Mécanisme de tirage des fils dans une machine pour la fabrication de tapis La présente invention a pour objet un mé canisme de tirage des fils dans une machine pour la fabrication de tapis. Cette machine peut être, par exemple, celle décrite dans le brevet suisse N,, 328400.
Que les houppes soient tissées ou simple ment fixées à la base, chaque bobine doit exé cuter une série de mouvements au cours de laquelle un rang de houppes est fixé à la base, une nouvelle longueur de fil est tirée pour cons tituer le prochain rang de houppes, et le rang déjà fixé est ensuite coupé. La bobine doit être freinée quand la nouvelle longueur de fil est dévidée afin de contrôler la longueur tirée, et en fait il est nécessaire que le frein agisse pen dant tout le passage de la bobine le long de la chaîne de manière à éviter un tirage accidentel du fil. Dans ce but, chaque bobine est norma lement équipée de son propre frein individuel agissant sur la joue de la bobine.
La tension du fil, et par suite la longueur de fil dévidée, dépend de l'effet du frein qui tend à varier quand la bobine se dévide. Comme le frein agit sur la joue de la bobine, il exerce un couple de freinage sensiblement constant mais, tandis que la bobine se déroule, le rayon de tirage du fil diminue, de sorte que l'effet relatif du frein sur la tension du fil au- mente de manière correspondante. En outre, comme il existe un grand nombre de bobines dans la chaîne, chacune avec son propre frein, il est impossible d'obtenir une uniformité complète de bobine à bobine. En conséquence, la longueur de fil tirée peut va rier de quelques pour-cent d'une bobine à l'autre.
Il s'ensuit une variation dans la lon gueur des houppes obtenues qui, bien que peu désirable, ne présente pas une grande impor tance, mais l'effet sur le fil de la bobine est cumulatif et une bobine équipée d'un frein faible peut être épuisée bien avant une bobine munie d'un frein plus puissant. Dès qu'une bo bine est épuisée, la série complète des bobines doit être rechargée, et le fil qui reste encore sur les bobines non épuisées est perdu. Cette perte peut atteindre jusqu'à 6 ou 8 % de la quantité totale de fil utilisée et augmente le prix de revient du tapis.
L'invention vise à remédier à cet inconvé nient en équipant une machine pour la fabri cation de tapis utilisant des bobines montées sur une chaîne mobile et chargées des fils des tinés à être tirés chaque fois d'une courte lon gueur pour la formation des houppes, le tirage étant effectué sous la commande d'au moins un frein commun qui agit sur chaque bobine successivement, d'un mécanisme de tirage des fils caractérisé par des moyens pour déplacer continuellement la chaîne avec les bobines, et par un chariot à mouvement alternatif sur le quel est monté ledit frein,
de manière que ce dernier avance avec la bobine sur laquelle il agit et revienne ensuite à sa position primitive pour agir sur la bobine suivante.
Comme le frein agit sur le fil lui-même, son rayon d'action décroît quand la bobine se dé vide et son effet sur la tension du fil reste constant. De plus, dans le cas le plus simple où un seul frein est utilisé, ce même frein agit sur chaque bobine, la tension dans les fils reste la même d'une bobine à l'autre et des longueurs égales de fil sont tirées, ce qui réduit considérablement la perte indiquée plus haut. On obtient le même effet si, au lieu d'utiliser un seul frein, on utilise un petit nombre de freins, deux ou trois par exemple, qui sont ap pliqués à des groupes successifs de d'eux ou trois bobines.
En effet, s'il est impossible de maintenir l'uniformité d'un grand nombre de freins, il est possible, en revanche, de régler avec précision un petit nombre de freins de manière qu'ils produisent chacun le même effet de freinage.
Comme le frein commun est appliqué seu lement quand de nouvelles longueurs de fil doivent être tirées, chaque bobine doit être en core maintenue contre un tirage accidentel du fil pendant son passage le long du reste du cir cuit. Dans ce but, chaque bobine est équipée de préférence d'un frein individuel qui est li béré quand le frein commun est appliqué. Il est évident que les puissances de ces freins in dividuels n'ont pas d'importance puisqu'ils n'exercent aucune action sur les fils pendant le tirage.
Dans une machine ordinaire, comme on l'a vu, les fils sont tirés immédiatement après qu'un rang de houppes a été fixé, la fixation des houppes servant à maintenir les fils pen dant que la bobine est retirée pour assurer le tirage. Il est difficile d'appliquer un frein in dépendant en ce point, en partie par suite du mouvement compliqué de la bobine, en partie par suite du manque de place. En consé quence, le tirage des fils s'effectue de préfé rence en un autre point que celui où les houp- pes sont incorporées au tissu, au moyen d'un dispositif de serrage fonctionnant en synchro nisme avec le frein.
Le tirage peut être réalisé, par exemple, quand la chaîne se déplace selon un trajet rectiligne, le dispositif de serrage se déplaçant simultanément avec chaque bobine et s'éloignant de cette bobine pour tirer le fil.
Dans une telle construction, le frein peut être monté sur un chariot à mouvement alter natif de manière à avancer avec une bobine, et ensuite à revenir dans la position initiale pour coopérer avec la prochaine bobine. Le frein peut comprendre une tringle montée à ses extrémités sur un bras d'un levier coudé, l'autre extrémité de ce levier oscillant sous l'ac tion d'un organe pneumatique pour appliquer et libérer le frein.
De même, le dispositif de serrage peut être monté, du côté des bobines opposé à celui où se trouve le mécanisme dudit frein, sur un chariot à mouvement alternatif coopérant avec un profil de came fixe prévu pour donner aux griffes le mouvement néces saire pour avancer et venir serrer les extrémités du fil, et pour se retirer ensuite. L'ouverture et la fermeture d'es pinces peuvent être avanta geusement commandées également par pression pneumatique.
Le dessin annexé représente, à titre d'exem ple, une forme d'exécution du mécanisme fai sant l'objet de l'invention.
La fig. 1 en est une élévation, et la fig. 2 une vue de bout.
Le mécanisme représenté est appliqué à une machine pour la fabrication de tapis pré sentant une surface comportant des houppes fixées à une base, cette machine comprenant des bobines chargées de fil et portées par une chaîne sans fin à mouvement continu. Ce mé canisme est destiné à effectuer le tirage des fils en un point autre que celui où les houppes sont incorporées dans le tissu, de manière que le mouvement en ce point soit considérablement simplifié. Le tirage s'effectue en conséquence en un point où la chaîne 1, représentée en traits mixtes, se déplace selon un trajet recti ligne. La chaîne 1 porte une série de supports 2 dont la partie supérieure désignée par la réfé- rence 3 a été coupée pour rendre le dessin plus clair.
Chaque support 2 porte une bobine 4 montée sur un axe 5 maintenu dans un siège 6 du support 2. Chaque support comprend une paire de galets 9 se déplaçant dans des voies prévues dans des pièces 10 (non visibles à la fig. 1). Ils servent à soutenir les supports et, par conséquent, les bobines dans leur mouve ment en ce point. Chaque bobine est bobinée avec le nombre requis de longueurs de fil, de la manière ordinaire, et les extrémités du fil sont maintenues en dehors de la bobine dans une grille 7.
La bobine de gauche des trois bobines re présentées à la fig. 1 présente seulement une courte longueur 8a de fil sortant de la grille 7. Cette longueur de fil est celle qui reste quand le fil est coupé après que le rang précédent de houppes a été fixé dans le tissu. Pour consti tuer le prochain rang de houppes, une nouvelle longueur de fil doit être tirée, comme repré senté en 8b pour les deux autres bobines. Dans ce but, le mécanisme comprend un dispositif de serrage indiqué par la référence générale 12 et, pendant le tirage des fils, les bobines sont soumises à une paire de freins communs 13.
Chaque frein s'étend sur toute la longueur des bobines et comprend une tringle 14 montée à chaque extrémité sur un bras 15 d'un levier coudé monté à pivot en 16 sur une biellette 17. Celle-ci porte une paire de galets 18, 19 se déplaçant dans une voie 20 ménagée dans une pièce coulée 21 fixée au cadre de la machine. La biellette 17 constitue ainsi un chariot à mouvement alternatif pour les deux freins 13, et son mouvement lui est communiqué par un bras 22 pivotant en 24 sur une biellette 23. Cette dernière, à son tour, pivote en 25 sur la biellette 17.
Le bras 22 oscille en synchronisme avec les diverses pièces de la machine, de manière que les deux freins 13 se déplacent vers la droite (fig. 1) en regard d'une paire de bobi nes, et reviennent ensuite en regard de la paire suivante, après quoi ils se déplacent à nouveau vers la droite.
Chacun des leviers coudés présente un second bras 30 commandé par une tringle 31. Celle-ci passe à travers un manchon 32 monté sur chaque bras 30, un ressort 33 exerçant une pression entre les manchons 32 et des arrêts 34 sur la tringle 31. A l'extrémité de gauche (fig. 1), la tringle 31 est connectée par une biellette à pivot 35 à un plateau 36 pivotant en 37 sur le bras 22. Le plateau 36 oscille sous l'action d'un cylindre pneumatique 38 dont la bielle 39 pivote en 40 sur le plateau 36. Un arrêt réglable 41, coopérant avec un nez 42 à la partie supérieure du plateau 36, limite le mouvement de ce dernier dans le sens du mou vement des aiguilles d'une montre.
Le cylindre pneumatique 38 se déplace avec le bras 22 d'une seule pièce, de sorte que tous les mou vements de la bielle 39 sont transformés en des mouvements d'oscillation des deux leviers coudés pour appliquer ou libérer les deux freins 13. Par un réglage approprié des ressorts 33, les pressions appliquées aux deux leviers cou dés peuvent être rendues égales avec une grande précisiôn, de sorte qu'un égal effet de freinage est obtenu sur les deux bobines, même s'il se produit de petites variations dans leur diamètre respectif.
En plus des deux freins communs 13, cha que bobine est pourvue d'un frein individuel 50 pivotant en 51 et s'appuyant contre la joue de la bobine sous l'action d'un ressort 52, les freins étant disposés alternativement à l'une ou l'autre extrémité des bobines successives. Sur la plus grande partie du circuit de la chaîne, chaque bobine est empêchée de tourner au moyen du frein 50, mais il est entendu que la force du ressort peut varier légèrement d'une bobine à l'autre, de sorte qu'il n'y a pas d'uni formité dans l'effet de freinage. En consé quence, il est nécessaire de libérer chaque frein 50 pendant la période d'application des freins communs 13 et quand de nouvelles longueurs de fil 8b doivent être tirées.
Dans ce but, cha que frein 50 comprend une petite languette 53 qui coopère ,avec l'un de deux plateaux 54 dis posés aux extrémités opposées des bobines. Les extrémités de ces plateaux engagent les languet tes 53 sur deux bobines successives et soulè vent simultanément les freins 50 des joues des deux bobines, contre l'action des ressorts 52. Le fonctionnement est synchronisé de manière que les freins 13 soient appliqués juste avant que les freins 50 soient libérés, et que les freins 50 soient appliqués juste avant que les freins 13 soient libérés, de manière que les bobines ne restent libres à aucun moment.
Pendant que les freins 13 sont appliqués, le dispositif de serrage 12 entre en action pour tirer une nouvelle longueur de fil 8b. Ce dis positif comprend deux séries de pinces s'éten dant chacune sur toute la longueur des bobines et comprenant une mâchoire fixe 60 et une mâchoire mobile 61 montée-sur un axe 62. Les axes tournent dans des paliers prévus dans un plateau 63 et leurs positions angulaires sont commandées par des bras 64 de manière à ouvrir et fermer les deux séries de pinces. Le plateau 63 reçoit un mouvement alternatif d'un bras 65 relié au plateau par une biellette à pivots 66.
Le bras 65 pivote sur le cadre de la machine en 67 et oscille sous l'action du même mécanisme qui fait osciller le bras 22, de sorte que le plateau 63 oscille en synchro nisme avec la biellette 17 portant les freins 13.
L'extrémité inférieure de chaque bras 64 porte un galet 68 qui se déplace dans une voie 69 présentant deux moitiés identiques, de sorte que ces deux galets ont le même mouvement. La voie 69 comprend deux parties 70 incur vées vers le haut, et quand les galets 68 attei gnent ces parties, les bras 64, ainsi que le dis positif de serrage dans son ensemble sont sou levés verticalement. Les deux moitiés de la voie 69 sont creusées dans des plateaux 83 montés sur des arbres de pivotement 84. Par un léger réglage angulaire de ces arbres, il est possible de faire varier dans de larges limites la levée et la chute du dispositif de serrage et ainsi la longueur des houppes.
Quand les pinces sont fermées comme représenté à la fig. 1, les galets 68 se déplacent avec le plateau 63 lors de son mouvement alternatif. Cependant, un mouve ment supplémentaire peut être superposé au moyen d'une tringle de connexion 71 qui est connectée à pivot au bras 64 de gauche, et d'une autre tringle 72 connectée au bras 64 de droite. La tringle 71 pivote en 73 sur un pla teau 74 qui pivote à son tour en 75 sur le bras 65. Le plateau 74 oscille sous l'action d'un cylindre pneumatique 76 dont la bielle 77 pi vote sur le plateau 74 en 78. Le cylindre 76 pivote à son tour en 79 sur un bras 80 solidaire de l'arbre 67, de sorte que le cylindre oscille avec le bras 65.
Quand une pression d'air est appliquée au cylindre 76, le plateau 74 tourne dans le sens du mouvement des aiguilles d'une montre (fi-. 1), donnant aux extrémités inférieures des bras 64 un mouvement supplémentaire vers la droite relativement au plateau 63, faisant tour ner ainsi les axes 62 dans le sens inverse du mouvement des aiguilles d'une montre et ou vrant les pinces. Le mouvement du plateau 74 dans le sens du mouvement des aiguilles d'une montre est limité par l'engagement d'une vis réglable 81 et d'un arrêt fixe 82 sur le bras 65.
Dans la position représentée à la fig. 1, les pinces sont fermées pour serrer les longueurs de fil 8b qui viennent d'achever le mouvement de tirage. Les galets 68 sont dans leurs posi tions inférieures, mais dès que la pression d'air est inversée dans le cylindre 76, ils se dépla cent vers la droite pour ouvrir les pinces et, bien que les galets 68 restent au même niveau, la rotation a pour effet un léger abaissement du plateau 63 et du dispositif de serrage dans son ensemble, de sorte que, dès que le disposi tif commence à revenir vers la gauche, la pince de droite dégage juste les longueurs de fil qui ont été libérées par la pince de gauche.
Le mouvement vers la gauche se continuant, les galets 68 courent sur les parties 70 et le dispo sitif de serrage s'élève pour venir s'engager avec les courtes longueurs de fil 8a se projetant depuis la paire suivante de bobines. Quand le dispositif de serrage atteint la limite de son tra jet vers la gauche, les galets 68 se trouvent juste à droite du point le plus élevé de la partie 70, par le fait qu'ils ont été déplacés précé demment relativement au plateau 63 afin d'ou vrir les pinces. Dans cette position, les mâchoi res fixes 60 des pinces sont instantanément en regard des extrémités inférieures des longueurs de fil 8a qui doivent être tirées.
En ce point, le dispositif de serrage commence à se déplacer vers la droite et, simultanément, la pression d'air est inversée dans le cylindre 76 pour fer mer les pinces. Les galets 68 se déplacent alors vers la gauche, ce qui les amène aux sommets des parties 70 et soulève le plateau 63 dans son ensemble. De cette manière, les pinces se soulèvent et se ferment simultanément pour serrer les longueurs de fil 8a.
Pendant leur mouvement vers la droite, les galets 68 tombent et le mouvement descendant correspondant du dispositif de serrage dans son ensemble assure le tirage des longueurs de fil 8a jusqu'à ce qu'elles atteignent la longueur 8b comme représenté à la fi-. 1. Une fois atteinte cette position, les pinces s'ouvrent à nouveau comme décrit précédemment et reviennent en position pour la paire suivante de bobines.
Il est évident que le fonctionnement du dispositif de serrage est exactement synchronisé avec celui des freins, et la succession des divers stades peut être résumée comme suit : pendant la période où les pinces se ferment, les freins communs 13 sont appliqués et, peu après, les freins individuels 50 sont libérés, cette libéra tion étant achevée juste avant que la fermeture des pinces soit terminée. Pendant la période suivante, les pinces tirent les longueurs de fil 8b et les freins communs 13 sont en action, tandis que les freins individuels 50 sont libé rés. Immédiatement après que le tirage est terminé, les freins individuels 50 sont à nou veau appliqués et, très peu après, les freins communs 13 sont libérés.
Simultanément au soulèvement des freins 13, les pinces commen cent à s'ouvrir, et le stade final est celui du mouvement de retour à la fois des freins et des pinces, ces dernières devant libérer les lon gueurs tirées de fil comme décrit précédem ment.
Pour effectuer cette série d'opérations avec précision, le mécanisme doit être très soigneu sement réglé et doit pouvoir fonctionner très lentement pour permettre les vérifications né cessaires. Comme il est difficile de synchroni ser le fonctionnement des deux cylindres pneu matiques 38 et 76 avec celui des autres pièces mobiles dans les conditions de fonctionnement lent, il est prévu un galet 85 sur le plateau 36 et un galet 86 sur le plateau 74. Ces galets co- opèrent avec des profils de cames 87 et 88 fixés respectivement à des rails 89 et 90. Ces deux profils agissent pendant la période d'ap plication des freins et quand les pinces sont fermées de manière que les opérations com mandées pneumatiquement soient exactement synchronisées avec le mouvement des autres parties.
Le mécanisme décrit peut coopérer avec une machine pour la fabrication de tissus autres que des tapis.
The present invention relates to a mechanism for drawing the threads in a machine for the manufacture of carpets. This machine can be, for example, that described in Swiss patent N ,, 328400.
Whether the tassels are woven or simply attached to the base, each spool must perform a series of movements during which a row of tassels is attached to the base, a new length of thread is pulled to form the next row of tassels. tassels, and the row already set is then cut. The spool must be braked when the new length of wire is unwound in order to control the drawn length, and in fact it is necessary that the brake act during all the passage of the spool along the chain in order to avoid accidental pulling. some thread. For this purpose, each reel is normally equipped with its own individual brake acting on the cheek of the reel.
The tension of the thread, and consequently the length of unwound thread, depends on the effect of the brake which tends to vary when the spool is unwound. As the brake acts on the spool cheek, it exerts a substantially constant braking torque, but as the spool unwinds the wire pulling radius decreases, so that the relative effect of the brake on the wire tension correspondingly increased. Also, since there are a large number of spools in the chain, each with its own brake, complete spool-to-spool uniformity cannot be achieved. As a result, the length of wire drawn may vary a few percent from spool to spool.
There follows a variation in the length of the puffs obtained which, although undesirable, is not of great importance, but the effect on the spool yarn is cumulative and a spool equipped with a weak brake may be exhausted long before a spool with a more powerful brake. As soon as a spool is exhausted, the complete set of spools must be reloaded, and the thread that still remains on the unused spools is lost. This loss can reach up to 6 or 8% of the total amount of yarn used and increases the cost of the carpet.
The invention aims to remedy this drawback by equipping a machine for the manufacture of carpets using spools mounted on a mobile chain and loaded with the threads of the tines to be drawn each time a short length for the formation of the tassels. , the pulling being carried out under the control of at least one common brake which acts on each spool successively, of a mechanism for pulling the wires characterized by means for continuously moving the chain with the spools, and by a reciprocating carriage on which the said brake is mounted,
so that the latter advances with the coil on which it acts and then returns to its original position to act on the next coil.
As the brake acts on the thread itself, its radius of action decreases when the spool is emptied and its effect on the thread tension remains constant. In addition, in the simplest case where only one brake is used, this same brake acts on each spool, the tension in the wires remains the same from one spool to another and equal lengths of wire are drawn, this which considerably reduces the loss indicated above. The same effect is obtained if, instead of using a single brake, a small number of brakes are used, two or three for example, which are applied to successive groups of them or three coils.
Indeed, if it is impossible to maintain the uniformity of a large number of brakes, it is possible, on the other hand, to fine-tune a small number of brakes so that they each produce the same braking effect.
Since the common brake is applied only when new lengths of wire are to be pulled, each spool must still be held against accidental pulling of the wire as it passes along the remainder of the circuit. For this purpose, each coil is preferably equipped with an individual brake which is released when the common brake is applied. It is obvious that the powers of these individual brakes are of no importance since they exert no action on the wires during pulling.
In an ordinary machine, as we have seen, the threads are pulled immediately after a row of tassels has been attached, the tassel attachment serving to hold the threads while the spool is withdrawn for pulling. It is difficult to apply an independent brake at this point, partly due to the complicated movement of the spool, partly due to lack of space. Consequently, the drawing of the threads is preferably carried out at a point other than that where the puffs are incorporated into the fabric, by means of a tightening device operating in synchronism with the brake.
The pulling can be achieved, for example, when the chain moves in a rectilinear path, the clamping device moving simultaneously with each spool and away from that spool to pull the thread.
In such a construction, the brake can be mounted on a native alter motion carriage so as to advance with one spool, and then return to the initial position to cooperate with the next spool. The brake may comprise a rod mounted at its ends on an arm of an angled lever, the other end of this oscillating lever under the action of a pneumatic member to apply and release the brake.
Likewise, the clamping device can be mounted, on the side of the coils opposite to that where the mechanism of said brake is located, on a reciprocating carriage cooperating with a fixed cam profile provided to give the claws the necessary movement to advance. and come to tighten the ends of the wire, and to withdraw then. The opening and closing of the grippers can advantageously also be controlled by pneumatic pressure.
The appended drawing represents, by way of example, an embodiment of the mechanism forming the subject of the invention.
Fig. 1 is an elevation thereof, and FIG. 2 an end view.
The mechanism shown is applied to a machine for the manufacture of carpets having a surface comprising tufts attached to a base, this machine comprising spools loaded with yarn and carried by an endless chain with continuous movement. This mechanism is intended to effect the pulling of the threads at a point other than the point where the tassels are incorporated into the fabric, so that the movement at this point is considerably simplified. The pulling is therefore carried out at a point where the chain 1, shown in phantom lines, moves along a straight path. The chain 1 carries a series of supports 2 whose upper part designated by the reference 3 has been cut to make the design clearer.
Each support 2 carries a reel 4 mounted on a pin 5 held in a seat 6 of the support 2. Each support comprises a pair of rollers 9 moving in tracks provided in parts 10 (not visible in FIG. 1). They serve to support the supports and, consequently, the coils in their movement at this point. Each spool is wound with the required number of wire lengths, in the ordinary way, and the ends of the wire are kept outside the spool in a grid 7.
The left coil of the three coils shown in fig. 1 has only a short length 8a of yarn coming out of the grid 7. This yarn length is that which remains when the yarn is cut after the previous row of tassels has been fixed in the fabric. To constitute the next row of tassels, a new length of thread must be pulled, as shown in 8b for the other two spools. For this purpose, the mechanism comprises a clamping device indicated by the general reference 12 and, during the pulling of the threads, the coils are subjected to a pair of common brakes 13.
Each brake extends over the entire length of the reels and comprises a rod 14 mounted at each end on an arm 15 of an elbow lever mounted pivotally at 16 on a rod 17. This carries a pair of rollers 18, 19 moving in a track 20 formed in a casting 21 fixed to the frame of the machine. The rod 17 thus constitutes a reciprocating carriage for the two brakes 13, and its movement is communicated to it by an arm 22 pivoting at 24 on a rod 23. The latter, in turn, pivots at 25 on the rod 17.
The arm 22 oscillates in synchronism with the various parts of the machine, so that the two brakes 13 move to the right (fig. 1) opposite a pair of bobbins, and then come back facing the next pair. , after which they move to the right again.
Each of the bent levers has a second arm 30 controlled by a rod 31. The latter passes through a sleeve 32 mounted on each arm 30, a spring 33 exerting pressure between the sleeves 32 and stops 34 on the rod 31. A the left end (fig. 1), the rod 31 is connected by a pivot rod 35 to a plate 36 pivoting at 37 on the arm 22. The plate 36 oscillates under the action of a pneumatic cylinder 38 whose connecting rod 39 pivots at 40 on the plate 36. An adjustable stop 41, cooperating with a nose 42 at the upper part of the plate 36, limits the movement of the latter in the direction of clockwise movement.
The pneumatic cylinder 38 moves with the arm 22 in one piece, so that all movements of the connecting rod 39 are transformed into oscillating movements of the two bent levers to apply or release the two brakes 13. By a Proper adjustment of the springs 33, the pressures applied to the two neck levers can be made equal with great precision, so that an equal braking effect is obtained on both coils, even if there are small variations in their respective diameter.
In addition to the two common brakes 13, each coil is provided with an individual brake 50 pivoting at 51 and resting against the cheek of the coil under the action of a spring 52, the brakes being arranged alternately to the one or the other end of the successive coils. Throughout most of the chain circuit, each coil is prevented from rotating by means of brake 50, but it is understood that the spring force may vary slightly from coil to coil, so that there is no There is no uniformity in the braking effect. Accordingly, it is necessary to release each brake 50 during the period of application of the common brakes 13 and when new lengths of wire 8b are to be drawn.
For this purpose, cha brake 50 comprises a small tongue 53 which cooperates with one of two plates 54 arranged at the opposite ends of the coils. The ends of these plates engage the tongues 53 on two successive coils and simultaneously raise the brakes 50 of the cheeks of the two coils, against the action of the springs 52. The operation is synchronized so that the brakes 13 are applied just before the brakes 50 are released, and the brakes 50 are applied just before the brakes 13 are released, so that the coils do not remain free at any time.
While the brakes 13 are applied, the clamping device 12 comes into action to pull a new length of wire 8b. This positive device comprises two series of clamps each extending over the entire length of the coils and comprising a fixed jaw 60 and a movable jaw 61 mounted on an axis 62. The axes rotate in bearings provided in a plate 63 and their angular positions are controlled by arms 64 so as to open and close the two sets of grippers. The plate 63 receives an alternating movement of an arm 65 connected to the plate by a pivot link 66.
The arm 65 pivots on the frame of the machine at 67 and oscillates under the action of the same mechanism which oscillates the arm 22, so that the plate 63 oscillates in synchronism with the link 17 carrying the brakes 13.
The lower end of each arm 64 carries a roller 68 which moves in a track 69 having two identical halves, so that these two rollers have the same movement. The track 69 comprises two parts 70 curved upwards, and when the rollers 68 reach these parts, the arms 64, as well as the clamping device as a whole are lifted vertically. The two halves of the track 69 are hollowed out in plates 83 mounted on pivot shafts 84. By a slight angular adjustment of these shafts, it is possible to vary within wide limits the lifting and falling of the clamping device and thus the length of the tufts.
When the clamps are closed as shown in fig. 1, the rollers 68 move with the plate 63 during its reciprocating movement. However, further movement can be superimposed by means of a connecting rod 71 which is pivotally connected to the left arm 64, and another rod 72 connected to the right arm 64. The rod 71 pivots at 73 on a plate 74 which in turn pivots at 75 on the arm 65. The plate 74 oscillates under the action of a pneumatic cylinder 76 whose connecting rod 77 ft votes on the plate 74 at 78. The cylinder 76 in turn pivots at 79 on an arm 80 integral with the shaft 67, so that the cylinder oscillates with the arm 65.
When air pressure is applied to cylinder 76, platen 74 rotates in a clockwise direction (Fig. 1), giving the lower ends of arms 64 further movement to the right relative to platen. 63, thus rotating the axes 62 counterclockwise and or screwing the clamps. The movement of the tray 74 in the clockwise direction is limited by the engagement of an adjustable screw 81 and a fixed stop 82 on the arm 65.
In the position shown in FIG. 1, the clamps are closed to clamp the lengths of wire 8b which have just completed the pulling movement. The rollers 68 are in their lower positions, but as soon as the air pressure is reversed in the cylinder 76, they move one hundred to the right to open the clamps and, although the rollers 68 remain at the same level, the rotation has the effect of a slight lowering of the plate 63 and of the clamping device as a whole, so that as soon as the device starts to return to the left, the right clamp just releases the lengths of wire which have been released by the left clamp.
As the movement to the left continues, the rollers 68 run over the parts 70 and the clamping device rises to engage with the short lengths of wire 8a projecting from the next pair of spools. When the clamping device reaches the limit of its travel to the left, the rollers 68 are located just to the right of the highest point of the part 70, by the fact that they have been moved previously relative to the plate 63 in order to to open the clamps. In this position, the fixed jaws 60 of the grippers are instantly opposite the lower ends of the lengths of wire 8a which must be pulled.
At this point the clamp begins to move to the right and simultaneously the air pressure is reversed in cylinder 76 to close the clamps. The rollers 68 then move to the left, which brings them to the tops of the parts 70 and lifts the plate 63 as a whole. In this way, the clamps lift and close simultaneously to clamp the lengths of wire 8a.
During their movement to the right, the rollers 68 fall and the corresponding downward movement of the clamping device as a whole pulls the lengths of wire 8a until they reach the length 8b as shown in fig. 1. Once this position is reached, the clamps open again as described above and return to position for the next pair of coils.
It is obvious that the operation of the clamping device is exactly synchronized with that of the brakes, and the succession of the various stages can be summarized as follows: during the period when the clamps close, the common brakes 13 are applied and, shortly after, the individual brakes 50 are released, this release being completed just before the closing of the clamps is completed. During the next period, the grippers pull the lengths of wire 8b and the common brakes 13 are in action, while the individual brakes 50 are released. Immediately after the pulling is complete, the individual brakes 50 are reapplied and, very shortly thereafter, the common brakes 13 are released.
Simultaneously with the lifting of the brakes 13, the clamps begin to open, and the final stage is that of the return movement of both the brakes and the clamps, the latter having to release the drawn lengths of wire as described above.
To perform this series of operations with precision, the mechanism must be very carefully adjusted and must be able to operate very slowly to allow the necessary checks. Since it is difficult to synchronize the operation of the two pneumatic cylinders 38 and 76 with that of the other moving parts under the conditions of slow operation, a roller 85 is provided on the plate 36 and a roller 86 on the plate 74. These are provided. rollers co-operate with cam profiles 87 and 88 respectively attached to rails 89 and 90. These two profiles act during the period of application of the brakes and when the clamps are closed so that the pneumatically controlled operations are exactly synchronized with the movement of other parts.
The described mechanism can cooperate with a machine for the manufacture of fabrics other than carpets.