Appareil de commande de la rotation de l'armature d'une machine électrique La présente invention concerne un appareil de commande de la rotation de l'armature d'une machine électrique.
Dans les systèmes de commande par chiffres, on emploie des calculateurs électroniques du genre utilisant des systèmes de numération unitaires pour exprimer les résultats élaborés. Dans un tel système de numération, les infor mations concernant des accroissements définis d'une fonction sont représentés par des impul sions électroniques. Un tel système, appelé ici système<B> 1- 0 ,</B> sort ses résultats sur deux canaux ou voies. L'un de ces canaux conduit une impulsion de référence qui définit l'instant où est intervenu la variation de la fonction. L'autre canal conduit les informations électro niques, sous la forme d'une impulsion ou d'une absence d'impulsion, représentant la variation de la fonction.
Une coïncidence entre une impulsion du premier canal et une impulsion du second canal indique, par exemple, un accroissement positif de la fonction; cependant que l'absence d'une impulsion sur le second canal lors de la présence d'une impulsion sur le premier canal indique un accroissement négatif de la fonction. Ainsi, la somme des accroisse ments positifs et négatifs de la fonction<B>à</B> partir d'un instant de référence arbitraire représente<B>à</B> chaque instant la grandeur de la fonction.
Lorsque se produit une impulsion de réfé rence quelconque, l'arbre tourne d'une quantité déterminée; et, suivant que l'information sur le second canal est une impulsion ou une absence d'impulsion, cette rotation est dans le sens des aiguilles d'une montre (dextrorsurn) ou en sens inverse (senestrorsum).
La présente invention concerne un appareil de commande de la rotation de l'armature d'une machine électrique, dans laquelle la posi tion de l'armature par rapport aux pièces polaires est déterminée par les états relatifs de dispositifs de commutation<B>à</B> deux états d'équi libre associés auxdites pièces polaires et en contrôlant la polarité caractérisé par un réseau logique ayant deux canaux d'entrée conduisant des impulsions représentant des données, et des circuits logiques connectés aux circuits d'entrée et de sortie desdits dispositifs, de telle sorte que, pendant toute une impulsion,
des potentiels sont appliqués auxdits circuits d'entrée selon la signification relative des impulsions et les états relatifs desdits dispositifs<B>à</B> deux états stables pour modifier leurs états relatifs de manière<B>à</B> commander le sens de rotation de l'armature.
Dans une réalisation de cet appareil qui est présentée ici, on met en #uvre deux canaux d'entrée conduisant les impulsions venant d'un calculateur<B>à</B> chiffres, par exemple qui déter mine une fonction définissant la rotation d'un arbre. L'arbre est entraiiné par un moteur quadripolaire,<B>à</B> courant continu, adapté pour fonctionner, en fait, comme un moteur bipolaire. Les pôles opposés du moteur ont leurs enroule ments connectés en série. L'un des circuits des enroulements série est relié<B>à</B> travers un premier interrupteur basculant<B>à</B> une source de courant continu cependant que l'autre circuit des enrou lements série est relié<B>à</B> travers un deuxième interrupteur<B>à</B> bascule<B>à</B> la source de courant continu.
Un circuit de commande de l'interrup teur est prévu, qui utilise les informations en provenance du calculateur récupérées sur les deux canaux, pour commander le positionne ment des interrupteurs basculants de telle manière que l'on puisse inverser les polarités des pôles du moteur, par conséquent faire tour ner l'armature d'un quart de tour<B>à</B> chaque impulsion de référence dans le sens exigé par l'information recueillie.
Le dessin représente,<B>à</B> titre d'exemple, une forme d'exécution de l'objet de l'invention. La fig. <B>1</B> est une vue d'ensemble schéma tique du dispositif de commande par chiffres. La fig. 2 est un diagramme de câblage du moteur<B>à</B> courant continu et des commutateurs de commande connectant les enroulements créateurs des champs polaires<B>à</B> la source de courant.
La fig. <B>3</B> est un schéma des connections du circuit flip-flop <B>à</B> entrée unique employé comme interrupteur.
La fig. 4 est un schéma représentant les conditions logiques qui déterminent l'excitation des pôles du moteur.
La fig. <B>5</B> représente un circuit logique<B>à</B> diode destiné<B>à</B> résoudre les équations logiques qui définissent les conditions de basculement des flip-flops des commutateurs.
En se reportant d'abord<B>à</B> la disposition de la présente invention représentée en fig. <B>1,</B> un calculateur<B>à</B> chiffres<B>1</B> envoie des impulsions électroniques d'information sur le canal P en même temps que des impulsions de référence de synchronisation sur le canal<B>C.</B> Ces deux canaux appliquent leurs impulsions dans un circuit de commande logique des commutateurs 2. Le fonctionnement du circuit logique 2 est sous la dépendance des entrées d'impulsions des canaux P<I>et<B>C</B></I> et du prépositionnement des commutateurs dans le coffret de commuta tion 4.<B>A</B> chaque impulsion de référence, se pro duit une variation de tension sur les lignes de sortie du circuit logique 2.
Après avoir été amplifié dans l'amplificateur<B>3,</B> ce potentiel ajuste les positions des commutateurs dans le coffret de commutation 4. Cet ajustement des commutateurs inverse, dans un sens convenable, l'excitation des pôles du moteur<B>5</B> sous l'action de la source de courant<B>6,</B> de manière<B>à</B> effectuer soit une rotation supplémentaire dans le sens dextrorsum, soit dans le sens contraire, de la part de l'arbre<B>7.</B>
Dans la fig. <B>1,</B> on a représenté les impulsions d'information sous la forme<B> 1 - 0 </B> émises par le calculateur sur les canaux P<I>et<B>C.</B></I> Une impulsion de référence se produit de préférence <B>à</B> des intervalles de temps déterminés sur le canal<B>C.</B> Une impulsion sur le canal P, quand elle existe, se produit en concordance avec l'impulsion de référence. Une coïncidence d'im pulsions sur les canaux représente un accroisse ment de rotation de la part de l'arbre<B>7,</B> tandis que l'absence d'une impulsion sur le canal P, lorsqu'une impulsion se produit sur le canal<B>C,</B> représente un accroissement de rotation en sens inverse de la part de l'arbre<B>7.</B>
La fig. 2 représente un schéma des con nexions du moteur<B>5</B> et des commutateurs dans le coffret de commutation 4. Le moteur<B>5</B> est composé d'une armature<B>8 à</B> aimant permanent et de quatre pôles également espacés. La paire de pôles horizontale est désignée comme pôles<B><I>A,</I></B> et la paire de pôles verticale comme pôles B. Les enroulements<B>9</B> et<B>10</B> qui entourent les pôles horizontaux de gauche et de droite<B>A,</B> respectivement, sont connectés en série; les enroulements 21 et 22 qui entourent les pôles verticaux supérieur et inférieur B, respective ment, sont connectés en série. Les pôles opposés du moteur sont enroulés de telle sorte que, lorsque les circuits série ainsi obtenus sont excités, une unité polaire devient le pôle Sud et l'autre le pôle Nord.
Le moteur est bipolaire, puisque les pôles adjacents d'une même pola rité peuvent être considérés comme un seul pôle scindé en deux.
Dans le présent circuit, toute rotation sup plémentaire correspond<B>à</B> une rotation de<B>900</B> de l'armature<B>8.</B> Pour faciliter<B>le</B> repérage, les positions stables de l'armature motrice<B>8</B> ont été indiquées dans les quadrants<B>1, 11, 111,</B> IV.
Les extrémités des enroulements du<B>pôle À</B> sont connectées aux contacts fixes supérieurs de droite et de gauche<B>11</B> et 12 du commutateur de gauche<B>SI.</B> Les contacts fixes inférieurs de droite et de gauche<B>13</B> et 14 de ce commutateur sont connectés aux extrémités opposées des enroulements du pôle<B>A.</B> Les contacts mobiles de droite et de gauche<B>15</B> et<B>16</B> du commuta teur sont solidaires d'une barrette<B>17.</B> Cette barrette<B>17</B> est rappelée par le ressort<B>18</B> de manière<B>à</B> maintenir normalement les contacts mobiles<B>15</B> et<B>16</B> contre les contacts fixes supé rieurs de droite et de gauche<B>11</B> et 12 respecti vement.
Un électro-aimant<B>19,</B> disposé sous la barrette mobile<B>17,</B> fonctionne de manière<B>à</B> ame ner les contacts mobiles de droite et de gauche<B>15</B> et<B>16</B> sur les contacts fixes inférieurs de droite et de gauche<B>13</B> et 14 respectivement,<B>à</B> chaque fois que l'électro-aimant<B>19</B> est excité.
Les contacts mobiles de droite et de gauche<B>15</B> et<B>16</B> sont connectés respectivement aux extrémités négative (la terre) et positive de la source de tension continue<B>6.</B> Ainsi, le commutateur<B>SI</B> est un commutateur basculant, puisque, lorsqu'il est en position supérieure, il excite les pôles<B>À</B> de manière que le pôle droit<B>A</B> est le pôle Nord et le pôle gauche<B>A</B> le pôle Sud, et que, lorsqu'il est en position inférieure, il excite les pôles<B>A</B> de façon que le pôle droit<B>A</B> soit le pôle Sud et le pôle gauche<B>A,</B> le pôle Nord.
L'excitation de l'électro-aimant<B>19</B> est obte nue au moyen d'un tube amplificateur 20,<B>à</B> la plaque duquel il est connecté. Chaque fois que le tube 20 est conducteur, la barrette<B>17</B> du commutateur<B>S,</B> est attirée vers le bas, de manière<B>à</B> basculer le positionnement des contacts.
De même, les extrémités des enroulements 21 et 22 de la paire de pôles B du moteur<B>5</B> sont connectées<B>à</B> une paire de contacts fixes supé rieurs<B>23</B> et 24 du commutateur<B>S2.</B> Les contacts fixes inférieurs<B>25</B> et<B>26</B> de ce dernier commuta teur viennent se connecter aux extrémités oppo sées des enroulements du pôle B.
Les contacts mobiles<B>27</B> et<B>28</B> sont normalement maintenus au contact des extrémités fixes supérieures<B>23</B> et 24 respectivement, grâce au ressort de rap pel<B>29;</B> cependant, chaque fois que le second électro-aimant<B>30</B> est excité par la conduction du second tube amplificateur<B>32,</B> les contacts mobiles<B>27</B> et<B>28</B> sont attirés vers le bas et viennent au contact des extrémités fixes infé rieures<B>25</B> et<B>26</B> respectivement du commutateur de droite<B>S2.</B>
<B>Il</B> est alors évident que, selon le positionne ment des commutateurs basculants<B>SI</B> ou<B>S.,</B> les paires de pôles<B><I>A</I></B><I> et</I> B du moteur<B>5</B> peuvent avoir -une polarité ou l'autre.
Comme les pôles opposés ont toujours des polarités différentes, les pôles adjacents de même polarité peuvent être considérés comme formant un seul pôle scindé en deux parties. Dans la fig. 2, le pôle horizontal droit<B>A</B> et le pôle vertical inférieur B sont considérés comme formant un pôle Nord dans les conditions de connexions représentées. Leurs champs se combinent donc pour produire un pôle Nord magnétique effectif N# dirigé vers le quadrant IV du moteur. L'armature<B>8</B> est alors alignée de façon<B>à</B> avoir son pôle Sud attiré vers ce pôle Nord effectif, X..
En se rapportant ensuite<B>à</B> la fig. <B>3,</B> un dia gramme schématique de connexions est repré senté, concernant un circuit flip-flop classique et bien connu, utilisé ici pour concrétiser les conditions de commutation. Le circuit flip-flop comprend deux triodes VI et V. dont chacune des plaques et des grilles sont interconnectées au moyen d'une résistance R en parallèle avec une capacité<B>C.</B> Les plaques de chacune des triodes sont connectées<B>à</B> travers des résistances de charge séparées R, <B>à</B> une source<B>E</B> de courant continu positive.
Les grilles des tubes sont connectées au point X<B>à</B> travers des résistances de grilles séparées R., et ramenées<B>à</B> une pola risation négative V<B>à</B> travers une résistance commune R.. Le circuit flip-flop fonctionne de telle manière que chaque impulsion d'entrée positive appliquée au point X bascule le circuit, éteignant ainsi la triode qui était conductrice, et vice-versa.
Les bornes de sortie de droite et de gauche 34 et<B>35</B> sont connectées respective ment aux plaques des triodes V2 et Vl. Un poten tiel élevé sur la borne de sortie droite 34 indique que l'une des alternatives de la proposition représentée par le flip-flop est vraie; un potentiel élevé sur la borne de sortie gauche<B>35</B> indique que l'autre alternative de la proposition est vraie.
Chaque fois que le flip-flop est considéré comme étant dans une position<B> </B> un<B> ,</B> une lampe au néon L, connectée en série avec une résis tance de chute R4 en parallèle avec la résistance de charge Rj, s'allume; et chaque fois que le flip-flop est considéré comme étant dans une position<B> </B> zéro<B> ,</B> la même lampe au néon s'éteint. De la sorte, l'état<B> </B> un<B> </B> se produit lorsque le tube VI est conducteur, et qu'un potentiel faible apparaît sur la borne de sor tie<B>35.</B> En même temps, un potentiel élevé apparaît sur la borne de sortie 34.
Le tableau suivant indique la proposition qui est représentée dans le circuit de commuta tion logique. Comme on l'a vu, ces propositions sont du genre binaire, c'est-à-dire qu'elles ont deux états d'évidence représentés sur le tableau par<B>1</B> ou<B>0.</B>
EMI0004.0007
Entrées <SEP> Changements <SEP> Sorties <SEP> du
<tb> dans <SEP> le <SEP> réseau <SEP> logique <SEP> recherchés <SEP> réseau <SEP> logique
<tb> <B>C <SEP> <U>-</U></B><U> <SEP> P</U> <SEP> <B>A <SEP> 1</B> <SEP> BI <SEP> <B>Al</B> <SEP> BI <SEP> a <SEP> <B>b</B>
<tb> <B>1 <SEP> 0 <SEP> 0 <SEP> 1 <SEP> 0 <SEP> 1 <SEP> 0</B>
<tb> <B>1 <SEP> 0 <SEP> 0 <SEP> 1 <SEP> 0 <SEP> 0 <SEP> 0 <SEP> 1</B>
<tb> <B>1 <SEP> 0 <SEP> 1 <SEP> 0 <SEP> 1 <SEP> 1 <SEP> 0 <SEP> 1</B>
<tb> <B>1 <SEP> 0 <SEP> 1 <SEP> 1 <SEP> 0 <SEP> 1 <SEP> 1 <SEP> ,
<SEP> 0</B>
<tb> <B>1 <SEP> 1 <SEP> 0 <SEP> 0 <SEP> 0 <SEP> 1 <SEP> 0 <SEP> 1</B>
<tb> <B>1 <SEP> 1 <SEP> 0 <SEP> 1 <SEP> 1 <SEP> 1 <SEP> 1 <SEP> 0</B>
<tb> <B>1 <SEP> 1 <SEP> 0 <SEP> 0 <SEP> 0 <SEP> 1 <SEP> 0</B>
<tb> <B>0 <SEP> 0 <SEP> 1</B>
<tb> <B>*0 <SEP> =</B> <SEP> dans <SEP> le <SEP> sens <SEP> dextrorsum
<tb> <B>1 <SEP> =</B> <SEP> dans <SEP> le <SEP> sens <SEP> senestrorsum Les réseaux logiques sont établis de telle sorte que l'état d'existence d'une proposition <B>à</B> chaque instant, c'est-à-dire l'état vrai, soit physiquement détecté comme étant un potentiel élevé cependant que l'état de non-existence c'est- à-dire l'état faux, est détecté comme étant un faible potentiel.
Dans la disposition présente, la proposition du canal<B>C</B> conduit l'impulsion de référence<B>C</B> qui définit le moment où se produit un changement dans le système, donc elle n'a un sens que pour cet état particulier, ainsi qu'on l'a représenté par<B>1</B> dans le tableau. Par ailleurs, les deux états d'une proposition sur le canal P ont un sens; l'état<B>1,</B> matérialisé par une impulsion P sur le canal, représente une rotation de l'arbre<B>7</B> dans le sens senestrorsum, cependant que l'état<B>0,</B> matérialisé par un potentiel inverse sur le canal P, soit P', repré sente une rotation de l'arbre<B>7</B> dans le sens dextrorsum.
En ce qui concerne les propositions<B>Al</B><I>et</I> BI qui sont obtenues des flip-flops, les états<B>0</B> et<B>1</B> de ces propositions correspondent aux chiffres contenus dans les circuits des flip-flops. Ces états (ou sorties) sont représentés par les lettres données aux flip-flops. De plus, la sortie de gauche est distinguée de la droite au moyen d'un<B> </B> prime<B> .</B> Par exemple, dans le flip-flop <B><I>Al,</I></B> la sortie droite, dont le potentiel est élevé lorsque le flip-flop, contient un<B> </B> un<B> ,</B> est dési gnée par-<B>Al,</B> cependant que sa sortie gauche,
qui est<B>à</B> un potentiel élevé lorsque le flip-flop contient<B> </B> zéro<B> ,</B> est désignée par<B>Al'.</B>
Comme on le voit sur la fig. 2, les sorties de droite<B>Al</B><I>et</I> BI des flip-flops <B><I>Al</I></B><I> et</I> BI res pectivement, sont connectées<B>à</B> travers des divi seurs de tension<B>36</B> et 37,aux grilles du premier et du second tubes 20 et<B>32</B> respectivement.
Donc, comme on le voit sur la fig. 4, en se repor tant d'abord aux pôles horizontaux<B>A,</B> lorsque le commutateur S, est positionné de manière que le pôle gauche<B>A</B> soit pôle Nord et le pôle droite<B>A</B> soit pôle Sud, le flip-flop <B>Al</B> est consi déré comme contenant le chiffre<B> </B> un<B> .</B> Inver sement, lorsque le commutateur<B>S,</B> est positionné de manière que le pôle gauche<B>A</B> soit Sud et le pôle droit<B>A</B> soit Nord, le flip-flop <B>Al</B> est considéré comme contenant le chiffre zéro .
De même, lorsque le pôle B supérieur est Nord et que le pôle B inférieur est Sud, le flip-flop BI contient le chiffre<B> </B> un<B> ,</B> et lorsque le pôle B supérieur est Sud et que le pôle<I>B</I> inférieur.est Nord, le flip-flop BI est considéré comme contenant le chiffre<B> </B> zéro<B> .</B>
Par conséquent, la conduction des tubes amplificateurs 20 et<B>32,</B> et par suite le position nement des commutateurs S, <I>et,</I><B>S2</B> sont détermi nés par les chiffres contenus dans les flip-flops <B><I>AI</I></B><I> et</I> BI respectivement.
Le tableau de vérité a été établi pour déter miner les relations existant entre les états des propositions d'entrée<B><I>C,</I></B><I> P,<B>AI</B> et</I> BI, de manière <B>à</B> engendrer les propositions d'entrée dans le commutateur basculant a<I>et<B>b.</B></I>
La première colonne<B>C</B> contient la proposi tion de référence qui, comme on peut le remar quer, est toujours représentée par un<B>1.</B> Comme les entrées des propositions<I>P,<B>AI</B> et</I> BI peuvent exister dans chacun des deux états, une table binaire<B>à</B> huit lignes a été écrite, représentant toutes les combinaisons possibles. Dans le but de compléter cette table, les états des flip-flops <B><I>Al</I></B><I> et</I> BI sont analysés, en même temps que les états de l'entrée P.
Si P est<B>0,</B> les flip-flops <B><I>Al</I></B> et BI doivent être basculés de manière que le pôle Nord effectif<B>Ne</B> du moteur<B>à</B> courant continu se déplace d'un quart de tour dans le sens dextrorsum; si P est<B>1,</B> les flip-flops <B>Al</B> et BI doivent être basculés de manière que le pôle Nord effectif<B><I>N,</I></B> se déplace d'un quart de tour dans le sens senestrorsum.
Si l'on se rapporte au tableau, on remarque que la première rangée ne comporte que des zéros pour<B>Al</B><I>et</I> BI. Pour un tel positionne ment des flip-flops, le pôle Nord effectif est dans le quadrant IV du moteur de la fig. 2.
De toute façon, P égal<B>à 0</B> détermine une rotation dans le sens dextrorsum. Ainsi, dans le but de déplacer ce pôle Nord effectif dans le sens dextrorsura vers le quadrant<B>111,</B> lorsque se produit la prochaine impulsion de référence<B>C,</B> <B>Al</B> doit se trouver placé dans une condition <B> </B> un<B> ,</B> c'est-à-dire que la polarité<B>à</B> travers les pôles horizontaux<B>A</B> doit être renversée tandis que BI reste le même, c'est-à-dire la polarité des pôles verticaux B est maintenue. Ainsi<B>Al</B> devient<B> </B> un<B> </B> et BI reste<B>0</B> dans les colonnes <B> </B> changements recherchés<B> </B> du tableau.
Les propositions d'entrée des commutateurs bas culants a<I>et</I><B>b</B> pour les ffip-flops <B>Al</B><I>et</I> BI res pectivement, sont représentées par un<B>1</B> dans le tableau lorsque les flip-flops respectifs doivent changer d'état, et par un<B>0</B> lorsqu'aucun chan gement n'est recherché. Ainsi a est indiqué par un<B>1</B> et<B>b</B> par un<B>0</B> dans la première rangée.
Si l'on se rapporte<B>à</B> la cinquième rangée du tableau, on peut remarquer que les flip-flops <B><I>Al</I></B><I> et</I> BI sont revenus<B>à</B> zéro tous les deux, de telle sorte que le pôle Nord effectif est de nouveau dans le quadrant IV du moteur.
Cependant, P est égal<B>à 1</B> dans ce cas, ce qui définit une rotation dans le sens senestrorsum. Ainsi, dans le but de déplacer le pôle Nord effectif vers le quadrant I dans le sens senes- trorsurn et au moment où se produit la pro chaine impulsion de référence,<B>Al</B> reste inchangé, mais BI doit passer<B>à</B> une condition<B> </B> un<B> .</B> Comme le flip-flop BI doit être basculé pour effectuer ce changement, un<B>1</B> est placé dans la colonne<B>b</B> et un<B>0</B> dans la colonne a dans la cinquième rangée du tableau.
En utilisant le même raisonnement, on peut analyser chacune des autres combinaisons des propositions d'entrée et remplir les rangées restantes du tableau.
En utilisant les états des quatre liropositions d'entrée du tableau, on peut alors écrire les équations pour les propositions de commuta tion d'entrée a<I>et</I><B>b</B> en se servant de la notation logique symbolique. La proposition de commu tation a est vraie (indiquée par<B>1</B> dans sa colonne respective) pour quatre combinaisons possibles des états d'entrée.
Ainsi: a<B>=</B> CPAI'Bl' <B>+</B> CP'ABl <B>+</B> CPA11131 <B>+</B> CPAIB,' ou en simplifiant: a<B>=</B> [P'(AlBl' <B>+</B> ABl) <B>+</B> P(AI'B.t <B>+</B> AIBI')] <B>C</B> De la même manière:<B>b =</B> CPAIB, <B>+</B> CP'A,Bl' <B>+</B> CPAI'Bl' + CPAB, ou en simplifiant:
<B>b =</B> [P'(AI'B, <B>+</B> AIB,') <B>+</B> P(AI'Bl' <B>+</B> AIBD] <B>C</B> En se rapportant<B>à</B> la fig. <B>5,</B> on décrit ensuite le réseau logique qui permet une résolution physique des équations d'entrée de commuta tion a<I>et<B>b.</B></I>
Deux circuits de base sont nécessaires pour résoudre ces équations: un circuit de multipli cation logique connu aussi comme un circuit <B> </B> et<B> ;</B> et un circuit d'addition logique connu aussi comme un circuit<B> </B> ou<B> .</B>
Sur la fig. <B>5,</B> la première partie entre paren thèses de l'équation a, soit<B>(A,'</B> Bl' <B>+ AI</B> 131), qui est aussi la deuxième partie entre paren thèses de l'équation<B>b,</B> est obtenue en multi pliant les termes<B>A,'</B> et -Bi' dans un circuit de multiplication logique type, soit 40. Cela s'obtient en appliquant les potentiels des sorties gauches des flip-flops <B>AI</B><I>et</I> BI sur les diodes d'entrée 41 et 42 respectivement. Les plaques des diodes 41 et 42 sont connectées àun n#ud 43.
Ce n#ud 43 est connecté<B>à</B> une source de tension positive E+ <B>à</B> travers une résistance R.. Chaque fois que les termes<B>A,'</B><I>et</I> Bl' sont vrais, leurs potentiels sont relativement élevés, et le courant qui passe normalement<B>à</B> travers la résistance R. est interrompu; ainsi la ligne de solution 45 connectée au n#ud 43 voit son potentiel aug menter. De la même manière, les termes<B>A,</B> et B, sont multipliés dans un circuit 46 dont la sortie est recueillie sur la ligne de solution 47. Les lignes 45 et 47 sont alors appliquées<B>à</B> un circuit d'addition logique, soit 49.
Dans ce circuit, les cathodes des diodes d'entrée<B>50</B> et<B>51</B> sont connectées<B>à</B> un n#ud commun<B>52</B> ramené <B>à</B> la terre<B>à</B> travers une résistance R7. Chaque fois que l'une ou les deux lignes 45 ou 47 se trouvent portées<B>à</B> un potentiel relativement élevé, le courant qui passe<B>à</B> travers la résis tance R7 élève le potentiel de la ligne d'addition de sortie 54<B>à</B> une valeur relativement impor tante qui représente la somme logique<B><I>(A,'</I></B> Bl' <B><I>+ AI</I></B> Bj).
D'une manière semblable, la deuxième partie entre parenthèses de l'équation a,<I>soit<B>(A,'</B></I> B, <B><I>+</I></B> A,B,), qui est aussi la première partie entre parenthèses de l'équation<B>b,</B> est engendrée et représentée par un potentiel élevé sur la ligne<B>57</B> Dans le but d'obtenir la solution de l'équa tion<B>b,</B> la sortie sur la ligne 54 est appliquée <B>à</B> un troisième multiplicateur<B>56</B> où elle se trouve combinée avec le terme P appliqué sur le canal P <B>à</B> partir du calculateur<B>1.</B> La sortie sur la ligne<B>57,</B> d'un autre côté, doit être multipliée par l'état de la proposition du canal P représentée par le terme P.
Ce dernier terme est obtenu en inversant le potentiel du canal P dans un tube mutateur<B>58.</B> Ainsi, la solution sur la ligne<B>57</B> est combinée avec le terme Y dans le circuit de multiplication<B>59.</B> La sortie de ce dernier cir cuit de multiplication<B>59</B> est alors combinée avec la sortie d'un troisième multiplicateur<B>56</B> dans un second circuit d'addition<B>60.</B> Finale ment, la sortie du circuit<B>60</B> est combinée avec l'impulsion de référence<B>C</B> dans le circuit final<B>6 1.</B>
Lorsque les deux entrées vers le circuit<B>61</B> sont relativement élevées en potentiel, une impulsion positive est envoyée sur le point de basculement commun du flip-flop BI, changeant ainsi son état et par conséquent le positionne ment du commutateur<B>S.</B>
La solution de l'équation a s'obtient de la même manière en multipliant d'abord sur la ligne 54 et sur la ligne<B>57</B> avec les termes Y<I>et P</I> respectivement, en faisant la somme des produits ainsi obtenus, puis en multipliant le résultat par l'impulsion de référence<B>C.</B> Chaque fois que le potentiel représentant a est élevé, le flip- flop <B><I>AI</I></B> est basculé dans sa position opposée et par conséquent le commutateur<B>S,</B> est inversé.
<B>Il</B> est bien entendu que dans le fonctionne ment du circuit logique décrit ci-dessus, l'espa cement des impulsions de référence sur le canal<B>C</B> est suffisant dans le temps pour que, après avoir déclenché une impulsion de basculement, les flip-flops aient le temps de se positionner en leurs nouveaux états avant que l'impulsion suivante de référence n'arrive sur le canal<B>C.</B>