Dispositif d'appel sélectif dans une installation de télécommunication La présente invention se rapporte à un dispositif d'appel dans une installation de télé communication où la sélection se fait par l'en voi d'impulsions atteignant tous les postes.
Les dispositifs d'appel sélectif sont en eux- mêmes bien connus, en particulier pour l'uti lisation dans des circuits de postes d'abonnés qui sont en relation avec une station centrale au moyen d'un ou plusieurs canaux haute fré quence. Ces postes d'abonnés sont en général des stations mobiles tandis que la station cen trale est reliée à un central téléphonique. Dans de tels systèmes, on doit pouvoir appeler à partir de la station centrale n'importe laquelle des stations mobiles ou même des groupes de stations mobiles.
Dans ce but, des signaux d'appels particuliers sont attribués aux diverses stations mobiles et en général ces signaux sont constitués par des fréquences vocales qui sont modulées sur une haute fréquence porteuse utilisée pour permettre la liaison radio entre les diverses stations. Dans ces systèmes, l'émis sion de l'onde porteuse haute fréquence pro voque en général le blocage de toutes les sta tions mobiles et seule la station mobile rece vant de la station centrale les signaux carac térisant son identité pourra être débloquée et entrer en communication avec la station cen trale, tandis que les autres stations mobiles ne pourront pas causer d'interférences avec la communication en cours.
D'autre part, la dis parition de la fréquence porteuse due au fait que la station centrale a terminé la communi cation, entraîne automatiquement le relâche ment des circuits qui avaient permis à la station mobile appelée ou appelante de communiquer avec la station centrale. Toutefois, une dispa rition momentanée et non désirée de la fré quence porteuse peut se produire (fading) et il est désirable d'empêcher qu'une telle disparition de courte durée ne bloque intem pestivement la station mobile en train de com muniquer.
Le but général de l'invention réside dans l'amélioration des moyens utilisés dans un sys tème d'appel sélectif du type décrit ci-dessus, par l'utilisation de circuits simples, effectifs et peu coûteux.
Le dispositif d'appel sélectif objet de l'inven tion comporte dans chaque poste un enregis treur électrique à relais équipé d'une pluralité de relais et destiné à enregistrer un code corres pondant à un nombre d'impulsions reçues, chacun de ces relais étant pourvu d'un circuit de maintien pouvant le maintenir dans une position opérée indépendamment de la dispa rition du signal ayant causé son opération et comportant en outre un circuit électrique de délai pour le démarrage du poste mobile et pour surmonter des fadings.
Ce dispositif est caractérisé par le fait que ces relais sont di visés en plusieurs groupes, qu'un dispositif d'aiguillage commun est prévu ayant au moins autant de conditions distinctes qu'il y a de groupes et que, suivant la condition de ce dis positif les impulsions seront aiguillées sur le groupe correspondant, qu'une impulsion pro voque l'opération d'un relais dans un groupe, que la disparition de cette impulsion modifie la condition du dispositif commun de sorte que l'impulsion suivante provoque l'opération d'un relais dans un autre groupe correspondant à la nouvelle condition du dispositif commun et la disparition de ladite impulsion suivante modi fie à nouveau la condition du dispositif com mun,
et ainsi de suite, le dispositif commun passant d'une condition à l'autre d'une manière cyclique, lesdits relais étant interconnectés de manière qu'un au moins de ceux-ci provoque, lorsqu'il est opéré, le relâchement de certains relais déjà opérés, afin que les différentes com binaisons de relais se trouvant dans une con dition déterminée puissent servir pour caracté riser le nombre d'impulsions reçues.
Un exemple d'exécution de l'objet de l'in vention est décrit ci-après en référence aux dessins ci-joints, où La fig. 1 représente le circuit d'un dispositif d'appel sélectif à l'exception de l'enregistreur à relais<B>;</B> la fig. 2 représente une réalisation de l'en- gistreur à relais coopérant avec le circuit de la fig. 1 ; la fig. 3 représente un tableau indiquant la séquence d'opération des relais montrés à la fig. 2 ;
la fig. 4 représente un enregistreur à relais modifié, et la fig. 5 représente un tableau indiquant la séquence d'opération des relais montrés à la fig. 4.
En se référant conjointement aux fig. 1 et 2, la mise en marche du système d'appel sélectif inclus dans une station mobile sera tout d'abord décrite. L'application d'une source à haute tension de 84 V entre les bornes 21 et 23, cette dernière étant mise à la terre, l'application d'une basse tension de 6 V entre les bornes 22 et 23, de même que l'application d'une ten sion pour l'alimentation des filaments (non montrés) de la double triode VAIVB ferment un circuit de charge pour les condensateurs k1 et k2. Le premier circuit s'établit par la borne 21, la résistance RI, le condensateur KI, la résistance R2 vers la borne 23.
Le second circuit s'établit par la borne 21, le contact de repos SI du relais<I>Sr,</I> la résistance R3, le con densateur K2, la résistance R4 vers la borne 23. Les deux condensateurs se chargent donc à 84 V. Lorsque la triode<I>Va</I> est chaude, le relais Tr fonctionne dans un circuit s'établissant entre les bornes 21 et 23 à travers les contacts <I>PI</I> et<I>QI</I> en parallèle, le contact S2, l'enrou lement de Tr et l'espace anode-cathode de<I>VA.</I> Le relais Tr fonctionne et par son contact<I>TI</I> connecte la cathode de VB à la terre.
La terre est également connectée à l'armature supé rieure de K2 et par conséquent la grille de VB est portée à un potentiel de -84 V. Donc VB est toujours bloquée. Après un certain laps de temps de l'ordre de 30 à 60 secondes et déterminé par le temps de chauffage de<I>VA</I> et par la constante de temps K2-R4, le potentiel à la grille de VB remonte suffisamment pour permettre<I>à</I> VB de devenir conductrice.
Le re lais Sr fonctionne dans un circuit s'étendant entre les bornes 21 et 23 et comprenant le contact de repos<I>SI,</I> l'enroulement gauche de Sr, l'espace cathode-anode de VB et le contact de travail Tl. Le relais Sr se bloque par son enroulement de droite sur la tension de 6 V prévue entre les bornes 22 et 23, cette tension n'étant pas suffisante pour provoquer à elle seule l'opération du relais. Le contact S2 s'ouvre et le relais Tr retombe. Le contact<I>S3</I> se ferme et la borne 22 à laquelle la basse ten sion est reliée est maintenant connectée aux di vers relais compris dans le circuit de la fig. 1 et de la fi-. 2 (pour cette dernière, par l'inter médiaire de la borne 24).
Par conséquent, le relais Lcr (fig. 2) à relâchement lent est opéré dans un circuit s'étendant entre les bornes 23 et 24 et comprenant le contact de repos Lbl du relais Lbr. Tous les relais montrés aux fig. 1 et 2 sont donc au repos à l'exception de <I>Sr</I> et de Lcr. <I>VA</I> et VB sont non conductrices, suite à l'ouverture des contacts S2<I>et<B>SI.</B></I>
Si l'abonné à la station mobile désire appe ler la station centrale, le combiné sera décro ché ce qui va provoquer le fonctionnement du relais Emr dans un circuit comprenant le con tact de travail<I>S3,</I> l'enroulement de droite de Emr, les contacts de repos Bll et P2, et le con tact de travail<I>JI</I> qui représente un contact qui se ferme lors du décrochage du combiné.
Le relais Emr fonctionne, ce qui applique une terre par le contact de travail Em2 en série avec le contact de repos Ulo à la borne 25 à laquelle est relié un côté de l'enroulement d'un relais d'émission (non montré) dont l'autre côté est relié à la batterie basse tension. Le relais d'émission est excité ce qui met l'émetteur de la station mobile en ordre de marche. A la borne 26 est reliée la sortie d'un oscillateur à 600 c/s qui dès l'opération du relais Emr va être relié à la borne 27 à laquelle est connectée l'entrée du circuit de modulation de l'émetteur (non montré).
Cette connexion s'établit par les contacts UI et Em3 en série. Par le contact de travail Ernl, le circuit anodique de<I>VA</I> est à nouveau fermé, mais comme par le con tact de travail Em4 la terre est reliée à l'arma ture supérieure du condensateur Kl, le poten tiel à la grille de<I>VA</I> est immédiatement abaissé de 84 V et la triode reste non conductrice.
Après un intervalle de temps déterminé par la constante de temps Kl
EMI0003.0022
de 650 millisecondes, le condensateur KI s'est déchargé suffisamment au travers des résistances R2 et R5 en parallèle pour permettre à<I>VA</I> de de venir conductrice.
A ce moment le relais Tr- fonctionne et par son contact de travail T2 ferme un circuit pour l'enroulement de gauche du relais<I>Ur,</I> ce circuit comprenant également le contact de travail Jl. Au contact de travail UI, l'oscillateur est déconnecté de l'entrée du modulateur et un microphone (non montré) dont une borne est connectée à la borne 28 et l'autre à la batterie basse tension se trouve maintenant relié à la borne 27 conduisant au modulateur. Le contact de travail U2 ferme un circuit pour l'opération du relais de blocage Blr qui attire et se bloque sur son contact<I>B13.</I>
Il est à remarquer que si l'abonné avait décroché son combiné au moment où une com munication était déjà en cours entre la station centrale et une autre station mobile, et sur une porteuse haute fréquence commune à toutes les stations, un relais de porteuse (non montré) prévu dans chaque station mobile serait opéré suite à la présence de la porteuse et par un de ses contacts (non montrés) aurait connecté à la borne 29 une terre qui avant le décrochage du combiné aurait provoqué l'opération du relais <I>Pr</I> par le contact de repos Em5. Le relais<I>Pr</I> étant opéré,
son contact de travail P2 aurait été ouvert ce qui aurait empêché l'opération du relais Emr. L'opération du relais<I>Pr</I> lorsque le relais Emr n'est pas encore opéré provoquera également l'allumage de la lampe d'occupation par l'intermédiaire du contact de travail<I>P3</I> et du contact de repos Em2.
Si après l'expiration du délai de 650 milli- secondes qui s'écoule avant que le relais Tr ne puisse opérer, la station de base n'a pas encore répondu à l'appel de la station mobile, c'est-à- dire si la station de base n'a pas encore émis sa porteuse, le relais de porteuse (non montré) n'est pas opéré et par conséquent, le relais<I>Pr</I> ne peut être opéré.
Il s'ensuit que l'opération du relais Blr va interrompre le circuit d'opéra tion de l'enroulement de droite du relais Emr au contact de travail Bll et comme les contacts T3 et<I>P4</I> sont ouverts, le relais Emr ne pourra également se maintenir par son enroulement de gauche et son contact de travail Em6 et par conséquent Emr retombe.
Dès la retombée de ce relais, la lampe d'occupation<I>MI</I> s'allume par le contact de repos Em2 et le contact de travail<I>U3.</I> Même si le relais de porteuse s'excitait ultérieurement, Emr ne pourrait fonc tionner.
Si au contraire, la station centrale transmet sa porteuse pendant le temps de délai de 650 millisecondes, lorsque le contact Bl, s'ouvrira, le relais Emr sera néanmoins maintenu par son enroulement de gauche et les contacts de tra vail Em6, P4, ce dernier contact étant fermé suite à l'opération du relais de porteuse qui provoque l'opération du relais Pr. La lampe d'occupation<I>MI</I> ne peut s'allumer puisque le contact Em2 est dans sa position de travail.
En plus du microphone relié à la borne 28 qui a été connectée à l'entrée du modulateur 27, le récepteur téléphonique (non montré) de la station mobile dont une borne est connectée à la borne 30 et l'autre à la terre, se voit mainte nant relié à la sortie basse fréquence du ré cepteur (non montré) de la station mobile dont une borne est connectée à la borne 31 et l'autre à la terre. Cette connexion s'établit par l'in termédiaire du contact de travail Em7. A l'ex piration du délai de 650 millisecondes, on voit donc que la station mobile est prête à commu niquer avec la station centrale.
L'opération du relais Pr provoque égale ment l'opération du relais Qr, lorsque le relais Blr est opéré, par les contacts de travail B14 et B15. L'opération du relais Qr interrompt la connexion de la résistance R5 au contact de travail<B>QI.</B> Cette résistance était jusqu'alors en parallèle avec la résistance R2.
Le relais Qr se bloque par son propre contact de travail <I>Q2</I> et le contact de travail Em8. L'élimination de la résistance R5 a pour effet d'augmenter la constante de temps de décharge du conden sateur<I>KI</I> qui devient égale<I>à</I> KIR2 et est de l'ordre de 3 secondes. L'opération du relais Qr a également pour effet d'interrompre le circuit de décharge de ce condensateur puisque les contacts P,, <I>et Q3</I> sont ouverts. Par con séquent<I>KI</I> se recharge à 84 V. D'autre part, le circuit anodique de<I>VA</I> est également inter rompu puisque les contacts<I>PI</I> et<I>QI</I> sont ou verts.
En cours de communication, toute dispari tion de la porteuse émise par la station centrale (fading) provoquera la retombée du relais<I>Pr</I> suite à la disparition de la terre à la borne 29.
La retombée du relais<I>Pr</I> va refermer le circuit de décharge du condensateur KI par le contact de repos<I>P6</I> et le contact de travail Em4, et va refermer le circuit anodique de<I>VA</I> par le con tact de repos<I>PI</I> et le contact de travail Eml. Par conséquent, le relais Tr ne pourra fonc tionner que lorsque le tube<I>VA</I> deviendra conducteur après un intervalle de 3 secondes déterminé par la nouvelle constante de temps de décharge de Kl. Toute disparition momen tanée de la porteuse (fading) sera par consé quent sans effet car, le relais Tr ne pouvant opérer qu'après une disparition de la porteuse d'au moins 3 secondes,
il ne pourra causer le relâchement du relais Ernr à son contact<I>T3.</I> On remarquera également que des périodes de fading inférieures à 3 secondes mais se succé dant rapidement, ne pourront, par un effet cu mulatif, interrompre la communication. En effet, dès la réapparition de la porteuse, Pr réopère et instantanément interrompt le circuit de dé charge de Kl. Aussitôt, KI se recharge à tra vers la résistance RI qui est de faible valeur et l'espace grille-cathode de<I>VA</I> qui a égale ment une faible impédance ; le condensateur KI se recharge donc quasi-instantanément à 84 V. Le circuit anodique de<I>VA</I> étant inter rompu, Tr ne peut opérer.
Vu la recharge quasi- instantanée de KI, une nouvelle période de fa ding succédant immédiatement à la précédente et provoquant la retombée du relais Pr ne pourra que décharger à nouveau le condensa teur KI à partir de sa charge initiale de 84 V et pour interrompre la communication, cette nouvelle période de fading devrait également excéder 3 secondes.
Dans le cas d'une dispari tion de la porteuse de plus de 3 secondes, le relais Tr opérera comme précédemment expli qué, provoquera la retombée de Emr par l'ou verture de<I>T3</I> et l'émission de la station mobile sera définitivement interrompue, la lampe d'oc cupation<I>MI</I> s'allumant par le contact de tra vail<I>U3</I> du relais<B>Ut-,</B> ce dernier se maintenant opéré par son contact de travail U4 et le contact de travail du combiné Jl. D'autre part, BIr reste bloqué par son propre contact de travail B13.
Si un nouvel appel doit être établi à partir de la station mobile, l'abonné devra raccrocher le combiné afin de relâcher le relais<I>Ur.</I> Le relais de blocage Blr demeurera toutefois excité jusqu'à ce que le combiné soit à nouveau dé croché. A ce moment, la terre à la borne 23 sera reliée à la résistance R6 par l'intermédiaire du contact de repos U5 et du contact de travail <I>B15.</I> Le relais Blr sera court-circuité et en re tombant il fermera par son contact de repos Bh le circuit de l'enroulement de droite de Emr, à condition bien entendu que le relais Pr ne soit pas opéré à ce moment.
On remarquera que lors d'un appel, l'opé ration du relais Emr lorsque le relais Blr est au repos permet immédiatement l'enclenche ment du relais d'émission (non montré) connecté à la borne 25 et ce par les contacts Em2 et Ur" en série. D'autre part, en cours de com munication, lorsque le relais<I>Ur</I> est opéré, le contact<I>J3</I> qui est contrôlé par un bouton poussoir ou une clé d'émission opérée par l'abonné lorsqu'il désire transmettre, déclenche l'émetteur seulement lors de la transmission.
Lors de l'appel, toutefois, cet enclenchement doit être automatique afin que l'émetteur local puisse envoyer la porteuse modulée par l'oscil lateur à 600 p.p.s. et signaler l'appel à la station centrale. Si l'on désire que l'émetteur soit enclenché en permanence pour toute com munication, il suffira d'éliminer les contacts Vla et<I>J3</I> et de les remplacer par un court- circuit.
La communication dont l'établissement vient d'être décrit, peut être terminée par l'opé ratrice de la base (station centrale) ou par l'abonné à la station mobile.
Dans le premier cas, l'opératirce de la base raccroche, la porteuse émise par la station cen trale disparaît, le relais de porteuse à la station mobile relâche et par conséquentla terre présente à la borne 29 disparaît ce qui provoque le relâ chement de<I>Pr.</I> Après 3 secondes, comme précé demment expliqué, Tr fonctionne et interrompt le circuit de maintien de Emr par son contact <I>T3.</I> L'émission à la station mobile est interrom pue et la lampe d'occupation<I>MI</I> s'allume, son circuit étant fermé par les contacts Em2 et <I>U3.</I> Lorsque l'abonné raccroche,<I>Ur</I> retombe mais Blr reste bloqué.
Dans le second cas, l'abonné à la station mobile relâche le premier ce qui provoque la retombée du relais<I>Ur</I> dont le circuit est in terrompu au contact Jl. En retombant le relais <I>Ur</I> connecte l'oscillateur à 600 p.p.s. à l'en trée du modulateur (borne 26, contact de repos Ul, contact de travail Em3 et borne 27). Le relais Emr reste toutefois bloqué sur le contact de repos<I>T3.</I> La modulation à 600 p.p.s. pré vient la station centrale du raccrochage de la station mobile.
Le relais<I>Pr</I> retombe car les contacts J2<I>et</I> Em5 sont ouverts. Par consé quent, après 3 secondes, Tr fonctionne, pro voque la retombée de Emr et par conséquent la retombée de Qr dont-le circuit de maintien s'interrompt au contact Em8.
Tous les relais sont à nouveau au repos à l'exception de<I>Sr,</I> Blr et Lcr.
Dans le cas d'un appel émanant de la sta tion centrale dès que le relais de porteuse à la station mobile opère, il connecte une terre à la borne 29 et<I>Pr</I> opère. L'opération de<I>Pr</I> interrompt le circuit d'opération de Emr au contact P2 et ce dernier relais ne pourra donc fonctionner si l'abonné décroche prématuré ment son combiné. La lampe d'occupation<I>MI</I> s'allume. Dans tous les cas, les signaux émis par la station centrale et destinés à appeler une station mobile donnée commenceront par un signal de 1500 p.p.s. modulé sur la porteuse émise par la station centrale.
Ce signal basse fréquence est reçu à la station mobile et appa raît à la sortie de l'ampli basse fréquence relié à la borne 31. Par l'intermédiaire du contact de repos Em7, ce signal est appliqué aux deux réseaux<I>K3, K4, LI</I> et<I>K5, L2, L3</I> connectés en série entre le repos de Em7 et la terre à la borne 23.
Le premier réseau a une résonance parallèle à 1500 p.p.s. et une ré sonance série à 600 p.p.s. Le second réseau a une fréquence d'anti-résonance à 600 p.p.s. et une fréquence de résonance série à 1500 p.p.s. De la sorte, la totalité du signal à 1500 p.p.s. se développera sur les bornes du condensateur K3, sera redressée par le re dresseur REI dont la sortie est reliée à un en roulement d'un relais Isr qui est polarisé à l'aide de l'enroulement relié directement entre les bornes 23 et 24.
L'opération du relais Isr provoque le fonctionnement du relais Lbr (fig. 2) par l'intermédiaire du contact de tra vail Isl. L'opération du relais Lbr ouvre le contact Lbl et comme le contact Isl est dans sa position de travail, le relais Lcr ne peut se maintenir.
Toutefois, ce dernier relais est à relâchement lent et ne retombe qu'après 200 à 300 millisecondes. Au cas où le signal de 1500 p.p.s. a une durée moindre (signal para site), Isr en retombant maintient le relais Lcr en position de travail par son contact de travail Lcl et le contact de repos<I>1s1.</I> Dans ce cas, la terre à la borne 23 ne peut toujours pas atteindre les relais de l'enregistreur (fi-. 2) puisque le contact Lcl est au travail.
Dans le cas normal, Lcr retombe après 200 à 300 millisecondes et par le contact Lcl permet aux impulsions du relais Isr reproduites par son contact Isl, d'atteindre le contact <I>II</I> d'un relais à deux enroulements<I>Ir.</I> Les im pulsions qui vont caractériser l'abonné appelé sont émises par la station centrale sous forme de signaux de 600 p.p.s. qui pendant chaque intervalle d'impulsions se substituent au signal de 1500 p.p.s., ce dernier réapparaissant entre les impulsions.
La première impulsion de 600 p.p.s. va développer une tension alternative aux bornes de l'inductance L2 et cette tension sera redressée par le redresseur RE2 dont la sortie est connectée à un enroulement de Isr qui va revenir ainsi à sa position de repos. Par les contacts<I>1s1,</I> Lcl et<I>U6</I> en série, un circuit se ferme pour opérer le relais Lmr. Ce relais va rester opéré pendant chaque train d'impulsions, ne relâchant pas assez rapidement pour être influencé par les battements du contact Isl, et ne retombera qu'à la fin d'un train d'impul sions.
Par les trois contacts qui viennent d'être mentionnés en série avec le contact de repos<I>II</I> et les contacts de repos<I>Dl</I> et<I>BI</I> des relais <I>Dr</I> et<I>Br</I> faisant partie de l'enregistreur à relais représenté à la fig. 2, la terre est appliquée à un côté de l'enroulement du relais<I>Ar.</I> Comme d'autre part la batterie basse tension est reliée à l'autre côté de son enroulement par le contact de repos<B>El</B> du relais<I>Er</I> faisant également partie de l'enregistreur, le relais<I>Ar</I> est opéré par la première impulsion.
Dès que cette im pulsion se termine, c'est-à-dire lorsque le signal de 600 p.p.s. est remplacé par le signal de 1500 p.p.s., le relais Isr se met à nouveau en position de travail et la terre n'étant plus appli quée à l'enroulement de Ar-, le relais à deux enroulements<I>Ir</I> opère par son enroulement de gauche relié d'une part à la terre par le contact Lc2 et d'autre part à la batterie par la résis tance R7, le contact de travail<I>A1,</I> l'enroule ment du relais Ai-, qui se maintient dans ce cir cuit, et le contact El.
L'opération du relais <I>Ir</I> connecte le contact<I>II</I> à l'enroulement du re lais<I>Br</I> par l'intermédiaire des contacts<I>E3</I> et <I>CI</I> en série. La seconde impulsion va provo quer le relâchement du relais Isr et par con séquent le relais<I>Br</I> va fonctionner en série avec les contacts qui viennent d'être mentionnés et le contact FI. La disparition de la seconde impulsion va établir un circuit pour l'enroule ment de droite du relais<I>Ir</I> qui est connecté d'une part à la terre par le contact Lc2 et qui va être connecté à la batterie par l'intermé diaire de la résistance R8 du contact B2 de l'en roulement du relais Br, qui se maintient dans ce circuit et du contact FI.
L'enroulement de droite du relais<I>Ir</I> étant en opposition avec l'en roulement de gauche,<I>Ir</I> retombe ce qui causera l'aiguillage de la troisième impulsion vers le relais Cr par l'intermédiaire des contacts de repos<I>11</I> et<B>Dl</B> et du contact de travail Bl.
Après la troisième impulsion, les relais<I>Ar,</I> <I>Br</I> et<I>Cr</I> seront opérés et maintenus, comme indiqué par des + au tableau constituant la fig. 3.
Ce tableau montre que les relais<B><I>Ai-,</I></B><I> Bi-, Cr</I> et<I>Dr</I> seront opérés et maintenus après la quatrième impulsion comme on peut le vérifier aisément sur le circuit. Lors de l'opération du relais Et- consécutive à l'arrivée de la cinquième impulsion, l'ou verture du contact<B>El</B> va interrompre les cir cuits de maintien des relais<I>Ar</I> et<I>Br</I> qui vont retomber.
L'opération du relais<B>Et-</B> ouvrant son contact<B>El</B> permet d'apprécier l'utilité des ré sistances de découplage<I>R7 - 12</I> reliées aux en roulements du relais<I>Ir.</I> En effet, lorsque<I>Er</I> opère, les relais<I>Cr</I> et<I>Dr</I> sont déjà opérés et un courant partant de la batterie basse tension à la borne 24, passe par le contact FI, se divise dans deux circuits dont l'un comprend l'enrou lement du relais Cr-, le contact C2, la résistance R9, l'enroulement de gauche de<I>Ir</I> et l'autre, l'enroulement du relais<I>Dr,</I> le contact<I>D2,</I> la résistance R10 et l'enroulement de droite de<I>Ir</I> pour retourner à la terre<I>par</I> Lc2. De plus,
la combinaison série<I>Cr - R9</I> est en parallèle avec Er -R11. Si les résistances des enroulements de<I>Ir</I> ne sont pas suffisamment petites et si les résistances R7 -12 ne sont pas suffisamment grandes, une partie de ces courants peut être dérivée par la résistance R7, le contact<I>A1,</I> les enroulements de<I>Ar</I> et de<I>Br</I> en série, le contact B2 et la résistance R8 et provoquer ainsi le maintien intempestif des relais<I>Ar</I> et<I>Br.</I> Il est évident que l'on pourra également utiliser des redresseurs à la place des résistances R7 - 12 mais il s'est avéré possible de dimensionner celles-ci de façon convenable afin d'empêcher le maintien des relais lorsque le relâchement est désiré.
Il est à remarquer que les relais<I>Ar</I> et Br étant relâchés simultanément, les cou rants dans les enroulements du relais<I>Ir</I> seront modifiés de même manière et par conséquent l'état de ce relais ne sera pas modifié lors du relâchement de<I>Ar</I> et de<I>Br.</I>
En conséquence, la sixième impulsion pro voquera l'opération du relais<I>Fr</I> par les con tacts de travail 11 et E3. Ce relais se main tiendra d'une manière analogue à ce qui a été décrit précédemment, le relais<I>Ir</I> reviendra à sa condition normale suite à l'établissement de courant à travers la résistance R12 et le con tact F2, et les relais Cr et<I>Dr</I> seront simulta nément relâchés. Seuls<I>Er</I> et<I>Fr</I> restent opérés.
La septième impulsion va causer la réopé- ration du relais<I>Ar</I> et comme le relais<I>Fr</I> est opéré, un circuit s'établit pour l'opération du relais<I>Gr</I> entre la batterie basse tension reliée à la borne 24 et la terre reliée à la borne 23 par l'intermédiaire de la résistance<I>R13</I> d'une part et des contacts<I>Hl, F3</I> et<I>A3</I> d'autre part. En fonctionnant, le relais<I>Gr,</I> par son contact GI interrompt les circuits de maintien des relais<I>Er</I> et<I>Fr</I> qui retombent.
La retombée du relais<I>Fr</I> permet l'opération du relais Hr par son enroulement de dessous dans un circuit comprenant le contact G2, vers la borne 24 par l'intermédiaire de l'enroulement de Gr, qui se maintient et de la résistance R13. Cette dernière opération est permise par l'ouverture du contact F3. Le maintien simultané des relais Gr et Hr prépare à nouveau un circuit d'opéra tion pour les relais<I>Er</I> et<I>Fr</I> par l'intermé diaire des contacts de travail <I>G3</I> et<I>H2.</I>
Les opérations consécutives à la réception des impulsions 8 à 12 seront suivies aisément en se référant, d'une part, au circuit de la fig. 2 et, d'autre part, au tableau constituant la fig. 3. On remarquera que le cycle constitué par les impulsions 7 à 12 est similaire au cycle produit par les impulsions 1 à 6 à l'exception de l'état des relais<I>Gr</I> et Hr.
La treizième impulsion provoquera à nou veau l'opération du relais<I>Ar</I> et comme le relais Fr avait été opéré lors de la douzième impul sion, la terre à la borne 23 est reliée à la ré sistance R13 par l'intermédiaire des contacts de travail<I>A3, F3</I> et<I>HI</I> ce qui court-circuite le relais<I>Gr,</I> le relais Hr se maintenant toutefois par son enroulement de dessus par l'intermé diaire du contact de travail<I>H3</I> et du contact de repos Lc2.
Les impulsions treize à dix-huit constituent un troisième cycle identique aux deux premiers mais cette fois le relais Hr sera opéré tandis que le relais<I>Gr</I> sera au repos.
Le code de signalisation utilisé consiste en des numéros de quatre chiffres dont la somme est égale à 17. Le premier chiffre est toujours égal à un. De la sorte toutes les dix- huit combinaisons représentées à la fi-,<B>3</B> ne seront pas utilisées. Bien entendu, cette dispo sition est donnée à titre d'exemple et d'autres arrangements sont possibles suivant les né cessités du service.
Si l'on suppose que le numéro de la station mobile appelée est 1367, la borne 17 sera reliée à la borne 4 ainsi qu'à la borne 10 (fig. 1). La borne 4 correspond à quatre impulsions, la somme des impulsions constituant les deux premiers trains, la borne 10 correspond à dix impulsions, la somme des impulsions des trois premiers trains, tandis que la borne 17 corres pond à 17 impulsions, la somme des impulsions des quatre trains. L'utilisation de ces bornes permettra aisément de changer la numérotation des stations mobiles si la nécessité s'en présente.
Après le premier train constitué donc par une seule impulsion, le relais<I>Ar</I> est opéré et lorsque Isr est opéré par le signal 1500 p.p.s., pendant un temps suffisant pour permettre le relâchement de Lmr, l'enroulement de gauche du relais Okr dont un côté est relié à la batterie basse tension, voit son autre côté relié à la terre par l'intermédiaire des contacts B3, C4, <I>D3, A4, H4, G4</I> et Lml. Le relais Okr opère et dès lors il dispose de deux circuits de blo cage, l'un pour son enroulement de gauche et comprenant son contact Okl,
et l'autre com prenant son enroulement de droite dont une extrémité est également reliée à la terre et com prenant son contact Ok2. Le premier circuit de maintien s'établira éventuellement pendant les intervalles entre les trains d'impulsions par le contact de repos Lml, à supposer que les im pulsions reçues correspondent aux chiffres de la station mobile, tandis que l'autre circuit de maintien s'établira directement par l'intermé diaire du contact de travail Lml pendant chaque train d'impulsions.
On voit donc que dès la première-discordance entre un train d'impul sions et le chiffre correspondant de l'abonné, le relais Okr relâchera dès la retombée du relais Lmr qui suit automatiquement la fin de chaque train d'impulsions.
Pour l'exemple coinsidéré ci-dessus, après le second train d'impulsions, quatre impulsions ont été reçues au total et, les relais<I>Ar</I> et<I>Dr</I> étant opérés, le circuit de maintien pour Okr s'établit pour son enroulement de gauche par Okl, la connexion (non montrée) reliant les bornes 17 et 4, les contacts de travail<I>D3</I> et<I>A4,</I> et les contacts de repos<I>H4,</I> G4 et Lml.
Après le troisième train d'impulsions, dix impulsions ont été reçues à ce moment, et le circuit de maintien s'établira donc par Okl, la connexion (non montrée) entre la borne 17 et la borne 10, les contacts de travail<I>D4, A5, G4</I> et le contact de repos Lml. Les relais<I>Ar, Dr</I> et Gr sont en effet, attirés après la réception de dix impulsions.
Après le quatrième et dernier train d'im pulsions, dix-sept impulsions ont été reçues au total et le circuit de maintien s'établira donc par Okl, le contact de repos F4, le contact de travail E4, le contact de repos<I>A6,</I> le contact de travail<I>H4</I> et les contacts de repos<I>G4</I> et Lml, les relais<I>Er</I> et Hr étant opérés à ce moment.
Par l'intermédiaire des contacts de repos Lml, <I>G5,</I> du contact de travail<I>H5,</I> du contact de repos<I>A7,</I> du contact de travail<I>E5,</I> du con tact de repos<I>F5,</I> et du contact de travail Ok3, un circuit s'établit pour l'enroulement de droite du relais<I>Ur</I> qui fonctionne. La lampe d'appel M2 connectée en parallèle sur cet enroulement s'allume. Le relais<I>Ur</I> relie la terre de la borne 23 à la borne 32, par l'intermédiaire du contact de repos Em2, des contacts de travail<I>U7,</I> Ok4 et Lb2. A la borne 32 se trouve reliée une son nerie (non montrée) dont l'autre pôle est relié à la batterie basse tension.
La sonnerie est opérée pendant une ou deux secondes, temps pendant lequel la station centrale maintient le signal de 1500 p.p.s. après le dernier train d'impulsions. A la disparition de ce signal, le relais Isr retourne à sa position normale et le relais Lbr à relâchement lent retombe.
La re tombée de Lbr interrompt l'opération de la sonnerie au contact de repos Lb2, et par ce contact, la terre est maintenant appliquée à l'enroulement de droite de Okr par l'intermé diaire des contacts de travail U8 et Ok2. De la sorte le maintien de Okr devient indépen dant des relais de l'enregistreur (fig. 2).
Ceci s'applique également pour le maintien du re lais<I>Ur</I> qui, tout comme le relais Okr, se maintient maintenant par le contact de repos Em2. La retombée du relais Lbr provoque le fonctionnement de Lcr par le contact Lbl et celui-ci ouvre son contact Lc2 ce qui interrompt la terre qui maintenait les relais de l'enregis treur, c'est-à-dire, après dix-sept impulsions, les relais<I>Cr, Dr, Er</I> et<I>Ir</I> qui, tous, retournent à leur position normale.
Lorsque l'abonné à la station mobile dé croche son combiné en réponse à l'appel, un circuit s'établit pour l'enroulement de droite de Emr par l'intermédiaire du contact du com biné<B>SI</B> et des contacts de travail Ok5 et<I>U9.</I> Le relais Emr fonctionne et se bloque par Em6 et<I>T3.</I> Le fonctionnement de Emr interrompt le circuit de maintien de Okr au contact de tra vail Em2, éteint la lampe d'occupation<I>MI,</I> et peut mettre l'émetteur en marche comme décrit précédemment.
La retombée de Okr interrompt le circuit de l'enroulement de droite de<I>Ur</I> au contact de Ok3, mais ce relais se maintient par son contact de travail<I>U4</I> en série avec Jl. L'ouverture de Ok3 éteint toutefois la lampe d'appel M2.
On remarquera que les dipôles<I>K3, K4, LI</I> et L2,<I>L3, K5</I> auront des impédances de mo dules égaux pour certaines fréquences diffé rentes de 600 et de 1500 p.p.s. La réception d'un signal ayant une telle fréquence provoque rait donc des ampères-tours égaux et opposés dans le relais Isr qui ne pourront changer sa condition normale. Par conséquent, un tel dis positif tente à donner une certaine immunité vis-à-vis de signaux parasites complexes qui viendraient se superposer aux signaux de sé lection.
En se référant aux fig. 4 et 5 on décrira maintenant un enregistreur à relais du type montré à la fig. 2 mais modifié. L'enregistreur à relais comprend à nouveau les relais<I>Ar, Br,</I> Cr, <I>Dr, Kr, Fr,</I> ainsi que le relais d'aiguillage Ir. Il y a donc deux groupes de trois relais, c'est-à-dire<I>Ar, Cr, Er</I> d'une part, et<I>Br, Dr, Fr</I> d'autre part. L'arrangement qui va être décrit permet d'enregistrer d'une à dix impulsions. Il ne s'incorpore donc pas directement avec le cir cuit montré à la fig. 1, mais pourrait aisément être adapté pour pouvoir recevoir au moins dix- sept impulsions divisées en plusieurs trains.
A part la différence de capacité numérique, le circuit de la fig. 4 montre l'utilisation de re dresseurs tels que RE3 et RE4 qui remplacent les contacts des relais de l'enregistreur tel que <I>DI</I> (fig. 2) qui sont interposés entre le contact 11 (fig. 2) du relais d'aiguillage et les enroule ments des divers relais.
Il montre également une séquence de relâchement pour les relais qui est différente de celle de la fig. 2 où les relais sont toujours relâchés par paires, un relais d'un groupe et un relais d'un autre groupe, afin d'éviter un déséquilibrage indésirable des cou rants circulant dans les deux enroulements du relais d'aiguillage<I>Ir.</I> Il montre également que les impédances de découplage telles que R7 et R8 (fig. 2) peuvent être omises. Finalement, il montre aussi l'utilisation d'un relais polarisé pour le relais d'aiguillage<I>Ir.</I>
L'utilisation d'un relais polarisé est avan tageux au point de vue de la rapidité d'opéra tion et également au point de vue de la sensi bilité. Il est toutefois à remarquer que de toute façon, le relais <I>Ir</I> ne porte qu'un seul contact inverseur, ce qui conduit de toute manière à une opération rapide. En ce qui concerne la sensi- bilité, celle-ci augmentera au fur et à mesure que le nombre de relais qui peuvent être opérés dans chaque groupe augmente.
En effet, si le nombre de relais opérés est élevé, le déséqui- librage produit par l'opération d'un relais addi tionnel dans un des groupes produira une différence proportionnelle d'ampères-tours qui sera relativement faible.
Comme on ne considère que la réception d'un seul train d'impulsions, seuls les contacts Isl et<I>11</I> ont été montrés à la fig. 4. Lors de la première impulsion, le contact<I>1s1</I> se ferme et le relais<I>Ar</I> opère entre la terre et la batterie négative par le contact de travail<I>1s1,</I> le con tact de repos<I>11,</I> le redresseur RE3, son enrou lement et le contact de repos E2. Lors de la retombée du contact 1s1, le relais<I>Ir</I> opère par son enroulement de gauche dans un circuit comprenant le contact de travail<I>A1,</I> l'enroule ment de<I>Ar</I> et le contact de repos E2,<I>Ar</I> se maintenant dans ce circuit. Le relais<I>Ir</I> qui est polarisé à l'aide de son enroulement de milieu, opère.
La réception de la seconde impulsion va maintenant appliquer une terre à l'enroulement de<I>Br</I> par l'intermédiaire des contacts de tra vail ISI, <I>II</I> et du redresseur RE4. Comme le contact de travail<I>A2</I> est fermé, le relais<I>Br</I> opère. Lors de la retombée du contact<I>1s1,</I> un circuit s'établit pour l'enroulement de droite de<I>Ir</I> par l'intermédiaire du contact de travail Bl. Le relais<I>Ir</I> retourne à sa position normale et le relais<I>Br</I> se maintient.
Les troisième et quatrième impulsions pro voqueront des opérations semblables à celles décrites précédemment qui seront aisément sui vies en se référant à la fi-, 4 ainsi qu'au tableau qui constitue la fig. 5.
La nécessité des redresseurs de découplage tels que RE3 et RE5 sera aisément appréciée en se référant à la condition consécutive à la ré ception de la seconde impulsion et qui pro voque l'opération de<I>Br.</I> Si le redresseur n'était pas utilisé, dès l'opération de<I>Br,</I> la batterie serait appliquée par l'intermédiaire du contact <I>B2</I> à travers l'enroulement de<I>Cr,</I> le contact de travail<I>A1</I> et l'enroulement de gauche de<I>Ir</I> vers la terre. Ceci provoquerait l'opération du relais<I>Cr</I> ce qui n'est pas désiré puisqu'il ne doit opérer que pour caractériser la réception de la troisième impulsion.
La cinquième impulsion va provoquer l'opé ration du relais<I>Er</I> par l'intermédiaire du con tact de travail <I>D2</I> et<I>Er</I> se maintient indépen damment de<I>Dr</I> par le contact de travail E2 en série avec le redresseur RE9. Lors de la retom bée de<I>1s1,</I> le circuit pour l'enroulement de gauche de<I>Ir</I> s'établit par l'intermédiaire du contact de travail<I>El.</I> Dès que le relais<I>Er</I> opère, il relâche auto matiquement le relais<I>Ar</I> dont le circuit est in terrompu au contact de travail E2. Le relâche ment de<I>Ar</I> interrompt le circuit de<I>Br,</I> au contact A2, qui relâche. Le relâchement de <I>Br</I> interrompt le circuit de<I>Cr,</I> au contact<I>B2,</I> qui relâche.
Finalement, le relâchement de<I>Cr</I> interrompt le circuit de<I>Dr,</I> au contact C2, qui relâche. De la sorte, après la cinquième impulsion, seul le relais<I>Er</I> sera opéré comme indiqué à la fig. 5. On remarquera que le re lâchement en séquence des relais<I>Ar, Br, Cr</I> et<I>Dr</I> permet d'éviter les résistances de décou- plage qui étaient prévues à la fig. 2, puisque les relais ne sont pas relâchés en paires. Dès l'opération de<I>Er,</I> un côté de l'enroulement de <I>Ar</I> se trouve complètement déconnecté et au cun courant parasite ne peut le maintenir. Le même raisonnement s'applique pour les autres relais.
On remarquera également que l'utilisa tion d'un relais polarisé pour le relais d'aiguil- Tage<I>Ir</I> permet ce relâchement en séquence. En effet, lors de l'opération du relais Er, alors que le contact Isl est fermé, le relais<I>Ir</I> est dans sa position normale puisque des courants égaux circulent dans ses enroulements de gauche et de droite, ces enroulements étant respectivement reliés à la batterie par des che mins comprenant d'une part les relais<I>Ar</I> et<I>Cr</I> en parallèle et d'autre part les relais<I>Br</I> et<I>Dr</I> en parallèle.
Aussitôt que le relais Ar- relâche, le courant dans l'enroulement de gauche de<I>Ir</I> se trouve diminué, mais ceci ne fait que ren forcer le maintien de<I>Ir</I> dans sa position nor male puisque son déplacement vers sa position opérée se produit par un courant dans son en roulement de gauche devenant supérieur à celui circulant dans son enroulement de droite.
Le relâchement du relais<I>Br</I> rétablit l'équilibre, ce qui n'influence également pas la position du relais<I>Ir.</I> Le relâchement des relais Cr et<I>Dr</I> produit des actions respectivement similaires à celles décrites pour le relâchement des relais <I>Ar</I> et Br-, et lorsque ces quatre relais sont relâ chés, le relais<I>Ir</I> n'a toujours pas été influencé de sorte que son contact<I>II</I> est toujours au re pos. Ce contact ne se déplacera qu'à la fin de la cinquième impulsion lors de l'ouverture de <I>1s1.</I>
On remarquera que le but du redresseur RE9 est d'empêcher lors de la réception de la quatrième impulsion que le relais<I>Fr</I> n'opère. En effet, la quatrième impulsion provoque l'opération de<I>Dr,</I> et sans le redresseur RE9, un circuit d'opération s'établirait pour le re lais<I>Fr</I> à travers le contact de travail<I>D2.</I>
La sixième impulsion provoquera l'opéra tion du relais<I>Fr</I> dans un circuit s'établissant par les contacts de travail 1s1, 11, le redresseur RE8, l'enroulement de<I>Fr</I> et le contact de travail E2. A la retombée de Isl, <I>Fr</I> se maintiendra par<I>FI</I> et provoquera la retombée de<I>Il.</I> De plus, par le contact de travail F2 la batterie sera à nouveau connectée à un côté de l'enroulement de<I>Ar.</I>
De cette manière, les opérations consécu tives à la réception des impulsions 7 à 10 seront aisément suivies sur les fig. 4 et 5. On voit que les relais<I>Ar, Br, Cr</I> et<I>Dr</I> réopèrent suivant la même séquence que lors de la réception des impulsions 1 à 4. Le relâchement des relais lorsque l'enregistreur doit être retourné à sa position normale peut s'effectuer par l'inter ruption de la terre reliée directement aux trois enroulements de<I>Ir,</I> et ce par un contact non indiqué.
On remarquera que dans le circuit de la fig. 4, chacun des relais d'enregistrement ne possède plus que deux contacts de travail, ou un contact de travail et un contact inverseur pour<I>Er,</I> les contacts de repos et les contacts inverseurs qui étaient nécessaires pour certains relais de la fig. 2 ne sont plus nécessaires et aucun relais ne possède plus de deux contacts ce qui n'était pas le cas pour les relais de la fig. 2. Bien entendu, ce raisonnement n'est valable que si l'on ne considère pas les contacts qui forment la pyramide de marquage néces saire pour contrôler le circuit de la fig. 1.
Toutefois, il est à noter que ces derniers con tacts peuvent être remplacés par des dispositifs à porte utilisant des redresseurs et contrôlés à partir des potentiels présents au contact de travail tel que<I>A1.</I> En effet, dès que le relais <I>Ar</I> est opéré, le potentiel à ce contact prend une valeur bien déterminée qui peut être utilisée pour bloquer ou débloquer des portes à re dresseurs suivant une technique bien connue. De la sorte, on voit que le nombre de contacts des relais enregistreurs de la fig. 4 peut être avantageusement réduit de manière à permettre une augmentation de la vitesse d'opération. Celle-ci sera également favorablement influen cée par le fait que seuls des contacts de travail à l'exception du contact inverseur<I>Er,</I> sont nécessaires.
Ceci signifie que, le relais polarisé <I>Ir</I> étant également très rapide, les impulsions pourront se succéder à une fréquence plus élevée. Le principe essentiel des enregistreurs à relais montrés aux fig. 2 et 4 est la division en groupes de relais, le nombre de groupes ne devant pas nécessairement être limité à deux. Toutefois, on se rendra compte que le nombre total de combinaisons est égal au nombre de groupes multiplié par deux élevé à la puis sance correspondant au nombre de relais dans un groupe, diminuée d'une unité. Par consé quent, pour un nombre total donné de relais, il y aura avantage à les répartir en deux groupes seulement.
De plus, l'utilisation de deux groupes seulement permet de n'employer qu'un seul relais aiguilleur possédant deux enroule ments. Dans le cas de plus de deux groupes il serait nécessaire d'utiliser au moins deux relais d'aiguillage ou un dispositif ayant plus de deux conditions stables, ce qui pourrait compliquer quelque peu l'arrangement. Cependant, on pourra être amené à utiliser plus de deux groupes lorsque le nombre de relais formant un groupe est tel, que le relais aiguilleur à deux enroulements n'a plus une sensibilité suffisante pour distinguer entre un nombre égal de relais opérés dans chacun des groupes et une diffé rence d'une unité entre le nombre des relais opérés.