Procédé de fabrication d'un palier à alignement automatique La présente invention se rapporte à un procédé de fabrication d'un palier à aligne ment automatique.
Un nombre croissant d'industries et en particulier, plus récemment, l'industrie aéro nautique, exigent différentes applications d'un petit palier léger à alignement automatique capable de résister à des charges très impor tantes. En effet, dans certains types d'avions militaires, il existe un certain nombre d'accou plements exigeant des paliers à alignement automatique, paliers qui doivent être capables de résister à des charges au moins égales ou supérieures au double de la valeur de cisail lement du boulon ou du goujon de support. Bien entendu, il existe différents types de paliers ayant une telle capacité, mais ils sont presque immanquablement si volumineux et lourds qu'ils ne donnent pas satisfaction au point de vue des limitations de poids et d'es pace d'un avion.
Pour répondre à de telles exigences, le palier doit, en conséquence, être petit et ro buste ; il doit pouvoir résister à de fortes charges radiales et axiales et être capable de fonctionner convenablement pendant des pé riodes de temps prolongées, sans surveillance, sans remplacement ou sans réparation.
Un tel palier ne se compose essentielle ment que de deux parties, à savoir un organe de palier intérieur, partiellement sphérique, comportant un alésage axial s'étendant à tra vers ce dernier et une cuvette comportant une surface portante sphérique dans laquelle est retenu l'organe de palier ou rotule. Le palier peut être de deux types, suivant son applica tion, c'est-à-dire soit un palier à alignement automatique d'extrémité d'arbre, soit un palier à alignement automatique sphérique. A titre indicatif, l'exposé se limitera au type sphéri- rique, toutefois, il est bien entendu que le type d'extrémité d'arbre est également une forme d'application du procédé objet de l'in vention.
En conséquence, aux endroits ci-après où l'on utilise le terme palier , on com prendra que l'on se réfère à un palier à ali gnement automatique soit du type d'extrémité d'arbre, soit du type sphérique.
Dans le cas où le palier ne se compose que de deux parties et où il doit résister aux très fortes charges auxquelles on a fait allu sion, les matières les plus malléables, telles que le bronze, ne donnent pas satisfaction pour la cuvette ; en conséquence, on doit uti liser de l'acier ayant la teneur convenable en carbone. Donc, si la cuvette, comparativement à la rotule, est relativement tendre, l'applica tion des fortes charges précitées peut défor mer la cuvette au point de détruire la préci sion de la portée mutuelle entre la rotule et la cuvette. Pour empêcher une telle déforma tion, la cuvette doit être approximativement aussi dure que la rotule, et il n'est pas excep tionnel que la rotule de paliers de ce type ait une dureté Rockwell C de l'ordre de 62 à 64.
Si donc, la cuvette est de même dureté, la difficulté de la monter autour de la rotule, non seulement pour immobiliser la rotule en place, mais également pour obtenir la préci sion requise, est évidente. Il est difficile, sinon impossible, de travailler à froid de l'acier d'une telle dureté, et il n'est pas possible de travailler la cuvette à chaud.
La présente invention concerne un procédé de fabrication d'un palier à alignement auto matique, dans lequel, après assemblage, un élément sphérique intérieur du palier se trouve placé dans un élément annulaire cylindrique constituant la cuvette du palier, procédé dans lequel on exerce une pression simultanément sur les extrémités opposées dudit élément annulaire, à la fois dans les sens axial et radial, de manière à amener de force la sur face intérieure de l'élément annulaire si étroi tement en contact avec la surface de l'élément intérieur du palier qu'on empêche tout dépla cement .relatif de ces deux éléments.
Ce pro cédé est caractérisé par le fait qu'avant l'as semblage du palier, on traite d'abord séparé ment à chaud l'élément intérieur du palier pour le durcir, l'élément annulaire constituant la cuvette étant alors en métal plus tendre que celui de l'élément durci, on traite ensuite à chaud le palier assemblé après que la pres sion a été appliquée à l'élément annulaire, afin que l'élément annulaire atteigne sensible ment la même dureté que l'élément intérieur du palier et que les contraintes internes créées dans l'élément annulaire, par suite de la pression exercée sur lui, soient de ce fait nota blement réduites.
Le procédé objet de l'invention sera décrit ci-après à l'aide du dessin dans lequel la fig. 1 est une vue en perspective d'un palier à alignement automatique; la fig. 2 est une coupe faite par 2-2 de la fig. 1 ; la fi-. 3 est une élévation de la cuvette du palier montrant l'une des opérations ini tiales dans la mise en oeuvre du procédé de fabrication du palier ; la fig. 3a est une coupe faite par 3a-3a de la fig. 3 ; la fig. 4 est une élévation de la rotule du palier ;
la fig. 4a est une coupe verticale de la rotule représentée sur la fig. 4 ; la fig. 5 est une élévation représentant l'assemblage initial de la cuvette et de la rotule représenté sur les fig. 3 et 4 ; la fig. 5a est une coupe faite par 5a-5a de la fig. 5 ; la fig. 6 est une élévation en bout repré sentant l'aspect de la cuvette et de la rotule assemblées à la suite d'une opération à la presse qui fait épouser à la surface portante de la cuvette celle de la rotule ;
la fig. 6a est une coupe faite par 6a-6a de la fig. 6 ; la fig. 7 est une vue en coupe faite simi- lairement par 6a-6a de la fig. 6, représentant les résultats d'un usinage effectué sur la cuvette ; les fig. 8 et 8a sont des élévations frag mentaires (certaines de leurs parties étant arrachées et représentées en coupe), repré sentant la matrice supérieure et la matrice inférieure pouvant être montées dans une presse de manière à permettre l'assemblage de la cuvette et de la rotule du palier ;
les fig. 9 et 9a sont des vues similaires aux fi-. 8 et 8a, mais représentant la cuvette et la rotule en position en vue de leur assem blage ; la fig. 10 est une élévation-coupe, partiel lement arrachée, représentant les deux matri- ces fermées, la cuvette du palier étant pressée sur la surface sphérique de la rotule ; la fig. 11 est une vue similaire à la fig. 3a, représentant la conformation initiale d'une variante de la cuvette ;
les fig. 12 et 12a sont des élévations-cou- pes représentant les matrices supérieure et inférieure modifiées pouvant être montées dans une presse de manière à permettre l'as semblage de la cuvette représentée sur la fig. 11 et de la rotule.
Enfin, la fig. 13 est une élévation-coupe représentant les deux matrices des fig. 12 et 12a fermées, la cuvette de la fig. 11 étant pressée sur la surface sphérique de la rotule.
Les mêmes références désignent les mêmes pièces sur toutes les vues du dessin.
En se référant aux fig. 1 et 2, on voit que le palier est désigné dans son ensemble par 20 et qu'il comporte un élément sphérique intérieur ou rotule 21 et un élément extérieur ou cuvette 22, présentant une surface portante intérieure 23 de conformation sphérique cor respondant à la surface portante sphérique 24 de la rotule 21, ce qui fait qu'une fois assem blées la rotule et la cuvette sont emboîtées, leurs surfaces portantes ayant une disposition mutuelle concave-convexe.
Ainsi que le mon tre la fig. 2, la longueur axiale de la rotule 21 est, de préférence, plus grande que celle de la cuvette 22 afin de permettre un déplace ment relatif adéquat entre ces deux pièces de manière à compenser tout défaut d'alignement rencontré lors de l'utilisation particulière du palier. La rotule 21 comporte un alésage axial 25 destiné à recevoir n'importe quel arbre ou axe, ou autre pièce que le palier doit sup porter.
La cuvette 22 comporte des biseaux 26 et 27 orientés axialement et vers l'intérieur, à ses extrémités intérieures opposées et elle comporte également une gorge interne 28 de graissage et un trou de graissage 29 s'étendant radialement (fig. 1) qui communique avec la gorge 28. La périphérie de la cuvette 22 peut également présenter une gorge 30 communi quant avec le trou 29 et, par conséquent, avec la gorge 28 (fig. 2), de manière à constituer ainsi un dispositif adéquat permettant au lubri fiant de parvenir aux surfaces portantes cor respondantes de la rotule et de la cuvette.
La matière constituant la rotule 21 et la cuvette 22 est de l'acier trempé ayant, à titre indicatif et de préférence, une dureté Rock- well C de l'ordre de 62 à 64, et, en con séquence, le palier possède une capacité de charge extrêmement élevée. En effet, des essais indiquent une capacité au moins égale ou supérieure au double de la valeur de cisail lement du boulon ou du goujon de support. On a constaté qu'un acier approprié à partir duquel on peut fabriquer la rotule et la cuvette est celui ayant une dureté Rockwell B d'approximativement 85 à 90.
La rotule 21 et la cuvette 22 ont, de préférence, sensible ment la même dureté Rockwell C , ce qui permet au palier de résister, de façon adé quate, à la fois aux charges radiales et axiales.
Dans certains cas, comme, par exemple, dans le cas où le palier sera soumis à des agents corrosifs, il peut être désirable d'appli quer sur les surfaces de la rotule ou de la cuvette, ou bien sur l'une ou sur l'autre de celles-ci un revêtement protecteur ou résistant à la corrosion tel que, par exemple, une cou che d'argent, de cuivre, de rhodium ou de nickel, ou de n'importe quelle autre matière appropriée.
Ainsi que le montre la fig. 2, la périphérie 31 de la cuvette 22 est, de préférence, cylin drique et, dans de nombreux cas, cette surface doit subir un finissage à des tolérances serrées, en particulier, lorsque le palier doit être monté en place par un ajustage serré ou par un em- boitement à force. On a constaté qu'il est également pratique que les bords de la péri phérie de la cuvette 22 comportent des biseaux 32. En conséquence, on peut voir que le palier convient bien à diverses applications dans lesquelles peut se présenter un défaut d'alignement possible d'un arbre, ou dans les quelles il faut tenir compte d'un mouvement oscillatoire d'un arbre.
L'élément extérieur ou cuvette 22 peut être fabriqué en usinant une matière en barre ou en tube en acier approprié sur une machine à décolleter ou sur toute autre machine-outil appropriée, de manière à obtenir l'élément représenté sur les fig. 3 et 4. Cet élément pourrait être considéré comme un élément annulaire ou pièce cylindrique comportant des surfaces extérieure 33 et intérieure 34, cette dernière, comme représenté sur la fig. 3a, possédant une gorge de graissage 35 médiane et parallèle à ses extrémités.
On usine les extrémités de cet élément pour obtenir des surfaces coniques ou biseaux 36 et 37 orientés axialement et vers l'intérieur, qui constituent finalement les biseaux 26 et 27 (fig. 2) men tionnés ci-dessus. Après la fabrication de cet élément, on peut y percer le trou de graissage 29 servant à faire communiquer l'extérieur de l'élément avec la gorge de graissage 35. L'élé ment intérieur ou rotule 21 est fabriqué (fig. 4 et 4a) de manière à ménager un alésage 25, et on usine la rotule de manière à constituer les faces terminales 2l a et 21b.
La rotule 21 ainsi obtenue est ensuite, de préférence, trai tée à chaud de manière à lui donner le degré désiré de dureté Rockwell C , après quoi on rectifie et/ou on polit sa surface portante 24, ce qui fait que le rayon de la rotule est compris entre des limites de tolérance serrées.
Pour les raisons exposées ci-après, le dia mètre de la rotule 21 est, de préférence, le même que le diamètre de la surface 34 de l'élément constituant la cuvette, représenté sur la fig. 3a ou est très légèrement supérieur à ce dernier diamètre.
Les fig. 5 et 5a représentent l'ensemble initial de la rotule et de la cuvette constituant le palier. Ainsi que le montre la fig. 5a, la rotule 21 est disposée dans la cuvette 22 de telle manière que, les axes géométriques de la rotule et de la cuvette coïncidant, la ligne équatoriale de la rotule se trouve approxi mativement en regard de l'axe de la gorge 35 de graissage. Ainsi qu'on l'a mentionné pré cédemment, le diamètre de la rotule 21 est le même que celui de la surface intérieure 34 de la cuvette ou bien légèrement supérieur à ce dernier.
Du fait des valeurs de ces diamè tres, il faut exercer une légère pression sur la rotule pour la monter dans la cuvette dans le but de la faire passer de force au-delà de la surface portante 34 de la cuvette jusqu'à ce que la ligne équatoriale de la rotule coïncide avec la gorge de graissage 35, ce qui fait que la rotule se trouvera maintenue de façon relativement libre, mais néanmoins de façon adéquate, à l'intérieur de la cuvette de manière à interdire la désolidarisation acci dentelle des pièces, ce qui facilite ainsi le traitement ultérieur.
Il y a lieu de noter que la cuvette 22 a un degré de dureté Rockwell C inférieur à celui de la rotule avant son assemblage initial avec la rotule 21. Ainsi, la matière dont est faite la cuvette reste dans un état dans lequel on peut la travailler en vue d'effectuer l'opération suivante que l'on va maintenant décrire.
Si on le désire, on peut se dispenser de cet assemblage préliminaire. Dans ce cas, la relation entre les diamètres de la rotule et de la cuvette, telle qu'on l'a décrite ci-dessus, n'existe pas, le diamètre intérieur de la cuvette étant, de préférence, légèrement plus grand que le diamètre extérieur de la rotule. Du fait d'un tel rapport de la dimension des pièces, on peut monter la rotule dans le jeu de matri ces (fig. 9a) et enfiler ensuite la cuvette sur la rotule, comme représenté.
Après assemblage de la rotule et de la cuvette de la manière représentée sur la fig. <I>5a,</I> on place les deux pièces entre les éléments du jeu de matrices représentées sur les fig. 8 à 10. Ce jeu de matrices comprend une matrice supérieure, désignée dans son ensemble par 38 (fig. 8), et une matrice infé rieure, désignée dans son ensemble par 39 (fig. 8a), ces matrices étant respectivement maintenues par des organes 40 et 41, au moyen de boulons 42 et 43, les organes 40 et 41 constituant les pièces classiques d'une presse (non représentée).
La matrice supé rieure 38 (fig. 8) peut comporter un bloc ou corps 44, à l'intérieur duquel se trouve une cavité 45 ayant une surface de formage 46, cette cavité communiquant avec un alésage 47 ménagé dans le corps 44 à l'intérieur duquel est disposé et maintenu, par exemple par une vis de blocage 48, un bloc cylindrique 49, la face inférieure 50 de ce bloc constituant la surface supérieure de la cavité 45.
La matrice inférieure 39 (fig. 8a) com prend également un corps 51, à l'intérieur duquel est ménagée une cavité 52 comportant une surface de formage 53 similaire à la sur face 46 de la matrice supérieure 38, la pro fondeur de la cavité 52 étant également approximativement la même que celle de la cavité 45.
La cavité 52 communique avec un alésage 54 prévu dans le corps 51, et dans cet alésage peut coulisser et aller et venir un éjecteur 55 ayant une extrémité réduite 56 et une tête calibrée 57 formant butée, cette der nière étant logée dans un alésage 58 de plus grand diamètre pratiqué dans le bloc. L'éjec- jecteur 55 comporte également un alésage central 59, dans lequel est disposé un ressort hélicoïdal 60 qui exerce un effort élastique constant vers le haut sur l'éjecteur 55.
Le diamètre de l'extrémité réduite 56 de l'éjecteur 55 est légèrement inférieur à celui du trou 25 prévu dans la rotule 21, ce qui permet la réception pratique, comme représenté sur la fig. 9a, de l'ensemble à cuvette et à rotule.
On peut maintenant voir que lorsque cet ensemble à rotule et à cuvette est placé entre les matrices supérieure 38 et inférieure 39, comme représenté sur les fig. 9 et 9a, l'extré mité réduite 56 de l'éjecteur 55 s'étend dans le trou 25 de la rotule 21 de façon à main tenir la rotule et la cuvette, telles qu'elles sont initialement assemblées, dans la position con venable entre les deux matrices, le bord infé rieur de la cuvette 22 pénétrant à peine dans la cavité 52 de la matrice inférieure 39. Dans cette position, la rotule et la cuvette sont con venablement placées pour permettre le fonc tionnement des matrices.
Lorsque les matrices supérieure 38 et inférieure 39 sont amenées en contact, lors du fonctionnement de la presse, la surface de formage 46 de la cavité 45 de la matrice supérieure et la surface de formage 53 de la cavité 52 de la matrice inférieure entourent la périphérie de la cuvette 22 et, en raison de leur conformation, elles donnent à la surface extérieure de la cuvette 22 la conformation représentée sur la fig. 6a.
Bien entendu, une pression très importante est exercée par les matrices sur la cuvette dans le but d'en dé former la matière suffisamment pour la cour ber ou la presser autour de la surface portante extérieure de la rotule 21. Bien entendu, il est nécessaire, pour que la cuvette extérieure conserve sa forme de pressage, que sa limite élastique soit dépassée et, naturellement, ce faisant, la surface intérieure de la cuvette et de la surface extérieure de la rotule sont si intimement en contact que la cuvette et la rotule sont rendues solidaires.
De même, il se crée vraisemblablement des tensions internes dans la matière de la cuvette. Il y a lieu de noter qu'en raison du durcissement préalable de la rotule et de son support sur l'extrémité réduite 56 de l'éjecteur 55, les dimensions de la rotule ne sont pas sensiblement affectées au cours du pressage de la cuvette sur la rotule. On voit maintenant qu'après le pressage de la cuvette autour de la rotule, l'assemblage a l'aspect de l'ensemble représenté sur les fig. 6 et 6a.
Lors de l'ouverture des matrices 38 et 39, le ressort 60 (fig. 8a) repousse l'éjecteur 55 vers le haut, en faisant, par conséquent, sortir de force l'ensemble à rotule et à cuvette hors de la cavité inférieure 53, ce qui facilite l'en lèvement de l'ensemble en vue de son traite ment ultérieur.
L'ensemble représenté sur les fig. 6 et 6a est ensuite placé sur un arbre, ou sur tout autre support approprié, et on l'usine pour lui donner la forme représentée sur la fig. 7, sur laquelle on voit que la cuvette 22 est rognée de manière à comporter des faces opposées 61 et 62 et une surface cylindrique extérieure 31. En raison de la présence des biseaux 36 et 37 (fig. 3a), on peut facilement usiner les faces 61 et 62 sans risquer de détériorer la surface portante de la rotule 21. De même, si on le désire, on peut pratiquer, à ce =moment, la gorge 30 (fig. 7) dans la cuvette 22.
Dans certains cas, on a trouvé désirable de former la cuvette, de façon à ne pas avoir à rogner ses faces terminales, de la manière que l'on vient de décrire. Dans cette variante, la cuvette est formée d'une manière similaire à celle décrite à propos de la cuvette 22 mais, comme représenté sur la fig. 11, la cuvette 22a a une dimension axiale plus petite, ayant une valeur sensiblement égale à celle de sa forme finale. Par ailleurs, cette cuvette est identique à celle représentée sur la fi-. 3a.
En d'autres termes, la cuvette 22a a une moindre longueur axiale que celle de la rotule 21 (fig. 4a), ce qui fait que lorsque l'on place la cuvette et la rotule sur un jeu de matrices et que l'on ferme les deux matrices, ainsi qu'on l'a décrit précédemment, la cuvette est pressée sur la rotule et ne nécessite pas d'être rognée ultérieurement pour être amenée à sa longueur finale axiale requise.
Les matrices utilisées au cours de cette opération sont représentées sur les fig. 12 à 13 et sont sensiblement similaires à celles représentées sur les fig. 8 à 10. Ainsi, comme représenté sur les fig. 12 et 12a, une matrice supérieure, désignée, dans son ensemble, par 70, peut comporter un bloc ou corps 71, à l'intérieur duquel est ménagée une cavité 72, présentant une surface de formage 73, cette cavité communiquant avec un alésage 74, pratiqué dans le corps 71 et à l'intérieur du quel est disposé et maintenu, par exemple par une vis de blocage 75 (fig. 13),
un bloc cylindrique 76,. dont la face inférieure 50 porte contre la face supérieure de la rotule 21 lorsque les matrices sont fermées. La matrice 70 comprend également un épaulement 77 (fig. 12) qui, comme représenté sur la fig. 13, porte contre le côté supérieur de la cuvette 22a lorsque les matrices sont fermées.
Le jeu de matrices comprend une matrice inférieure, désignée dans son ensemble par 78 (fig. 12a), dans laquelle est ménagée une cavité 79 comportant une surface de formage 80 similaire à la surface 73 de la matrice supérieure 70, la profondeur de la cavité 79 étant également sensiblement la même que celle de la cavité 72. La cavité 79 commu- nique avec un alésage 80a (fig. 13) pratiqué dans le corps de la matrice inférieure 78 et dans cet alésage peut coulisser et aller et venir un éjecteur 81 comportant une extrémité ré duite 82 et un rebord 83 formant butée, ce dernier étant reçu dans un alésage 84, de plus grand diamètre, pratiqué dans la matrice inférieure.
L'éjecteur 81 comporte également un alésage central 85 dans lequel est disposé un ressort hélicoïdal 86 qui communique un effort élastique constant vers le haut à l'éjec- teur. Le diamètre de l'extrémité réduite 82 de l'éjecteur 81 est légèrement inférieur à celui du trou 25 prévu dans la rotule 21, ce qui lui permet ainsi de recevoir commodément l'ensemble à cuvette et à rotule.
On peut voir à présent que lorsque l'on place l'ensemble comprenant la cuvette 22a et la rotule 21 entre les matrices supérieure 70 et inférieure 78 (comme représenté sur la fig. 13), l'extrémité réduite 82 de l'éjecteur 81 s'étend dans le trou 25 de la rotule 21 de façon à maintenir la rotule et la cuvette dans la position convenable entre les deux matrices d'une manière telle que le bord inférieur de la cuvette 22a pénètre à peine dans le dia mètre plus grand de la cavité 79 (fig. 12a) de la matrice inférieure. Ainsi, la face inférieure de la rotule 21 repose contre l'épaulement 81a de l'éjecteur 81.
Ainsi disposées, la rotule et la cuvette sont convenablement placées de manière à permettre le fonctionnement des matrices.
Lorsque les matrices supérieure 70 et infé rieure 78 sont amenées en contact, lors du fonctionnement de la presse, la surface de formage 73 de la cavité 72 de la matrice supérieure et la surface de formage 80 de la cavité 79 de la matrice inférieure entourent la périphérie de la cuvette 22a et, en raison de leur conformation, elles donnent à la sur face extérieure de la cuvette, la conformation représentée sur la fig. 13. Par suite de la pression importante exercée par les matrices sur la cuvette, cette dernière est courbée ou pressée autour de la surface portante exté rieure de la rotule 21, ainsi qu'on l'a décrit précédemment à propos de la cuvette repré- sentée sur la fig. 3a.
Toutefois, en raison de la plus courte longueur axiale initiale de la cuvette 22a et de la modification des matrices représentée sur les fig. 12 et 13, on évite d'avoir à rogner ultérieurement la cuvette.
Ainsi qu'on l'a mentionné précédemment, le pressage de la cuvette 22 sur la rotule 21 (fig. 6a) rend les deux pièces solidaires et il peut être désirable, dans certains cas, de ren dre partiellement plus libres la cuvette et la rotule ou, en fait, dans d'autres cas, il peut être désirable de rendre entièrement libres les deux pièces de manière à leur donner le degré de déplacement relatif facile ou le jeu indus triellement nécessaire. On peut obtenir la désolidarisation de la cuvette et de la rotule, ainsi qu'on l'a mentionné précédemment, en soumettant les pièces assemblées à une pres sion de façon à les déplacer l'une par rapport à l'autre.
Ainsi qu'on l'a fait remarquer précédem ment, afin que le palier possède la capacité de charge requise, la cuvette doit être sensi blement aussi dure que la rotule et doit avoir sensiblement la même résistance à la traction. En conséquence, après que la cuvette a été rognée, la cuvette et la rotule ainsi assemblées sont soumises à n'importe quel traitement à chaud approprié capable de donner à la cuvette le degré de dureté qui peut être néces saire. Un tel traitement à chaud n'affecte fina lement pas les caractéristiques de dureté de la rotule, ce qui fait qu'après un tel traitement à chaud, la cuvette et la rotule ont toutes deux sensiblement le même degré de dureté.
On a découvert qu'au cours d'un tel traite ment à chaud, la cuvette et la rotule sont rendues plus libres au point que dans de nombreux cas le jeu spécifié existant entre elles est effectivement obtenu sans qu'on ait recours à l'opération préliminaire servant à les rendre plus libres.
Ainsi qu'on l'a fait ressortir précédem ment, on peut obtenir le jeu entre la rotule et la cuvette par une opération préliminaire permettant de rendre la cuvette et la rotule plus libres, le jeu final étant obtenu par le traitement à chaud, ou bien, suivant le degré de jeu désiré, on peut obtenir la désolidari- sation entre la cuvette et la rotule par traite ment à chaud. En d'autres termes, grâce à la mise en aeuvre de l'invention, on obtient un nouveau procédé de contrôle du jeu, procédé grâce auquel l'on peut obtenir toute valeur de jeu désirable ou spécifiée par une combi naison judicieuse d'une désolidarisation préli minaire et d'un traitement à chaud ultérieur.
Par exemple, si les spécifications compor tent une valeur de jeu de O,OOX mm, on peut l'obtenir avec précision par traitement à chaud sans l'opération préliminaire de désolidarisa- tion que, pour la commodité, on appellera tamponnement .
Toutefois, si l'on désire une valeur de jeu de O,OOY mm, on peut tamponner le palier avant son traitement à chaud avec une pression de 70 kg/cm2 par exemple, ce qui désolidarise partiellement la rotule et la cuvette, le jeu final désiré étant obtenu par un traitement à chaud; ou encore si une valeur de jeu de O,OOZ mm est spéci fiée, on peut tamponner<B> </B> le palier avec une pression de 350 kg/cm2 et le traiter en suite à chaud pour obtenir le jeu nécessaire.
Ainsi, on voit qu'on peut obtenir avec préci sion n'importe quel jeu désiré, dans des limi tes raisonnables, d'une manière simple et économique.