Procédé pour commander l'arrêt d'un appareil élévateur à grande vitesse et installation pour la mise en aeuvre de ce procédé L'invention a pour objet un procédé pour commander l'arrêt d'un appareil élévateur à grande vitesse entraîné par un groupe Ward- Léonard, caractérisé en ce que, lors de l'appro che d'un niveau d'arrêt, le passage de la ca bine en un point fixe situé à une distance dé terminée dudit niveau provoque l'actionne- ment d'un dispositif de ralentissement destiné à réduire la tension d'excitation de la généra trice du groupe,
un dispositif retardateur re tardant le fonctionnement dudit dispositif de ralentissement lorsque la vitesse de la cabine, au moment où elle passe audit point fixe, est inférieure à la vitesse de régime.
L'invention a également pour objet une installation pour la mise en couvre de ce pro cédé, caractérisée en ce qu'elle comprend un dispositif de ralentissement constitué par une résistance connectée en série dans le circuit d'excitation de la génératrice du groupe et par un interrupteur branché en parallèle aux bor nes de ladite résistance et un dispositif retar dateur constitué par un second interrupteur branché en parallèle aux bornes de ladite ré sistance et par un relais retardateur excité par un courant résultant de la différence entre une tension de référence et la tension aux bornes de l'induit de la génératrice,
ledit interrupteur du dispositif de ralentissement étant agencé de manière à s'ouvrir au moment du passage de la cabine audit point fixe, et ledit dispositif retardateur étant agencé de manière que ledit relais provoque l'ouverture dudit second inter rupteur à l'expiration d'un intervalle de temps, après le passage de la cabine audit point fixe, proportionnel audit courant résultant.
Le dessin annexé représente, à titre d'exem ple, une forme d'exécution de l'installation selon l'invention et une variante de cette forme d'exécution.
La fig. 1 est un graphique montrant la va riation de la vitesse de la cabine en fonction des distances parcourues.
La fig. 2 est un schéma de montage élec trique de ladite forme d'exécution.
La fig. 3 est un schéma de montage élec trique de ladite variante.
Au graphique de la fig. 1, les vitesses de l'ascenseur ont été représentées suivant l'axe des ordonnées, alors que les distances parcou rues ont été marquées suivant l'axe des abscis ses. On a représenté en 1, 2 et 3, trois niveaux successifs auxquels l'ascenseur peut s'arrêter et desquels il peut partir.
La course de l'ascenseur consistant en un déplacement du niveau 1 au niveau 3, la prise de vitesse se fait alors suivant la courbe 1-4. En 4, la cabine atteint la vitesse de régime et la garde jusqu'en 5, point fixe dans la gaine. En ce point, le passage de la cabine provoque une manoeuvre de ralentissement qui s'effectue suivant 5-6. Les courbes 1-4 et 5-6 dépendent des caractéristiques mécaniques de l'ensemble de l'installation et, en particulier, du couple moteur et du couple de freinage, de l'inertie des diverses parties en mouvement, etc. En 6, l'ascenseur atteint une vitesse faible, dite vi tesse de nivelage, qu'il garde jusqu'en 7, posi tion dans laquelle le mécanisme de freinage est mis en service.
Dans le cas d'une course du niveau 2 au niveau 3, la cabine prendra sa vitesse suivant la courbe 2-8, qui se déduit de la courbe 1-4 par translation le long de l'axe des distances. En 8, la cabine déclenche un organe qui com mande le passage en vitesse de nivelage. Si cet organe agissait immédiatement, le ralentisse ment s'effectuerait suivant la courbe 8-9, dé duite par translation de la courbe 5-6. En 9, la vitesse de nivelage serait atteinte et gardée jusqu'à ce que l'organe d'arrêt agisse en 7, ce qui conduirait à un temps très long de trans lation à faible vitesse et provoquerait une grande perte de temps.
Dans le cas où en 8 cet organe ne com mande pas immédiatement le passage en vi tesse de nivelage et dans le cas où ce retard est fonction d'une grandeur proportionnelle à la différence entre la vitesse instantanée et la vitesse de régime (représentée par le point 5), la. vitesse de la cabine continue à augmenter à partir du point 8 jusqu'au déclenchement pro voqué par un dispositif de ralentissement en 10. La courbe de décélération qui suit rejoin dra la courbe 5-6 et le trajet entre 2 et 3 sera parcouru dans le minimum de temps.
Il est visible que la durée de ce retard doit croître avec la différence des vitesses 5-8 et que, dans le cas de longs trajets, cette diffé rence étant nulle, le retard doit être de durée nulle, ce qui restitue la courbe de vitesse nor male 1-4-5-6. Dans la forme d'exécution représentée à la fig. 2, la tension aux bornes de l'induit de la génératrice du groupe Ward-Léonard est com parée à une tension fixe et le courant résultant de la différence de ces deux tensions alimente un dispositif retardateur de telle façon que la durée de temporisation soit sensiblement proportionnelle à ce courant résultant.
A la fig. 2, on voit que le moteur de le vage, dont le bobinage d'excitation indépen dante est représenté en 12, a son induit 11 alimenté par une génératrice 13. Le bobinage d'excitation 14 de la génératrice est relié, par l'intermédiaire d'un inverseur 15 de marche montée-descente, à un redresseur en pont 16 relié au réseau d'alimentation alternatif 17. Une résistance 18 est intercalée dans le circuit d'alimentation alternatif. Aux bornes de l'in duit de la génératrice B est connecté un circuit comprenant un redresseur en pont 19 alimenté par le réseau alternatif 17, un inverseur 20 de marche montée-descente, un interrupteur 21 et une résistance de retard 22 d'un relais dont la bobine 23 est montée à ses bornes. La bobine 23 commande un interrupteur 24 monté aux bornes de la résistance 18.
Un deuxième in terrupteur 25 est également monté aux bornes de la résistance 18.
On comprendra facilement le fonctionne ment de l'installation décrite ci-dessus. Au démarrage de l'appareil élévateur, les inver seurs 15 et 20 sont manoeuvrés simultanément et les interrupteurs 21, 24 et 25 sont placés en position de fermeture. La tension redressée constante produite par le pont redresseur 19 est réglée à une valeur sensiblement égale à la tension aux bornes de l'induit de la généra trice 13 quand celle-ci tourne à sa vitesse de régime. Si l'on suppose que l'appareil éléva teur effectue une course telle que 1-3, cette course est suffisamment longue pour que la vitesse de régime soit atteinte.
La tension aux bornes de la génératrice 13 correspond donc à la tension de régime qui est sensiblement égale à celle qui existe entre les bornes de sortie du pont redresseur 19 et aucun courant ne circule dans le circuit comprenant la résis- tance 22 aux bornes de laquelle la tension est nulle. La bobine 23 du relais retardateur ne se trouve donc pas excitée et l'interrupteur 24 est ouvert. En un point fixe par rapport à son niveau d'arrivée, la cabine passe devant un dispositif qui provoque l'ouverture des inter rupteurs 21 et 25.
La résistance 18 se trouve alors introduite dans le circuit du pont redres seur 16 provoquant ainsi une diminution de la tension d'excitation de la génératrice 13, ce qui amène le ralentissement de l'appareil élévateur jusqu'à sa vitesse de nivelage. L'arrêt complet s'effectuera quand la cabine arrivera au niveau 3, en coupant l'alimentation 17 et en action nant un dispositif de freinage.
Quand l'appareil élévateur part du niveau 2 pour atteindre le niveau 3, sa vitesse de ré gime n'est pas atteinte. En passant devant le point fixe qui comporte, à une distance bien déterminée du niveau d'arrivée, le dispositif de commande, les interrupteurs 21 et 25 s'ou vrent. Mais à cet instant la vitesse de la ca bine était inférieure à la vitesse de régime et la tension aux bornes de la génératrice était in férieure à la tension entre les bornes de sortie du pont redresseur 19.
Dans la résistance 22 et la bobine 23, circulait donc un courant qui était proportionnel à la différence de ces ten sions, donc proportionnel à la différence entre la vitesse de la cabine et la vitesse de régime.
La coupure de l'interrupteur 21 provo quera un courant de circulation dans la résis tance 22 et la bobine 23 qui retarde d'un cer tain temps l'ouverture de l'interrupteur 24 commandant le ralentissement. On comprend que ce courant circulera d'autant plus long temps que l'intensité passant dans la bobine 23 au moment de la coupure était plus élevée, donc que la vitesse de l'appareil élévateur était plus basse. Le retard variera donc avec la vi tesse de l'appareil élévateur. L'ouverture retar dée de l'interrupteur 24 provoquera la mise en circuit de la résistance 18 d'où un ralentis sement jusqu'à la vitesse de nivelage.
On obtient un résultat équivalent en oppo sant à une tension proportionnelle à la vitesse réelle, une tension décroissant suivant une loi convenable et fournie par la décharge d'un condensateur à partir du passage au point fixe de la gaine.
Pour cela la tension aux bornes de l'induit de la génératrice est opposée à la tension dé croissante, la tension résultant de la différence entre ces deux tensions maintenant au collage un relais aussi longtemps qu'elle crée un cou rant de circulation supérieur à une valeur pré déterminée mais faible. La tension décroissant suivant la loi désirée à partir du passage de la cabine au point fixe de la course, qui déclen che un interrupteur, peut être réalisée par la décharge d'un condensateur à travers la bo bine du relais et l'induit du moteur et à travers un potentiomètre de réglage en parallèle.
Une telle variante est représentée à la fig. 3 où les éléments correspondant à ceux de la fig. 2 ont été indiqués par les mêmes chif fres de référence.
Une source de tension redressée constante est produite par le pont redresseur 26, alimenté en courant alternatif par le réseau 17, et est ajustée par un potentiomètre 27 monté entre les bornes du réseau alternatif, à une tension sensiblement égale à la tension existant aux bornes de l'induit 11 du moteur de levage quand la vitesse de régime est atteinte. Cette tension redressée est appliquée par l'intermé diaire d'un interrupteur 28 aux bornes d'un condensateur 29 et de son potentiomètre de réglage 30 branché en parallèle.
Un circuit, partant des bornes du conden sateur 29 et comprenant en série la bobine d'un relais 31 et une résistance 32, se referme sur les bornes de l'induit du moteur 11 par l'intermédiaire d'un inverseur 33 actionné sui vant le sens de marche, de manière à opposer constamment la polarité de ce circuit à celle de l'induit du moteur 11. Le relais 31 actionne l'interrupteur 24 aux bornes de la résistance 18. Lorsque l'interrupteur 28 est fermé, la ten sion aux bornes du condensateur 29 est égale à la tension redressée par le redresseur 26.
Si l'appareil se déplace à sa vitesse de régime, la tension aux bornes de l'induit du moteur est sensiblement égale à la tension aux bornes du condensateur et le courant qui circule dans la bobine du relais 31 est suffisamment faible pour que ce relais reste au repos et l'interrup teur 24 est ouvert. Au passage de la cabine en un point fixe déterminé, les interrupteurs 28 et 25 s'ouvrent, la résistance 18 est mise en circuit et l'appareil prend progressivement sa vitesse de nivelage pour l'atteindre à distance convenable, du niveau d'arrivée.
Lorsque la cabine passe en ce point fixe sans avoir atteint sa vitesse de régime, la ten sion aux bornes de l'induit du moteur est infé rieure à la tension aux bornes du condensateur 29, alimenté par le redresseur 26. L'interrup teur 28 s'ouvre en même temps que l'interrup- teur 25. Le condensateur 29 se décharge d'une pari dans la résistance 30, d'autre part dans le circuit comprenant la bobine 31, la résistance 32, l'inverseur 33 et l'induit 11 du moteur, selon une loi analogue à la loi de décroissance de la tension aux bornes de l'induit 11 lorsque l'arrêt est commandé à partir de la pleine vi tesse.
Un courant circule dans la bobine 31 jusqu'à ce que la tension décroissante aux bor nes du condensateur 29 atteigne la valeur de la tension instantanée aux bornes de l'induit du moteur 11. Quand le relais tombe par suite de la dé croissance suffisante de la tension résultant de la différence entre la tension aux bornes de l'induit de la génératrice 13 et la tension aux bornes du condensateur 29, l'interrupteur 24 s'ouvre et le passage en vitesse de nivelage se produit.