Chariot <B>de levage</B> La présente invention a trait aux chariots de levage industriels et, plus particulièrement, à des modifications apportées au mécanisme éléva teur de ces chariots.
La visibilité du conducteur du chariot de levage classique est considérablement diminuée par le mécanisme élévateur monté à l'extrémité avant du chariot. Ce mécanisme fait saillie vers le haut jusqu'à un niveau qui est habituellement plus élevé que celui des yeux de l'opérateur, et il s'étend en travers de la partie avant du chariot sur une distance sensiblement égale à la dis tance qui sépare l'une de l'autre les roues avant du chariot. Un tel mécanisme élévateur com prend habituellement un montant extérieur monté sur le châssis du chariot et un montant intérieur monté de façon télescopique dans le montant extérieur et destiné à recevoir un mouvement d'élévation.
Le montant extérieur est habituellement composé de deux fers à U placés à un certain écartement l'un de l'autre et tournant leurs ouvertures respectives vers l'in térieur, ces fers logeant le montant intérieur de façon que celui-ci puisse coulisser; ce montant intérieur est aussi composé de deux fers à U espacés l'un de l'autre et tournant leurs ouver tures vers l'intérieur. Entre les fers à U du montant intérieur est disposé un vérin hydrau lique qui est relié mécaniquement à ce montant et, en outre, à l'aide d'un dispositif de chaîne et de poulie, à un coulisseau porte-charge; appelé ci-après plus simplement porte-charge , qui est habituellement pourvu de galets roulant sur les fers à U du montant intérieur et guidés par eux.
Lorsqu'un opérateur manoeuvre ce chariot de levage du type connu pour l'amener à une posi tion dans laquelle la fourche élévatrice ou autre organe entrant en prise avec la charge est placée soit devant une charge, au cours de l'opération d'enlèvement de cette charge, soit devant une station ou zone de dépôt, au cours de l'opération de dépôt d'une charge, il doit observer avec attention la charge à manutentionner à travers les fers à U des montants, ou à travers les ouver tures existant entre le vérin et la ou les chaînes de levage ou entre les chaînes .et les fers à U des montants, à l'effet d'amener le chariot ou les extrémités des dents de la fourche à la position désirée.
L'opérateur éprouve des difficultés du même ordre lorsqu'il manoeuvre le chariot dans des endroits resserrés ou le long de passages étroits d'un atelier. Cette visibilité médiocre ralentit la manoeuvre du chariot et elle est suscep tible de provoquer une détérioration des mar chandises ou articles manutentionnés, qui sont sujets à heurter des objets situés le long du chemin parcouru par le chariot.
De nombreux efforts ont été tentés en vue d'améliorer la visibilité du conducteur des cha- riots de -levage connus, mais, jusqu'à ce jour, le mécanisme élévateur décrit plus haut n'a pas été sensiblement modifié.
La présente invention a principalement pour but de réaliser un chariot de levage dans lequel la construction des montants est telle que la visibilité de l'opérateur ou du conducteur du chariot est considérablement accrue, ce qui permet une manutention plus rapide des mar chandises et assure une plus grande sécurité dans les opérations de- manutention.
Le dessin annexé représente, à titre d'exem ple, une forme et des variantes d'exécution du chariot de levage objet de l'invention.
La fig. 1 est une vue en élévation latérale schématique du chariot de levage, cette figure représentant le mécanisme élévateur à l'état développé.
La fig. 2 est une vue de face en perspective du chariot de la fig. 1, représentant le méca nisme élévateur dans sa position basse.
La fig. 3 est une vue en élévation latérale partielle, à plus grande échelle, en regardant de la gauche du chariot, le porte-charge étant repré senté partiellement élevé, la roue avant de gauche étant enlevée et l'essieu vu en coupe.
La fig 4 est une vue en coupe horizontale partielle par la ligne 4-4 de la fig. 3. La fig. 5 est une vue de face partielle du chariot, le porte-charge -mobile n'étant pas représenté pour la clarté du dessin.
La fig. 6 est une vue en coupe par la ligne 6-6 de la fig. 4.
La fig. 7 est une vue en coupe horizontale, à plus grande échelle, par la ligne 7-7 de la fig. 6. La fig. 8 est une vue en coupe partielle, à plus grande échelle, par la ligne 8-8 de la fig. 6. La fig. 9 est une vue semblable à la partie supérieure de la fig. 6, mais représente le vérin élévateur complètement rentré.
La fig. 10 est une vue, généralement sem blable à la fig. 4, d'une variante d'exécution. La fig. 11 est une vue semblable à la fig. 9, mais représentant une autre variante. La fig. 12 est une vue généralement semblable à la fig. 4, mais représentant encore une autre variante.
Avant de décrire l'invention en se référant aux dessins annexés, on mentionnera qu'elle concerne principalement le mécanisme porte- charge du chariot et que la construction parti culière du chariot lui-même n'a été indiquée qu'à titre d'exemple d'un type de chariot sur lequel le présent mécanisme peut être monté.
A la fig. 1, le chariot élévateur comprend un corps 9 supporté par une paire de roues avant 11 et une seule roue directrice arrière 13. Sur ce corps est monté un siège 15 pour le con ducteur, tourné vers l'avant. Sur la partie avant du chariot est monté un mécanisme élévateur comprenant une embase 17 de support sur laquelle est montée une construction formée de montants, appelée ci-après mât . Ce mât comprend un montant intérieur tubulaire ou colonne creuse 18, et un montant extérieur tubulaire ou colonne creuse 19, ces deux colon nes étant montées de façon télescopique. Sur la colonne extérieure 19 est monté un organe porte-charge coulissant 20.
En se référant particulièrement aux fig. 3, 4 et 5, on voit que l'embase de support 17 du mât a la forme d'une plaque lourde et plate disposée entre les deux roues avant 11 et à laquelle la colonne intérieure 18 est soudée ou autrement solidement fixée. Au support 17 sont fixés, avec un certain écartement l'un de l'autre, deux bras 21 et 22 qui s'étendent vers le haut et .sont supportés, au moyen de paliers 24, de façon à pouvoir osciller autour de l'essieu avant 25 du chariot (voir fig. 3). Il est toutefois évident pour l'homme -du métier que les bras 21 et 22 pourraient être montés de façon pivo tante sur le chariot par des moyens autres que les paliers représentés.
Une traverse 23, constituée par un feuillard posé sur champ, est placée entre les bras 21 et 22, auxquels elle est fixée rigidement, cette pièce étant aussi fixée rigidement au support 17. La traverse 23 passe en un endroit situé en arrière de la colonne intérieure 18 (voir fig. 6), à laquelle elle est soudée. La paroi arrière de la colonne extérieure 19 est découpée à son extré- mité inférieure, comme indiqué en 41 (fig. 3) pour loger la traverse 23. Le support 17 des colonnes 18 et 19 pourrait affecter diverses formes différant de celle représentée, ainsi qu'il est évident pour l'homme du métier.
L'embase 17 de support des colonnes 18 et 19 peut recevoir un mouvement de pivotement autour de l'axe 25 sous la commande de deux vérins hydrauliques 27 dont les cylindres sont montés de façon pivotante, en 29, sur le corps du chariot, et dont les tiges de piston sont reliées de façon pivotante en 31 aux extrémités supérieures des bras 21 et 22. Il est évident que ledit support pourrait recevoir un mouvement de pivotement par des moyens autres que ceux représentés.
Les colonnes intérieure 18 et extérieure 19 ont une section transversale non circulaire et, de préférence, rectangulaire comme représenté. Les deux colonnes présentent ainsi des parties de surface plates opposées appliquées l'une contre l'autre, de sorte que ces colonnes ne peuvent pas tourner l'une par rapport à l'autre autour de leurs axes longitudinaux. En fait, les méplats ainsi constitués établissent un ajustage non rotatif entre les colonnes. D'autres façons d'ajuster les colonnes entre elles de façon non rotative sont faciles à concevoir pour l'homme du métier.
Ainsi qu'il ressort des fig. 2, 4 et 5, les dimensions transversales des colonnes tubu laires sont relativement faibles par rapport à la dimension transversale du chariot, ce qui assure une bonne visibilité pour le conducteur du cha riot, en comparaison avec celle offerte par les chariots habituels.
Dans la construction représentée, les colon nes tubulaires ont approximativement la même longueur, l'extrémité inférieure de la colonne extérieure, dans la position contractée ou rentrée du mât, étant placée juste au-dessus du support 17 et son extrémité supérieure arrivant juste au- delà de l'extrémité supérieure de la colonne inté rieure, où elle est fermée par une plaque d'extré mité 45, alors que l'extrémité supérieure de la colonne intérieure est ouverte, comme on le voit à 1a fig. 6. La colonne intérieure 18 renferme un vérin élévateur hydraulique comprenant un cylindre 51 et un piston plongeur 53.
L'extrémité infé rieure du cylindre 51 est montée au moyen d'un joint à douille" 54 sur l'embase 17, en un point situé légèrement en avant de l'axe central de la colonne 18, et ce pour une raison qui sera indi quée plus loin. Un fluide hydraulique est destiné à être admis au cylindre 51 ou à en être évacué à l'aide d'un tuyau 56, qui traverse l'entretoise 23 et la paroi arrière de la colonne intérieure 18 ;(voir fig. 6).
A l'extrémité supérieure du piston plongeur 53 est fixé un châssis ouvert 55, de forme rectan gulaire et placé de manière que 1a dimension la plus grande soit verticale (voir fig. 8). Dans l'ouverture du châssis 55 est montée une poulie 57 pourvue d'un arbre 59 qui est monté rotative- ment dans les côtés longs dudit châssis (voir fig. 7). Comme représenté, l'arbre 59 est légère ment déporté en avant de l'axe du piston plon geur 53, dans un but qui ressortira de ce qui suit.
L'arbre 59 de la poulie 57 fait saillie en dehors des parois latérales du châssis 55 (voir fig. 7), et chacune" de ses extrémités est guidée, en vue d'un mouvement vertical, par deux guides verticaux 71 qui sont fixés à un certain écarte ment l'un de l'autre sur les faces intérieures des parois latérales de la colonne intérieure 18.
A la partie supérieure du châssis 55 est fixée une goupille de guidage 73. Lorsque le piston plongeur 53 est soulevé, cette goupille pénètre dans un trou 75 (fig. 9) pratiqué dans la plaque supérieure 45 à l'alignement vertical de la goupille. Les guides verticaux 71 ont pour rôle de guider la goupille 73 dans son mouvement de pénétration à l'intérieur du trou 75.
Le diamètre de la poulie 57 est tel que sa partie périphérique avant fait saillie à travers deux fentes verticales 61 et 63 ménagées, respec tivement, dans les parois avant de la colonne intérieure 18 et de la colonne extérieure 19 (fig. 6 et 7). En raison de la position déportée du vérin élévateur hydraulique par rapport à la colonne intérieure et de la position déportée de l'arbre 59 par rapport au piston plongeur 53, la partie périphérique arrière de la poulie est placée à une certaine distance de la face inté rieure de la paroi arrière de la colonne intérieure.
On voit donc que le brin avant d'une chaîne de levage 77 passant autour de la poulie 57 est placé juste à l'avant de la face avant de la paroi antérieure de la colonne extérieure 19, alors que le brin arrière de ladite chaîne est situé à l'inté rieur de la colonne intérieure et ancré en 79 à l'extrémité supérieure du cylindre S1. La chaîne 77 est, par ailleurs, attachée en 81 au porte- charge mobile 20.
La construction représentée du porte-charge# n'est qu'un exemple du type de porte-charge susceptible d'être utilisé, les détails donnés plus loin ayant uniquement pour but d'illustrer claire- mente la forme d'exécution particulière repré sentée.
Le porte-charge représenté comprend un châssis rectangulaire rigide, composé d'une barre horizontale supérieure 91, de barres laté rales 93 et 95 et d'une traverse inférieure 97. La traverse inférieure 97 est représentée sous forme d'une pièce en<B>U</B> (voir fig. 6). Comme représenté à la fig. 6, la liaison ménagée en 81 entre l'extrémité inférieure de la chaîne 77 e@ la pièce en U- 97 est située dans l'aile supérieure de ladite traverse 97.
Le porte-charge comprend aussi deux plaques 20 disposées parallèlement à un certain écar'ce- ment l'une de l'autre et portant des galets. Ces plaques 20 sont entaillées sur leur bord avant, comme indiqué en 105 (fig. 6) pour s'ajuster contre les faces arrière et inférieure de la barre supérieure 91, faces auxquelles elles sont sou dées. Les bords avant des plaques 20 sont aussi entaillés en 107 pour s'ajuster contre la face supérieure de la traverse en<B>U</B> 97 et s'étendre vers le bas le long de la face verticale de la dite traverse. Les plaques porte-galets 20 sont fixées par soudure à la traverse 97, à l'endroit des entailles 107.
Une plaque formant gousset 111 (voir fig. 4) relie chacune des plaques porte- galets 20 à-la barre 91.
On se référera maintenant aux figures 3, 4 et 6. Entre des prolongements vers l'arrière des plaques porte-galets 20 est monté un galet arrière 117 qui peut rouler sur la face arrière de la colonne extérieure. Sur chacune des plaques porte-galets 20 est montée rotativement, à l'avant du galet 117, une paire de galets latéraux 119 (fig: 3) qui font saillie à travers des fentes 121 pratiquées dans les plaques à galets 20 de façon qu'ils soient en contact de roulement avec la face extérieure des parois latérales de la colonne extérieure 19. Les galets latéraux<B>119</B> de chaque paire sont disposés à une certaine distance l'un au-dessus de l'autre, comme représenté à la figure 3.
Deux plaques 125, placées. à un certain écartement l'une de l'autre (fig. 2 et 6), portent rotativement un galet avant<B>127</B> destiné à rouler sur la face avant de la colonne extérieure 19. Ce galet 127 est situé à un niveau plus bas que le galet arrière 117. L'intervalle qui sépare les plaques 125 et la position de ces plaques sont les mêmes que ceux des plaques porte-galets 20; et les plaques<B>125</B> sont soudées par leurs bords arrière aux bords avant des plaques porte- galets 20.
Les galets coopérant ainsi avec les quatre faces plates de la colonne extérieure constituent une liaison mobile entre le porte-charge et ladite colonne extérieure.
Chaque plaque porte-galets 20 et la barre latérale adjacente 93 ou 95 supportent une barre porte-fourche 131 (voir fig. 2) qui traverse de façon coulissante l'extrémité supérieure d'une fourche 135 du type courant. Les faces, arrière des parties verticales .des branches de la fourche reposent à leurs extrémités inférieures contre la face avant de la traverse en U 97. La fourche peut être maintenue dans toute position de réglage latérale le long des barres 131 à l'aide de tous organes de retenue appropriés (non représentés), ce détail ne faisant pas partie de la présente invention.
Une autre forme d'exécution du chariot est représentée à la fig. 10, dans laquelle le méca nisme élévateur comprend un vérin hydraulique 51, 53, disposé à l'intérieur d'une colonne tubulaire intérieure 201. Sur la colonne tubulaire intérieure 201 peut coulisser extérieurement une colonne tubulaire extérieure 203.
Les colonnes tubulaires 201 et 203 ont une section circulaire dans cette forme d'exécution, mais un mouvement de rotation relatif autour de leur axe longitudinal commun est empêché par des clavettes 205 qui sont fixées à l'intérieur de rainures ménagées dans la surface extérieure de la colonne intérieure 201, lesdites clavettes pouvant coulisser dans des rainures ménagées dans la surface intérieure de la colonne tubu laire extérieure 203. On voit ainsi que les cla vettes 205 et les rainures dans lesquelles elles coulissent ont le même effet, en ce qui concerne la protection contre un mouvement de rotation relatif des deux colonnes, que la forme rectan gulaire des colonnes précédemment décrites.
En des points diamétralement opposés de la colonne tubulaire extérieure 203 sont fixées deux bandes de guidage 207 qui s'étendent approxi mativement du sommet à la base de la colonne extérieure. Un porte-charge, désigné par 20, 91 et 111, est mobile le long de la colonne extérieure 203 et porte deux paires de galets 209, dont une seulement est visible à la fig. 10, pour chacune des bandes 207. Les paires de galets se rapportant aux bandes 207 respectives sont disposées l'une au-dessus de l'autre, les galets de chaque paire étant disposés de part et d'autre de la bande 207. Les galets 209 qui coopèrent avec les bandes 207 constituent une liaison mobile entre le porte-charge et la colonne extérieure.
Les colonnes 201 et 203 sont montées de façon pivotante sur un chariot de levage dont seule la partie avant a été représentée, ce montage étant réalisé de la même manière que dans le cas de la structure à mât de la première forme d'exécution.
La figure 11 représente une autre variante d'exécution du chariot, dans laquelle le châssis porte-poulie 55 est fixé rigidement à la plaque supérieure 45 de la colonne extérieure 19. A l'exception de cette différence, la construction de l'extrémité supérieure du mécanisme éléva teur présente une très grande analogie avec celle de la première forme d'exécution. Toute fois, la goupille de guidage 73 n'est pas utilisée et l'arbre 59 n'exige pas de guides 71. Dans cette disposition, les dimensions des pièces sont telles que lorsque le piston plongeur élévateur du vérin hydraulique occupe sa position complè tement rentrée, les colonnes sont elles-mêmes complètement rétractées et le porte-charge occupe sa position la plus basse sur la colonne extérieure 19.
L'invention n'est cependant pas limitée à une construction dans laquelle la poulie est fixée en bloc à l'extrémité supérieure du piston plongeur 53 lorsque la disposition est du type général représenté à la fig. 11, car ladite poulie pourrait être montée sur la colonne extérieure 19.
Le chariot de levage représenté à la fig. 11 fonctionne comme suit: comme le châssis 55 est fixé à la colonne extérieure 19, tout mouve ment du plongeur 53 entraîne un mouvement correspondant de la colonne extérieure 19. En raison de la disposition à chaîne et poulie prévue, qui constitue un mouflage, le porte- charge se meut à une vitesse qui est double de celle de la colonne extérieure.
Toutefois, dans la première forme d'exécu tion, le piston plongeur 53 peut se mouvoir vers le haut, de la position qu'il occupe à la fig. 9 à la position de la fig. 6 sans entraîner aucun mouvement de la colonne extérieure 19. Il en résulte que le porte-charge peut se déplacer vers le haut, de la position de la fig: 2 à la posi tion de la fig. 6, sa course étant égale au double de celle du plongeur 53. Ce mouvement du porte-charge, non accompagné du développe ment du mât, est dit levée libre .
Par consé quent, le chariot de levage de la première forme d'exécution peut exécuter une levée libre , alors que le chariot de la troisième variante d'exécution ne comporte pas de levée libre .
Dans la première forme d'exécution, au cours du mouvement d'élévation du plongeur 53 de la position de la fig. 9 à la position de la fig. 6, la goupille 73 est guidée vers l'intérieur du trou 75 par la coopération des guides 71 avec l'arbre 59 de la poulie 57. Quand le mouvement vers le haut du plongeur 53 se poursuit, à partir de la position de la fig. 6, les extrémités de l'arbre 59 se dégagent des guides 71.
Toutefois, lorsque le plongeur 53 descend, les extrémités de l'arbre 59 s'engagent de nouveau à l'intérieur des guides 71, étant donné que la goupille 73 et l'assemblage existant entre la poulie 57 et les fentes 61 et 63 maintiennent l'alignement entre les extrémités de l'arbre et lesdits guides. Si, lorsque la colonne extérieure occupe sa position élevée, cette colonne tendait à se coincer, elle serait tirée vers le bas par la pou lie 57 lorsque celle-ci est descendue assez bas pour entrer en contact avec le boid inférieur de la fente 63 ménagée dans le colonne exté rieure.
La figure 12 représente une autre variante d'exécution du chariot dans laquelle les organes transversaux du porte-charge sont évidés en 300 pour loger partiellement les colonnes. Cette dis position permet à une charge reposant sur la fourche porte-charge d'être plus rapprochée de l'essieu avant du chariot que si les évidements 300 n'étaient pas ménagés. Cette disposition est importante parce qu'elle permet de diminuer le couple de pivotement vers l'avant exercé sur le chariot pour toute charge donnée. Les colonnes ne peuvent pas être déplacées davan tage vers l'arrière en raison de la présence d'un carter de différentiel 301 sur l'essieu avant.
Dans certains chariots, les carters différentiels seront assez petits pour permettre de rapprocher suffisamment les colonnes de l'essieu avant pour qu'on puisse disposer le porte-charge à une distance minimum de l'essieu avant sans évider ce porte-charge. Cette distance minimum est celle qui est obtenue lorsqu'il subsiste un léger intervalle entre le porté-charge et les pneuma tiques avant. Toutefois, dans d'autres chariots, les carters différentiels sont suffisamment grands pour empêcher un tel espacement minimum dans le cas où les pièces transversales du porte-charge ne seraient pas évidées pour loger les colonnes.
L'évidement des organes transversaux du porte-charge d'un chariot comme décrit est pos sible parce que les extrémités arrière des pla ques 20 du porte-charge sont reliées entre elles par l'arbre du galet 117. Ainsi, lorsque les branches de la fourche porte-charge sont char gées, les parties évidées du chariot sont soumises à des efforts de compression et l'arbre du galet 117 est soumis à un effort de flexion.
Cette disposition diffère essentiellement de la cons truction classique du porte-charge dans laquelle les organes transversaux dudit porte-charge sont soumis à des efforts de flexion sévères lorsque le chariot est chargé, ce qui empêche de les évider.
L'avantage le plus important du présent chariot de levage décrit réside dans le fait que la visibilité du conducteur a été considérablement accrue en comparaison avec la visibilité offerte par les chariots de levage ordinaires pourvus de montants composés d'organes verticaux espa cés. En se référant à la fig. 1, il est évident que le conducteur peut facilement porter ses regards autour ou au-delà de la disposition compacte du mât, et observer la position des branches de fourche<B>135</B> du porte-charge par rapport à toute charge à enlever ou à déposer. Ainsi, le conducteur peut enlever et déposer des charges beaucoup plus rapidement que jusqu'à ce jour.
L'excellente visibilité du chariot de levage décrit permet aussi à l'opérateur de manaeuvrer faci lement le chariot le long de passages étroits ou encombrés et d'augmenter ainsi avec sûreté la vitesse de parcours dudit chariot par rapport à celle d'un chariot du type courant.
On remarquera aussi que le simple fait de monter le porte-charge de manière qu'il glisse le long de la colonne extérieure du mât et qu'il soit guidé par cette colonne extérieure au lieu d'être guidé par la colonne intérieure, permet de réduire considérablement la largeur ou dimension latérale dudit mât par rapport à celle du chariot ordinaire, sans que le porte- charge ait tendance à osciller latéralement par rapport à la colonne sur laquelle il se meut.
Une caractéristique importance du présent mécanisme élévateur réside dans le fait que le vérin hydraulique n'est pas soumis à des forces de flexion, quelle que soit la forme d'exécution adoptée du chariot. Ainsi, dans la première forme d'exécution, la traction qui s'exerce sur la chaîne 77 et qui tend à provoquer une flexion du piston plongeur 53 vers l'avant (en regardant la fig. 6) est supportée, en raison de la coopéra tion des extrémités de l'arbre de la poulie 59 avec les guides 71,
pendant le mouvement d'élévation de la poulie de la position de la fig. 9 à la position de la fig. 6. Dans des posi tions situées à un niveau plus élevé, la goupille de guidage 73 supporte cette force et empêche ainsi la flexion du piston plongeur 53. Dans la pratique, on a constaté que l'application de toute force de flexion sensible au plongeur hydraulique se traduit par un fonctionnement incorrect, étant donné que l'effet d'une telle force est en quelque sorte de donner du faux rond au cylindre, c'est-à-dire de le déformer au point d'occasionner une fuite préjudiciable du liquide hydraulique d'un côté à l'autre de la garniture prévue entre ledit piston plongeur et le cylindre, à l'extrémité supérieure du cylindre. .
Un autre .avantage du chariot de levage décrit réside dans le fait que le vérin hydrau lique est renfermé à l'intérieur du mât, de telle sorte que les poussières et matières étrangères sont peu sujettes à se déposer sur le piston plongeur 53. De plus, cette disposition du vérin hydraulique le protège contre les chocs aux quels il est quelqufois soumis au cours du fonctionnement d'un chariot de levage ordi naire dont le vérin n'est pas protégé 'et, au contraire exposé, entre les fers à U espacés utilisés comme mât.
Bien qu'un avantage consi dérable résulte du fait que le vérin est monté à l'intérieur des colonnes tubulaires, il serait possible de le monter à l'extérieur desdites colonnes, tout en conservant quelques-uns des avantages se rapportant à la visibilité du chariot décrit.
Un autre avantage du chariot de levage décrit consiste en ce que le fluide hydraulique susceptible de fuir de temps à autre du cylin dre 51, entre les éléments de la garniture d'étan chéité disposés entre le cylindre et le piston plongeur, s'accumule à l'intérieur de l'extrémité inférieure de la colonne intérieure 1 & au lieu de tomber sur le plancher ou autre surface sur laquelle on fait manoeuvrer le chariot. On peut retirer périodiquement de la colonne intérieure le liquide susceptible d'y être ainsi déposé.
Une autre caractéristique qui contribue à accroître la visibilité du conducteur du présent chariot de-levage consiste en ce que la chaîne 77 est disposée à l'intérieur des limites latérales du mât. Cette disposition diffère de celle du chariot classique dont les chaînes sont disposées sur les côtés du vérin hydraulique et à l'intérieur de l'espace compris entre ce vérin et les fers à U intérieurs.
Dans les formes d'exécution préférées de l'objet de l'invention, les colonnes tubulaires présentent des parois pleines, mais l'invention ne doit pas être considérée comme limitée à des colonnes tubulaires à parois pleines.- Les termes tubulaire et, colonne doivent par conséquent s'entendre pour une pièce de forme tubulaire ou en forme de colonne, plutôt que pour une construction à parois pleines.
Un autre avantage de la présente construc tion à colonnes est qu'elle résiste d'une manière satisfaisante à des efforts résultant de charges latérales. Dans les opérations de manutention des balles de coton, le chariot est conduit le long d'un passage étroit jusqu'à l'endroit où la balle doit être enlevée. Le passage est habituel lement trop étroit pour qu'on puisse faire, tourner le chariot de manière qu'il se présente de face par rapport à la rangée de balles, de sorte que la balle à enlever doit être soulevée à l'aide d'une flèche ou volée portée pai les colonnes, le chariot étant orienté dans la direc tion longitudinale du passage. Il en résulte que le mât est soumis à des efforts latéraux sévères au cours du chargement.
Comme la construction classique à colonnes espacées ne peut pas être entretoisée par des membrures diagonales, étant donné que le porte-charge glisse entre les deux colonnes intérieures, ces dernières seraient exposées à subir une déformation excessive au cours d'une telle opération de chargement latéral. Au contraire, les parois avant et arrière des colonnes . tubulaires du chariot décrit assurent un contreventement efficace desdites colonnes, qui sont ainsi pro tégées contre une déformation excessive. Il s'ensuit que les colonnes de la construction décrite peuvent être utilisées avec succès pour des opérations de chargement latéral.
De plus, comme les parois avant et arrière des colonnes de la construction décrite relient rigidement les parois latérales l'une à l'autre, les colonnes sont capables de résister d'une manière appro priée aux efforts de torsion qui risqueraient de déformer exagérément des colonnes ordinaires.