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Dispositif étanche pour commander un mécanisme enfermé dans un bottier La présente invention a pour objet un dispositif étanche pour commander un mécanisme enfermé dans un boîtier à l'aide d'un organe mobile situé à l'extérieur de ce boîtier, une partie du boîtier et une partie mobile avec ledit organe de commande présentant deux parois coaxiales situées en regard l'une de l'autre, une garniture annulaire étant placée entre ces deux parois de façon que ses faces externe et interne soient pressées de manière étanche contre lesdites parois,
et un organe de butée axiale étant normalement en contact avec l'une des faces extrêmes de ladite garniture, de manière à presser son autre face extrême contre l'une desdites parties.
Le but de l'invention est de créer un tel dispositif, en particulier une couronne de remontoir pour montre, qui ne laisse pas passer l'eau, ni quand la montre, appareil ou instrument est plongé dans l'eau à une grande profondeur, ni quand seule une gouttelette environne ledit organe.
Dans le dispositif selon l'invention, la face extrême de la garniture, en contact avec ledit organe de butée, est exposée à l'action des pressions du milieu ambiant, de façon qu'une forte pression de ce milieu comprime axiale- ment ladite garniture dans son logement.
Le dessin annexé représente différentes couronnes de remontoir et de mise à l'heure pour montre, tenant lieu d'exemples de réalisation du dispositif étanche selon l'invention.
Les fig. 1 à 4 sont des coupes axiales semblables de couronnes constituant chacune un exemple différent., Les fig. 5 et 6 représentent chacune, en perspective, une forme d'exécution d'un élément de la couronne représentée à la fig. 4.
La fig. 7 est une coupe analogue à celles des fig. 1 à 4, montrant un autre exemple. La couronne 1 de la fig. 1 présente une cavité annulaire 2, qui entoure un canon central 3. Ce dernier est taraudé afin de permettre la fixation de la couronne à l'extrémité de la tige de remontoir et de mise à l'heure 4 d'un mouvement de montre non représenté.
Lorsque la couronne 1 est fixée à l'extrémité de la tige 4 et que celle-ci se trouve dans sa position de remontage, un tube 5, solidaire du boîtier de la montre, est engagé à fond dans la cavité 2 de la couronne, comme on le voit au dessin.
Le tube 5 étant fixé de façon étanche au boîtier (non représenté), il suffit de rendre étanche le joint entre la tige 4 ou la couronne 1 et le tube 5, pour éviter toute pénétration d'eau à l'intérieur du boîtier de la montre. L'étanchéité de ce joint est réalisée par une garniture annulaire 6, par exemple en matière caoutchouteuse. Cette garniture a des dimensions telles
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qu'elle est comprimée radialement entre le tube 5 et la paroi cylindrique de la cavité 2, lorsqu'elle est en place dans la position représentée au dessin.
La garniture 6 est, en outre, un peu comprimée axialement dans la cavité 2 par une bague métallique 7, retenue à l'intérieur de la couronne par une bague 8, qui est fixée à cette dernière à l'entrée de la cavité 2.
Cette bague 8 tient simplement lieu de butée d'arrêt à la bague 7 ; elle l'empêche de se déplacer vers l'extérieur de la cavité 2 d'une quantité telle que la garniture 6 ne serait plus comprimée autour du tube 5. Autrement dit, la bague 8 a pour but d'assurer l'étanchéité de la couronne pour des pressions approximativement égales à la pression atmosphérique.
Si la montre équipée de la couronne représentée à la fig. 1 est plongée dans l'eau à une profondeur telle que la pression exercée sur elle est de l'ordre de plusieurs atmosphères (10 à 15), l'eau pousse la bague 7, qui est libre, vers l'intérieur de la cavité 2 en comprimant du même coup la garniture 6 davantage, non seulement contre le fond de la cavité 2, mais aussi contre la paroi latérale de cette cavité et contre le tube 5, de sorte que cette garniture appuie plus fortement contre les parois coaxiales du tube et de la couronne. Grâce à cette pression radiale plus forte, la garniture 6 garantit donc encore l'étanchéité du dispositif de commande,
même si la pression du milieu ambiant est relativement élevée. Dès lors, on se rend compte sans peine que cette garniture assure toujours l'étanchéité parfaite du joint entre la couronne et le tube 5, puisqu'elle est comprimée en raison directe de la pression d'eau, pourvu que la limite d'élasticité de cette garniture ne soit pas dépassée. En sortant la montre de l'eau, l'élasticité de la garniture 6 fait revenir la bague 7 en contact avec le rebord intérieur de la bague d'arrêt 8.
Vu que les montres équipées de telles couronnes sont destinées aux adeptes des sports sous-marins et ne sont, par conséquent, pas appelées à faire de très longs séjours sous l'eau, la garniture 6 ne risque pas de subir une déformation permanente en filant dans les interstices 19, 20, compris entre le tube 5 et la couronne 1 ou la bague 7, comme ce serait le cas si une bague fixée à la couronne comprimait d'avance la garniture 6 dans la cavité 2 de façon à assurer l'étanchéité aux grandes pressions.
Par ailleurs, même avec une garniture qui ne risquerait pas de subir la déformation permanente en question, une couronne avec garniture fortement comprimée aurait encore l'inconvénient d'être dure à tourner, contrairement à la couronne décrite, dans laquelle la garniture n'est fortement comprimée que lorsque la montre est plongée dans l'eau et que la couronne n'est pas destinée à être actionnée.
Dans l'exemple de la fia. 2, le fond 9 de la cavité 2a de la couronne 1 est tronconique, de façon à former un angle aigu avec le tube 5, et la garniture 6a a une forme correspondante. On peut donner cette forme effilée à la garniture sans courir le danger que sa matière file dans l'interstice 19, puisque dans la position représentée au dessin, ladite garniture n'est que légèrement comprimée dans la cavité 2a. Lors des plongées occasionnelles de la montre sous l'eau, la garniture est chassée dans l'angle défini par la face 9 de la couronne et le tube 5 et elle assure une étanchéité encore plus efficace que dans le premier exemple.
La bagne 7 est naturellement retenue dans. la cavité 2a, comme dans le premier exemple, par le rebord d'une bague d'arrêt 8, fixée à la couronne à l'entrée de ladite cavité.
Contrairement à la couronne de la fig. 1, la couronne 1a de la fig. 3 est fixée à la tige 4 du mouvement de la montre par l'intermédiaire d'un canon taraudé 10, distinct de la couronne. Cette dernière commande le canon 10 par l'intermédiaire d'une bague 11 chassée à force au fond de la cavité 2b. La base 12 du canon 10 présente pour cela des saillies radiales 13 à sa périphérie et la bague 11 des encoches 14 recevant les saillies 13.
Ces saillies 13 et les encoches 14 sont établies de façon à permettre des déplacements latéraux et angulaires suffisants du canon 10 par rapport à la couronne 1a, pour compenser les imprécisions de
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céntrage de la tige 4 par rapport au tube 5, la couronne 1a restant alors toujours strictement coaxiale au tube 5.
Une telle couronne à canon central indépendant évite toute déformation permanente de la garniture 6 telle qu'une obliquité de son ouverture centrale, due à une immobilité de la couronne prolongée pendant plusieurs mois, alors que la montre est soumise à des conditions de température et d'humidité très diffé- rentes pendant ce temps.
Dans la couronne représentée à la fig. 4, la garniture 6 est retenue dans la cavité 2 par une bague 15 fixée à la couronne 1 à l'entrée de la cavité 2, et tenant lieu simultanément d'organe de butée et de bague d'arrêt. Cette bague 15 est perforée de trous 16 (voir aussi fig. 5) qui permettent au milieu dans lequel se trouve la montre d'agir sur la face de la garniture 6 tournée vers l'extérieur de la cavité 2, en vue de comprimer cette garniture axialement à l'intérieur de la cavité 2, dans le cas où la pression dudit milieu est relativement grande.
On remarquera dans cette construction que la bague 15 a pour seul but de maintenir la garniture 6 dans la cavité 2 avec une légère pression axiale, afin d'assurer l'étanchéité de la couronne aux pressions voisines de la pression atmosphérique.
Au lieu d'une bague 15 perforée de trous 16, on pourrait aussi, dans cette dernière couronne, utiliser une bague 17 présentant des entailles 18 alternativement intérieures et extérieures, comme le montre la fig. 6.
La couronne 1b de la fig. 7 est un peu différente des autres. Elle présente bien un canon taraudé 3 et une cavité annulaire 2, mais cette dernière ne sert pas de logement à la garniture d'étanchéité 19, qui est logée dans une cavité intérieure 20 du tube. 5a. Cette garniture est retenue axialement dans la cavité 20 par une bague 21, indépendante, et par un anneau 22 fixé au tube 5a à l'entrée de la cavité 20. Ces éléments 21 et 22 fonctionnent de la même façon que les éléments 7 et 8 des trois premiers exemples ; la garniture 19 établit l'étanchéité en étant comprimée radialement entre le tube 5a et le canon 3.
Au lieu d'un épaulement 23 plan, on pourrait aussi recourir à un fond tronconique et les éléments 21 et 22 pourraient être remplacés par un anneau semblable à ceux des fig. 5 et 6, qui serait fixé au tube 5a.
Pour n'assurer l'étanchéité d'une couronne qu'aux fortes pressions, on pourrait fort bien se passer entièrement des organes de butée et d'arrêts décrits. Outre le fait que-les garnitures d'étanchéité pourraient alors se déplacer axia- lement, au risque de sortir complètement de leurs logements, elles n'assureraient malheureusement plus l'étanchéité à la pression atmosphérique, lorsqu'elles auraient été un certain temps en place. Elles s'allongeraient axialement et se rétréciraient radialement au point de ne plus être comprimées entre les deux parois coaxiales entre lesquelles elles sont logées. Le rôle des organes de butée et d'arrêt décrits est donc de maintenir toujours au moins une légère pression axiale sur lesdites garnitures d'étanchéité.