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Montre Dans la montre décrite dans le brevet principal, l'organe moteur est constitué par un ressort à boudin enroulé de manière que ses spires se touchent déjà, lorsque le ressort est au repos. Cela signifie que chaque tour d'enroulement, lors de l'armage du ressort, fait augmenter le nombre des spires de ce ressort, en en provoquant un allongement.
Comme ce ressort est enroulé autour d'un câble flexible et comme ses extrémités sont reliées à des mobiles montés dans des paliers fixes, ledit allongement rend le ressort, et par conséquent la partie du câble qui y est engagée, de plus en plus sinueux entre les deux dits mobiles. Le câble doit par conséquent être choisi plus long que le ressort à l'état de repos, et l'ensemble doit être monté de façon que l'une des extrémités du câble puisse se déplacer sur une distance suffisamment longue, correspondant à l'épaisseur de 30 à 50 spires dudit ressort.
Or, des essais ont montré qu'un ressort dont les spires sont comprimées les unes contre les autres ne développe pas toujours une force suffisante pour faire marcher la montre, car ses spires se bloquent. Pour éviter cet inconvénient, il faudrait donc utiliser un ressort moteur enroulé de manière que ses spires n'entrent en contact les unes avec les autres au plus tôt qu'au moment où la tension du ressort approche sa limite supérieure. Comme, par ailleurs, un ressort à boudin ne développe pas une force suffisante pour faire marcher la montre, lorsqu'il n'est armé que de quelques tours, il ne faut pas lui permettre de se désarmer complètement lorsqu'il est en service.
La tension du ressort utilisé dans la montre décrite dans le brevet principal était toujours maintenue entre deux limites bien déterminées, dépendant de la longueur dé la partie du câble qui dépassait le ressort. Si l'on utilise cependant un ressort dont les spires ne se touchent pas, il n'est plus possible de recourir aux déplacements de l'extrémité libre dudit câble pour empêcher le ressort de se détendre complètement, et c'est précisément le but de la présente invention de prévoir d'autres moyens pour empêcher ledit ressort de se désarmer au-delà d'une limite inférieure bien déterminée, afin qu'à partir de cet état d'armage minimum,
le ressort développe immédiatement une force suffisante à faire marcher la montre de manière satisfaisante, dès qu'on l'arme de quelques tours.
Une forme d'exécution de la montre selon l'invention est représentée, à titre d'exemple, au dessin annexé, dont la figure unique est une coupe du dispositif destiné à empêcher la ten-
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Sion du ressort de descendre au-dessous d'une valeur minimum bien déterminée.
La montre sur laquelle est monté le dispositif représenté au dessin, a ses organes logés dans deux boîtiers reliés entre eux par un tube 27.
Le premier boitier 1 renferme le rouage, l'échappement et le dispositif indicateur, tandis que le second boitier (non représenté) renferme le mécanisme de remontage. Un câble flexible 6 a une extrémité fixée à un manchon 33, vissé sur l'axe 31 du premier mobile 30 dudit rouage.
Un ressort à boudin 26a est enroulé autour du câble 6 de manière que ses spires soient à une certaine distance les unes des autres, lorsque ledit ressort n'est pas encore complètement armé.
L'extrémité du ressort 26a, représentée au dessin, est simplement engagée sur le manchon 33, qui présente une partie tronconique destinée à faciliter l'engagement dudit ressort sur ce manchon lors dû montage.
Le câble 6, qui empêche le ressort 26a de former des boucles, lorsqu'il est armé, s'étend vers le mécanisme de remontage (non représenté), à un mobile duquel est rattachée l'autre extrémité du ressort 26a.
Ce dernier traverse un anneau 61, venu de fabrication avec une pièce 62, fixée au boîtier 1 et solidaire par conséquent de la cage 42 dans laquelle pivote le mobile 30.
Le diamètre de l'ouverture de cet anneau 61 est compris entre les diamètres du ressort 26a à l'état armé et à l'état entièrement désarmé.
Etant donné que ledit ressort se désarme à partir de son extrémité engagée sur le manchon 33, pendant la marche normale de la montre, le diamètre de ses spires augmente à partir de ladite extrémité, jusqu'au moment où ses spires, suffisamment ouvertes, entrent en contact avec les parois de l'anneau 61. Il s'en- suit que toute la partie du ressort, située sur la figure à gauche de l'anneau 61 ne se désarme plus davantage. Seule la partie du ressort 26a à droite de l'anneau 61 est susceptible de se désarmer complètement.
A partir de cet instant, il suffit que le mécanisme de remontage enroule le ressort 26a de quelques tours pour le séparer de la paroi de l'anneau \61 et le faire développer un couple suffisant sur le mobile 30 pour faire marcher la montre convenablement.
Au lieu de monter l'anneau 61 sur le boîtier 1, par l'intermédiaire d'une pièce 62, on pourrait évidemment aussi fixer ledit anneau à l'intérieur du tube 27, car il n'est pas nécessaire qu'il soit tenu rigidement.
Il est naturellement nécessaire dans ce cas de disposer également ledit anneau au voisinage de l'extrémité représentée du ressort car, comme on l'a vu, la réserve du ressort est constituée par la partie de celui-ci comprise entre le mécanisme de remontage et l'anneau, tandis que la partie du ressort située entre l'anneau et le premier mobile du rouage peut se désarmer complètement.