Coussin flexible poreux La présente invention .a pour objet un coussin flexible poreux comprenant une cou che intermédiaire d'une matière en feuille po reuse, élastique, présentant des cavités défor- mables élastiques telles qu'elle tend à revenir à sa forme et à ses dimensions primitives sous l'effet de compression ou d'allongement répété, cette matière étant formée de cellules intérieu res. reliées les unes aux autres de manière à être perméables aux gaz.
Un tel coussin est destiné à être utilisé d'une façon générale en blanchisserie et -pour du travail de nettoyage et en particulier pour des presses de nettoyage à sec, des presses de blanchisserie, des presses de confection de vêtements, des fers à repas ser pneumatiques, des types variés de machines à repasser commerciales et domestiques ainsi que des planches à -repasser et analogues. Ce coussin peut également trouver son application dans d'autres domaines que :celui de la blanchis serie.
Un coussin de pression pour presse à vête ment et machine à repasser doit présenter en général des caractéristiques dont quelques-unes semblent être contradictoires. Ainsi le coussin de pression doit présenter une surface ferme pour qu'une matière à presser soit soumise à une force suffisante en plus de l'application de chaleur et éventuellement de vapeur, de teille sorte que ladite matière soit déchiffonnée et présente un fini satisfaisant.
Dans d'autres cas, il peut être désirable de former un ou des plis marqués sur la matière à travailler. Dans les machines commerciales telles que des presses à vêtement, le coussin de pression doit égale ment être poreux. Ainsi, si le coussin doit être utilisé pour la tête ou la base d'une presse, il doit laisser passer de la vapeur.
Il sera égale ment suffisamment poreux pour .que le vide ap pliqué à la base puisse aspirer de la vapeur et de l'humidité à travers da pièce à travailler. Dans bien des cas, une presse à vêtement comporte un coussin poreux sur la base coopérant avec une plaque métallique perforée sur la tête. La plaque métallique ou autre organe de pressage présente une élasticité limitée.
Des vêtements ou autres matières disposés dans une presse comprennent non seulement du tissu mais également les accessoires habituels tels que boutons, fermetures à ressorts, crochets et oeillets, et les diverses pièces métalliques ou plastiques constituant des fermetures à glis sière ou à curseur. Toutes ces matières sont habituellement rigides et nécessitent l'utilisation de coussins de presse suffisamment élastiques et capables de se déformer pour se conformer à ces pièces dures.
Cependant, l'élasticité d'un coussin de presse pour de telles parties dures, doit être limitée à la surface recouverte par ces parties et ne pas s'étendre au-delà de cette sur- face. Ainsi, par exemple, un bouton doit se con former au coussin de pression de telle façon qu'il morde dans la surface dudit coussin. Ce pendant, pour obtenir un bon pressage il est es sentiel que la surface entourant immédiatement le bouton soit également ,pressée.
Bien des pla teaux de presse ou accessoires utilisés avec une presse à vêtement présentent une telle rigidité que dans le cas de boutons, par exemple, il subsiste une zone entourant le bouton où aucun pressage n'est réalisé du fait que l'une ou les deux surfaces de pressage coopérant ne font pas contact avec la surface du vêtement.
La présente invention a pour but de four nir un coussin de pression qui présente un de gré élevé d'élasticité et qui soit capable de se déformer avec suffisamment d'élasticité et de fermeté pour fournir un moyen satisfaisant de pressage à sec de tissu lavé ou nettoyé.
Le coussin faisant l'objet de la présente in vention est caractérisé en ce qu'il comporte sur une face une couche de revêtement en une ma tière pratiquement non étirable, et sur l'autre face une couche de revêtement d'une matière poreuse étirable, d'épaisseur de la couche in termédiaire étant sensiblement plus grande que celle de l'une desdites .couches de revêtement et toutes les matières utilisées étant résistantes à l'humidité et à la chaleur ainsi que perméa bles aux gaz.
Le dessin annexé représente, à titre d'exem ple, une forme d'exécution de l'objet de l'in vention.
La fig. 1 est une vue en perspective d'une presse à vêtement à laquelle est appliquée la dite forme d'exécution du coussin.
La fig. 2 est une vue en plan à plus grande échelle avec certaines parties brisées du coussin. de presse.
La fig. 3 est une vue de détail à grande échelle, partiellement en coupe, montrant une matière laminée et le mode de fixation de la lisière à celle-ci.
La fig. 4 est une vue de détail en perspective d'une partie du coussin représenté à la fig. 2 et montrant des moyens pour tendre le bord de la lisière.
La fig. 5 est une vue de détail, en coupe, montrant le ,comportement de da matière du coussin lorsqu'elle rencontre un objet dur tel qu'un bouton dans un vêtement.
La fig. 6 est une vue en coupe d'une par tie d'un plateau de presse à vêtement muni du coussin constituant une surface de pressage.
La presse à vêtement représentée à & la. fig. 1 comprend une tête désignée d'une façon géné rale en 10 et articulée de la manière habituelle en vue de coopérer avec un chevalet ou base 11 supportée par une table 12. La tête 10 com prend une boîte de vapeur qui est alimentée à partir d'un générateur de vapeur approprié, la vapeur étant généralement fournie à des pres sions de l'ordre de 5 à 7 kg/ce.
Une soupape automatique ou à commande .à main, est habi tuellement prévue de telle sorte que lorsque la tête est abaissée contre le chevalet, de la va peur est amenée dans la tête pour augmenter la température de la surface de pressage. Dans les presses à vêtements utilisées, habituellement, la tête 10 comporte un agencement de pressage perméable à la vapeur.
Dans une telle presse, le chevalet 11<I>,peut</I> également comprendre un coussin ou recouvrement perméable à la va peur et ce chevalet .peut avoir sa partie inté rieure reliée à des moyens pour créer une aspi ration .sur la surface du chevalet pour aspirer de da vapeur et de l'humidité provenant de la tête à travers un vêtement et l'amener dans ledit chevalet.
Dans certains cas où on mani pule des tissus à surface lisse, on utilise une presse dite à tête chaude , la surface de pressage de la tête 10 étant généralement im perméable à la vapeur de sorte qu'elle est chauf fée mais ne fournit .pas de vapeur sur la sur face du vêtement. Dans ce cas, on fournit de l'humidité ou de la vapeur au vêtement par d'autres moyens.
Comme on le sait, la tête 10 peut contenir des moyens pour diffuser la vapeur de telle sorte que lorsque la vapeur sort de .la surface de .pres sage de la tête, elle est diffusée et arrive contre la pièce de vêtement sous forme de plusieurs jets de vapeur. Un plateau de presse habituel peut être utilisé sur la tête de pressage. Le coussin peut être utilisé comme un plateau de presse conjointement avec un diffuseur de va peur.
Ce coussin de .presse peut combiner en lui-même les fonctions de moyens de diffusion de vapeur et de surface de pressage ; il peut âtre fixé à la plaque de presse perforée de toute manière désirée, par exemple, à l'aide d'un adhésif appliqué à différents endroits espacés de manière à ne pas nuire à la porosité du coussin.
La matière laminée poreuse du coussin re présenté aux fig. 2 à 4, consiste en une matière 20 éponge ou mousse qui, comme il a déjà été mentionné précédemment, .peut être du caout chouc, soit naturel, soit synthétique ou peut consister en une matière plastique telle que, par exemple, du silicone, du vinyl, dix polyester, de l'isocyanate, qui .présente de l'élasticité, est inerte à l'humidité et à la vapeur et qui sup porte une température d'environ 1750 C et re prend sa forme originelle après une compres sion,
un .allongement et une déformation ré pétée. La mousse ou éponge présente des cel lules reliées entre elles et est perméable à des gaz, tels que de la vapeur ou de l'air. La ma tière mousse perméable 20 peut être de toute épaisseur désirée et pour être utilisée comme coussin de pression, elle a, de préférence, une épaisseur d'environ 1,5 à 40 mm. Lorsque la matière est utilisée comme un coussin complet pour lui-même, c'est-à-dire sans être associé à un autre élément tampon, la matière mousse peut avoir une épaisseur variant de 20 mm à 40 mm environ.
La matière mousse 20 a la forme d'une feuille présentant une épaisseur normalement uniforme et comporte sur un côté ou face une matière 21 non étirable. La matière 21 peut consister en une matière textile tissée, avec des mailles suffisamment ouvertes pour être poreu ses. A titre .d'exemple, on a trouvé qu'une ma tière connue comme tissu utilisé dans la fabri cation des pneumatiques d'automobile est par ticulièrement désirable. Cette matière consiste en une couche .unique de .tissu de coton ayant environ 10 à 15 fils par cm (25 à 35 fils par pouce) est très avantageux comme revêtement de base.
Cette matière cependant, est un exem ple et le nombre des couches ainsi que le nom bre des fils par cm peut varier dans de larges limites. La matière 21 a ,comme caractéristiques importantes d'être non étirable et non poreuse mais de présenter une certaine flexibilité par rapport au cintrage ou à la flexion.
Ainsi, dans certaines circonstances, da cou che non étirable 21 peut être en, une matière autre que du tissu textile et peut, par exemple, consister en un crible métallique ou une féuililë perforée. Cependant on préfère utiliser d'une fa çon générale une matière tissée en fibres texti les telle que du coton ou toute matière syn thétique telle que du nylon, etc.
La matière 21 est disposée contre la face in térieure de la fouille 20 qui présente sur s'a face extérieure une autre couche de matière de revê tement 23 étirable. La matière étirable doit également être poreuse et consiste, de préfé rence, en une matière tricotée telle que du tri cot ou jersey. La fibre dont est fabriquée la matière étirable peut être de n'importe quelle nature désirée telle que du coton ou une ma tière fibreuse naturelle ou synthétique.
En général la matière laminée combinée consistant en une feuille mousse perméable 20 et en des couches 21, 23 est formée de façon continue et peut être coupée à la dimension dé sirée. Ainsi, à titre d'exemple, la matière mousse 20 peut être appliquée -sous forme d'une crème ou liquide visqueux à la matière étirable 23.
Après avoir lissé la surface extérieure de cette matière et après la prise de celle-ci, elle peut être collée à la matière non étirable 21 qui, à son tour, peut être collée à la matière éponge en pulvérisant de la colle sur elle. D'autres pro cédés de fabrication de matière laminée sont également possibles. Dans tous les cas, la ma tière 21 doit rester poreuse. La .porosité des trois couches doit être suffisante pour que de l'air ou de la vapeur puisse passer à travers.
Comme représenté à la fig. 3, par exemple, lorsque la matière laminée doit être utilisée pour un tampon ou coussin de pression, une lisière 25 peut être fixée au bord de la matière lami- née par des moyens appropriés. De préférence la lisière 25 est fixée au bord de la matière la minée par une couture 26. Une telle couture est connue dans la fabrication de dessous tricotés et analogues et prévoit en général plusieurs di gnes de couture avec une couture -additionnelle passant par-dessus le bord de la matière.
La tension des fils pendant la couture, est réglée de telle manière que la matière mousse 20 soit comprimée à une fraction de son épaisseur nor male.
La lisière 25 est de préférence non poreuse et non étirable et peut, .par exemple, consister en une toile grossière. Cette lisière 25 peut con sister soit en une matière 21 non étirable soit en une matière étirable 23 ou des deux matiè res à la fois formant une lisière de double épais seur. Lorsque la lisière 25 est formée d'une ou de deux couches de matière 21 et 23, elle peut avoir la forme d'une extension- de l'une ou des deux couches. Cependant, même dans ce cas, la couture 26 est désirable .pour des rai sons mécaniques car elle fournit une partie marginale compacte et renforcée pour le tam pon ou coussin.
La lisière 25 peut être munie de différents moyens pour fixer le coussin à la table ou par tie de la machine sur laquelle ledit coussin doit être porté. Ainsi, par exemple, la lisière peut être munie de boucles de ficelle, ou d'aeillets, d'erseaux ou de crochets, ou peut comporter des ressorts hélicoïdaux fixés à elle de telle manière que le coussin puisse être disposé sur une par tie d'une table ou autre objet fixe pour le re tenir en place. La<B>fi-.</B> 1 montre des ressorts hélicoïdaux 27 et 28 fixés aux panties opposées de la lisière pour tendre le coussin sur la tête de la presse dans le cas où le nouveau coussin doit être utilisé sur ladite tête.
Au lieu de la lisière 25 d'autres moyens de fixation que ceux indiqués ci-dessus peuvent, par exemple, être utilisés. De tels moyens de fixation peuvent être portés directement par le coussin au lieu d'être portés par la lisière.
Dans le détail représenté aux fi-. 2,<B>3</B> et 4, le bord libre de la lisière 25 est rabattu et cousu en 30 pour fournir un ourlet ou poche 31 s'étendant :sur toute la longueur du bord de la lisière. Normalement la lisière 25 .ne s'étend pas de façon continue ou ininterrompue autour du bord du coussin. Comme représenté à la fig. 2, l'interruption dans la lisière peut apparaître en tout point désiré -tel que, par exemple, en 32. Dans la poche 31 sont disposés des moyens appropriés pour serrer le bord de la lisière en vue de maintenir en place le coussin.
Ainsi, dans cette forme d'exécution, une .paire de ti ges 35 et 36 est disposée dans les .poches 31, s'étendant le long des côtés rectilignes 33 et 34 d'un coussin de presse à vêtement. Ces tiges peuvent être en métal, en plastique ou en bois et sont de préférence suffisamment rigides pour maintenir la lisière droite et tendue. Les tiges 35 et 36 sont attachées chacune à une extré mité d'un ressort hélicoïdal 37 qui entoure l'ex trémité incurvée 38 du coussin, le ressort 37 étant également disposé à l'intérieur de la poche 31. Des cordon-, 40 et 41 sont fixés aux extré mités libres des tiges 35 et 36 et sortent des ex trémités des poches 31 à travers l'interruption 32.
Les cordons 40 et 41 peuvent être de n'im porte quelle matière appropriée et doivent être suffisamment résistants pour pouvoir être tirés sous le chevalet lorsqu'un nouveau coussin est placé sur le dos de la lisière.
Cette même construction peut être utilisée pour un recouvrement ou coussin destiné à une table de repassage domestique ou pour tout au tre appareil. 11 est également possible d'ajouter à la corde et à la tige ainsi qu'aux moyens élas tiques des ressorts hélicoïdaux supplémentaires passant directement à travers les bords de la lisière comme représenté à la fig. 1.
La nouvelle matière du coussin et le cous sin permettent à la matière de revêtement 21 non étirable d'être tendue sans tendre ou com primer la couche de mousse 20. Ainsi, la ma tière mousse est pratiquement relâchée et main tient son épaisseur normale ; elle est libre de répondre aux sollicitations auxquelles elle est soumise. La matière de recouvrement extérieur 23 étirable a habituellement des caractéristiques de résistance à l'usure et de maniement supé rieures à celles de la matière mousse 20 et fournit de plus un recouvrement pour protéger la mousse contre la lumière et l'oxydation. La matière étirable 23 impartit une tension de sur face au coussin tendant à serrer la matière mousse lorsque la surface du coussin est re- muée localement.
Ainsi dans le cas où un bou ton est forcé dans le coussin, on remarque que la couche extérieure déformable tend à tirer la mousse étroitement autour du bord du bouton. A la fig. 5, on voit que la matière du coussin fléchit sur le bouton 45 porté par un tissu 46. Le plateau de presse peut être constitué par une plaque perforée et rigide qui serait endomma gée par le bouton 45 si le coussin ne fléchis sait pas. Le bord du bouton est étroitement serré par la matière comprimée du coussin et, par conséquent, le tissu se trouvant immédiate ment autour du bouton, est pressé de façon sa tisfaisante.
Dans le cas d'une presse telle que représen tée à la fig. 1, la .tête, le chevalet ou les deux, peuvent comporter des coussins tels que dé crits ci-dessus.
Lorsque la tête de presse est munie d'un coussin tel que décrit, la porosité de celui-ci est utile pour augmenter l'action de diffuseurs de vapeur qui peuvent être prévus. La vapeur qui peut être fournie à une pression de 5 à 7 kglcm2 doit avoir une pression réduite et la vapeur doit être diffusée sur la surface de la tête de presse. Ainsi, en se référant à la fig. 6, une plaque de presse 48 est munie de déformations latérales ou ponts 49 s'étendant à partir d'un côté ou face de la presse. Ces ponts sont formés de manière à fournir des sorties ou des entrées 50 ou 51 communiquant avec des passages 52 s'étendant à travers la plaque 48.
La plaque 48 peut être en aluminium, en acier ou autre ma tière qui, bien entendu, résiste à la corrosion ou est traitée en surface pour résister à la corrosion. Les ponts sont orientés dans diverses directions. Chaque face de la plaque peut être la face de pression élevée traversée par de la vapeur.
De la matière mousse 53 qui peut être, par exemple, en caoutchouc est fixée à la plaque de diffuseur. Comme représenté, la matière mousse est fixée à la face de la plaque présentant les ponts 49. Cependant, cette matière peut être fixée sur l'autre face de la plaque 48. La fixa- tion peut être réalisée par de la colle ou autre adhésif et on prendra soin de ne pas fermer les ouvertures ménagées dans. la :plaque ainsi que les pores de la mousse. La matière mousse est cellulaire et :perméable à la vapeur ou à l'air. La matière étirable 54, telle que du jersey, est fixée à la surface extérieure de la matière mousse.