Procédé pour l'obtention de vis par laminage et dispositif pour la mise en aeuvre du procédé Le présent brevet comprend un procédé et un dispositif pour l'obtention de vis par lami nage.
Suivant le procédé, objet d'une des inven tions, on établit entre les diamètres des deux galets une différence telle que la longueur du trajet parcouru par un point, situé à la péri phérie d'un des galets, est approximativement égale à celle parcourue par un point de la pé riphérie de l'autre galet durant l'opération de laminage.
Le brevet comprend également un disposi tif pour la mise en oeuvre du procédé défini ci- dessus.
Ce dispositif est caractérisé en ce qu'il com prend un bloc de support agencé de façon à pouvoir se déplacer dans la direction de la pièce à usiner, respectivement dans la direc tion opposée lorsque l'opération de laminage est terminée, un bâti monté sur ledit bloc de support, les deux galets de laminage étant mon tés dans le bâti de façon à tourner, un méca nisme de liaison entre les deux galets permet tant de les faire tourner dans la même direc tion à des vitesses de rotation égales.
Le dessin annexé illustre, à titre d'exemple, un dispositif pour la mise en oeuvre du pro cédé. La fig. 1 représente, en élévation latérale, une forme d'exécution du dispositif ; la fig. 2 est une coupe suivant la ligne 2-2 de la fig. 1 ; la fig. 3 est une coupe verticale suivant la ligne 3-3 de la fig. 2 ;
la fig. 4 est une vue en élévation du côté opposé à celui de la fig. 1, le bloc sur lequel le dispositif est monté étant représenté en coupe ; la fig. 5 est une coupe verticale suivant la ligne 5-5 de la fig. 4 ; la fig. 6 est une coupe partielle suivant la ligne 6-6 de la fig. 1 ; la fig. 7 montre un détail en coupe suivant la ligne 7-7 de la fig. 1 ;
les fig. 8 et 9 sont respectivement des dé tails en coupe suivant les lignes 8-8 et 9-9 de la fig. 5 ; la fig. 10 est une coupe verticale suivant la ligne 10-10 de la fig. 5 ; la fig. 11 est une coupe de détail suivant la ligne 11-11 de la fig. 3 ; la fig. 12 représente schématiquement l'ac tion du dispositif sur une pièce en travail ; la fig. 13 représente, vu en bout, une va riante de l'engrenage qui entraîne le galet;
la fig. 14 est, en coupe verticale, une vue suivant la ligne 14-14 de la fig. 13.
La fig. 12 représente schématiquement deux galets de laminage 20 et 22, une pièce brute W au début de l'opération, et une pièce finie W à la fin de cette opération. Il est bien entendu que les galets étant accouplés l'un à l'autre par des engrenages, ainsi qu'il sera expliqué plus tard en détail, tournent à la même vitesse et dans la même direction qui est opposée à la direction de rotation de la pièce en travail. En même temps, les deux galets se déplacent en bloc suivant une ligne droite dans la direction de la pièce à mesure que l'opération de lami nage se déroule.
On voit que les galets 20 et 22 sont en contact avec la pièce aux points<I>a</I> et<I>b,</I> res pectivement situés sur les grands diamètres des galets et le diamètre de la pièce brute. Les points<I>a</I> et<I>b</I> sont des points où la pièce<I>W</I> et les galets sont tangents l'un à l'autre et se trou vent sur les lignes X et Y qui relient respecti vement le centre de la pièce brute avec les cen tres respectifs des galets, ces lignes faisant des angles égaux<I>A</I> et<I>A'</I> respectivement avec la ligne réunissant les centres des deux galets.
Le point de contact situé sur le galet 20 se dé place durant l'exécution de l'opération du point a vers le point c, tandis que le point de contact situé sur le galet 22 se déplace du point b vers le point e. Simultanément, les points de con tact correspondants situés sur la pièce W se déplacent respectivement du point a vers le point f et du point b vers le point g qui est séparé du point f par un angle au centre de 1800.
La ligne z qui relie les points f et g fait des angles<I>B</I> et<I>B'</I> respectivement avec les lignes<I>x</I> et y, les angles <I>B</I> et<I>B'</I> étant égaux aux angles<I>A</I> et<I>A'.</I>
Durant ce laps de temps, le galet 20 fait un nombre de tours prédéterminé N. Par con séquent, si les grands diamètres des deux galets sont supposés égaux et si l'on désigne par D ce diamètre, le point de contact entre le galet 20 et la pièce W se déplace d'une distance égale à NiD moins l'arc correspondant à l'angle<I>A</I> moins l'arc correspondant à l'angle B. Durant le même temps, le point de contact entre le galet 22 et la pièce W se déplace d'une distance égale<I>à</I> NitD plus l'arc correspondant à l'angle A' plus l'angle correspondant à l'angle B'.
Ainsi, les points de contact entre les galets et la pièce à usiner se déplacent sur les galets à des vitesses différentes si les galets sont de même diamètre et sont entraînés à une même vitesse de rotation, la vitesse du point de con tact entre la pièce et le galet 20 étant réduite et la vitesse du point de contact entre la pièce et le galet 22 étant augmentée du fait du dé placement latéral des deux galets considérés comme un ensemble unique. Il se produit donc un glissement entre les galets et la pièce et les filets partiellement formés sur cette dernière imposent une contrainte axiale importante aux galets.
Le diamètre D dont il a été question plus haut est habituellement calculé en utilisant comme base la moyenne entre les diamètres de la pièce brute (qui est habituellement égale au diamètre du pas du filet à usiner) et le diamètre de base du filet fini. Ainsi, si d est égal au dia mètre de la pièce brute, h la profondeur du filet à laminer,<I>p</I> le pas du filet à usiner et<I>S</I> le rapport de p au pas du filet sur les galets, le diamètre D du galet est égal à S (d 2 ). Le dia mètre ainsi calculé sera appelé dans la suite de la description diamètre normal.
Comme indiqué plus haut, si les deux ga lets ont le même diamètre D, les points de contact se déplacent à des vitesses différentes. Néanmoins, on peut rendre ces vitesses égales en augmentant le diamètre du galet 22 et en diminuant celui du galet 20 pour compenser le déplacement latéral des galets. Pour que les points de contact des galets avec la pièce en travail se déplacent à la même vitesse et coïn cident exactement durant toute l'opération de laminage, le point de contact sur la pièce et ces points de contact doivent tous se déplacer d'une même distance totale durant toute l'opé ration de roulage.
C'est pourquoi les diamètres optimum des galets 20 et 22 doivent être tels que NiDi = N-iD - (arc A + arc B) et N,rD. = N:cD -i- (arc A' -f- arc B') où<B><I>Dl</I></B> et D_, sont les grands diamètres respectifs des galets 20 et 22.
En d'autres termes, on a pour le galet 20 <B>Dl</B> = D -<U>(arc A</U> -I- <U>arc B)</U> Nn et, pour le galet 22
EMI0003.0012
<U>(arc <SEP> A' <SEP> -f- <SEP> arc <SEP> B')</U>
<tb> D#'= <SEP> D <SEP> + <SEP> Nie Les diamètres des galets déterminés suivant ce qui vient d'être exposé peuvent être appelés diamètres corrigés.
On a découvert que les conditions de rou lage sont les meilleures quand les filets corres pondants des galets et de la pièce en travail sont inclinés dans la même direction. C'est pourquoi les axes des galets 20 et 22 sont in clinés par rapport à cette position normale dans des plans parallèles contenant l'axe du galet et normaux à la ligne joignant les points corres pondants sur l'axe du galet.
Comme les deux galets ont nécessairement le même nombre de filets, les angles de l'hélice des deux. galets diffèrent l'un de l'autre et tous les deux sont légèrement plus grands que l'an gle correspondant de la pièce en usinage. Le degré d'inclinaison de l'axe du galet pour un galet donné est égal à la différence entre l'an gle de l'hélice du galet basé sur son grand dia mètre corrigé et l'angle de l'hélice de la pièce basé sur son diamètre normal. La direction d'une telle inclinaison est telle que les portions en contact des crêtes des deux galets, d'une part, et de la pièce en travail, d'autre part, sont sensiblement parallèles au début de l'opéra tion.
Comme représenté sur les autres figures, le dispositif comprend un bloc de support 24, agencé pour être fixé au chariot d'une machine automatique à faire des vis ou d'une machine analogue, animée d'un mouvement de va-et- vient, suivant une direction perpendiculaire à l'axe de la pièce à usiner qui est maintenue et entraînée en rotation à l'aide d'un mandrin non représenté d'une façon bien connue dans la technique correspondante.
Le support 24 com porte deux bras plats dirigés vers l'avant 26 et 28 (fig. 1 à 4 et 6) qui sont reliés dans le voi sinage de leurs extrémités externes par un arbre 30. Un rebord 32 est faconné à une ex trémité de l'arbre 30 à l'extérieur du bras 26. Une vis 34, vissée latéralement dans le bras 26, recouvre une portion du rebord 32 de façon à maintenir l'arbre 30 en place dans le sens axial. Un prolongement 36 moleté s'étend à l'extérieur du rebord 32 pour permettre d'en lever l'arbre 30 après enlèvement de la vis 34.
Sur une douille 38 (fig. 6), montée sur l'ar bre 30 entre les bras 26 et 28, sont montées oscillantes deux pièces de support 40 et 42. La pièce supérieure 40 comporte des portions 44, dirigées vers le bas et situées à une certaine distance l'une de l'autre, qui sont disposées au contact des côtés opposés d'un prolongement dirigé vers le haut 46 de la pièce inférieure 42, la douille 38 traversant les prolongements 44 et 46. Les extrémités de la douille 38 sont élargies vers l'extérieur après montage des piè ces 40 et 42 pour empêcher le déplacement axial de ces pièces par rapport à la douille.
Des encoches alignées 48 sont fraisées dans la partie postérieure des pièces 40 et 42, per pendiculairement à leur surface, en vue de re cevoir une attache 50 (fig. 2 et 3). Des vis 52 et 54 fixent l'attache 50 aux pièces 40 et 42 respectivement, et ont pour effet d'empêcher ces pièces de se déplacer l'une par rapport à l'autre, en tournant autour de l'arbre 30 pen dant que le dispositif est en fonctionnement.
L'ouverture percée dans l'attache 50 pour re cevoir la vis 54 est légèrement allongée de façon à permettre un certain mouvement rela tif de l'attache par rapport à la vis 54.
La description qui suit concerne un réglage en vue de déterminer l'espacement des galets. Il est prévu une ouverture taraudée 56 (fig. 1 et 11) percée dans le côté de la pièce 42, en vue de recevoir un bouchon 58 ayant une sur face biseautée 60 à son extrémité intérieure et une vis de serrage 62 permettant de main tenir le bouchon dans la position du réglage adopté. Une autre ouverture 64 perpendicu laire à l'ouverture 56, communique avec elle ainsi qu'avec une extrémité de l'encoche 48, et reçoit un bouchon 66 pourvu d'une surface biseautée 68 à son extrémité intérieure, en con tact avec le biseau 60 du bouchon 58.
L'extré mité extérieure du bouchon 66 possède un second biseau 70 (fig. 3) en contact avec une extrémité de l'attache 50. Ainsi, quand la vis 54 est desserrée, on peut faire tourner la vis 62 pour déplacer les bouchons 58 et 66 dans leur sens axial et effectuer par là un réglage précis de la position de rotation des pièces 40 et 42 l'une par rapport à l'autre.
Ainsi qu'on le voit sur la fig. 3, des ouver tures 72 et 74, perpendiculaires entre elles et semblables aux ouvertures 56 et 64 respective ment, sont usinées dans la pièce supérieure 40 pour recevoir des bouchons 58 et 66 et une vis 62 destinés à servir lorsque les circonstan ces de l'emploi sont telles que l'ouverture 56 est inaccessible, comme c'est précisément le cas pour l'ouverture 72 dans le présent exem ple. Dans ce cas, l'attache 50 est inversée bout pour bout, afin de pouvoir faire le réglage dé crit ci-dessus. Pour un réglage d'écartement plus grand de la position des pièces 40 et 42 l'une par rapport à l'autre, on substitue à l'at tache 50 une attache différente de longueur différente.
Un évidement relativement grand 76 (fig. 3 et 5) est ménagé verticalement dans les pièces 40 et 42 pour permettre de loger les deux galets de laminage 20 et 22 qui sont montés sur des arbres 78 de façon à tourner sur ces arbres. Chacun de ceux-ci est supporté à une de ses extrémités par une douille 80 présentant un épaulement et montée de façon fixe dans le côté des pièces 40 et 42 respectivement et ayant sa surface extérieure au même niveau que la surface de la pièce. Comme représenté sur les fig. 5 et 8, une rainure convexe 82 est usinée circulairement autour de chaque douille 80.
Une ouverture taraudée 84 est percée dans chacune des pièces 40 et 42 dans une direction tangentielle à la douille 80 de façon à permet tre d'insérer une vis à pointe conique 86 dans l'ouverture 84 qui vienne s'insérer dans la rai- pure 82 de façon à empêcher tout déplacement axial de la douille 80. Afin d'empêcher la ro tation des douilles, une cheville 88 est passée dans l'épaulement de chaque douille et enfon cée dans le côté des pièces 40 et 42 respecti vement.
Dans chaque douille 80, un évidement cy lindrique 90, destiné à recevoir et à supporter une extrémité de l'arbre 78, est fraisé de façon excentrique par rapport au diamètre extérieur de la douille. L'axe d'excentricité maximum des évidements respectifs 90 se trouve dans un plan contenant les centres des galets et nor mal à une ligne reliant lesdits centres, de telle sorte que, par suite de cette excentricité, l'axe de chacun des arbres 78 est incliné dans un tel plan seulement sans entraîner de déplacement des axes des deux galets en dehors des plans parallèles renfermant les axes d'excentricité. De cette manière,
l'inclinaison de l'axe de cha cun des galets a pour effet d'aligner les filets des galets avec le filet formé sur la pièce en usinage. Du fait que les galets 20 et 22 travail lent sur des côtés opposés de la pièce, les galets ont une inclinaison relative dans des directions opposées par rapport à l'axe de la pièce tra vaillée.
Dans l'exemple typique d'une pièce de 12,7 mm sur laquelle on doit tracer 13 filets pour 25,4 mm avec un angle d'hélice de 3o7', les angles d'hélice seront de 3ol9' et 3o17' et l'excentricité des douilles 80 donnera une in clinaison de 0o10' pour un des galets et de 0(112' pour l'autre.
On ne peut faire différents réglages avec les douilles 80 et l'on doit les remplacer par d'autres ayant une excentricité spécifique différente quand on désire changer l'inclinaison des axes des arbres 78, comme dans le cas où une pièce en travail impose un changement des angles d'hélice relatifs des galets et de la pièce.
Chaque arbre 78 est également supporté à l'autre extrémité par une douille 92, montée de façon fixe dans les pièces respectives 40 et 42 et dont la périphérie extérieure est excentrique par rapport à l'évidement 94 occupé par l'ex trémité de l'arbre 78. Deux encoches 96 avec des bords inclinés sont formées à la périphé rie de chaque douille 92, séparées par un angle 5. Dispositif selon la sous-revendication 4, caractérisé en ce que l'inclinaison des axes des- dits galets est égale aux différences respectives entre lesdits angles d'hélice des galets et l'angle d'hélice de la pièce usinée.
6. Dispositif selon la revendication II, ca ractérisé en ce que les galets sont montés de façon à tourner sur des arbres dont l'une des extrémités est supportée par un dispositif monté dans ledit bâti et agencé de façon à incliner l'axe desdits arbres par rapport à l'axe de la pièce en travail, uniquement dans les plans principaux contenant les centres des galets, plans qui sont normaux à une ligne joignant ces centres, l'autre extrémité desdits arbres étant supportée par un autre dispositif monté dans ledit bâti et agencé de façon à incliner l'axe desdits arbres dans des plans perpendicu laires auxdits plans principaux.
7. Dispositif selon la sous-revendication 6, caractérisé en ce que lesdits dispositifs sont constitués par des douilles excentriques.
8. Dispositif selon la revendication II, ca ractérisé en ce que ledit bâti est composé de deux pièces agencées de façon à supporter cha cune un des galets, et montées sur ledit bloc de support en vue d'osciller autour d'un axe approximativement parallèle à l'axe des galets, lesdites pièces étant maintenues en position re lative par un dispositif de réglage comprenant une attache fixée à l'une des pièces et possé dant une portion logée dans un évidement pra tiqué dans l'autre pièce dans laquelle est monté un dispositif venant en contact avec ladite por tion en vue de déplacer cette seconde pièce par rapport à ladite attache, un dispositif de ver rouillage maintenant ensemble ladite pièce et ladite attache dans la position du réglage voulu.
9. Dispositif selon la revendication 1I, ca ractérisé en ce que ledit mécanisme de liaison entre les deux galets comprend un train d'en grenages.
10. Dispositif selon la sous-revendication 9, caractérisé en ce que ledit mécanisme de liai son est élastique et a pour effet de permettre un certain mouvement angulaire limité des galets entre eux, en particulier quand la ma chine effectue un mouvement de retrait latéral et, dans la suite, en vue de ramener les galets dans leur position relative normale.
11. Dispositif selon la sous-revendication 10, caractérisé en ce que ledit mécanisme de liaison comprend des ressorts interposés entre ledit train d'engrenage et lesdits galets.
12. Dispositif selon la sous-revendication 11, caractérisé en ce que le mécanisme de liai son élastique entre lesdits galets et le train d'en grenage comprend un évidement dans l'une desdites pièces, une partie en saillie formée sur l'autre desdites pièces, agencée de façon à se loger dans ledit évidement avec un certain jeu, et plusieurs ressorts sur cette dernière pièce et agencés de façon à entrer en contact avec les parois dudit évidement de façon à maintenir lesdites pièces en relation angulaire prédéter minée, lesdits ressorts pouvant se déplacer de façon à permettre un changement prédéterminé dans ladite relation angulaire dans les deux directions. pignons.
Lorsque l'outil est retiré, de telle sorte que les galets 20 et 22 ne sont plus en contact avec la pièce usinée, les ressorts 144 revien nent à leur position normale représentée au dessin et, de ce fait, renvoient les galets à la position relative correcte pour le début d'une nouvelle opération de laminage.
Le procédé et le dispositif décrits permet tent de produire des pièces usinées d'une pré cision accrue, les efforts imposés à la denture des galets qui forme le filet se trouvant en même temps réduits à une valeur négligeable, ce qui prolonge sensiblement la durée utile des galets.
Ce résultat est obtenu grâce aux élé ments suivants qui coopèrent entre eux : les ga lets de laminage ont des diamètres différents qui sont calculés de façon à éliminer tout glis sement entre les galets et la pièce à usiner et faire disparaître pratiquement les efforts laté raux, les galets ont des angles d'inclinaison de filets différents et un dispositif permet d'ali gner la denture des galets avec les filets formés sur la pièce en travail.
En particulier, il ressort des indications données plus haut que la différence des lon gueurs de circonférence des galets est sensible ment égale à deux fois la distance parcourue par le point de contact entre l'un desdits galets et la pièce au cours d'une révolution dudit galet. REVENDICATION I Procédé pour l'obtention de vis par lami nage, à l'aide de deux galets de laminage, ca ractérisé en ce qu'on établit entre les diamètres des deux galets une différence telle que la lon gueur du trajet parcouru par un point, situé à la périphérie d'un des galets, est approximati vement égale à celle parcourue par un point de la périphérie de l'autre galet durant l'opéra tion de laminage.
REVENDICATION II Dispositif pour la mise en couvre du pro cédé selon la revendication I, caractérisé en ce qu'il comprend un bloc de support agencé de façon à pouvoir se déplacer dans la direc- tion de la pièce à usiner, respectivement dans la direction opposée lorsque l'opération de la minage est terminée, un bâti monté sur ledit bloc de support, les deux galets de laminage étant montés dans le bâti de façon à tourner, un mécanisme de liaison entre les deux galets permettant de les faire tourner dans la même direction, à des vitesses de rotation égales. SOUS-REVENDICATIONS 1.
Dispositif selon la revendication II, ca ractérisé en ce que lesdits galets ont des dia mètres différents, le diamètre de l'un des galets excédant un diamètre normal de la valeur d'un facteur de correction, tandis que le diamètre de l'autre galet est inférieur au diamètre nor mal de la même valeur de correction, ledit dia mètre normal étant sensiblement égal à un mul tiple entier de la moyenne du diamètre de la pièce brute et du plus petit diamètre de la pièce usinée en fin d'opération, et ledit facteur de correction étant égal au quotient résultant de la division par n de la longueur du déplace ment périphérique du point de contact entre l'un des galets et la pièce usinée au cours d'une révolution dudit galet. 2.
Dispositif selon la sous-revendication 1, caractérisé en ce que la différence des lon gueurs de circonférence des galets= est sensi blement égale à deux fois la distance parcourue par le point de contact entre l'un desdits galets et la pièce au cours d'une révolution dudit galet. 3. Dispositif selon la sous-revendication 2, caractérisé en ce que les axes desdits galets sont inclinés dans des directions opposées par rapport à l'axe de la pièce en travail dans des plans contenant les centres des galets, plans qui sont normaux à une ligne joignant ces centres, cette inclinaison des axes des galets ayant pour effet d'aligner les filets des deux galets avec les filets de la pièce en travail. 4.
Dispositif selon la sous-revendication 3, caractérisé en ce que les deux galets possèdent des dentures hélicoïdales formant le filet et ayant des angles d'hélice différents. ces 40 et 42 et font saillie extérieurement au centre des logements 118. Des cuvettes pour vues de rebord 128 ferment les logements 118 et retiennent les pignons libres 114, 114 en position axiale. On remarque sur les fig. 1 et 6 que la cuvette centrale 122 déborde sur les deux cuvettes 128 qu'elle recouvre pour les maintenir en position. La cuvette 122, de son côté, est empêchée de se déplacer axialement par la tête d'une vis 130 (fig. 7) qui est en contact avec une encoche pratiquée dans le rebord de la cuvette.
Une douille 132 entoure chaque moyeu 108 et possède un rebord en saillie dans l'évi dement 76 formant une surface d'usure pour chaque galet. Une cheville 134 enfoncée à force dans chaque pièce 40, 42 pénètre dans des ouvertures pratiquées dans chaque douille 132 et l'empêche de tourner. De l'autre côté de chaque galet 20, 22 et entourant l'arbre 78 est prévue une autre surface d'usure 136 par tiellement logée dans la paroi de l'évidement 76, qui est destinée à empêcher le galet de venir en contact avec ladite paroi. Les che villes 88, décrites ci-dessus, servent également à empêcher les surfaces 136 de tourner.
Entre ces douilles 132 et les surfaces 136 se trouve définie de façon étroite la position latérale des galets 20 et 22, mais une petite tolérance de jeu est prévue pour des raisons de sécurité et pour permettre un léger déplacement longitudi nal des galets lorsqu'on les retire de la pièce usinée quand l'opération de laminage est ter minée.
Lorsque l'outil atteint la limite de sa course d'avancement et que le filet est formé par rou lage sur la pièce usinée, l'outil s'arrête en gé néral momentanément avant d'être éloigné de la pièce latéralement. Il est évident qu'il est impossible d'équilibrer les galets pour l'arrêt et le mouvement de retrait comme pour celui d'avancement, du fait que les mouvements d'avancement et de retrait diffèrent en direc tion et en vitesse. C'est pourquoi une contrainte importante est brusquement imposée aux en grenages lorsque l'outil est retiré à la suite de l'opération de roulage lorsque les galets ont tendance à patiner sur la surface de la pièce usinée.
Pour absorber cette force subite et ré duire au minimum le mouvement ci-dessus mentionné des galets, une liaison élastique est prévue entre les galets et les pignons qui leur sont associés, comme représenté sur les fig. 13 et 14.
Chacun des pignons 138 pouvant rempla cer les pignons 106, possède un moyeu 139 prolongé axialement vers les galets respectifs 20 et 22. Chaque moyeu 139 comporte deux prolongements 140 diamétralement opposés ayant des bords inférieur et supérieur aplatis 142, et ayant des dimensions convenables pour s'ajuster dans la fente 112 usinée dans les galets montés avec un jeu appréciable. Une ouverture 143 est percée à travers le pignon et le moyeu parallèlement à l'axe du moyeu et arrive à l'intersection de chaque bord 142. Des fils-ressorts cylindriques 144 sont placés dans les ouvertures 143 et leurs extrémités libres sont au même niveau que les extrémités du prolongement 140.
Les ouvertures 143 sont élargies à l'intérieur des prolongements 140, comme en 146, de façon à permettre aux res sorts de s'abaisser vers l'axe du pignon. Ainsi qu'on le voit sur les fig. 13 et 14, les surfaces cylindriques des ressorts 144 font normalement saillie en dehors des bords 142, et les ressorts sont séparés par un espace tel qu'ils s'adaptent étroitement dans les fentes 112 pratiquées dans le bord des galets respectifs, maintenant ainsi un certain jeu entre les fentes et les bords 142.
Cette position des ressorts 144 est conser vée durant l'opération de roulage du fait que, comme il a été expliqué précédemment, aucun effort de torsion n'est transmis d'un galet à l'autre à ce moment, les deux galets étant dans une position relative convenable par rapport à la pièce en travail.
Quand une perturbation est occasionnée dans cette position relative, comme c'est le cas lorsque le mouvement d'avancement de l'outil est interrompu, les forces résultantes imposées à la liaison entre les galets et les pi gnons sont absorbées élastiquement par les ressorts 144. Le jeu existant entre les bords 142 et les parties adjacentes de la fente 112 est suffisant pour permettre le mouvement an gulaire relatif nécessaire entre les galets et les de 1800 et placées en alignement avec l'axe d'excentricité des surfaces externes et internes de la douille.
Ainsi qu'on le voit sur les fig. 1 et 5, une vis 98 se trouve vissée dans chaque pièce 40 et 42, son axe étant parallèle à celui de la douille correspondante 92 et sa tête étant agencée de façon à entrer en contact avec l'une des encoches 96. Ainsi, chaque vis 98 sert à retenir la douille 92 et à l'empêcher de se dé placer d'un mouvement rotatif ou axial.
L'excentricité des douilles 92, qui est nor malement de 0,04 mm environ, est prévue de façon à régler la position des arbres 78 l'un par rapport à l'autre, de telle sorte que les sur faces de travail des galets 20 et 22 soient paral lèles malgré l'usure et les manques de précision de fabrication. Ordinairement, les éléments de ces surfaces sont sensiblement parallèles à l'axe du galet et seront considérés dans la suite comme telles. On peut avoir un repère comme une ligne 100 (fi-. 1) inscrite sur la surface extérieure de chaque douille 92 pour indiquer la position relative des douilles.
Cette ligne 100, dans le présent exemple, se trouve per pendiculaire à l'axe d'excentricité et du même côté de la douille 92 que l'excentricité. Par suite, la position représentée sur la fi-. 1 indi que que les excentricités des deux douilles sont disposées vers le haut de l'outil. Du fait de la disposition des encoches 96, on ne peut faire qu'une inversion de<B>1800</B> de chacune des douil les, sans possibilité de positions intermédiaires. Ainsi, aucune position des douilles 92 ne peut introduire une composante de l'inclinaison des axes des galets 20 et 22 dans un plan quelcon que, à l'execption de celui passant par les cen tres des deux encoches 96 de chaque douille.
On. doit remarquer également que cette dispo sition rend possible quatre combinaisons dis tinctes des positions relatives de l'excentricité des douilles : deux combinaisons dans lesquel les elles sont placées vers un même côté de l'outil, et deux autres où elles sont placées vers les côtés opposés de l'outil. Ces positions de réglage sont considérées comme suffisant à maintenir le parallélisme exact des axes des galets et de la pièce en travail pour les lon- gueurs de filets relativement courtes pour les quelles est employé le dispositif.
Les évidements opposés 90 et 94 sont rela tivement peu profonds et les jeux tolérés entre l'arbre 78 et les deux évidements sont tels qu'il ne peut se produire de coincement dans l'un des évidements par suite de l'excentricité de l'autre. Bien entendu, le degré total d'inclinai son des axes dans l'un ou l'autre plan n'est pas grand.
A l'intérieur des douilles 92, les ouvertures pratiquées dans les pièces 40 et 42, qui servent au passage des arbres 78, comportent des côtés plats 102 (fig. 9) pour s'ajuster étroitement à des portions semblablement aplaties 104 for mées à l'extrémité de chaque arbre 78. Les arbres sont ainsi empêchés de tourner par rap port aux pièces 40 et 42.
L'ouverture formée dans les pièces respec tives recevant chaque arbre 78, à l'intérieur du dispositif de blocage ci-dessus décrit et en com munication avec l'évidement 76, est agrandie de façon à permettre le logement d'un pignon droit 106 monté pour tourner sur l'arbre 78. Ainsi qu'on le voit sur la fig. 5, chaque pignon 106 a un moyeu 108 prolongé axialement vers chacun des galets 20, 22.
Chaque moyeu 108 possède des saillies axiales opposées approximativement rectangu laires 110 (une seule étant représentée sur la fig. 5) qui se logent dans les extrémités oppo sées d'une fente 112 pratiquée dans la paroi du galet correspondant. De cette façon, les galets 20 et 22 sont clavetés de façon à tourner soli dairement avec les pignons 106.
Ainsi qu'on le voit sur les fig. 6 et 10, les pignons<B>106</B> sont reliés afin d'effectuer une ro tation uniforme, par une série de trois pignons droits 114, 114, 116 pour lesquels des loge ments 118 sont pratiqués dans les pièces 40 et 42. Le pignon central 116 est monté pour tour ner sur une douille 120 fixée sur l'arbre 30 et est maintenu en position dans le sens axial par une cuvette 122 pourvue d'un rebord et mon tée également sur l'arbre 30. Les autres pi gnons libres, 114, 114, sont montés pour tour ner sur des douilles 124 portées sur des arbres intermédiaires 126 qui sont logés dans les piè-