Courroie d'entraînement sans fin La présente invention a pour objet une courroie d'entraînement sans fin, comprenant des dents en caoutchouc fixées sur une face d'une nappe amortisseuse en caoutchouc plus mou que celui qui forme les dents, cette nappe amortisseuse adhérant<B>à</B> une bande susceptible d'absorber la charge appliquée<B>à</B> la courroie sans subir d'allongement.
La surface des dents en caoutchouc et la nappe en caoutchouc plus mou viennent au contact direct des dents plus dures des poulies en prise avec la courroie, ce qui assure un fonctionnement silencieux de cette dernière. La nappe amortisseuse protège également la bande flexible contre toute coupure ou usure sous l'action des dents des poulies qui sont plus dures.
L'expression<B> </B> caoutchouc<B> </B> doit être com prise comme couvrant toutes les compositions <B>à</B> base<B>de</B> caoutchouc synthétique ou naturel, ainsi que les matières plastiques synthétiques présentant des caractéristiques physiques ana logues, et également les mélanges de ces com positions<B>à</B> base de caoutchouc avec des ma tières plastiques synthétiques compatibles avec elles.
Le dessin annexé représente,<B>à</B> titre d'exem ple, une forme d'exécution de la courroie fai sant l'objet de l'invention. La fig. <B>1</B> est une vue en élévation de deux poulies en prise avec une courroie faisant l'ob <B>jet</B> de l'invention.
La fig. 2 est une coupe transversale<B>à</B> plus gmnde échelle suivant la ligne 2-2 de la fig. <B>1.</B> La fig. <B>3</B> est une vue par-dessus d'une par tie de la courroie représentée en fig. <B>1,</B> vue suivant les flèches<B>3-3.</B>
La fig. 4 est destinée<B>à</B> faire comprendre le fonctionnement de la courroie sous une sur charge momentanée ou sous l'effet d'un choc.
La fig. <B>5</B> est une vue en perspective d'un ruban de caoutchouc obtenu par extrusion et servant<B>à</B> l'obtention des dents de la courroie. La fig. <B>6</B> est une vue en perspective d'un moule de vulcanisation servant<B>à</B> l'assemblage et<B>à</B> la vulcanisation des différentes parties de la courroie.
La fig. <B>7</B> est une vue en bout du moule de vulcanisation de la fig. <B>6</B> sur lequel sont mon tées les parties de la courroie assemblées et enveloppées avant vulcanisation sous la pres sion d'une enveloppe. Suivant les fig. <B>1,</B> 2 et<B>3,</B> la courroie sans fin<B>10</B> présente des dents en caoutchouc<B>Il</B> uniformément écartées l'une de l'autre et fixées sur l'une des faces d'une nappe amor- tisseuse 12 en caoutchouc plus mou que celui qui forme les dents.
Le côté opposé de cette nappe adhère<B>à</B> une bande flexible<B>13</B> suscep tible d'absorber la charge et comprenant des fils 14 disposés longitudinalement par rapport <B>à</B> la courroie<B>10.</B> Cette disposition des fils 14 permet<B>à</B> la courroie d'avancer perpendiculai rement aux axes des poulies sans déplacement latéral. La bande<B>13</B> est constituée, comme re présenté en fig. <B>3,</B> par un tissu dont l'épais seur est comprise entre 0,12 et<B>0,75</B> mm. Les fils transversaux<B>15</B> de la trame ne sont sou mis<B>à</B> aucune charge<B>;</B> ils peuvent être relati vement peu résistants et leur écartement peut être important.
On peut d7ailleurs utiliser d'au tres formes d7exécution de la bande<B>13.</B> Par exemple, on peut supprimer les fils transver saux<B>15</B> et utiliser un tissu sans trame ne con tenant que les fils longitudinaux 14, ces der- iiiers étant collés au moyen d'un adhésif flexi ble compatible avec le caoutchouc.
Les fils longitudinaux 14 peuvent être en toute matière flexible et résistante qui ne pré sente pas sensiblement d'allongement lors qu'elle subit une charge, par exemple en coton. Ils peuvent aussi être constitués par des fibres de verre ou des fils métalliques fins, ou en core par des fils textiles discontinus.
La courroie<B>10</B> est susceptible de trans mettre l'énergie de la poulie d'entraînement<B>16</B> <B>à</B> la poulie entraînée<B>17,</B> les dents<B>11</B> de la courroie venant en prise avec les dents<B>18</B> des poulies<B>16</B> et<B>17</B> pour assurer un entraînement de faible puissance par engrènement. Les dents <B>18</B> des poulies sont en une matière relative ment rigide, telle qu'un métal ou une matière plastique dure, tandis que les dents<B>11</B> de la courroie sont en une matière<B>à</B> base de caout chouc ou analogue, élastique et susceptible de céder quelque peu, tout en présentant une te nue suffisante pour conserver sa forme malgré les charges normales qui lui sont appliquées.
Ces dents élastiques en caoutchouc et la nappe amortisseuse, 12 venant au contact direct des dents plus dures de la poulie assurent un en- trainement par engrènement silencieux. Le fonctionnement<B>de</B> la courroie<B>10</B> se comprend aisément en se référant<B>à</B> la fig. 4.
Lorsque les dents<B>11</B> de la courroie sont en prise avec les dents<B>18</B> de la poulie d'entrdine- ment <B>16,</B> la nappe amortisseuse 12 est soumise à des efforts de cisaillement entre les bases<B>19</B> des dents<B>11</B> et la bande<B>13.</B> Sous l'effet de la charge appliquée<B>à</B> la courroie, il ne se pro duit pratiquement pas de changement dans le pas des dents<B>11.</B>
On voit<B>à</B> la fi-. 4,<B>à</B> une échelle agrandie, les déformations de la courroie sous l'effet d'un choc ou d#une surcharge. Les efforts que subit la nappe amortisseuse 12 sous l'action des ef forts de cisaillement entre les dents<B>11</B> et la bande<B>13</B> sont représentés par les traits mixtes <B>20</B> formant un angle avec les traits mixtes cor respondants 20' dessinés dans la partie de la nappe qui s'avance vers la poulie<B>16</B> et qui n'est pas soumise<B>à</B> des efforts de cisaillement.
Le pas entre les dents de la courroie en prise avec les dents<B>18</B> d'une poulie ne peut varier sous l'effet des chocs, mais ces dents sont déplacées par les forces de cisaillement par rapport<B>à</B> la bande<B>13</B> sur une distance proportionnelle aux efforts de cisaillement subis par la nappe amor- tisseuse 12. Ce déplacement se traduit par un décalage longitudinal 21 entre la dernière dent <B>1. l'</B> de la courroie en prise avec les dents<B>18</B> de la poulie et la dent suivante<B>11</B> ". Le décalage maximum que l'on peut per mettre en 21 dépend des dimensions de l'angle 24 formé entre les côtés arrière<B>25</B> des dents <B>11</B> de la courroie et une normale<B>26 à</B> la face plane de la courroie.
Lorsque la courroie<B>10</B> s'avance vers la poulie<B>16,</B> la nappe amortis- seuse 12 passe sur la saillie<B>27</B> des dents<B>18</B> de la poulie. En pratique, le bord arrière 22" de la dent<B>11"</B> peut être considéré comme pi votant autour du bord avant<B>23</B> de la dent<B>18'</B> de la poulie en suivant un arc de cercle<B>29</B> dont le centre se trouve sur ce bord avant<B>23.</B> Cet arc<B>29</B> pénètre dans l'intervalle<B>28</B> entre deux dents légèrement en avant du bord avant <B>23"</B> de la dent<B>18"</B> de la poulie, en traversant cette dent<B>18"</B> au point<B>30.</B> Grâce<B>à</B> l'élasticité de la dent<B>18"</B> et de la nappe 12, la dent<B>11"</B> peut engrener avec la dent<B>18".</B> Lorsque les dents engrènent,
la dent de la poulie<B>de</B> com mande<B>18"</B> tend<B>à</B> déformer le bord 22" de la dent de courroie<B>11</B> ", et l'entrdîne vers l'avant. La nappe amortisseuse 12 permet<B>à</B> la base<B>19</B> de basculer comme représenté d'une manière exagérée en<B>19'</B> et d'engrener avec la dent de la poulie.
Afin que la courroie<B>10</B> puisse fonctionner comme décrit ci-dessus, les dents de caoutchouc doivent avoir une dureté de<B>75 à 90</B> déter- ininée au duromètre Shore<B>A</B> et la nappe amor- tisseuse 12 doit avoir une dureté de<B>50<I>à 65</I></B> déterminée au duromètre Shore<B>A.</B> La nappe amortisseuse doit avoir une épaisseur comprise entre 0,12 et<B>0,75</B> mm suivant le pas des dents, la dimension des poulies sur lesquelles la cour roie est susceptible de travailler et la charge par unité de largeur de la courroie qui doit être absorbée par celle-ci.
L'épaisseur de la nappe de caoutchouc peut être augmentée si l'on aug mente le diamètre de ces poulies, mais dans le cas où l'épaisseur dépasse<B>0,75</B> mm, les dents de courroie peuvent avoir trop de jeu par rap port<B>à</B> la bande<B>13</B> et le changement du pas primitif des dents peut être trop grand pour leur permettre d'engrener avec les dents de poulie quand la courroie est soumise<B>à</B> une charge.
Les parties de la courroie peuvent être as semblées et vulcanisées sur le moule<B>32</B> (fig. <B>5</B> et<B>6),</B> lequel peut être porté par les tourillons <B>33.</B> Les dents de courroie<B>Il</B> sont extrudées sous forme de longs rubans 34 (fig. <B>5)</B> ayant une section droite correspondant<B>à</B> la coupe transversale des dents représentées en fig. <B>1.</B> La surface du moule est graissée et les rubans 34 sont posés dans les rainures<B>35</B> du moule dont l'écartement est égal au pas des dents de la courroie<B>à</B> obtenir et le nombre égal<B>à</B> celui des dents.
Après avoir rempli les rainures, une feuille de caoutchouc calandrée<B>36</B> présentant la composition et l'épaisseur désirées pour la nappe amortisseuse 12 est enroulée autour du moule<B>32,</B> aplatie sur les bases<B>37</B> des rubans 34 et collée. Les bords<B>38</B> et<B>39</B> de la feuille <B>36</B> se touchent pour<U>être</U> réunis côte<B>à</B> côte. Cependant, afin d'assurer la jonction entre les bords<B>38</B> et<B>39,</B> ceux-ci peuvent se recouvrir légèrement.
La bande<B>13,</B> qui est en un tissu 40, est alors enroulée autour de la feuille<B>36.</B> Les bords 41 et 42 chevauchent de manière<B>à</B> for mer un joint<B>de</B> recouvrement 43. On applique un solvant sur la surface<B>de</B> la feuille<B>de</B> caoutchouc<B>36</B> avant d'enrouler le tissu 40 autour d'elle afin d'amollir le caout chouc et de faire adhérer<B>le</B> tissu sur celui-ci. On peut frotter le revêtement de caoutchouc du tissu 40 avec le solvant pour coller ses bords 41 et 42.
En appliquant le tissu 40 autour du moule <B>32,</B> les fils 14 de la bande s'étendent sur la circonférence du moule et une tension est ap pliquée<B>à</B> ces fils pour transmettre une pression radiale<B>à</B> la feuille<B>36</B> et provoquer l'union des bords<B>38</B> et<B>39.</B> Une pression supplémentaire est appliquée<B>à</B> la feuille<B>36</B> et au tissu 40 en enroulant un ruban de tissu 44 sous tension autour du moule<B>32,</B> suivant la technique habi tuelle, pour placer la feuille<B>36</B> et les rubans constituant les dents 34 sous pression pendant la vulcanisation des parties en caoutchouc. Le moule enveloppé<B>32</B> est alors placé dans l'ap pareil de vulcanisation et les parties en caout chouc placées sur le moule sont vulcanisées se lon la technique habituelle.
Après avoir vulcanisé la feuille de caout chouc<B>36</B> et les rubans constituant les dents 34 collés sur cette feuille en un ensemble uni au tissu 40, l'enveloppe 44 est séparée du tissu 40 et cet ensemble unitaire vulcanisé formant une large courroie est retiré du moule<B>32.</B> Ceci peut être fait en utilisant un moule démontable ou en appliquant un serre-joint<B>à</B> la périphérie extérieure de la courroie et en la poussant<B>à</B> force vers une extrémité du moule. La large courroie est alors découpée dans le sens de la circonférence<B>à</B> des distances déterminées sui vant sa largeur ou suivant l'axe de la bande circonférentielle pour former des courroies<B>10</B> de la largeur désirée.