Circuit de voie à impulsions L'invention concerne un circuit de voie à impulsions de courant qui comporte un dis positif assurant l'intégration des impulsions re çues au moyen d'un condensateur. On connaît des circuits de voie dans lesquels des généra teurs d'impulsions alimentent des relais de voie par l'intermédiaire de dispositifs d'intégration destinés à maintenir ces relais dans leurs posi tions de travail aussi longtemps que la voie n'est pas shuntée par des véhicules.
Lorsque les courants alternatifs de traction qui retournent par les rails de ces circuits de voie sont inégaux, leur déséquilibre peut, dans certaines conditions, affecter de telle façon ces dispositifs d'intégration connus que la chute normale des relais de voie est empêchée.
L'invention a pour but principal l'élimina tion de ce danger par un agencement particu lier des dispositifs d'intégration grâce auquel la tension apparaissant aux bornes des relais de voie diminue lorsque la fréquence des cou rants reçus par ces dispositifs augmente-, il en résulte que si les courants de retour, dont la fréquence est bien supérieure à celle des im pulsions normales, présentent un certain désé quilibre, ils provoquent la chute du relais de voie.
Conformément à l'invention, le condensa teur qui assure l'intégration des impulsions à la réception est chargé en permanence par une source de courant continu et périodiquement déchargé à travers un relais de voie, lés cons tantes de temps des circuits de charge et de décharge du condensateur étant choisies de telle façon que le courant moyen des impul sions de décharge diminue lorsque la fré quence des impulsions reçues augmente.
Dans le dessin annexé la fi-. 1 est un schéma de principe ; la fig. 2 est un diagramme explicatif et la fig. 3 le schéma d'un exemple d'exécu tion du circuit de voie conforme à l'invention. Sur la fig. 1, on voit un condensateur élec trique 1 qui est chargé par une source de ten sion constante 2 en série avec une résistance de réglage 3, et qui se décharge sur une impé dance d'utilisation 4 montée en série avec un dispositif interrupteur-conjoncteur 5.
Si ce dispositif 5 se ferme périodiquement pendant le temps court qui est nécessaire à la décharge du condensateur 1 dans l'impédance 4, ces fermetures ayant une fréquence de quel- ques Hz par exemple, la tension qui apparaît aux bornes du condensateur 1 prend la forme d'une courbe en dents de scie, représentée sur la fig. 2 et ayant l'amplitude UI <I>;
</I> les bran ches montantes de cette courbe sont essentielle ment définies par la constante de temps du circuit de charge et les branches descendantes par l'impédance 4. Lôrsque la fréquence des battements de l'interrupteur-conjoncteur 5 aug mente sensiblement, cette courbe prend l'allure représentée en traits mixtes : le condensateur 1 n'a pas le temps d'atteindre la tension UI et l'amplitude des dents de scie ne présente qu'une valeur U2 sensiblement plus faible. Il en est de même des courants de décharge qui traversent l'impédance 4 : ces courants dimi nuent sensiblement lorsque la fréquence croît.
Cette caractéristique est appliquée au sys tème intégrateur du circuit de voie qui est re présenté sur la fig. 3. On y voit un générateur 6 qui alimente à une fréquence de quelques Hz les rails 7 et 8 par des courants périodiques de signalisation, représentés par des flèches i. Les rails 7 et 8 sont séparés des rails 9 et 10 d'un secteur voisin par des joints isolants 11 et ils sont reliés à ce secteur par des connexions inductives habituelles représentées en 12.
Une bobine réceptrice 13 qui peut être couplée comme d'habitude à un enroulement de ces connexions inductives, est connectée pour actionner un interrupteur-conjoncteur 5A. Pour simplifier le dessin, on a représenté très schématiquement le dispositif 5A comme un contacteur rapide, mais il peut être constitué par tout autre appareil électromagnétique ou électronique approprié, tel qu'un thyratron, à condition de pouvoir fonctionner aux fréquen ces pouvant se présenter. L'impédance 4 est constituée par l'enroulement primaire d'un transformateur dont le secondaire 14 alimente un relais de voie 16 en série avec un redres seur 15, ce relais étant shunté par un conden sateur 17.
Lorsque les courants de traction qui ont la fréquence de 50 Hz par exemple, et qui re tournent par les rails 7 et 8, sont égaux entre eux, l'enroulement récepteur 13 n'est parcouru que par les courants de signalisation i qui ont une fréquence de quelques Hz ; l'appareil 5A ferme et coupe le circuit de décharge du con densateur à cette faible fréquence et la tension U atteint une valeur suffisante pour que l'ar mature du relais de voie 16 soit maintenue dans sa position haute, qui est représentée. Si par contre, les courants de retour ne sont pas égaux, un courant de déséquilibre à 50 Hz qui circule dans les enroulements 12, fait appa raître dans le récepteur 13 une tension corres pondante qui fait battre l'appareil 5A à 50 Hz.
Comme on l'a vu plus haut, cette fréquence relativement élevée par rapport à la fréquence normale de fonctionnement a pour effet de ré duire considérablement la tension U, et l'ar mature de relais de voie tombe.
Afin d'éviter les chutes trop fréquentes du relais 16, pouvant être provoquées par de fai bles courants de déséquilibre qui ne sont pas dangereux, on peut agencer les appareils 5A de telle façon qu'ils ne répondent à la fréquence élevée (celle de 50 Hz dans l'exemple choisi) que si les courants de déséquilibre dépassent une certaine valeur minima. Dans le cas d'ap pareils électroniques, tels que les thyratrons, cette condition peut être facilement réalisée par une polarisation appropriée des grilles.