminée, une série d'im pulsions de sonnerie parvient au poste ; le cou rant de sonnerie excite l'électro-aimant E qui ferme, à chaque impulsion, le contact 1, ce qui provoque la mise en marche du moteur M.
A la fin de chaque impulsion, le contact 1 s'ou vre et le moteur M s'arrête, mais après un cer tain nombre d'impulsions, que l'on peut fixer à loisir, l'extrémité 11 du levier P repose sur la face latérale de la came C, hors de la rainure N. L'autre extrémité du levier P a alors fermé le contact 2 qui assure l'alimentation du mo teur M, lequel tourne constamment à partir de ce moment. La came C agit sur l'extrémité du levier L et, après un quart de tour environ, l'extrémité 13 de ce levier a soulevé entière ment la fourchette F de sorte que le poste d'abonné est maintenant en condition d'écoute comme si l'on avait décroché le microphone.
La personne qui a fait l'appel peut écouter si tout est tranquille dans la chambre, par exem ple la chambre à coucher des enfants, dans laquelle le microphone auxiliaire est placé.
La durée de révolution de la came C peut, par exemple, être fixée à six minutes, une mi nute et demie étant réservée au soulèvement de la fourchette F, trois minutes à l'écoute et une minute et demie à la descente de la four chette. Après un tour complet de la came C, la pointe 11 du levier P retombe dans la rainure N, ce qui provoque l'ouverture du contact 2 et l'arrêt du moteur M, le contact 1 étant resté ouvert dès que le soulèvement de la fourchette a provoqué la cessation des impulsions de son nerie.
Le dispositif est prêt pour recevoir un autre appel de contrôle ; pour remettre le poste d'abonné en condition normale pour la conver sation, il suffit de mettre hors service le dis positif en actionnant l'organe de manoeuvre uni que pour exclure des circuits l'électro-aimant E, le moteur M, le microphone auxiliaire et remettre en circuit la bobine de la sonnerie du poste. Le dispositif de la fig. 2 diffère de celui de la fig. 1 en ce sens qu'il comporte, au lieu d'un moteur électrique, un mouvement d'horlogerie à ressort pouvant avoir une réserve de marche de 25 à 30 minutes, ce mouvement M action nant une came C ayant les mêmes fonctions que la came C du dispositif de la fig. 1.
Ce dispo sitif comporte un électro-aimant E dont l'arma ture 3 est portée par un levier 4 qui présente un nez 5 pénétrant dans une encoche 6 d'un disque 7 calé sur un arbre du mouvement d'horlogerie qui tourne plus vite que celui de la came C. L'électro-aimant E est branché ici aussi en parallèle sur la bobine de sonnerie du poste par l'intermédiaire d'un commutateur non représenté. Le microphone auxiliaire est bran ché comme dans l'exemple précédent. Le fonctionnement de ce dispositif est le suivant La première impulsion de courant de son nerie excite l'électro-aimant E qui attire mo mentanément son armature 3 en libérant le dis que 7 ; le mouvement M se met alors en marche en entraînant le disque 7 et la came C.
Après un tour du disque 7, le nez 5 retombe dans l'encoche 6 et arrête le disque, mais à ce moment arrive la deuxième impulsion de son nerie qui provoque à nouveau la libération du disque 7. Ceci se répète plusieurs fois, jusqu'à ce que la pointe 11 du levier P soit poussée hors de la rainure, ce qui amène l'autre extré mité du levier P sous le levier 4 pour verrouiller ce dernier en position de déclenchement. La came C peut alors continuer à tourner pour soulever la fourchette F par l'intermédiaire du levier L. Après 'la période d'écoute (trois mi nutes, par exemple), la fourchette redescend, la pointe 11 du levier P retombe dans la rai nure de la came C, le levier 4 est déverrouillé et son nez 5 peut s'engager dans l'encoche 6 pour arrêter le mouvement d'horlogerie M. Le dispositif est alors prêt pour un autre contrôle.
Le dispositif de la fig. 3 est analogue à ce lui de la fig. 2, mais il comporte, en plus, un deuxième électro-aimant<B>E</B>, branché en paral lèle avec le premier, et qui, en attirant son ar mature à chaque impulsion de sonnerie, re monte le mouvement d'horlogerie M. Le tout est réglé pour que le soulèvement de la four chette coupe le courant de sonnerie, par exem ple après dix impulsions, et que ces dix impul sions suffisent à remonter le mouvement M pour la durée (six minutes) des opérations de contrôle. Ce dispositif de la fig. 3 permet d'ef fectuer un nombre indéfini de contrôles.
Dans les trois cas, les différents organes sont réunis dans un coffret H (fig. 5) que l'on monte à côté du poste téléphonique T, la pointe 13 du levier L faisant saillie hors d'une fenêtre 20 et venant se placer sous la fourchette F. I désigne l'organe de manoeuvre unique et 19 la prise pour le microphone auxiliaire.
La fig. 6 se rapporte à la connexion des contacts 4' d'un relais 4 qui provoquent dans le poste téléphonique la même commutation que celle produite par le commutateur F' ac tionné par la fourchette lorsque l'on soulève le microphone. On voit que, lorsque le commu tateur F' est actionné, il rompt le contact entre les lignes a et 3 et établit la liaison entre les lignes E et a. Les contacts 4' qui, au repos du relais 4, assurent la liaison entre les lignes a et 3, rompent cette liaison lors du fonctionne ment du relais 4 pour établir la liaison entre E et a. Donc l'actionnement du relais 4 équivaut au fonctionnement de la fourchette et met le poste téléphonique en position d'écoute.
Les circuits de commande du relais 4 sont représentés à la fig. 7. Sur cette fig., 10 et 11 désignent les bornes de la sonnerie auxquelles ces circuits sont reliés. Ces circuits compren nent un condensateur électrolytique C (par exemple 100 #t F) qui est branché sur ces bor nes en série avec une résistance de charge r1 et un redresseur 1.
2 est un transistor (par exemple OC71) contrôlé par la tension aux bornes du condensateur,- r2 une résistance d'ajustement de ce transistor, 4 la bobine d'un relais dont le circuit d'excitation est contrôlé par ledit transistor, A la batterie d'alimenta tion de la bobine du relais, B la batterie de polarisation du transistor ; r et R sont des résis tances de décharge du condensateur C. Le relais 4 possède un jeu de contacts commutateurs 4' combinés avec ceux du commutateur F' de la fourchette et 4" court-circuitant au repos la résistance R et établissant un' contact momen tané avec la batterie A lors de l'actionnement du relais.
Le fonctionnement du dispositif décrit est le suivant Lors d'un appel du poste, les impulsions de courant de sonnerie chargent le condensateur C à travers la résistance r1 et le redresseur 1. A chaque impulsion, la tension aux bornes du condensateur devient plus élevée. Après un nombre déterminé d'impulsions, qui peut être fixé, par exemple, à dix, la tension est suffi sante pour rendre le transistor 2 conducteur. Le relais peut alors s'exciter, le courant étant fourni par la batterie A. Le relais commute ses contacts 4', ce qui met le poste en condition d'écoute. La personne qui a fait l'appel peut ainsi écouter à l'aide d'un microphone auxi liaire branché en parallèle sur le microphone du poste comme dans les exemples précédents.
Le contact 4" supprime le court-circuit de la résistance R et relie momentanément l'une des bornes du condensateur au pôle négatif de la batterie A pour, d'une\ part, parfaire la charge du condensateur à travers la résistance r et, d'autre pare, rendre plus négatif le transistor 2.
Le poste étant en position d'écoute, les im pulsions de sonnerie cessent et le condensateur C se décharge lentement dans les résistances R -f- r -i- résistance de fuite avec une constante de temps bien définie. La tension aux bornes du condensateur baisse alors et, lorsqu'elle a atteint une valeur déterminée, bloque le trans istor qui ne laisse plus passer le courant d'ali mentation du relais, lequel vient au repos et commute ces contacts, ce qui correspond au raccrochage du microtéléphone sur la four chette. La résistance R est alors de nouveau court-circuitée, mais il n'y a pas d'impulsion sur le condensateur C.
Si le nombre d'impulsions de sonnerie n'est pas suffisant, le transistor 2 ne laisse pas pas ser le courant, le relais ne s'excite pas et le condensateur se décharge rapidement à travers la résistance r.
Le dispositif décrit peut facilement trouver place dans l'appareil téléphonique. Un inter rupteur non représenté permet de débrancher le dispositif de la fig. 7 du poste.
L'emploi de tubes électroniques à faible consommation pourrait également être envi sagé.