<B>Procédé pour former une bande</B> uniforme <B>en une matière électriquement</B> <B>conductrice sur les bords périphériques d'une feuille de verre</B> <B>et appareil pour la mise en</B> aeuvre <B>de ce procédé</B> La présente invention se rapporte à un procédé pour former une bande uniforme en une matière électriquement conductrice sur les bords périphériques d'une feuille en verre qui est destinée à être utilisée pour former un vitrage double en plaçant une deuxième feuille de verre au-dessous de cette première feuille et en faisant passer un courant électrique à travers cette bande pour ramollir les bords de la feuille et les réunir par fusion avec les bords de la feuille inférieure.
Suivant l'invention, ce procédé est carac térisé en ce qu'on supporte la feuille en position horizontale et qu'on fait passer sous elle un organe pour former la bande sur le bord res pectif de la feuille.
L'invention comprend aussi un appareil pour la mise en aeuvre de ce procédé, cet appareil est caractérisé par un châssis formant support, des moyens reliés à ce dernier pour supporter la feuille de verre dans une position horizontale et par au moins un organe pour former une bande par application d'un liquide sur les bords de la feuille de verre, cet organe applicateur étant monté d'une manière mobile sur ledit châssis de support.
Le dessin annexé représente, à titre d'exem ple, une forme d'exécution de l'appareil servant à la mise en oeuvre du procédé suivant l'in vention.
La fig. 1 en est une vue en élévation ; la fig. 2 en est une vue en plan; la fig. 3 est une coupe verticale par le plan représenté par les lignes<I>1l1-111</I> à la fig. 1, certaines parties de la structure étant montrées en élévation ; la fig. 4 est une vue schématique illustrant les moyens pour centrer et positionner les feuilles de verre sur un transporteur ; la fig. 5 est une vue selon les lignes V- V de la fig. 4 ;
la fig. 6 est un schéma montrant le système pneumatique pour élever et abaisser les têtes à vide de l'appareil suivant la fig. 1 ; la fig. 7 est une vue schématique du sys tème à vide des têtes à vide ; la fig. 8 est une vue en élévation fragmen taire d'une paire d'applicateurs de liquide ;
la fig. 9 est une vue latérale d'un des appli cateurs de liquide montrés à la fig. 8, et la fig. 10 est une vue schématique illustrant la séquence des opérations d'application de liquide aux feuilles de verre et les moyens élec triques pour commander l'opération d'appli cation.
L'appareil complet pour former des bandes sur des feuilles de verre est représenté aux fig. 1, 2 et 3. La feuille de verre 10, qui est la feuille inférieure lors de l'opération de sou dure, et la feuille de verre 11, qui est la feuille supérieure lors de l'opération de sou dure, sont amenées dans l'appareil 13 d'appli cation de liquide, à l'aide d'un transporteur à galets 15, comprenant un châssis de support comportant des supports verticaux 20 et des supports horizontaux 21. Les feuilles en verre sont amenées à passer sur des galets en graphite 24 supportés par des tiges rotatives 25. tou- rillonnées dans les supports horizontaux 21.
On a constaté qu'il est nécessaire d'utiliser des galets en carbone, tels que des galets en graphite ou des galets revêtus de graphite, pour transporter les feuilles de verre sur le transporteur. Les feuilles de verre sont à une température d'environ 54 C, lorsqu'elles vien nent d'une machine de lavage et de séchage (non représentée) et elles sont chauffées à une température de 93 à 121 C par des bobines électriques chauffantes habituelles disposées sous le transporteur, en vue de préparer les feuilles de verre pour leur appliquer des bandes.
On a constaté que la bande électriquement conductrice en graphite colloïdal agit de manière plus adéquate, lorsqu'elle est appliquée à ces températures, étant donné que les parti cules de graphite sont mieux disposées, en sorte qu'on obtient une bande plus uniforme. Aux températures en question, des galets consti tués en des matières telles que l'acier, l'acier chromé, le bois, le caoutchouc, l'amiante, etc., ont révélé une tendance à faire des marques sur le verre. Les galets en graphite ou revêtus de graphite ne présentent pas cette tendance. Comme indiqué plus haut, il est extrêmement important que les surfaces intérieures des feuilles de verre soient entièrement propres, car, lorsqu'elles ont été soudées l'une à l'autre, il n'est plus possible de les nettoyer.
Ceci rend l'utilisation de galets en graphite très impor tante.
Le mécanisme servant à entraîner le trans- porteur 15 comporte un moteur réversible 26, relié à un embrayage électromagnétique 27, qui est à son tour connecté à un dispositif de transmission 28. Le dispositif de transmission 28 entraîne une commande à chaîne à galets 29 qui entraîne un arbre de renvoi intermédiaire 30 et une roue à chaîne 31, entraînant à son tour une chaîne 32. Cette chaîne 32 est con nectée à des roues à chaîne 33 montées sure les tiges 25 du transporteur. Les roues à chaînes 34 sont connectées par paires à l'aide de chaînes 35. Ces connexions de commande du transporteur permettent un arrêt et une mise en marche uniformes du transporteur.
L'embrayage électromagnétique 27 est excité électriquement par des circuits de com mande. L'emploi d'un tel embrayage permet une accélération et une décélération uniformes de la commande du transporteur, de façon à empêcher les secousses du verre sur les galets. L'embrayage est ajusté de manière à fournir le degré voulu de glissement, pour assurer un démarrage et un arrêt doux.
Les feuilles 10 et 11 sont amenées dans l'appareil d'application de liquide, où elles sont positionnées et centrées sous des têtes à vide 37 et 38. Les surfaces des têtes à vide, qui viennent en contact avec les feuilles de verre 10 et 11 sont en aluminium. Cette matière s'est révélée la mieux appropriée, en ce sens qu'elle a la tendance la moins accusée de mar quer ou de fissurer le verre chauffé.
Un procédé pour centrer et positionner automatiquement les feuilles de verre 10 et 11 sous les têtes à vide 37 et 38 est illustré schématiquement à la fig. 4. Les connexions électriques entre les divers commutateurs et soupapes mentionnés dans la description de l'opération de centrage et de toutes les opéra tions automatiques subséquentes constituent des dispositifs de commande électriques conven tionnels actionnés par des relais et des com mutateurs et ne sont pas représentées en détail.
Les feuilles de verre se déplacent dans la direction représentée à la fig. 4 et sont arrêtées par des bras d'arrêt terminaux 40 et 41. Le bras d'arrêt 40 est fixe, mais le bras d'arrêt 41 s'élève entre les tiges du transporteur et les galets, lorsque la feuille 10 a passé au-dessus de lui, mais à temps pour empêcher la feuille supérieure 11 de progresser davantage. Le bras d'arrêt 41 s'élève, lorsque des commutateurs de limitation 42, 43 et 44 sont dans la séquence voulue.
Ceci est le cas, lorsque la feuille 10 est en contact avec le commutateur de limitation 42, lorsque la feuille 11 est en contact avec le commutateur de limitation 44, le commutateur de limitation 43 n'étant pas actionné, en raison du fait qu'il est disposé entre les deux feuilles de verre.
Le mode d'élévation et d'abaissement du bras d'arrêt 41 est illustré à la fig. 5. Lorsque les commutateurs de limitation 42, 43 et 44 sont dans la séquence voulue, un circuit est établi, ce circuit excitant une soupape à solé noïde 45, de façon à permettre l'entrée d'air dans un cylindre 46 et le déplacement d'une tige de piston 47. La tige de piston 47 est reliée à une extrémité d'un bras 48, qui est monté à pivotement sur un pivot 49 monté sur le châssis du transporteur, sous les galets de ce lui-ci et parallèlement à la direction de dépla cement du verre. Le bras d'arrêt 41 est relié à l'autre extrémité du bras 48. Lorsque la tige de piston 47 est ramenée en arrière, le bras d'arrêt 41 pivote vers le haut et vient se placer sur le trajet de la feuille de verre 11.
Dans ce cas également, l'emploi de galets en graphite sur le transporteur s'est révélé avan tageux. Les galets du transporteur sont admis à tourner faiblement, par exemple jusqu'à 5 degrés, lorsque les deux feuilles ont touché leurs bras d'arrêt respectifs. Ceci a pour effet d'assurer que les deux feuilles s'adaptent étroi tement contre les bras d'arrêt terminaux avant d'être centrées. Ce mouvement des galets de graphite contre les feuilles de verre station naires n'a pas pour effet de marquer le verre. Si des galets en d'autres matières, notamment en celles mentionnées plus haut, sont employés, le verre est marqué pendant cette petite rotation des galets. On voit ainsi que l'utilisation de galets de graphite sur le transporteur 15 pré sente un avantage supplémentaire.
Les bords antérieurs de la feuille inférieure 10 et de la feuille supérieure 11 actionnent des commutateurs de limitation 50 et 51 respecti vement, qui, en combinaison avec un commu tateur de limitation 52, ferment un circuit, qui met automatiquement l'embrayage 27 hors service et qui ferme également un circuit ayant pour effet de mettre automatiquement en mar che les moyens de centrage latéraux 53, de manière à faire avancer d'une quantité prédé terminée et à centrer les deux feuilles de verre sur le transporteur. Les moyens de centrage 53 sont constitués par plusieurs boutons en caout chouc 54 montés sur un bras en acier 55, qui est, à son tour, relié à l'extrémité de la tige de piston 56 dans le cylindre 57.
Le circuit établi par les commutateurs de limitation 50, 51 et 52, de manière à amorcer l'opération de centrage, excite une soupape à solénoïde 58, qui permet à de l'air d'accéder à une des deux ouvertures ménagées dans le cylindre 57, ce qui fait avancer la tige de piston 56 sur une distance prédéterminée et a pour effet de cen trer le verre.
Dans la position antérieure de la tige de piston 56, un bras 60 attaché à la tige de piston 56 vient en contact avec un commutateur de limitation 61. Ainsi est établi un circuit de commande, qui excite la soupape à solénoïde 45, de façon à permettre l'entrée d'air dans le cylindre 46 et à déplacer la tige de piston 47 vers l'avant, ce qui fait pivoter le bras d'arrêt terminal 41 vers le bas.
Dans la position anté rieure de la tige de piston 47, un commutateur de limitation 62 est actionné. L'actionnement du commutateur de limitation 62 établit un circuit de commande, qui excite la soupape à solénoïde 58, ce qui a pour effet d'amener de l'air à pénétrer dans l'autre ouverture du cylin dre 57, en sorte que la tige de piston 56 avec les moyens de centrage latéraux 53 est con trainte de revenir à sa position originelle. Lorsque la tige de piston 56 retourne à sa position originelle, le bras qui y est assujetti vient en contact avec le commutateur de limi tation 52, qui arrête l'opération de centrage.
Les feuilles de verre sont alors prêtes à être assujetties aux têtes à vide 37 et 38 et élevées dans la position où du liquide leur sera appliqué.
Lorsque le bras d'arrêt terminal 41 et les moyens de centrage latéraux 53 retournent à leurs positions normales, les têtes à vide 37 et 38 commencent à descendre vers les feuilles de verre et viennent en contact avec ces feuilles. Les têtes à vide 37 et 38 sont reliées à des tiges de piston 64 et 65 dans les cylin dres 66 et 67. Les têtes à vide sont élevées et maintenues dans la position élevée, comme montré aux fig. 1, 2 et 3, grâce à la pression d'air appliquée par les ouvertures ménagées dans le fond des cylindres 66 et 67.
L'actionnement des têtes à vide par la pres sion d'air est illustré schématiquement à la fig. 6. Sur cette figure, de l'air sous pression pénètre dans la conduite 70 et traverse le régu lateur de pression 71, pour être amené ensuite, par les conduites 72 et 73, aux soupapes à solénoïde 74 et 76, aux fonds 81 et 82 prévus respectivement en 83 et en 84 dans les cylin dres 66 et 67. Cet air sous pression a pour effet de lever les pistons 64 et 65 dans les cylindres 66 et 67, de telle sorte que les têtes à vide sont maintenues dans leur position la plus élevée, dans laquelle des pattes 85 reliées à ces têtes sont en contact avec des commuta teurs de limitation 86.
L'air se trouvant dans la position supérieure des cylindres 66 et 67 est admis à s'évacuer à l'atmosphère, sous forme d'un courant étran glé, en passant par des régulateurs de débit d'air 90, des conduites 92 et une soupape à solénoïde 94. Ce courant étranglé agit comme amortisseur, pour empêcher les têtes à vide de s'élever trop rapidement. La pression d'air agissant dans les conduites 70, 72 et 73 main tient les têtes à vide dans la position relevée. La fonction de la soupape à solénoïde 94 est de maintenir un système clos. Ceci interdit tout déplacement des têtes à vide, si une fuite se produisait dans les cylindres.
A la fin de l'opération de centrage, un circuit est établi, qui excite les soupapes à solénoïde 76 et 94, de manière à mettre res- pectivement les conduites 73 et 92 en commu nication avec l'atmosphère. Ce circuit est établi, lorsque le bras d'arrêt terminal 41 est dans sa position inférieure, de manière à actionner le commutateur de limitation 62, lorsque les moyens de centrage latéraux 53 sont rétractés, de manière à actionner le commutateur de limitation 52 et lorsque les têtes à vide 37 et 38 sont dans la position supérieure, de manière à mettre les pattes 85 (fig. 10) en contact avec les commutateurs de limitation 86. La soupape à solénoïde 74 n'a pas besoin d'être excitée, car elle est en communication avec l'atmosphère dans sa position normale.
L'air évacué des cylindres 66 et 67 s'écoule à travers des régulateurs de débit 102, qui réduisent le débit d'air, à travers la conduite 73, vers l'atmosphère, ce qui permet au piston et aux têtes à vide de descendre doucement et lentement, jusqu'à ce que les pattes 85 vien nent en contact avec les commutateurs de limitation 96 (fig. 10) et actionnent ces com mutateurs. Lorsque les commutateurs de limi tation 96 sont actionnés, ils ferment un circuit qui désexcite les soupapes à solénoïde 76 et 94, ce qui réduit le débit d'air dans les cylindres 66 et 67 et arrête le mouvement descendant des têtes à vide.
Les commutateurs de limita tion 96 établissent également un circuit, qui excite une soupape à solénoïde (fig. 7) met tant une conduite 110 en communication avec une source de vide.
Les têtes à vide 37 et 38 viennent en contact avec les feuilles de verre 10 et 11 et un vide leur est appliqué, ce qui amène les feuilles de verre à adhérer aux têtes. Ce vide est appliqué par les conduites 110, au moyen d'une pompe à vide, qui évacue l'air déchargé à l'atmosphère. Lorsqu'un vide de valeur pré déterminée est atteint, par exemple un vide correspondant à une dépression de 610 à 660 mm d'eau, un commutateur à vide 115 est actionné, de manière à permettre aux têtes à vide d'élever les feuilles de verre 10 et 11 y attachées. Le commutateur à vide 115 excite les soupapes à solénoïde 74, 76 et 94, de manière à permettre à de l'air sous pression de pénétrer dans les conduites 72 et 73 et à amener les pistons 64 et 65 montés dans les cylindres 66 et 67 à s'élever jusqu'à leur position de départ.
Lorsque les feuilles de verre ont été ame nées à la position supérieure, comme montré aux fig. 1 à 3 inclusivement, une bande de solution électriquement conductrice est appli quée à la surface inférieure de la feuille supé rieure 11 et une bande matière de séparation est appliquée aux bords de la surface inférieure de la feuille inférieure 10. Ceci se fait au moyen de quatre jeux d'applicateurs de liquide 120, 125, 130 et 135 respectivement, qui sont montés sur un chariot 140. Ce chariot est représenté schématiquement à la fig. 1. et en détail aux fig. 2 et 3. Les applicateurs 125 sont montrés en détail aux fig. 8 et 9. Ces applicateurs sont employés pour appliquer une bande électriquement conductrice.
Le chariot 140 comporte un châssis rectan gulaire, comportant deux tiges 144 et 146 parallèles aux longs côtés 147 du châssis et rigidement connectées aux côtés courts 148 du châssis. Le chariot 140 est supporté par une série de roues attachées à chacun des côtés courts 148. Une paire de roues 150 est rainurée et roule sur un fer-cornière 151 attaché au châssis 36 de l'appareil applicateur au-dessus du transporteur 15 et perpendiculairement à celui-ci. Les roues 153 de l'autre paire sont lisses et roulent sur un rail métallique lisse 154 attaché au châssis 36 au-dessus du transporteur 15 et perpendiculairement à celui-ci.
Aux tiges 144 et 146 portées par le châssis sont attachées les quatre paires d'applicateurs 120,<B>125,</B> 130 et 135. Tous ces applicateurs sont les mêmes. Il suffira donc d'en décrire un.
Aux fig. 8 et 9, des applicateurs sont repré sentés. Ils se composent de galets 155 en acier cadmié, connectés axialement à des moteurs 156 à réducteur de vitesse et entraînés par ces moteurs, lesquels moteurs sont montés rigi dement sur des plates-formes 157, qui sont à leur tour montées à pivotement sur la tige 146. La plate-forme 157 affecte la forme d'une table comportant des pattes 158, dans lesquelles sont ménagés des trous circulaires, de manière à permettre à la tige 146 de s'étendre librement dans les pattes 158.
Un collier 160 muni d'ailes 162 et 163 est attaché, de manière ajustable, à la tige 146 entre les pattes 158 de la plate-forme 157, à l'aide d'un boulon 164. Le collier 160 règle le mouvement circulaire de l'applicateur 125, par rapport à la tige 146. Sur une aile 162, un ressort 170 est attaché en alignement per pendiculaire avec le côté inférieur de la partie supérieure de la plate-forme 157, le ressort 170 étant en contact avec la plate-forme. Ce ressort 170 empêche la rotation de l'applicateur vers le ressort et agit de manière à appliquer le galet d'application 155 avec une légère pres sion, sur la surface du verre, pendant l'opéra tion d'application.
Sur l'autre aile 163 du collier 160 est vissée une vis d'arrêt 176, dont la pointe se trouve à une distance déterminée de la plate-forme 157, de manière à limiter la rotation de l'applicateur 125 dans une direc tion opposée à celle dans laquelle le ressort <B>170</B> empêche la rotation de l'applicateur.
Il est à noter que les applicateurs<B>125</B> et 135 sont montés sur la tige 146 de façon que le point de contact des galets 155 avec les feuilles de verre soit à un niveau moins élevé que le point de contact des galets des appli cateurs 120 et 130 avec les feuilles de verre. Ceci permet aux applicateurs 125 et 135 de passer sous les feuilles de verre, sans venir en contact avec elles, pendant que les applicateurs 120 et 130 agissent sur les feuilles de verre.
La périphérie du galet d'application 155 s'étend dans un récipient 180, contenant la solution à appliquer et monté sur la plate- forme 157 par un fer-cornière 182, auquel ce récipient est attaché. Pour l'applicateur 125, ce récipient contient une solution électrique ment conductrice, telle qu'une solution de gra phite colloïdal. Au fond du récipient est prévu un bouchon vissé 186, de manière à permettre la vidange du récipient.
L'opération d'application de bandes est illustrée schématiquement aux figures 3 et 10. Le chariot 140 est montré dans sa position initiale sur ces figures. Ce chariot est connecté à une chaîne 200 en 202 et 204. La chaîne 200 passe sur des poulies 206, 207, 208 et 209 qui sont reliées, de manière à pouvoir tourner, au châssis de l'appareil applicateur de liquide. La poulie 208 est connectée, par un dispositif de transmission 210 et par un embrayage électromagnétique 211,à un moteur réversible 212 servant à entraîner la chaîne 200.
Divers ajustements doivent être faits sur l'appareil d'application avant sa mise en ser vice, selon que les feuilles de verre à traiter sont carrées ou rectangulaires. Ainsi, si on doit appliquer le liquide aux parties marginales de feuilles carrées, seuls les applicateurs<B>125</B> et 135 sont utilisés, tandis que, si le liquide doit être appliqué à des feuilles de verre rectangu laires, il faut employer les quatre paires d'appli cateurs.
Ainsi, à l'aide d'un commutateur, les moteurs 156 de tous les applicateurs sont mis en marche lorsqu'il s'agit de traiter des feuilles rectangulaires, tandis qu'on ne fait fonctionner que les moteurs des applicateurs 125 et 135, lorsqu'il s'agit d'appliquer le liquide sur des feuilles de verre carrées. Lorsque tous les galets d'application tour nent, le bord du galet, qui est en contact avec le verre dans les applicateurs 120 et 130, se meut en sens opposé à celui du mouvement d'avancement du chariot, tandis que le bord du galet, qui est en contact avec le verre dans les applicateurs 135 et 125, se meut en sens opposé à celui du mouvement de retour du chariot.
En d'autres mots, le sens du mouve ment du bord de chaque galet d'application, lorsqu'il applique une bande sur une feuille de verre, est opposé au sens du mouvement du chariot à ce moment.
On a constaté que des bandes plus satis faisantes sont obtenues, lorsque la vitesse péri phérique du galet d'application de telles bandes est supérieure à la vitesse du chariot, lorsqu'il se déplace sous le verre. Ainsi, une bonne bande est obtenue, en vue de la soudure des feuilles de verre l'une à l'autre, lorsque la vitesse du chariot est d'environ 3050 mm par minute et lorsque la vitesse périphérique du galet d'application est d'environ 4840 mm par minute. Les rapports entre la vitesse périphé- rique des galets et la vitesse du chariot peu vent être de 2 : 1 et davantage.
Une bonne bande, pour les besoins de la soudure, est celle qui présente une résistance uniforme par longueur unitaire. La résistance par longueur unitaire est fonction de la quan tité de matière électriquement conductrice déposée par longueur unitaire. Ainsi, une bonne bande, au point de vue de la soudure, est celle dans laquelle une quantité uniforme de matière électriquement conductrice est déposée par longueur unitaire. La rotation des galets d'application de bandes à une vitesse périphérique supérieure à la vitesse linéaire du chariot, pendant l'application des bandes, permet le dépôt d'une quantité uniforme de matière à la surface du verre par longueur unitaire.
La formation des bandes commence lors que les têtes à vide 37 et 38 retournent à leur position normale supérieure et lorsque les pattes 85 sont en contact avec les commutateurs de limitation 86. Lorsque les commutateurs de limitation 86, le commutateur de vide<B>115</B> et les commutateurs 214 et 215 sont actionnés, un circuit est établi, ce circuit ayant pour effet d'exciter l'embrayage électromagnétique 211 et de l'amener à coopérer avec le moteur 212. Ainsi, le chariot 140 est amené à se déplacer transversalement sous les feuilles de verre 10 et 11, de telle sorte que les applicateurs 120 et 130 appliquent des bandes de leurs solutions respectives aux bords avant et arrière des feuilles du verre.
Après avoir passé sous les feuilles de verre, le chariot 140 vient toucher les commutateurs de limitation 217 et 218. La venue en contact du chariot avec le commutateur 217 ferme un circuit, qui met l'embrayage 211 hors service. Le moteur 212 est alors arrêté et actionné dans le sens opposé.
Le fonctionnement du commutateur de limitation 218 dépend de la forme, carrée ou rectangulaire, des vitrages doubles à fabriquer. Si on doit fabriquer des vitrages carrés, la venue en contact du chariot 140 avec le com mutateur de limitation 218 arrête les moteurs 156 des applicateurs<B>125</B> et 135. Toutefois, si on doit fabriquer des vitrages rectangulaires, la venue en contact du chariot 140 avec le commutateur de limitation 218 n'a aucun effet sur les moteurs 156.
La phase suivante de l'opération d'appli cation du liquide est le renversement de 90 degrés des têtes à vide et des feuilles de verre y connectées, de façon que les bords parallèles opposés puissent être enduits de bandes sur le trajet de retour du chariot 140 à sa position initiale. Le dispositif de renversement est repré senté à la fig. 2, une partie de la superstructure de l'appareil étant brisée, de manière à per mettre de voir le dispositif en question.
Le renversement des têtes à vide se fait par l'actionnement des commutateurs de limi tation 217 et 218 (fig. 3), qui excitent une soupape à solénoïde 220, qui permet, à son tour, l'accès d'air dans un cylindre 224 monté sur le châssis de l'appareil à appliquer le liquide. Ainsi, la tige de piston 225 est déplacée vers l'intérieur. Une extrémité 'de la tige de piston 225 est reliée à la tête à vide 37 en 226. Une tige 230 est reliée à la tête à vide 37 en 226 et, en une position similaire 236, à la tête à vide 38. Lorsque le chariot 140 est dans sa position de départ, la tige de piston 225 est dans une position avancée.
Lorsque le chariot 140 passe initialement sous les feuilles de verre 10 et 11, la tige de piston 225 est rétractée d'une quantité prédéterminée, ce qui a pour effet de faire tourner les têtes à vide 37 et 38 de 90 degrés. L'emploi d'un cylindre et d'un piston séparés pour renverser ou faire basculer chaque tête à vide séparément est également envisagé.
Comme montré à la fig. 10, la tige de piston 225 porte une patte 238. Lorsque le piston est dans la position avancée, cette patte est en contact avec des commutateurs de limi tation 240 et 242. Lorsque la patte 238 déclenche le commutateur de limitation 243, un circuit est fermé, ce circuit mettant les moteurs 156 et les galets 155 des applicateurs 125 et 135 en marche, dans le sens opposé, par rapport au sens de rotation précédent. Cette séquence n'a évidemment lieu que lors de la production de vitrages doubles carrés. Lors- qu'il s'agit de fabriquer des vitrages rectangu laires, les roues 155 des applicateurs 125 et 135 continuent à tourner dans le même sens, comme décrit plus haut.
Le déclenchement du commutateur 240 a pour effet de fermer par tiellement un circuit qui sera décrit plus haut.
Lorsque la tige de piston 225 a achevé le renversement de 90 degrés des têtes à vide 37 et<B>38,</B> la patte<B>238</B> vient en contact avec le commutateur 250, qui a son tour ferme un circuit pour exciter l'embrayage électroma gnétique 211. Il s'ensuit que le moteur 212 est connecté au chariot 140 et a pour effet de ramener le chariot en arrière sous les feuilles de verre 10 et 11 à sa position originelle, où il revient en contact avec les commutateurs de limitation 214 et 215. Le contact établi par le chariot avec le commutateur 215 établit un circuit, qui excite l'embrayage 211, en sorte que le mouvement du chariot est arrêté.
Lors que le chariot 140 vient en contact avec le commutateur de limitation 215, la soupape à solénoïde 220 est à nouveau actionnée, ce qui fait avancer la tige de piston 225 et ramène les têtes à vide 37 et 38 à leur position initiale, par basculement de 90 degrés. Lorsque les têtes à vide reviennent à leur position initiale, elles viennent toucher des commutateurs de limitation 256.
Entretemps, le chariot de chargement 270 est amené en place sous les têtes à vide et les feuilles de verre 10 et 11, de manière à recevoir celles-ci. Le chariot de chargement 270 comporte un châssis métallique rectangu laire, comme montré à la fig. 2, monté sur des roues 275 et 277. Les roues 275 sont rai nurées et roulent sur un rail tubulaire 278. Quant aux roues 277, elles sont lisses et rou lent sur une bande métallique 280. Les roues 278 et 280 sont montées sur un châssis métal lique 282, qui supporte les roues à une hau teur intermédiaire entre celle du transporteur 15 et du chariot 140.
Sur le chariot de char gement 270 sont montés de petits boutons en carbone ou en graphite 284, s'étendant vers le haut et sur lesquels les feuilles de verre sont déposées par les têtes à vide. Lorsque le chariot de chargement 270 arrive dans sa position convenable sous les têtes à vide 37 et 38, l'extrémité antérieure du chariot de chargement touche un commutateur de limitation 290. Ceci a pour effet d'établir un circuit électrique avec les commutateurs de limitation 256,- de manière à exciter les soupapes à solénoïde 257 et 258 montrées schématiquement à la fig. 6.
Ceci a pour effet de mettre les conduites 260 en communication avec l'atmosphère, de manière à relâcher la pression agissant dans les cylindres 66 et 67 sur les pistons 64 ex 65, ce qui permet aux têtes à vide de commencer à descendre. Lors que les têtes à vide atteignent le niveau du chariot de chargement, les commutateurs de limitation 295 sont actionnés, de manière à établir avec le commutateur de limitation un circuit, qui désexcite les soupapes à solénoïde 257 et 258, de manière à fermer les conduites 82 et 92 et à arrêter la descente des têtes à vide.
L'actionnement des commutateurs de limi tation 290 et 295 a pour effet de fermer un circuit, qui désexcite la soupape à solénoïde 100, en sorte que le système à vide est mis en communication avec l'atmosphère. Ainsi, les feuilles de verre sont détachées des têtes à vide et posées sur le chariot de chargement.
Lorsque la pression dans le système à vide est revenue à la pression atmosphérique ou au voisinage de celle-ci, un commutateur de vide 300 est actionné, ce qui ferme un circuit, qui excite les soupapes à solénoïde 257, 258 et 259, de manière à permettre à de l'air sous pression de passer par un régulateur de pres sion 301 et par des conduites 302 et 260, de telle sorte que les pistons 64 et 65 sont ramenés vers le haut à leur position initiale. Le chariot de chargement est alors prêt à amener les feuilles de verre dans le four de soudure.